2021
08.27

#PilatPrendUn »i » sinon c’est trop plat… 🦃


Résumé

2016_Dindes_ban

Sixième « Dindes de l’Oeillon », avec de l’embonpoint cette année comme pour compenser trois années blanches… 🙏🤞🍀 de retrouver l’epreuve en 2022, avec nos amis de Saint Paul… Car perdre l’une des meilleures orga’ stéphanoise serait quand même bien dommage…🦃🍽️🤗 !!!

Et 5 Oeillon de plus ! Pour la sixième fois, venir mettre un terme à trois années de vaches-maigres liées aux brevets (2018 et 2019), puis au Covid (2020). Il faut toujours de bonnes raisons pour ignorer cette épreuve, découverte en 2013 et devenue au fil des années un moment majeur de la saison. Car si grimper l’Oeillon une fois n’est jamais donné, le challenge proposé par le club de Saint Paul-en-Jarez à l’occasion de la Sampoutaire s’avère être juste un défi un peu fou. Un parcours aussi bien physique que mental puisqu’il s’agit de reproduire des montées successives d’un même col.

Bien que le parcours ait depuis été changé, j’ai fais le choix de rester fidèle à la trace historique… Croix-de-Montvieux, Oeillon par Soyère, Oeillon par Colombier, Planil, Chaubouret, auquel je rajouterai cette année l’Oeillon par Thelis-Lacombe (jolie variante), Oeillon par Véranne, de nouveau la Croix-de-Montvieux et une dernière fois l’Oeillon, cette fois-ci par Doizieux… Pousser le vice jusqu’au Crêt de Botte pour encore mieux voir l’Oeillon et puis se hisser enfin tout en haut du Crêt de l’Oeillon que nous n’avons finalement fait qu’effleurer jusqu’ici…

Cette édition gardera une saveur particulière puisque réalisée en OFF, c’est à dire sans le ravitaillement généreux du Belvédère de Faucharat ni le soutien précieux apporté par les bénévoleset les autres participants… Et pourtant, malgré l’obligation d’emporter l’intégralité de mon ravitaillement sur les pentes du Roi du Pilat, j’ai réalisé cette succession de montées sans jamais m’ennuyé une seconde, régalé de retrouver la beauté des lieux et d’éprouver le plaisir insaisissable des ascensions…

Le challenge me permettant de clôturer le triple objectif que je m’étais lancé ce mois d’août…

#ChevrièresEnVercors…
#AlterNativeMarmotte…
#PilatPrendUn »i »Sinon…

Trois « Cinq Mille », trois massifs merveilleux, trois journées mémorables…
Ce que certains appellent… : « les sorties qui comptent….« 


Parcours

Adaptation autour du parcour « historique » des Dindes de l’Oeillon… Petite rallonge vers Thélis-Lacombe, puis montée du Crêt de Botte et de l’Oeillon… En OFF, covid oblige… Mais rendez-vous eest déjà donné en 2022… 😉 !

 

Descriptif :SAMSUNG DIGITAL CAMERA

GPX : #PilatPrendUn »i »Sinon…
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Saint Paul en Jarez (42740)
Difficulté : Haute
Distance : 218km / Dénivelé : 5370 m
Durée : 10 heures 16
Sport : Cyclisme Route

Les Dindes ?

Les Dindes, doux euphémisme de Dingues, sont des Cyclos qui, non content d’avoir réalisé l’ascension de l’Oeillon, désirent y retourner plusieurs fois dans la même journée. La Dinde de l’Oeillon est donc par certain aspect, un cousin du Cinglé du Ventoux, ou encore du Fêlé du Grand Colombier.

Bien que rare (une vingtaine par an seulement arrive à maturité), leur population tend à croître et le comportement de certains spécimens n’y est certainement pas étranger…

Mais tandis que certaines Dindes apprennent, les autres persévèrent !

 

2021
08.21

#NosSixPiedsSurUnMêmeSabot…🏞️🛩️

Ici, le Récit du Frangin… 😉

Avec Papa et Cédric, Père et Frères sur la cîme du col du Sabot… Derrière, le barrage de Grand-Maison et le Mont Blanc en arrière plan… 🙂

Il y a des sorties qui comptent à cause de leur kilométrages parfois jugés « excessifs » ou du profil qu’elles présentent. Et puis il y a les autres… Celles qui comptent de part les personnes avec qui ont les réalisent… Ce 21 août 2021 restera une journée de cette trempe…

Mais revenons d’abord trois ans en arrière. Le 08 août 2018, (et oui, déjà trois ans !) nous nous étions lancé le pari de grimper l’Alpes d’Huez avec mon père, pour fêter sa retraite… Ce jour là, mon frère devait nous accompagner, mais il n’avait pas pu, blessé à une jambe. Malgré ce regret, je garde de cette journée un souvenir mémorable. De cette ascension que nous avions si bien géré que nous avions pu pousser plus loin, jusque tout en haut du Col de Sarenne… Mon père qui faisait là sa première sortie dans les Alpes, venait à la fois de grimper un col mythique, mais aussi d’atteindre son tout premier 2000… Et cette fierté mutuelle, nous en parlons encore souvent aujourd’hui. Et nos yeux brillent !

Alpes4Ever, https://www.alpes4ever.com/france/isere/les-plus-de-2000-m/col-du-sabot/

C’est qu’il fait presque frais ce matin ! Garé sur le petit parking situé en contrebas du barrage du Verney, j’attend mon père et mon frère qui devraient arriver d’une minute à l’autre. Pour notre journée « Défi en Famille », nous avons choisi d’escalader un col que je sais magnifique. Le col du Sabot, et sa petite route, qui après Vaujany, serpente jusqu’au plus haut sommet des routes iséroises… 1370mètres à gravir depuis le village d’Allemond, et surtout un caractère sauvage exacerbé par la beauté des paysages que nous trouverons au sommet d’une montagne qui culmine tout de même à 2100 mètres… Même le légendaire Croix-de-Fer se trouve un peu plus bas…

Pour nous échauffer un peu, j’ai choisi de faire débuter le parcours sur la rive Est du barrage du Vernay. La route y est étroite, calme et sinueuse. Superbe, avec cette vue offerte sur le lac couleur émeraude… Mon frère ne parle pas beaucoup, mon père s’écarte nerveusement sur le premier rond-point… Leur appréhension est palpaple… La mienne tout autant. Non pas que je redoute le col, mais j’aimerais tellement que cette journée dont nous avons tant parlé se concrétise… !!! Car le col dans lequel je les ai convaincu de se lancer est un « majeur » qui ne se laissera pas si facilement gagner…

Nous retrouvons maintenant la route du col de la Croix-de-Fer, que nous allons redescendre sur quelques mètres avant de prendre à gauche, au croisement. Et paf. Te voilà, terrifiant Sabot ! Devant nous la route s’incline d’un seul coup, et père comme frères mettent instantément tout à gauche… Presque 5km à 9% jusqu’à la station de Vaujany. C’est le secteur que je redoute le plus pour la suite de cette aventure… Passons-le, et la suite devrait dérouler… !

Les premiers lacets, en direction de Vaujany surprennent… !

Le Soleil chauffe mais mon frère ne semble pas trop souffrir des pourcentages… Taillé en lame, un peu plus grand, un peu plus fin que moi, j’ai toujours été persuadé que la montagne était son terrain de jeu… Je me laisse décrocher. Mon père est un peu derrière. Il grimpe bien aussi. Mais il y a forcément un peu plus d’années à hisser entre les Esses qui se succèdent… Mais le sourire se tient, accrocher à son visage, et le sourire, est d’expérience, le meilleur des moteurs… Ultime ligne droite, nous entrons dans Vaujany où nous arrêterons quelques instants… Voilà. Sur les 18,3kilomètres depuis Allemond, nous venons d’en faire approximativement 7… ce qui n’est pas rien… !

Mon souvenir de ma dernière ascension était flou. Moi qui croyait dur comme fer que la deuxième partie de l’ascension attaquait là, je me trompais… Il faut en fait continuer un peu, jusqu’au hameau des Villettes… Là, nous quitterons le confort des goudrons de station pour trouver celui qui fait l’âme d’un col comme ce Sabot… Un col à l’ancienne. C’est à dire un col où la route suit le paysage, et non l’inverse…  A nous de nous adapter…

Tout de suite après le Collet de la Villette (1400m), nous voici sur l’une des plus belle voie de montagne…

Il nous reste ici 700mètres de dénivelé à grimper, répartis sur un peu moins de 8 kilomètres. C’est cette partie que je voulais surtout leur faire découvrir. Une belle route s’élevant, délicate au milieu des alpages… Une succession de lacets qui permet de s’élever rapidement. Mon frère a pris son rythme, il s’envole maintenant… J’accompagne mon père qui éprouve un peu plus de difficulées. Je le rassure. C’est normal, car ce col est véritablement difficile. D’abord parce que nous avons déjà beaucoup monté. Ensuite, parce que la portion où nous nous situons en ce moment est raide, vraiment très raide. Nous profitons malgré tout de la beauté du paysage : Vaujany tout en bas qui rapetisse petit à petit,  sur le flanc Ouest, le Rissiou (alt. 2622 m) et ses rochers et sur le flanc Est, la Côte Belle. C’est entre ces 2 montagnes que la route du Col du Sabot se faufile. Cette route pastorale assez étroite, en cul de sac et dont le revêtement se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de la montée révèle un caractère solitaire et sauvage, la montagne étant pratiquement vierge de tout ouvrage construit par l’homme. De plus, il n’y a quasiment personne… ah si, un van, deux vans nous dépassent, ce sont des touristes qui feront juste l’allée-retour jusqu’au Col du Sabot. Pourquoi se taper cette montée pour redescendre aussitôt ?! Je vais vite le comprendre !

Au détour d’une épingle mon père a ressenti le besoin de s’arrêté. Besoin de reprendre son souffle. Besoin de trouver son rythme. Je file tenter de rattraper mon frangin qui décidemment a bien creusé l’écart. Je le rattrape enfin, dans la dernière partie de ce beau col. Le souffle court, je lui demande comment il trouve ce col. Sa réponse dépasse toute mes attentes. Et encore, il n’a pas tout vu !!! Il fait mainenant un peu plus frais, ce qui aide notre progression… Nous rigolons, nous profitons, nous sentons que le sommet ne tardera désormais plus à se découvrir…

Final du col du Sabot, mon frangin adoptan la position consistant à épouser au mieux la pente..

Dernière ligne droite, mon frère, débutant en haute montagne commence à marquer un peu le pas… Mais bientôt il franchira le sommet, son premier dans les Alpes et quels premier !!! Je ne parlerai pas. Et lui laisserai le plaisir savoureux de ce moment fugace où le graal est atteint… Il aura son moment… Tout comme j’aurais, et malgré la répétition, mon moment…

Le Col du Sabot à celà de particulier de finir en cul de sac, sur un petit parking mal gravillonné… Une fin au premièr abord un peu décevante au vu des efforts consentis, mais qui participe, pour les plus curieux d’entre nous à la beauté du lieu… Car c’est bien un spectacle renversant qui nous attend,  au prix de quelques mètres à pousser le vélo… Whahoooooo !!!!!!! Voici le cri des frères au sommet du Sabot… Mon frère est heureux et fier. Et cela se voit… Nous fêtons notre réussite, mais je filerais pourtant bien vite, dans la descente, aller chercher mon père que je retrouve dans le dernier lacet… A ses cotés, revivre ce final, vécu quelques minutes plus tôt auprès du frangin… Pour lui la montée a été éprouvante, mais il est là… Tellement heureux lui-aussi d’avoir terrassé le monstre… Même semi déception sur le petit parking. Même ascenseur émotiel lorsque la butte franchi il découvre le panorama qui devant nous se dévoile !!! Nous sommes tout les trois au sommet de cette montagne, au but de ce défi… Après avoir précautieusement allongés nos montures dans l’herbe, nous nous asseyons à notre tour. Aujourd’hui nous allons picniquer face aux montagnes, tout les trois… Et sur la pellicule de nos mémoires, ce souvenir à jamais nous fixerons…

Les derniers mètres du Sabot se font à pieds…

Plus tard nous redescenderons, et après un petit quack’, je retrouverais mon frère dans l’ascension de l’Alpes d’Huez, via l’itiniraire touristique de Villars-Reculas et du Pas de la Confession. Là, nous assisterons à un meeting de la Patrouille de France… Des As 🤩 !!!

 

  Non mais quelle journée !!! 

2021
08.15

#LeCirqueDesBoutières… 🚵


Résumé

Joli circuit VTT, cette fois à l’intérieur de la carte postale… 😉

Il naît au pied du Mont Mézenc. Il est un joyau naturel des montagnes d’Ardèche. Un ancien volcan fait de trésors cachés et de vue époustoufflante… Il est.

Le Cirque des Boutières

Oui mais voilà. Pour aller au delà du panorama mythique qu’offre la Croix des Boutières il faudra s’enfoncer, un peu plus à l’intérieur. Pédaler…. Et aussi, très souvent, porter…

Car le parcours dont le départ se situe dans le village de Lachapelle-sous-Chanéac se révèlera assez aventurier… Allergique au portage, s’abstenir. Pierriers, clôtures, prés, ronciers, troupeaux… La trace coupe court entre les Sucs et les Rochers, offrant, entre deux crevaisons des surprises magnifiques… Le tracé d’aujourd’hui ne se mesurera pas en kilomètres, mais bien en heures… D’entrée, la difficile montée de Roche-Besse, par le sommet de Charbounouse met dans l’ambiance… Favorisé par l’été pluvieux, la végétation est dense et il faut vraiment regarder où l’on met les pieds… Descente trop raide, trop technique jusqu’au lieu-dit, « les Allayauds ». Je marche d’un bout à l’autre mais c’est grandiose… Au lieu dit, une boucle pour rien, si ce n’est le plaisir de contempler le Rocher de Soutron sous tout les angles. A Soutron, ma première crevaison, logique, vu les ronciers traversés… Je repars. Les vaches barrent les chemins mais s’il faut parfois les pousser, le danger n’est pas là… Ces chemins ne sont visiblement pas fait pour les vététistes, et je trouve à plusieurs reprises des fils de clôtures tendus en plein milieu. Il va falloir ouvrir l’oeil. Et faire très gaffe… Single en sous-bois, rivière pour remplir les bidons… Me voici à nouveau aux Allayauds… Derrière, ça monte sec, sur un chemin en lacets où pointe ma deuxième crevaison… Une belle épine d’aubépine tellement grosse que je n’ai pas à la chercher bien longtemps. Je l’enlève et tente la bombe anti-crevaison. Il paraît que ça bouche les trous… Mais là le trou était apparemment trop gros… Il va falloir changer la chambre, les doigts couvert de cette vieille mousse collante… Vers Echamps, un bout de route que je reconnais de l’Ardéchoise… Le Rocher de Pialoux est là, juste devant moi. Je continu, ramassant quelques mûres au passage. Voici le Tchier de Borée*… Le village de Borée, et derrière, la roche de Borée… Je divague entre les pierres scultées… L’endroit vaut à lui seul le déplacement. Le village est en fête, mais je trouve qu’on me regarde un peu bizarrement. La bière sans doute. Je cherche un peu… Et retrouve la piste, entre la Roche de Borée et le Suc de Touron… Heureux de voir qu’ici les chemins sont pratiquables, une belle rivière, l’Elysse, que je franchi au coin de la Scie, je frôle ensuite le Sucs de la Veine, puis contourne celui de Sara… L’endroit est encore plus magique que l’entame déjà exceptionnelle. Mais c’est dur. Des cailloux, des pierres et des rochers… à ma gauche j’aperçois le Mont Gerbier de Jonc tandis qu’à ma droite s’élève le rocher des Pradoux… Tiens, un chapeau tombé sur le chemin. Je le ramasse, en vue de mes prochaines rando… Mon père m’a apprit que l’annecdote ne s’achète pas chez Décathlon…  Je roule désormais sur le GR7/GR420, sur la portion Tour du Mont Mézenc et du Mont Gerbier-de-Jonc… Nous sommes en début d’après-midi, la canicule sévit et je bénis de transpiration chaque arbre que je croise… Même les tout rabougris. Le bidon encore et toujours à l’économie…L’eau est rare dans ce Massif… Voici la Croix des Boutières, d’où je peux comptempler le chemin parcouru… Trop de monde… Vite. Filer. Ecrire. En petit au dos de la carte postale…  Les chemins sont ceux fait à pied, la veille… Il me conduise au col de Médille. Là, il faut remonter sur la petite crête, puis tirer droit, vers Chaudeyrolles et le Mont Signon… Des framboises sauvages à profusion que je ramasse par poignées… Descendre, enfin. Pousser le portillon d’un jardin au lieu-dit « la Ribette », mais non sans avoir demander au préalable la permission au propriétaire. Ce dernier était en train de tondre. Il parle mais je n’entend pas. Il y a des tondeuses au paradis… ? Ensuite.  L’éprouvante montée vers Saint Clément… La dernière comme je l’apprend d’un groupe de promeneuses… Elles n’ont pas menti. Saint Clément, de l’eau. Puis une longue descente ininterrompue sur Lachapelle-sous-Chanéac où je retrouve les clapoutis reposant de la Saliouse… Un parcours guère reposant au final, mais que je suis d’autant plus content de boucler… Demain nous seront lundi… Et les vacances seront finies…

 

L’Ère du Tchier de Borée est une sorte de grande meule de l’univers qui regarde à la fois en arrière et en avant. Elle symbolise l’analogie universelle qui régit en sens inverse les états multiples de l’être. C’est un labyrinthe initiatique et divinatoire par lequel sont restituées les cultures traditionnelles dans leur lieu premier, la nature. Cette Gigantesque œuvre d’art forme un calendrier monumental. Elle est constituée de 70 pierres, dressées sur le tracé régulateur de L’Ère du Tchier de Borée, formant 12 triangles et 7 carrés déterminant les 8 rapports de la divine proportion.


Fiche

Descriptif :

GPX : #CirqueDesBoutières…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Ardèche
Départ : Lachapelle-sous-Chaneac (07310)
Difficulté : Moyenne
Distance : 82km / D+ :  2520m
Durée : 9 heures 40
Sport : VTT

 

2021
08.14

#TourDuMontMezenc… 🛸

Le Tour du Mezenc, 23 kilomètres environ…

Après-midi suffocant. Préparer la voiture et rouler, clim et autoradio à fond… Une destination improvisée, ni proche, ni lointaine… Le Mezenc, par les belles routes de la Haute. Atteindre les Estables, avec en tête une trace à peine esquissée. D’abord rejoindre la Croix Peccata, donnant l’air un peu barré, à marcher ainsi, casquetté sur le goudron brûlant. Longer la rive Ouest, esquiver familles et randonneurs… Contourner pour découvrir l’Ardèche,  ses Sucs, plantés dans un grand Cirque… Grimper, enjamber 3 à 3 les racines d’un sous-bois ombragé. Courir maintenant, sous le soleil brulant. D’une tête à l’autre de l’Hydre imposant. Photographier sous la croix des touristes à l’accent prononcé… Descendre, glisser… Rive Est, retrouver le quai, par le bitume défiguré… Médille, son ventographe. Prendre à gauche, vers la ferme des animaux. Faire son chemin, entre petites et grandes tourbières… Décourvir les fleurs carnivores et autres insectes imprudents. Franchir le pierrier, ramasser des myrtilles, trouver la fraîcheur…. Croix Peccata, mettre enfin le doigt sur ce sentier qui mène aux Estables. Observer la vieille église, sa toiture si particulière, boire aux fontaines d’eaux claires, lever les yeux pour voir passer, gamins volants et drôles d’oiseaux… Descendre le long de la Saliouse… Manger. Prendre son temps. Puis dresser la tente… 😉

2021
08.11

#EtAuMilieuCouleUneRivière… 🎣


Résumé

Venez pêcher la truite Fario sur le Guiers Mort. Un parcours de qualité au coeur de la Chartreuse. A la mouche, ou à vélo…

« À la longue, tous les souvenirs se fondent en un seul, comme cette rivière qui coule au coeur de ma vie. La rivière a creusé son lit à l’époque du grand déluge et court sur ces rochers depuis l’origine des temps. Certains d’entre eux portent la trace de gouttes de pluie immémoriales. Sous les rochers, gisent les paroles, et certaines de ses paroles sont les leurs. Je suis hanté par les eaux. »

 

La Chartreuse, qui se dresse entre Grenoble et Chambéry est un pays de frontière, dont le tracé grimpant sur les sommets, se coulant dans les vallées, a toujours séparé la Savoie et le Dauphiné, autrefois états (France et Savoie, indépendante jusqu’en 1860), aujourd’hui départements.

Mais l’affaire n’a jamais été simple : Le traité de Paris en 1355 amène une délimitation géographique : C’est le Guiers qui définit la frontière ; mais lequel ?

Eh bien celui qui se jette dans le Rhône à Saint-Genix en Guiers et qui remonte jusqu’au village d’Entre Deux Guiers. Jusque-là tout va bien. Mais en amont tout se complique. Nous avons deux candidats à l’appellation Guiers jusqu’à sa source : D’une part le Guiers (Vif) qui traverse Saint-Pierre (d’Entremont) et rejoint la vallée à travers les Gorges du Guiers (Vif) , d’autre part le Guiers (Mort) qui traverse Saint-Pierre (de Chartreuse) et rejoint la vallée à travers les Gorges du Guiers (Mort). Au nord la Savoie ( Le Duché de Savoie). Au sud le département de l’Isère (autrefois le Dauphiné et la France).

La question est maintenant tranchée, c’est le Guiers Vif qui sépare les départements. Mais on imagine à quel point cette incertitude sur la frontière a pu faire le bonheur des contrebandiers dont le premier d’entre eux Mandrin a laissé sa marque dans tout le pays.

 

De Saint Laurent-du-Pont, ce matin je suis parti. Remontant les belles Gorges du Guiers Mort. Je n’avais pas de parcours, mais je savais que ce ne serait pas compliqué d’imaginer ici un tracé qui me râvirait. La Chartreuse a cette particularité d’être magnifique, au moindre de ses recoins. Sans nul doute, l’un de mes massifs préféré…

A Saint Pierre-de-Chartreuse, je délaisse les gorges pour le col pas très difficile du Cucheron… Au sommet de celui-ci, c’est un petit attroupement qui contemple la vallée qui s’étend devant nous… Mais filons maintenant, fluide et souple, dans cette longue descente qui nous tend les bras…

A Saint Pierre d’Entremont, oublié de tous, il y a ce petit bout de route qui longe les Gorges du Guiers Vif… Un bonbon du genre « tête brûlée », qui vous arrache les tendons, pour votre plus grand plaisir… Mort et Vif.

Les « cairns » dressés dans cet écrin de verdure donne au lieu des allures de jardins Japonnais…

Peu après avoir franchi le col de la Cluse, on découvre un petit hameau, tout de bois construit. Un hameau mystérieusement appelé, le « Désert d’Entremont »…

Sur le versant Est du Massif, il y a cette petite route qui serpente sous la haute falaise… On y franchit le col de Marcieu, petit nouveau que je ramènerai ce soir dans ma musette… Cette route est un must du cyclo, notamment pour les vues imprenables qu’elle offre sur la chaîne de Beldonne, située juste en face… Alors si perdu dans vos pensées vous pensez avoir vu un gamin voler par dessus votre tête, ne vous pincez pas. Il s’agit certainement de la Tyrolienne  à virages installée au sommet du col. Ou peut-être plus simplement, d’un malheureux coup de chaud 😉

Nous voici à Saint Pancrasse, fini de s’amuser, passons aux choses sérieuse. Car pour retrouver la vallée d’Entremont, il va nous falloir grimper. Grimper raide, par le savoureux col du Coq. A sa droite, la dent de Crolles trône, au dessus la vallée du Grésivaudan.

Depuis 2011, l’accès en hiver au col via Saint-Pancrasse est interdit aux véhicules motorisés afin de pas perturber la nidification du Tétras lyre. Celui-ci est est également appelé coq des bouleaux ou petit coq de bruyère…

Le tétras-lyre mâle est un bel oiseau caractérisé par une robe noire, deux bosses rouges sur la tête et une barre blanche en plein milieu de ces plumes. La femelle est moins bariolée et présente une couleur rousse zébrée de noir.

La statue de Saint Bruno près du pont du Grand Logis, à l’entrée du désert au lieu dit « la porte de l’enclos », et à côté de la grotte. Membre fondateur et premier dirigeant du monastère de la Grande Chartreuse…

Fin du périple…

Souvenir #LaChartreuseOuL’AutrePaysDuVélo… (2020)
#ChasseurDeCols-Chartreuse…(2016)


Fiche

Descriptif :

GPX : #EtAuMilieuCouleUneRivière…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Saint Laurent-du-Pont (38380)
Difficulté : Moyenne
Distance : 110 km / D+ :  3340m
Durée : 6 heures 27
Sport : Cyclisme Route

 

2021
08.10

#AlterNativeMarmotte… 🏞️


Résumé

Rouler m’accomode
Grimper m’est commode
Sprinter m’incommode

La comptine du coureur (magazine 200) :
Il y a la mécanique du pédalier et puis il y a l’autre, l’infernale, à trois temps, qui tourne sans fin dans votre tête lorsque vous roulez seul. Il y a la ritournelle de la chaîne, et il y a les ressassements du grimpeur. Comme une chanson, une valse, une musique intérieure….

… 5h45, Bourg-d’Oisans dort…

(d’après Chistophe Rulh/Matthieu Lifschitz, magazine 200, n°29)

Col de la Croix de la Croix de Fer, sur les rives du Lac de Grand-Maison….

Certes l’haïku à écrire aujourd’hui est un brin longuet, 177 000mètres de ruban goudronné pour décorer 5 kilomètres de dénivelé, mais c’est bien un triplet puisqu’il passe trois points hauts : Croix-de-Fer, Galibier et Alpe d’Huez. A ce tiercé ma cote est de un contre un seul : moi. Comme souvent, une petite voix intérieure m’accompagnera, cette seconde voix chantonnera à la tierce comme nous roulerons, c’est elle qui me soufflera à l’oreille trois lignes une à une.

L’élan énonce
La direction parle
Le sens dit

🏞️…Col de la Croix de Fer…

Ne me demandez pas d’être philosophe dans la descente vers la Maurienne. Si en montée je me permets humour, pensées, mise à distance de ma propre image de cycliste, amateur et ahanant, sachez que l’inversion de pente m’inverse aussi : je me mue en coureur pro. Plus de ballade, une trajectoire. Plus de nez au vent, des fils de rasoirs. Plus de réflexions sur la vie mais une lutte à mort. Plonger sur Saint-Jean sans plonger dans l’Arvan est un exercice de style. Dans les lunettes défilent ardoisières et à-pics où chamois fiers et aspics se tiennent à carreau…

Un abribus mauriennais accepte l’étendage de ma fatigue et l’abandon de mon vide intérieur. Surrénales à plat et glycémie dans les arpions j’éprouve le vertige en creux : les grandes pentes dangereuses parce qu’attirantes sont derrière moi mais siphonnent en mon sein une dépression telle un oeil de cyclone qui, partant de mes entrailles, aspire à elle énergie des cuisses et détente de mon visage. Rien ne m’inspire plus, j’expire. Je me noie sans me débattre, mon front est lisse et mes paupières lourdes. Une barre de céréales et puis deux, le fond de mon bidon, un micro-sommeil…. Tiens, je commence à revivre. Une renaissance au goût de l’Antésite que j’ai l’habitude d’ajouter à mon eau pour en contrer l’odeur de plastique. Tiens, mes sens se ravivent, je revis effectivement. D’ailleurs mon abribus sens fort la pisse, le fait est indiscutable et me fait sortir de ma bulle. Il me remet en selle. Me relance. Gauche, droite, gauche… Accouché du néant par la rotation démultipliée de mes jambes roulantes, revoici l’automatisation du pédalage…

La selle me pose
Le guidon m’accompagne
La chaîne m’emmène

🏞️…Col du Mollard…

 » Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre… « 

La carte inspire. La route aspire. Le tracé respire.

Pédaler est jouer
Mouliner est joyeux
Appuyer est soyeux

🏞️…Col du Galibier…

Le Lautaret est une poupée russe à l’ombre du grand Galibier, je le traverse sans un regard car qui s’intéresse à la matriochka du milieu, hein, franchement, qui ? Je prendrai juste le temps de ne pas compter les camping-cars, motos à trois roues et Harley bedonnantes mais pétaradantes. Je prendrai par contre celui de regarder très précisément les conditons de la glace dans les faces nord silencieuses du pic Gaspard, de la Meije et du Râteau…

La petite voix récite comme une comptine Croix-de-Fer, Galibier, Alpe d’Huez. Certes. Evidemment. Bien sûr. Mais alors que défilent les cascades de l’Oisans, les tunnels projecteurs, les restes d’avalanches, au-dessus bientôt du Lac Chambon, voilà ma voix seconde qui toussote, se racle la gorge, se lance pour prendre la parole, puis se ravise.

Je connais cet état : ma voix a une idée et  je dois pour l’écouter faire retomber mon rythme cardiaque, penser la carte comme un territoire, m’y inscrire au mieux. Le remblai caillouteux face à la cascade de la Pisse me voit posé, aluni en quelque sorte, prêt à la réflexion. J’ôte mon casque, c’est dire.

Faire une Marmotte classique, ce serait rejoindre maintenant Bourg-d’Oisans et enquiller les vingt et un lacets jusqu’à l’Alpe. Mais avec mon taux de lactates circulants et ma vision approximative des mathématiques, c’est imparable : plus on monte haut, plus longue sera la descente. Et moi, les descentes, je commence à y prendre goût… Un goût de prolonger la solitude, surtout… Un goût présomptueux, aussi. Les descentes ont le goût du sang qui a battu dans la gorge quand les montées ont l’odeur âcre de la sueur collée à leurs linges. Aussi ma décision est prise : je ne monterai pas l’Alpe d’Huez, je la descendrai ! Grimper maintenant et avant que le soir ne tombe, le col de Sarenne me permettra cette élégance. Ce sera mon petit plaisir, c’est du moins ce que je crois à ce stade…

De Sarenne, je me souviens de la fraîcheur de la forêt, le goudron humide et de son petrichor, l’humus des fossés qui déborde en mottes de mousse sur la chaussée. Je revois ce gros bloc rocheux et l’abri bâti en dessous, puis les alpages élevés d’où sourdent des eaux abondantes. Je revis une pause que je fis, un torrent arrivait comme fou à droite dans la pente, envahissait à grand bruit une canalisation trop étroite pour son printemps tumultueux, ressurgissait en trombe et force aérosol à la gauche coté vide. J’étais traversé par cette puissance au moment où mes propres watts se comptaient par petits paquets de dix seulement. J’avais voulu être seul, haut et tard, c’est dans cet état précis que je surmonterai la fin de ma journée de labeur-voyageur. Sur ce versant ombragé les cyclistes se sont mesurés durant la matinée et, pour les plus comtemplatifs, jusqu’en milieu d’après-midi. Mais à l’heure des comptes et des comptes rendus me voici tout à fait isolé et insulaire. Je comtemple les lacets sous mon dernier virage, ils sont vides de véhicules motorisés et de passants artificiels, rendus jusqu’à demain aux résidents naturels des lieux et à la vie sauvage. Vie domestique ou insoumise, faudra-t-il un jour choisir ? Dans nos montagnes, entre chien et loup, il faudrait donc trancher ? Moi, ce soir, entre chien et loup, sur cet ubac vivifiant, je construit une ascension qui me donne l’illusion d’un temps suspendu parce que non compté et non dompté…

La dernière ligne droite, une traversée à flanc, me propulse étonamment dans un ici-maintenant d’une profondeur calme et apaisée, en même temps que dans un mélange de souvenirs et de projets. En effet, la facette ouest de la Meije prend le chaud rosé des rayons finissants, elle est comme un appel pour mon âme. « souviens-toi des voies gravies ici, de ton désir de revenir, de ton besoin d’en avoir envie » me semble-t-elle chuchoter dans mon oreille. Ainsi donc, même coupé des hommes, je resterais accompagné par les monts et les vaux ? Me croyant autonome des choses de la société, je resterais à jamais dépendant de celles de la nature ? Ma liberté actuelle serait-elle donnée mar mes chaînes passées … ?

Accélérer me coûte
Freiner me pèse
Arrêter me libère

🏞️…Col de Sarenne…

Dernière poupée matriochka, l’Alpe d’Huez, traversée les mains au bas du guidon. S’ensuit un morceau d’anthologie de montagnes russes version grand huit, les vingt et un lacets relevés ont des allures de Luna Park désert… Chaque courbe enroulée me ramène sur la terre des hommes. Avec un grand mouvement de balancier intérieur à chaque relance : rentrer ou pas ? Vivre en société ou en tribu ? Et la petite voix de continuer au dedans… Les questions tournent autant que la route et plus que les pédales…

Le cycle se répète
Le tour s’enroule
Le cercle se clôt

🏞️…Fin…

Pour retrouver ce formidable magazine, c’est ici… 😉 !

Souvenir du 04 août 2017


Fiche

 

Descriptif :

GPX : #AlterNativeMarmotte
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Bourg-d’Oisans (38520)
Difficulté : Haute
Distance : 200km / D+ :  5739m
Durée : 11 heures 18
Sport : Cyclisme Route

 

2021
08.06

#ChevrièresEnVercors… 🐐


Résumé

Voici déjà une semaine que je suis en vacances et voila que cette frange tardive du « November Rain » se résoud enfin à laisser filtrer les rayons du Soleil…

Oublier les cachetons, ouvrir les volets, débrancher la sono, mais tout de même après avoir écouter religieusement la dernière note du solo de Slash, bref. « Un flingue et des roses…. »

Regarde comme le quartier regorge
D’enfants doués, carrières trouées
Parce qu’on mélange vice et vertu
D’où es-tu toi pour douter, noué,
L’estomac vide, les yeux vitreux
Tout est flouté
Malgré ça j’perd pas d’vue que
Les roses ici sont épineuses, laissant plus d’ecchymoses
Qu’un flingue enrayé…
(Le cactus de Sibérie)

Mais où donc aller ? Encore faut-il encore trouver l’inspi’… S’échapper en itinérance ? Déjouer les pronostiques, douter, et peut-être oser, rejouer la carte des courts métrages…

Après cette courte intro brumeuse, et si comme moi, trois fois, au moins, vous avez ri (d’accord, souri), alors, alors, bêêêh ! ,  ce parcours pourrait être fait pour vous… 😉

De Chevrières il s’élance…
Royaume des Chevrièrois,
Et pendant Isérois,
du Chevrières Ligérien…
Pays des Chevretins.

On se retrouve à Chevrières, commune soeur découverte il y a deux ans, lors de la dernière étape me ramenant de la route Napoléon… Après bien sûr la belle descente sur Ganagobie, le lien, pour revivre cette fabuleuse aventure… Alors bien sûr, on aurait aussi bien pu partir de Saint Marcellin, mais bon, les clins d’oeil sont important. Je salive déjà à l’idée d’appeler ce soir mes parents. Comme à chaque fois, ils me demanderont. Tu es où ? Et moi, je leur répondrai. Et bien, à Chevrières… Et vous 👅 ??!

L’église du village, historiquement rattachée à la province du Dauphiné…

J’ai choisi de monter sur les plateaux du Vercors par un col que je ne connaissais pas et qui pourtant est remarquable parmis les nombreux cols des Monts du Vercors. Le Mont-Noir est en effet traversé par l’une des routes carrossables les plus élevées du massif, et souvent considérée comme l’un des plus difficiles. C’est vrai ! A Cognin, direction le village de Malleval par les gorges du Nan. Le premier lacet, dans la forêt est raide (9%). La suite de l’ascension est beaucoup plus régulière, entre 7 et 8%, avec tout de même quelques passages plus corsés. Les gorges du Nan sont impressionnantes. Creusée à même ma roche, la route n’est pas large. Sur ma droite, un tout petit muret et, en dessous, 300 mètres de vide. Malleval marque la sortie de la forêt. Après, on suit Presles. Facile. Quelques kilomètres d’ascension et l’on arrive au Pas de Pré Coquet, premier col du jour, mais que je ne compte pas, puisque c’est un col dans un col. Après, il faut suivre la direction de Rencurel. La qualité de la route se dégrade petit à petit vers le sommet, mais reste toujours largement praticable. Bref. En fait, c’est une belle route forestière, très sauvage. Et c’est accompagné du chant des oiseaux que je franchi le sommet, situé à 1431mètres. Sur le panneau, une légende, celle des brûleurs de loups…


Brandissant dans la nuit leurs torches de mélèze,
Des glaces de l’Oisans jusqu’aux forêts d’Omblèze,
Du Champsaur au Queyras, de Lente à Riablous.
Nos aïeux poursuivaient le noir troupeau des loups.

Au fond de quelque gorge, ils acculaient la horde
Des hurleurs aux crocs blancs : puis, sans peur qu’elle morde,
Faisant rouler sur eux les sapins du rocher,
Ils allumaient dans l’ombre un étrange bûcher.

Et, pensifs sous le ciel rougi par l’incendie,
Les enfants écoutaient monter, l’âme agrandie,
Le crépitement clair des damnés au poil roux.
Les Dauphinois sont fils de ces Brûleurs de loups.

La descente sur le col de Romeyère n’est pas très longue mais il faut se méfier des pierres et des trous dans la chaussée. Au col, voici à nouveau un goudron parfaitement propre. Vous pouvez lever les yeux, et laisser glisser… 😉

Viennent ensuite les gorges de la Bourne, grandiose, vertigineuse… Une route taillée dans la falaise et ouverte à en 1872 au prix de 11 ans de travaux que l’on imagine aisément titanesques… Puis les Gorges du Méaudret, un peu moins impressionnante, mais pas moins agréables… Voici Autrans-en-emporte-le-vent…

…au pied du deuxième col de la journée, celui de la Croix-Perrin… En bas de la descente se trouve Lans-en-Vercors où je prendrai ma pause déjeuner, puis la belle route parrallèle à la D531 qui me conduira à Villars-de-Lans… Une petite cité qui ne m’a jamais beaucoup inspirée…

Lorsque l’on vient de Villars-de-Lans, le col d’Herbouilly est une pépite… Une pépite découverte en 2012 à l’occasion du Challenge Vercors. Une pépite qui depuis lors s’est redressée… du moins me semble-t’il…

Souvenir Challenge Vercors (2012)

Il fait désormais une chaleur à crever et c’est avec un grand réconfort que j’aperçois la fontaine aux Ours…

Sur le pilier de la fontaine aux Ours (1894), l’inscription suivante : « eaux de Font Claire amenée ici par la généreuse intervention de M. Evariste Magnan, principal souscripteur 1894 ».

Pour rejoindre Vassieux-en-Vercors, il faut grimper « presque » au sommet du col du Rousset. Après Gergovie en début d’année, je voulais passer à Vassieux-en-Vercors, haut lieux de la Résistance. Je m’arrête quelques minutes à la Nécropole de la Résistance, situé au départ du col de la Chau au sommet duquel se trouve un mémorial. Créé dès 1945 afin de réunir les corps des maquisards militaires et civils tombés au combat… Les croix blanches tournées faces aux montagnes…

Le col de la Chau, et la vue magnifique qu’il offre sur cette chaîne bien cachée au sein du Massif.

Col de la Chau (1337m), Col du Chau Clapier (1431m), Col de Taillebourse (1165m), Col de la Portette (1175m), Pas de Logue (1312m)… Autant dire que le secteur est exigeant et qu’il faudra rassembler tout son courage pour le franchir… Serre de Palandré, Rocher de Pionnier, Rocher de Malatra, Montagne de Malatra, Rochers de la Truite, Crête de Comblezine… Mais quel spectacle… Ces falaises, à pertes de vue… Tout ce vert et l’absence quasi-complète de traces humaines… Peut-être l’un des endroits les plus paisibles de France…

Souvenir #ChasseurDeCols-Vercors (2016)

Me voici désormais au pied du Massif. Je suis descendu par Léoncel, et cette route si plaisante qui longe la rivière du même nom. La traversée de Saint Jean-en-Royans m’irrite. Mais celle de Pont-en-Royans m’agite. Je regarde ces maisons, suspendu au dessus de l’étroit cours d’eau. Il s’agit de la Bourne… la même qui plus haut s’enfonce dans la montagne… C’est beau. En repartant vers Saint André-en-Royans, je retrouve ces vastes noyeraies qui font la réputation du pays…

Saint André-en-Royans… viendra bientôt le terme de cette longue journée de vélo… Ralentir. Pour mieux en profiter…

Chevrières, le terme de ce magnifique parcours de 240kilomètres et qui tutoie les 5000 mètres de dénivelé positif. Je suis exténué, mais je pousse tout de même le vis jusqu’au sommet du village. Le Château du Gollard, et la petite chapelle. Le soleil va bientôt se coucher. Et du sommet de mon promontoire, je profite…

La légende de la Chèvre

« Il y avait à Caprilianum, un sonneur qui habitait dans une tour (vraissemblablement le château du Gollard) avec sa chèvre, une cloche en argent et une horloge. La chèvre donnait un lait exceptionnel et l’homme exécutait consciencieusement sa tache de sonneur.
Un jour, les soldats de Louis XI vinrent dans la région pour détruire les châteaux forts des seigneurs. Alertés par le sonneur, les paysans armés de faux et de fourches s’opposèrent aux soldats. Le chef des soldats, faisant semblant d’accepter la défaite, ordonna que le sonneur vint à Saint Marcellin, le lendemain, boire avec lui.

Au matin suivant, le sonneur s’apprêta, attacha sa chèvre et partit. Le soldat rusé le saoûla et les mercenaires du Roi purent tranquillementaller détruire le château. Or, alors qu’ils arrivaient au pied de la tour, la cloche se mit à sonner, résonnant à toutes volées. Les soldats s’enfuirent croyant la tour hantée et la cloche maléfique.
Le lendemain, le sonneur regagnat sa tour, découvrit sa chèvre morte, pendue à la corde de la cloche.

La veille, il avait distraitement attaché sa biquette à la corde de la cloche et lorsque la chèvre avait vu arriver les soldats, prise de peur, elle s’était mise à cabrioler en tous sens, ce qui fit fuire les soldats mais, hélas, devait la tuer. »

Fiche

Descriptif :

GPX : #ChevrièresEnVercors
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Chevrières (38160)
Difficulté : Haute
Distance : 240km / D+ :  5000m
Durée : 11 heures 30
Sport : Cyclisme Route

 

2021
07.31

#BRM200, le Puy-en-Velay : Circuit des trois rivières…


Résumé

Le circuit des trois rivières, au départ du Puy. Une belle journée à l’initiative de Nicolas, avec Christian, Regis, Lionel, Patrice et Yannick du CC-Monistrol…. Un départ brumeux, un coeur de parcours ensoleillé mais une fin effectuée sous un déluge… Mais toujours le grand plaisir que de suivre ces trois rivières, Sénouire, Allier, et Alagnon… 🙂


Parcours

En sens inverse, cette fois-ci….


Fiche

Descriptif :

GPX : #BRM200, le Puy-en-Velay
Pays : France
Région : Auvergne
Dépt : Haute-Loire
Départ : Le Puy-en-Velay (43000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 203 km / D+ :  2300m
Durée : 8 heures 24
Sport : Cyclisme Route

 

2021
07.25

#ColsForeziensChallenge – Le Défi du CFC !!!


Résumé

Dans le Forez, 22 cols à plus de 1000m et tous répertoriés au Cols, de quoi occuper les weekend laissés libres par les trop nombreuses annulations … Un challenge, à faire comme vous le voulez . – Les parcours sont libres. Le choix des dates et de la compagnie aussi ; – Sur Strava, en titre ou en description, le tag #CFC avec le nom des cols franchi. Pour soi, une photo en haut. Ne pas oublier de s’inscrire au club sinon on recommence ; – Rien à gagner, si ce n’est le souvenir de belles virées et la possibilité d’épater la galerie en citant des cols que personne ne connaît… ! Pour le Club/Challenge, c’est ici. Rejoins-nous vite !!!

Comme un signe, l’alerte orange « orages violents » a ce matin même été levée… Direction Montbrison donc, pour un challenge décidé cette semaine avec Laurent…  Un coup de tête, une folie improvisée ? Oui, et il n’y a certainement rien de meilleur…  !

Col de Baracuchet. Après cette belle première montée dans laquelle nous nous sommes refreinés, nous venons de coller le premier écusson dinstinctif du challenge. 22 triangles sur fond vert, et un slogan « A fond la fourme », comme pour se donner du courage… Et il en faudra… Pas moins de 21 cols se dressent encore devant nous… 😉

Le col des Limites est relativement facile à atteindre lorsque l’on vient de Baracuchet… Enfin, facile, c’est vite dit, car le panneau culmine et les derniers mètres nécessitent une escalade tout en souplesse pour coller le précieux. C’est Laurent qui s’y colle. Et je dois bien dire qu’il est adroit… Coucou voiture avec tes yeux tout ronds… On fait rien de mal, on cherche juste des noix de coco…

Troisième col, celui de l’Homme Mort, que l’on découvre à travers une brume épaisse, juste après le café du Roy… Une photo pour valider, avec notre propre attribut couronné…

Nous devons maintenant rejoindre la croix Joanziecq mais nous fuirons pour cela la facilité des grandes routes toutes traçées… Le secteur commence par la route oubliée de Fortunières, que nous avions empruntés il y a deux ans, de nuit, lors du Tour des Brasseries… De là, nous remonterons sur les hauteurs de Gumières, par la communale de Royet et la route des crêtes… Une route par endroit tout juste goudronnée, très raide, et où la mousse interdit toute tentative de danseuse. Il faut ici monter assis, et s’accrocher…. Bref, un must qu’il nous faut impérativement connaître … Nous retrouvons la « grande route », dès le ruisseau du Moulin Juquel traversé… Quelques hectomètres, et nous voici à la Croix de Joanziecq….

La Croix de Joanziecq culmine à 1140mètres et se trouve à proximité de Montarcher, le plus haut village du département…. C’est aussi un havre de paix, bien caché au creux des sapins…

La Chaulme, Saillant, où je m’égare brièvement. Sauvessanges, dont Laurent est résident, et dans laquelle nous débouchons après avoir franchi la vallée de l’Ance… Une première percée du Soleil dont nous nous régalons… Nous voici maintenant dans le cinquième col de la journée, celui de Pramort… La brume suinte une moiteur sans nom et nous devons nous arrêter pour éliminer quelques couches… Dans la montée, une curiosité, le chalet du vent qui, fort de ses 45° défie la gravité… Nous voici au sommet. Mais le col n’est pas indiqué. Laurent a tout prévu. Il extrait de son sac tablette et feutre pour inscrire l’épitaphe : « PRAMORT – 1060m ». Une photo avec Nono l’escargot, les enfants (et grands enfants) seront content…

L’Aventure est loin d’être épuisée et nous nous dirigeons maintenant vers le col des Dansadoux. Ce col se trouve un peu après Medeyrolles, où nous nous arrêtons prendre un peu d’eau… Le village est totalement désert. Pour ne pas dire définitivement mort… Le col des Dansadoux a contrairement au précédent sa pancarte, mais celle-ci est pour le moins artisanale… Nous repartons, direction Viverols où l’orage apparemment vient de passer… La chaussée est détrempée et nous nous trouvons rapidement mouillés de la tête aux pieds… Tiens, cela faisait presque longtemps…. :-/

Viverols, les fanions de la fête du village flottent dans le vent et renforce encore l’ambiance fin du monde qui sur nous s’est abbatu… L’alerte ora(n)ge a été levé mais je suis inquiet pour la suite… Sachant que la trilogie du Forez nous attend, des cols d’altitude et si l’orage venait a frappé, nous pourrions bien être contraint à rebrousser chemin…. Il est une heure moins le quart et nos estomacs ont faims.. Nous trouverons notre bonheur dans la boulangerie situé au coin de la place du village… Quiche, sandwich, tartelette aux abricots et haribos… les haribos, sel du cycliste à l’humeur pessimiste… 😉 Nous machouillons, adossé au porche de la haute église, laissant aux nuages le temps de s’en aller… Puis nous repartons, un coin de ciel bleu au dessus de nos têtes…

Col de Chemintrand, le septième de la longue liste, mais pas le plus mémorable… A la sortie de Viverols, une route large, droite, et sans grand intérêt. D’autant que le vent souffle fort désormais… Et naturellement contre nous. Laurent et moi relayons, pressés l’un comme l’autre d’en finir au plus vite….

L’ascension du Chougoirand s’entreprend depuis le village de Grandif… Un beau col, étroit, sinueux, qui nous réconcilie avec l’effort du grimpeur… Au sommet, une fine pluie est là pour nous acceuillir… La Chance, dirons-nous !!!

Depuis Chougoirand, les Pradeaux s’atteignent par un plateau où les vaches nous font face, le regard empreint d’une certaine forme d’incrédulité… Et puis l’antenne enfin crève la brume. Nous rassurant sur la distance réelle qui nous sépare du col… Cela en fera bientôt un de plus. Voilà, c’est collé !!! Nous plongeons maintenant dans la longue descente qui mène à Saint Anthème. Nous nous y ravitaillerons, conscient de rentrer ensuite dans le No Man Land Forezien. Rayons de la supérette Casino, j’hésite quand au contenu de ma musette. Une salade de pomme de terre strasbourgeoise (cela a son importance), trois triangles et un paquet de pains chocs s’empilent par dessus le sac à dos. Je me bats avec les cordelettes qui me scient les épaules… 2 traces rouges vifs que je garderais quelques jours durant, comme souvenir de ce beau défi…

Nous voici au coeur du problème. La Grande Trilogie du Forez, initiée quelques semaines plus tôt par la Squadra, dans l’autre sens… Supeyres, Chansert, Béal, trois cols qui pris indépendamment les uns des autres valent leur pesant de cacahuètes… Alors enchaînés ! Le mieux est de ne pas trop y penser… De se taire. Et de grimper… D’autant que les Supeyres par le versant Saint Anthème, c’est le pied. Moins difficile que par Valcivière, mais quand même. Avec le vent toujours de face… Laurent, pour la première fois s’envole… Je le laisse partir. Au croisement de la route de Baracuchet, les brèves éclaircies ont laissé place à une purée de pois… Les jasseries, disparaissent sous cette brume étouffante… Apercevrons-nous le sommet de ce col. Le dixième dans le brouillard… On se croirait presque en haute montagne… 🙂 !

Valcivières, nous faisons une photo pour Guillaume, l’autre instiguateur de ce challenge un peu hors-norme… Belle descente en flip-flap jusqu’à Job, situé au pied du Chansert. En temps normal, le Chansert est un beau col. Oui. Mais là il vient d’être goudronné avec une sorte de mélasse collante dans laquelle mes pneumatiques étroits s’enfoncent et s’enrobent.. Couvert de graviers je m’arrête, 1, 2, 3 fois. C’en ai trop… Les graviers se collent et se coincent entre le pneu et le Wishbone… Une vraie galère. Le Croix de Fer de Laurent, avec ses mensurations gravel et ses larges pneumatiques ne connait pas ces déboires… Il s’envole et me laisse planté dans cet enfer …. Heureusement pour moi, le bitume frais ne durera pas. A peine trois kilomètres sur l’intégralité du col… Trois kilomètres. C’est très long… Chansert, son panneau criblé de plomb et sa croix. Le onzième de la journée. Et nous ne sommes qu’à la moitié…. !

Saint Pierre-la-Bourlhonne… Au pied du Béal. Nous bavardons un moment avec un brave Monsieur à qui nous avons demandé où nous pourrions prendre de l’eau… « Au cimetière…et d’où venez vous…? »… « Nous venons de Saint Etienne, nous sommes parti ce matin de bonne heure, pour tenter de relier les 22 cols du Forez, oui, oui, nous dormirons dehors, non, non, nous avons les sacs de couchages dans nos bagages, et oui, nous avons eu la chance de ne pas avoir trop pris la pluie, et non, ce n’est pas du tout gagné…. »  Toujours sympatique d’échanger comme ceci après une longue journée passée sur nos montures il faut le dire pas très causantes… Direction le cimetière où nous refaisons les niveaux… Une sage précaution prise avant de nous lancer à l’assault du dernier mythe de la trilogie… Il est un peu plus de 18heures, et le soleil brille chaud maintenant… Une redite des Copains ! A mi-montée Laurent devra s’arrêter, victime d’un début de fringale… Mais ce n’est pas grave… Le Gingembre aide. Et le bestiau est costaud…. Dernier kilomètre. 8% de moyenne. Un effort encore, la délivrance est juste là. Et voilà. Le numéro 12 est à son tour décoré…

Pour rejoindre le col de la Chamboite, il faut emprunter la route militaire, interdite par trois panneau beaucoup plus grand que la taille réglementaire… Pourtant nous, nous n’avons vraiment rien vu, on vous le jure. On est passé et hop, à nous le bonheur, sur cette route absolument magnifique…

Le col de la Chamboite est à gauche, un peu à l’écart de la route… Il faut bien ouvrir l’oeil, car la borne n’est pas très grande… Alors même que ce col est pourtant le point culminant du parcours, du haut de ses 1487 mètres… La route militaire est cependant loin d’être finie… Nous ne ferons pas l’impasse, continuant, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux… 😉

Sisi, c’est là-bas, tout en haut que l’on vous retrouve….

La borne de la Jasserie de la Richarde, avec en arrière plan, le relais de Pierre-sur-Haute… Il est 19h30. A l’horizon, le Soleil descend sur les Volcans… Et la lumière qu’il projette est l’une des plus belles qui soit…

Nous redescendons sans grand empressement et après avoir pris bien soin de nous couvrir… Au col du Béal, la fontaine dont le bachat est taillé dans un tronc coule… Nous en remplissons nos bidons, à ras-bord… Quelques camping-car sont venus passés la nuit…. Eux aussi ont la belle vie. Nous repartons, direction le Pas-de-la-Croix, dont la borne se trouve à droite, en contrebas et en retrait de la route… Le paysage formé par les tourbières appel à la rêverie… Pourquoi ne pas dresser le bivouac ici, et ne jamais redescendre…. ?

La descente sur le Brugeron n’a pas été la joie espérée. Couverte qu’elle était d’une épaisse couche de graviers… D’un bout à l’autre… Il a fallu doser, glisser sans jamais s’affoler, fixer le piège pour l’empêcher de se refermer… Promess d’une belle descente, devenue purge…. C’est comme ça. Tout s’est bien passé. Pas de chute, pas de crevaison, nous sommes en bas et nous nous autorisons quelques étirements. Un âne, lanières chasse-mouches vissées sur les oreilles, viens de passer l’encolure au dessus de la clôture. N’ayant rien à lui donner, nous nous contentons de lui caresser les naseaux… Nous reprenons notre route…quelques mètres seulement. Nosu voici à nouveau victime de l’une de ces merveilleuses surprises que les soirées à vélo parfois vous réserves. Un chevreuil devant nous vient de traverser la route. Une dizaine de mètre seulement nous sépare de lui. Nous voilà presque arrêtés, retenant notre souffle. Chevreuil ne semble pas effarouché pour un sou… Il est là, inspectant le bois, dans lequel en un bond il disparaitra… Laurent a le sourir aux lèvres… Tout comme moi. Tout comme moi… Reboosté par cette rencontre impromptue nous prenons à gauche dès l’entame du col de la Loge… Direction la Chambonie, et son clocher carré aux volets fermés… Devant nous se tient le Reculon… Là haut, nous déciderons… Si nous continuons. Ou si nous recu…. 😉

Nous sommes à la cime du Reculon. L’heure est celle du couché de Soleil…. Un beau ciel, rougeoyant de sérénité… Je ne me souviens pas si Laurent et moi en avons parlé… Devant un tel spectacle, continuer va de soi … Au compteur, déjà plus de 200 kilomètres. et 5000 mètres de dénivelé. Une Marmotte. Et nous sommes chaud 😉 !!!

Il est 21h40 et nous arrivons à Vollore-Montagne. La nuit est presque là…. Nous décidons de nous arrêter, manger et nous habiller pour la suite… Remontant en direction de l’église, nous avons la bonne surprise de trouver un abris tout confort, lumière, table, eau potable, toilette… Tout y est. Nous nous installons… déallant sur la table un menu des plus frugales… Depuis Saint Anthème où nous avons heureusement acheté deux trois trucs à grignoter, nous n’avons rien trouvé, que ce soit à Job, Saint Pierre ou le Brugeron… Je partage mes triangles avec Laurent tandis que lui coupe le saucisson en tranches fines. Une petite salade pour chacun… Nos ventres seront loin d’être rassasiés, mais il ne faut pas y penser… Nous repartirons bientôt, dans la nuit éclairée d’une lune presque pleine…

Quand avons nous roulé de nuit pour la dernière fois ? Il me semble que c’était l’an dernier, lors de mon périple vers l’île de Ré… Laurent lui ne sait plus vraiment… Pourtant lui comme moi retrouvons bien vite nos marques… Prudents dans les descentes, aveugles dans les montées. Profitant d’un silence absolu et des sapins se découpant sous le ciel étoilé… La lune, ronde, veille sur nous. Et nous lui faisons confiance… Ici et là, des branches voir des arbres entiers gisent à travers la route… L’orage ici a proablement été très fort… Nous avons eu beaucoup de chance de l’avoir évité… En ces contrées sauvages, notre collection de cols s’étoffe même si ceux-ci sont trop bas pour prétendre figurer à notre tableau de chasse… Col du Pertuis (948m), Col du Frissonet (701m), Col de la Plantade (871m), Col du Beau Louis (874m)…. 1000m de dénivelé à couvrir en plus jusqu’à Saint Priest-laPrugne, le point de chute que nous avons choisi… Laurent est à sec et nous nous arrêtons. Deux silhouettes parcourant ce cimetière de long en large… La lourde grille grince, comme menacante… Et puis les ombres dansantes, sous la lumière pale de nos frontales… Clac-clac… Ce n’est pourtant pas le bruit de mes cales… Taillons nous vite… Retrouver le mouvement doux de la vie…

La nuit sera humide et fraîche et nous nous mettons en quête d’un abri. Trouvé sur la place de Saint Priest-le-Prugne, à coté du bachat, un abris-bus, un peu à l’écart de la route… Trois murs en dur et une devanture vitrée… Parfait. Il est deux heures, et nous déployons notre couchage… Allongés cote à cote, sur le dos… nous sommes aux meilleures places, d’un spectacle étoilé…

« Damien, il est 6h15… ». C’est Laurent qui après une nuit passé à greloter doit commencer à s’impatienter… Nous avons la bonne surprise de voir le soleil, en face, réchauffer les vieilles pierres… Une belle image car pour le café il faudra attendre. Nous grignotons quelques pains-chocs, ni plus, ni moins… Puis nous repartons.

Le premier col du dimanche sera celui de la Charme, un col découvert par l’autre versant (Arconsat) quelques semaines plus tôt… Un col magnifique, très sauvage et beaucoup plus accessible depuis ce côté Saint Priest-la-Prugne… Je calcul, la journée s’annonce plutôt courte, avec tout juste 110 kilomètres à couvrir… Mais courte signifie parfois intense. Le secteur des Bois Noirs est par expérience ultra-cassant… Et celà se vérifiera, avec presque 1600m de D+ en moins de 50 kilomètres ! Nous commencons par une descente raide sur Arconsat, où nous coupons au plus court pour Chabreloche… La route est barrée au niveau de la Durolle. Pas le choix, nous devons enjamber voie ferrée et clôture, vélo sur l’épaule…  De l’autre coté le col de Sagnes attend. Au sommet nous avions prévu de prendre à gauche, mais nous découvrons une piste forestière que seul un gravel aurait su prendre… Par ma faute, il nous faudra faire le détour à Viscomtat. Ce n’est pas si grave… Les aléas font aussi partis de l’Aventure…

J’arrive près de la croix de Nore Dame de l’Hermitage. Un pied à terre pour appeler Laurent qui lui file tout droit vers la Loge… « Ouais Laurent, je suis vers la grande croix blanche, tu t’es trompé de route, il va falloir redescendre, je t’attends… ! » Il faut dire que je l’avais peaufiné cette approche de la Loge, d’abord descendre au point le plus bas par la délicieuse route de la Gouttemaine, et puis tout remonter, par Hauterive, ses forts pourcentages, et sa section gravel… Nous retrouverons la route principale et son goudron rapeux au lieu-dit le Pragniot… Les chasseurs sont là… Mais chasseraient-ils, les chasseurs de cols … ?

Nous voici à mi-pente de ce long col, dont nous atteindrosn le sommet par le versant de la Chamba. Les derniers kilomètres sont encore une fois tout frais de graviers et de goudron fondu…Décidément, la DDE ne voulait-elle pas de ses vacances… Les machines et les hommes souffrent… Je double Laurent victime d’un début de fringale… Heureusement le sommet est là. Nous nous arrêterons, manger un sandwich, pour moi jambon-cornichon mais non beurré par manque de lucidité, au salon des ogresses…. Et tandis que nous avalons ce repas bien mérité, les lourds nuages s’amoncellent et les chiens ne cessent de japper….

Le col des Sapeaux est le 18ième sur notre liste et le challenge commence à sentir vraiment très bon… Au hameau Jeansagnière, nous prenons sur notre gauche. Le sommet du col est tout proche, à la sortie de l’unique épingle… Un joli panneau en bois et derrière, une vue imprenable sur la vallée et les pistes de Chalmazel…

Le Col des Quatres Jambes vaut son droit de figurer au classement du #ColsForeziensChallenge pour un seul tout petit mètre…. 1001. Un joli chiffre, équilibre de symétrie… Et aussi notre 19ième col !!!

Tout de suite après les Quatres Jambes, le Courbaret est à droite. Une petite route au goudon sombre comme une langue de réglisse… Un cul-de-sac aussi, finissant devant une petite maison en pierre… La voix des cols est décidément impénétrable, celui-ci faisant pourtant bien l’objet d’une classification aux cents cols… FR-42-1053 est sa référence…. Mais seuls ceux équipés d’un Gravel comprendront la raison de ce classement… Je signale une petite faute de mon ami Laurent, qui jusqu’ici était irréprochable. Il s’agit bien du col de Courbaret, et non de Coubaret… On mettra cela sur le compte de la fatigue, n’est-ce pas 😉 !

Après Courbaret, la Croix Ladret, 21ième et avant dernier col de notre périple… Nous remontons quelques maisons plus haut, remplir nos bidons sous l’oeil d’oies amusées… Le parfum de la réussite ne commencerait-il pas à nous envoûter… ?

Chalmazel, Sauvain, le voici, le dernier de cette longue série palpitante. Le Col de la Traverse, le 22ième et pourtant personne n’a cru bon de lui offrir un écriteau… « Col de la Traverse – 1058m », voici chose faite, nous inscrivons ce qui pour nous prend la saveur du devoir accompli… Il ne nous reste désormais plus qu’à redescendre dans la plaine. Oh non. Pas par le chemin le plus court. Après tout, nous méritons bien ce petit plaisir après tout les efforts consentis… Rallier Roche et la petite route qui longe le ruisseau de Probois… Trouver ensuite,   la « route nouvelle » qui s’adosse au cours du Vivézy… Entre vallée profonde et route à flanc de rocher, nous n’aurions pas pu souhaiter plus belle arrivée…

Montbrison, ses ruelles que nous traversons, depuis la porte aux Camélias…

Nous voici au terme des 385 kilomètres pour 8300 mètres de dénivelé, parcouru en 21heure de roulage et 32heures pauses comprises. Nous parvenons au terme de ce défi certainement un peu fou mais dont nous pouvons être fier… Relier en une fois les 22 cols à plus de 1000 mètres que comptent les Monts du Forez… Alors oui, certains diront que ce sont des montagnes à vaches. Et ils auront raison. Mais le parcours présente un dénivelé assez proche de celui du Tour du Mont Blanc pour une distance à peine plus grande… Ce n’est pas rien. Laurent me remet les stickers officiels de Finisher du Challenge, ainsi que l’une des deux plumes qu’il a ramassé au pied du Béal…Une belle plume, d’un rapace opérant sa mue… De loin, le plus beau des trophées…. Merci Laurent 😉 !

 

Avec le #ColsForeziensChallenge (#CFC), notre beau Massif du Forez a désormais un défi taillé à son image… Au même titre que peuvent l’avoir d’autres massifs autrement réputés… D’une certaine manière, c’est donc ici une injustice qui a été réparée… Alors, soyons nombreux à nous lancer…

Enfourchez vos montures… ! Et lancez vous…

Vous verrez, vous ne serez pas déçu … 😉 !!!

Liste des cols

A imprimer pour se faire un brevet… 😉

https://www.strava.com/clubs/colsforezienschallenge

Parcours

 

Descriptif :

GPX : #ColsForeziensChalenge(Defi)…
(Version courte, sans le col de la Charme :-/)
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Montbrison (42600)
Difficulté : Haute
Distance : 385km / D+ : 8300m
Durée : 20h57 / 32h au total
Sport : Cyclisme Route

 

2021
07.13

13 juillet 2021, Lachlan Morton, plus fort que le Tour….

Après 17 jours et 5 509 km, Lachlan Morton a rallié Paris mardi aux premières heures du jour. Le coureur pro d’EF Education-Nippo a bouclé le parcours du Tour de France en autonomie, sans l’assistance habituelle que forme la cohorte d’une course professionnelle.

Parti de Brest une heure après le peloton, samedi 26 juin, l’Australien avait en tête de rouler toutes les étapes du Tour de France, en y ajoutant les transferts entre les villes d’accueil. Il a ainsi croisé et recroisé puis précédé la caravane du Tour – il a assisté en spectateur au passage de ses collègues à Josselin, lors de la 3e étape.

Devant trouver par lui-même de quoi se sustenter, réparer (il a connu les avaries habituelles de tout cycliste au long cours) et dormir, le coureur était solitaire mais non sans soutien, suivi par une équipe de tournage documentant son périple et accompagné régulièrement par des cyclistes. Lachlan Morton emportait dans ses sacoches – à l’image des adeptes de bikepacking – de quoi rouler en autonomie.

Avant de rejoindre Chatou et le départ de la dernière étape hier – alors que le peloton est encore dans les Pyrénées – Lachlan Morton (29 ans) avait roulé la longue transition entre la Gironde et l’Ile-de-France, près de 500 km, sous la pluie. Au total, l’Australien a parcouru 327 km par jour en moyenne.

Une manière de rouler le Tour de France renouant avec le très ancien principe opérant lors des grands Tours cyclistes du début du XXe siècle – et perpétué à nouveau ces dernières années avec des épreuves à la mode comme la TransAm et le Tour Divide aux États-Unis, ou la Transcontinental Race en Europe, pour les plus connues.

2021
07.13

13 juillet 2021, Patrick Konrad, le plus fort…

13 juillet 2021, Étape 16 – (Pas de la Case / Saint Gaudens) : Patrick Konrad (Bora-Hansgrohe) était souvent placé mais rarement victorieux, jusqu’à ce mardi 13 juillet, où il s’est imposé lors de la 16e étape du Tour de France 2021. Présent dans une échappée de trois coureurs, Konrad, maillot de champion d’Autriche sur le dos, a placé une attaque décisive dans la montée du Portet-d’Aspet (5,4 km à 7,1%) pour distancer ses camarades de course.

2021
07.10

#BikeAndTroc Festival 2021, avec Céline…


Résumé


Fiche

Descriptif :

GPX : #BikeAndTrocFestival-2021
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Chalmazel (42920)
Difficulté : Moyenne
Distance : 78 km / D+ :  1930m
Durée : 6 heures 53
Sport : Cyclisme VTT

 

2021
07.04

Les Copains d’Ambert 2021 – Objectif Puy-de-Dôme ⛰️☔


Résumé


Ces 2, 3 et 4juillet a eu lieu la belle randonnée des Copains… Confirmée quelques jours seulement avant la date, on peut dire que le suspense aura été préservé jusqu’au bout… Nous, impatient, qui faisions tourner en boucle le trailer des Copains, impatient par ses temps de vaches maigres. Pouvoir retrouver ses copains. Pouvoir retrouver les Copains. Raccrocher un dossard et retrouver le plaisir enfantin d’une longue chevauchée cycliste….

Et puis cette édition 2021 nous avait réservé un cadeau. Le privilège de pouvoir escalader l’impressionnant Puy-de-Dôme. Vaisseau amiral de la chaîne des volcans d’Auvergne mais aussi cadre d’une étape légendaire entre deux héros de la Grande Histoire du Tour… Tour de passe-passe. Nous sommes en 2021, et c’est en ce moment même Mathieu-Van-Der-Poel, qui  porte le maillot que son grand-père n’aura jamais porté… (l’histoire à ré-écouter ici)

Anquetil et Poulidor au coude à coude, Tour de France 1964. « S’il n’y avait pas eu cette fameuse photo, il n’y aurait pas eu de légende. » – Raphaël Géminiani

« Nous sommes le 11 juillet 1975. Eddy Merckx a gagné cinq tours de France et il possède le maillot jaune. On pense qu’il va gagner son cinquième tour de France ce qui n’a jamais été réalisé. L’étape du puy de Dôme se présente. Bernard Thévenet et Lucien Van Impe sont échappés dans l’ascension du puy auvergnat. Eddy Merckx défend son maillot jaune. Or, il est fatigué mais avec le Belge, cela ne se voit pas toujours parce qu’il a cette volonté et cette hargne dignes de son surnom : le cannibale. À 150 mètres de la ligne d’arrivée, il s’effondre. Sur le coup, c’est l’incompréhension mais on comprendra un peu plus tard qu’il a pris un coup de poing très dur de la part d’un spectateur. Eddy Merckx remonte sur sa machine. Il est très fatigué au sommet du puy de Dôme. Il ne perd pas beaucoup de temps dans cette histoire mais on pense que cela aura des conséquences sur la suite de sa course. Il perdra le tour de France. C’est Bernard Thévenet qui s’imposera cette année-là. »

Eddy Merckx, sur la ligne d’arrivée au sommet du puy de Dôme.

Plus d’histoire sur le Dico du Tour

 

Mais fermons  cette rubrique « Légendes du Tour » pour nous concentrer sur ce qui devrait nous occuper aujourd’hui. Une belle étape entre  Ambert et Pontgibaud, traversant le parc régional du Livradois-Forez et celui des volcans d’Auvergne. Avec en tête cet unique objectif. Nous préserver autant que possible. Pour ce monstre qui demain nous attends. Nous sommes deux, Julien et moi. Nicolas n’ayant pas pu venir. Victime d’un coup de moins bien au plus mauvais moment car je sais que lui aussi rêvait de ce parcours. Mais nous lui raconterons. Et il aura d’autres occasions 😉 …

Quel plaisir de raccrocher un dossard… J’essaie de me rappeler la dernière fois… Et je crois bien que c’était en septembre 2019… à l’occasion de la Transvolcanique… où Julien était également présent…

Sous la lumière délicatement filtrée des forêts livradoise filent, sans bruit, deux Look aux fils parfaitement aiguisés. Julien rentre juste de la G.O.L.D. dont le départ a été donné le 25 juin dernier sur les plages de Gold Beach, à Arromanches. 300km, et un parcours exigeant à travers la normandie…. Mais je vous laisse apprécier…

Julien a fini vers minuit, trempé, et parfaitement usé par ce raid exigeant alors forcément une semaine seulement après ça a laissé des traces… Mais je sais qu’il est costaud. Et il devrait pouvoir s’accrocher. Distraits, nous nous sommes un peu trompé, laissant la trace pour filer un peu plus au sud… Pourtant nous ne nous affolons pas. Nous savons comment récupérer la trace… Cette petite escapade nous à cependant mise un peu en retard… Et nous décidons de nous arrêter à Champagnac-le-Vieux… Une petite boulangerie, cachée au détour d’une rue… L’intérieur est un foutoire sans nom. Et les mouvements de l’homme derrière le comptoir ressemble un peu à ceux d’un paresseux… Un croissant, une part de flan… Pour la baguette, nous repasserons… Et pourtant. La devanture est jolie… Un décor marin fait de bric-et-de-broc, et qui résonne face aux vastes étendues de sapins qui nous entourent…

Il fait désormais très chaud, largement plus de 30°C,  et la chaleur semble affecter Julien de plus en plus. C’est peu de temps après avoir traversé l’A75 que nous atteingnions Saint Gervazy, à l’heure où le traiteur commence à rembaler les réchauds… Il est 14 heures. Et d’après la feuille d’émargement nous ne sommes pas loin d’être les derniers… Au pied du château, des chapitaux sont dressés. Avec des tableset des bancs en bois. Des bénévoles portent eux le grand sourire imprimé sur leur T-Shirt. Et nous offre un superbe repas. Lentilles du Puy (normal, nous sommes en Haute-Loire), riz et son poisson, une drosse part de fromage et une tartelette aux abricots. Cela fait du bien par où ça passe comme on dit… Julien a bon appétit. C’est un bon signe. Et je croise les doigts pour que ce généreux encas le remette dans le sens de la marche….

Nous remercions nos hôtes et repartons… Se frayant un passage à travers les burons nombreux en cette région… La campagne, couverte des blés dorés, est magnifique….

Déflorant le vent, Saint Vincent. On est pas nihiliste, c’est la rue qui dit tout ça.
Le prochain sur la liste, c’est toi tu me raconteras….

Malheureusement les kilomètres passent de moins en moins vite. Et la sortie, pour Julien, est en train de virer au calvaire… Et s’i lne veut pas le reconnaitre, et s’acharne, il sait bien au fond de lui qu’il n’a pas encore récupéré des Gravel Of Legend… Nous avons fait 150km et assis depuis de longues minutes sur une pierre de lave crevant la végétation, je l’attend… Téléphone à la main, consultant les liaisons possibles pour rejoindre Ambert… Si cela avait été l’Aventure d’un jour, nous serions arrivés à la nuit. Mais nous serions arrivés. Mais là, deux journées difficiles nous attendent. Et les prévisions météo sont de plus en plus exécrables… Il faut bien se rendre à l’évidence… Julien m’a rejoins, et nous discutons… Nous allons rejoindre Olloix, et nous appelerons le PC de course pour leur faire part de la situation… L’organisation ne pouvant dépêcher personnes, le secours viendra du coté de la famille. Pour Julien, l’Aventure s’arrête là. Et il est très déçu. Il ne faut pas. Faire 150km comme nous venons de les faire une petite semaine après avoir réalisé un défi comme i ll’a fait relève déjà de l’exploit… Et pour lui aussi. D’autres occasions il y aura…

Il est 18heures et il me faut filer sans plus attendre… Il me reste 45km a avaler le plus vite possible, inquiet que je suis de trouver une cantine fermée à mon arrivée au gîte… Après le faux rythme j’appuie autant que je peux, sur ces routes que j’ai si souvent parcouru en 2012… mon année Clermontoise… Les derniers mètres du col de Moreno ne se sont pas érodés… Mais la route qui contourne Ceyssat est elle toujours aussi agréable… J’arrive enfin au centre des Volcans (c’est le nom du Gîte)… Il est 20h30 et presque tout le monde a fini de manger… Tous ou presque. 2 vieux bretons viennent d’arriver. Nous parlerons Paris-Brest… Le jeune « stagiaire » qui s’occupe de nos sacs durant l’aventure… Un boulot de forcat. 400 sacs de cyclistes, de 10kg chacuns, à charger et décharger… 3 jours de suite… Et oui. cela fait 24 tonnes Monsieur… ! En face de lui, un autre jeune, moins bavard et qui s’occupera demain de chronométrer notre montée du Puy-de-Dôme… Le repas agréable. Puis je rejoins les dortoires. Pour une nuit agitée…

 

 

Samedi 03 juillet. Nous y voilà. L’étape pour laquelle nous sommes nombreux à avoir fait le déplacement… Celle du Puy-de-Dôme. De l’Objectif Puy-de-Dôme… Entre bol de lait et Céréales le super volcan est sur toutes les lèvres…  Et pourtant. Ce n’est pas de lui que nous devrions nous inquiéter. Mais bien de la pluie qui dehors commence à tomber…

Nous voici au pied. Il pleut un eu. La route en serpentin bordée sur le côté droit par le rail du Panoramique des Dôme n’est pas très large et la pente régulière pendant quatre bons kilomètres, si ce n’est le mur d’arrivée et ses vertigineux 17% de moyenne. Il me faudra pas moins de 33 minutes pour arrivé en haut. En 34×28. Peut-être aurais-je du prendre une ou deux dents de plus… 😉 La première rampe est terrible. Ne pas s’affoler, prendre le temps de se mettre dans le rythme… Et puis aux environs du croisement avec le chemin des Muletiers, le paysage s’ouvre d’un coup. J’en prenderai là, et comme bien d’autres cyclistes, pleins les yeux. Le panorama sur la châine des puys en contrebas est splendide. Certains mettent d’ailleurs pied à terre pour figer l’instant. Je ne m’arrêterai pas. Craignant sûrement de ne pouvoir repartir…

#ObjectifPuyDeDôme est d’ores-et-déjà réussi… Avec sur les épaules un beau maillot pour le souvenir… La suite ne sera qu’un bonus. Mais un bonus bien arrosé…

Au sommet, un coureur explique : « Le puy de Dôme c’est mythique ». Un autre ajoute : « J’en parlais hier avec mon père et il me disait qu’il venait voir Eddy Merckx monter le puy de Dôme quand il était gamin. Aujourd’hui c’est nous et c’est cool ». Un coureur précise : « C’est terrible mais ça ne fait heureusement que 4 km donc il faut prendre son mal en patience pendant 4 km et ne pas chercher à aller trop vite. Il faut réussir à trouver son rythme »….

Par mesure de sécurité, il est interdit de redescendre tant que tout le monde n’est pas arrivé… L’attente sera longue. Car ce n’est plus une petite pluie mais un déluge qui s’abat désormais sur nous… Des conditions d’antologie, ah ça oui. Et une bonne chose finalement. Car ce Puy-de-Dôme là, nous nous en souviendrons…

L’heure de la descente est enfin arrivée. Elle se fera en deux groupes, à l’allure régulée par les voitures de l’organisation. Les patins grattent, les plaquettes crissent… Au pied du Géant mes mains sont complètement ankylosées sur les freins et je peine à les déplier… La pluie n’a pas cessée, mais je suis malgré tout heureux. Heureux et satisfait de l’avoir fait.

La pluie ne cessera plus et l’appareil photo restera tristement confiné au fond du sac à dos… Un peu dommage car le parcours de cette journée était pourtant joli. Toujours de belles routes, longeant quelque fois des rivières, traversant d’épaisses forêts ainsi que quelques villages isolés. Sur la routes je rencontre Julien, avec qui nous avions fait le retour de la Stevenson l’an dernier mais aussi Christophe et Stéphane. Tous trois sont inscrits sur la formule Raid. Une nouvelle formule crée au dernier moment et réservé à seulement 30 participants… Partis d’Ambert hier à 18heures et ayant roulés toutes la nuit. 160km, à peine quelques heures de repos en bivouac et déjà repartis pour une montée du Puy-de-Dôme et un retour à Ambert arrosé… Un grand bravo à tout ces braves… !

Il est 15heures 30 lorsque j’arrive à Fournols pour la première fois. Trop tôt pour rejoindre l’hébergement d’autant que la pluie a enfin cessé. Et puis Nicolas m’a parlé d’un petit col, celui de Toutée qui n’est pas très loin du parcours… C’est donc parti pour une petite extension ajoutée au parcours prévu. Une extension bien sympatique qui me permet, à l’inverse  d’autres participants, d’arriver bien après mon sac au centre Azureva, village vacances où nous passerons la nuit.

 Cette fois-ci il n’y a aura pas de seconde boucle, je m’arrête au village vacances au terme de 160km et 3600m de D+, une étape dense et le Puy-de-Dôme n’y est certainement pas pour rien. Comme hier je suis le dernier (si on ne compte pas les abandons) mais ce n’est pas bien grave. J’ai malgré la pluie passé une bonne journée, et le confort affiché des chambres est une bonne surprise… D’autant qu’il est tôt et que je vais pouvoir prendre mon temps pour procéder à l’entretien du bonhomme, puis de la machine. Et finalement, c’est bien celle-ci qui en avait bien le plus besoin… 😉

Une bonne adresse à noter… https://www.azureva-vacances.com/fr/residence/fournols-d-auvergne-residence

Mais voilà que les participants s’agitent… Que se passe-t’il ? Bien sûr ! Voici venu l’heure de la soupe… ! Le repas est super. Un buffet plein de choix et à volonté, un plat constitué d’une tomate farcie, d’un coquelet aux raisins, ses pates, et ses légumes du soleil (là les Copains se moquent un peu de nous… !), fromage (pour Christian, j’ai pris soin de noter les noms : Montagnou, Fournols et Fourme d’Ambert… ! Tous bons ! )… Copieux tout ça. Si on laisse la petite coupelle de fruits au sirop qui terminera parfaitement ce repas… Voici pour le menu. Pour la compagnie, excellente aussi. Deux gars et une nana de Bourges me rejoignent à table…Nous avons l’amour du vélo en comun et le feeling passe bien… Le gars à la casquette Roubaix (son fils lui l’a offert) me parle de sa passion de la piste… Car oui. Bourges à une piste. Celle du Vélodrome du Creps, un bel anneau couvert… et en bois… fait avec de vrais arbres… ! En plus, des initiations sont possibles, avec prêt du matériel et tout et tout. Il suffit de savoir faire du vélo… et de ne pas chercher les freins… ! La nana embraye sur la Corse. Là c’est de l’Exploré Corsica qu’il s’agit. Une cyclo organisée par ASO où vous êtes choyé comme un(e) pendant toute la durée de l’épreuve… Et des paysages… Mamamia, à les écouter, on s’y croirait… Bref, c’est la magie de ces randos vélos. On croise du monde, et pour peu que l’on ne se prenne pas trop au sérieux, on fait de belles rencontres, et on apprend des choses… Un repas vraiment très agréables…

Dimanche 04 juillet. Dernier jour de la rando des Copains… Et au réveil, une brume qui ne laisse aucun doute à K-Way Jaune, mon meilleur ami… Quel dommage. Moi qui avait pourtant fouiller les fonds de penderie pour en tirer mes plus beau maillots… Un coup d’oeil sur la liste des checkpoints. Une étape où les villes et villages ont laissés place au nom des plus fameux cols de la région… Loge, Traverse, Baracuchet, Supeyres, Chansert, Béal. Tous à plus de 1000 mètres. Que de vrais cols qui se méritent. Surtout des jours comme aujourd’hui.

J’aurais aussi bien pu m’octroyer une grasse-matinée, pourtant il n’est que 7heures et demi lorsque je prend la route, non sans avoir déjeuner copieusement et salué comme il se doit mes camarades Berruyers comme il se doit… Oui. Les habitants de Bourges sont les Berruyers, pas les Bourgeois… 😉 ! Et dehors. Il pleut. Non mais, quelle surprise !!! Iras-tu chercher le plaisir du randonneur ? Flâner ? Faire quelques photos ? Non. Aujourd’hui comme hier, le coté sportif reprendra le dessus. La météo étant juste pourrie comme il faut pour rajouter une petite once de difficultée aux cols qui se présenteront… Et puis n’oublions pas. Cette gapette, roulée au fond du sac. Ce challenge. Sur lequel Lolo veille… Aujourd’hui est une belle opportunité. De faire une pierre deux coup. Réalliser l’intégralité des Copains par la variante plus longue que la variante la plus longue… Tout en cochant Traverse et Baracuchet qui me manquent encore dans la Quête du Cols Foréziens Challenge.

Grandval, la Chapelle d’Agnon, descente d’Olliergues… Je discute avec un cyclocampiste qui nous viens de la région d’Auxerre…Auxerre, le Jura, Lyon, Ambert et les Copains. Déjà 1200 kilomètres qu’il roule, le barda sur le vélo. Comme ça, sans hébergements, ni points de chute. Il avise. Minute après minute. Heure après heure. Jour après jour. Lui a compris que demain c’est loin. Alors il en profite. La côte va commencer, et je laisse ce compagnon d’un instant se délester de quelques vêtements… Car, et fort heureusement, il ne fait pas froid. Voici le col de la Loge qui commence presque depuis Olliergues. Un beau col pour commencer. Doux, et régulier… La Chamba. La pluie redouble d’intensité… Et le ciel sombre, tombe sur les sapins. Au sommet. Le restaurant des ogresses où nous nous sommes arrêtés lors du raid VTT du Tour des Sentiers de mon Enfance… Nous y avions mangé une glace… Je rêve plutôt d’une soupe…

Col de la Loge [FR-42-1253], le 04/07/2021, 10h15… ✔️

Ne pas fléchir, car c’est maintenant que tout se joue. Car si je décide de basculer sur le versant Loire, il n’y aura plus de choix. Plus d’abris. Il me faudra contourner la grosse montagne pour la franchir à nouveau par le Baracuchet. La météo est exécrable. Mais le challenge du #CFC est plus fort… Gapette sur la tête, j’ajuste la visière au ras des yeux… Me voici lugeant en direction de la Croix Ladret, puis de Chalmazel… Voici la bifurcation qui permet de couper en rentrant directement par le Béal… Baaaamm !!!! Un éclair zèbre le ciel pourtant opaque comme la nuit… Et le grondement, vibrant, retentit… Le flottement passé, je vire par le chemin le plus long. Car remonter trop vite là haut serait du suicide…

Mais cela s’aggrave encore. A l’approche de Sauvain les gouttes font un litre et tombent avec une force qui transperse immédiatement les jambières… Je sens aussi cette eau qui s’infiltre sous mon k-Way… et ruisselle en torrent sur le bec de ma casquette… Finalement. Julien et Nicolas ont bien joués leurs coups… !

Au col de la Traverse, le plus gros semble être passé… Mais aucun panneau n’a encore été planté… Mais comme Laurent nous laisse l’initiative, je pense à la carte que l’organisation nous a donné.  Et Hop. Une photo. Et la Traverse est cochée…!

Col de la Traverse [FR-42-1058], le 04/07/2021, 11h21… ✔️

Le prochain sera Baracuchet. Un beau col que nous avions franchi lors de la « Trilogie du Forez » mais que j’avais promis à Laurent de refaire comme il faut. On ne peut pas dire que cela soit un gros sacrifice tellement le versant Lérigneux est plaisant. D’autant que le temps semble se découvrir. En tout cas. Il ne pleut plus.

« Tu doutes ? Bien sûr. Toujours. Car c’est ce qui permet d’avancer… » Col de Baracuchet [FR-42-1256], le 04/07/2021, 12h14… ✔️

  Du classique. Du classique. J’ai l’impression de refaire la Trilogie à l’envers… C’était il y a deux semaines à peine. Mais comment s’en lasser… C’est tellement Supeyres… 😛

Col des Supeyres [FR-63-1365]

La descente des Supeyres est belle mais pas d’affolement. Avec les grosses pluie de tout à l’heure la chaussée est à de nombreux endroits gravillonés et ce n’est pas le moment d’aller au tapis… Ca n’est jamais le moment d’ailleurs… Valcivières, ou une dame surprise par mon arrivée silencieuse s’accroche au bras de son mari… Pardon, bredouille-je… La jonction avec Job est par temps sec un beau moment de vélo. Avec cette succession de virage virevoltant… Oui. Par temps sec… A job. C’est la fiesta… Encore un matin, un matin pour… la sono hurle goldman sur les pierres de l’église et de la mairie… Partout, des banderolles et des ballons des Copains. Partout des jeunes, leurs parents et peut-être qui sait leurs grand-parents… Le village vit autour des coureurs et l’humeur est festive… Je m’attarde un peu, je ne doute définitivement plus…

Le col du Chansert est le petit caprice de la journée. Un peu à l’écart des autres, cette petite route semble à première vue bien inutile puisqu’elle ne dessert aucun village, aucune station… Et pourtant, ce col est bien l’un de mes préférés du Haut-Forez… Une route que son apparente inutilité préserve de la circulation. Par ce versant là, un bel enrobé et une pente régulière qui de Job vous élève doucement vers 1240m d’altitude… Une montée pas totalement solitaire puisque le camion de l’organisation joue à cache-cache avec moi. Eux débalisent… Et moi feint d’ignorer cette belle remorque qu’ils tractent derrière eux… La pluie fine qui accopagne les premiers kilomètres laisse à l’approche du sommet place à un grand ciel bleu… Je m’y arrête quelques minutes pour la photo Challenge… Tu doutes ? Voilà qui fait rire un participant qui s’arrêtera pour me demander la raison de cette interrogation… Quelques explications plus tard, ensemble nous descenderons… Lui rentre directement sur Ambert. Mais le Béal n’attend pas…

Col du Chansert [FR-63-1236], sous le Soleil après la pluie…

Le voilà. Le grand Béal et le dernier col de cette journée qui partie de loin se déroule vraiment mieux en mieux. Saint Pierre-la-Bourlhonne. S’arrêter pour retirer K-Way et jambières, pour la toute première fois de la journée… J’apprécie toujoujours particulièrement cette montée qui sillonne entre les Sapins. Ici et là. Quelques coupes de bois ouvre sur un panorama où l’on aperçoit la station militaire hertzienne de Pierre-sur-Haute… La dernière ligne droite, à près de 8% de moyenne est la plus difficile… Mais punnaise, cela vaut tellement le coup… Au sommet, le ravito a presque terminé de ranger mais ne me laissera pas sans rien. Des madeleines… Une pêche jaune et juteuse… Un peu de coca… La photo au col du Béal déjà validé et aussi de la ligne du Col de la Chamboite… Raté. Comme me le fera remarqué Laurent, pour celui-ci, il y avait bien une borne…. Il faudra donc remonter… 😉

Col du Béal [FR-63-1390]….

Col de la Chamboite [FR-42-1486]

La descente sur le Brugeron a été rendue dangereuse par l’orage et les fortes pluies… Descendre prudemment. Et profiter de ces derniers lacets en direction de Bertignat pour organiser dans sa tête les meilleurs souvenirs de cette édition 2020 des Copains qui se sera fait attendre. Mais qui ne nous aura pas déçu… A Ambert. Mes amis Berruyers, sourire aux lèvres et demi fourme sous le bras… Cette fourme, l’organisation a décidé de nous l’offrir pour se faire pardonner le petit couac sur les bagages au deuxième jour… C’est très très très gentils de leur part mais sachez, amis Copains, que mise à part les cons, nous ne vous en voulions pas… Nous savons que de ce couac vous n’y étiez pour rien… Nous savons aussi que tout était absoluement parfait… Que nous nous sommes bien un peu mouillé, mais que nous nous sommes aussi régalés… Longue vie au Copains, et à l’an prochain, en formule rando ou bien en Raid, qui sait !!!

Parce qu’il y aura toujours une place, dans le train des Copains…

La Montagne

Cyclisme

Cyclo Les Copains-Cyfac : la montée du puy de Dôme en images

Samedi 3 juillet, 400 cyclistes venus de toute la France se sont lancés à l’assaut du plus célèbre des volcans d’Auvergne. Retour en images sur la montée du puy de Dôme organisée, de bon matin, dans le cadre des randonnées proposées par la cyclosportive ambertoise Les Copains-Cyfac et effectuée hélas sous la pluie.

Ils ont été 400 à se mesurer aux pentes abruptes du puy de Dôme, samedi 3 juillet, grâce aux organisateurs de la Cyclo Les Copains-Cyfac. Retour en images sur cette montée « historique » parce qu’exceptionnelle.

Photos Renaud Baldassin et Franck Boileau

#CFC – Liste des cols

A imprimer pour se faire un brevet… 😉

–   Col de la Charme [FR-42-1120], le 23/05/2021, 16h15… ✔️
–   Col de la Chamboite [FR-42-1486], le 19/06/2021, 14h58… ✔️
–   Col du Pas de la Croix [FR-42-1396], le 19/06/2021, 15h30… ✔️
–   Col du Béal [FR-63-1390], le 26/06/2021, 10h52… ✔️
–   Col du Chansert [FR-63-1236], le 26/06/2021, 12h00… ✔️
–   Col des Supeyres [FR-63-1365], le 26/06/2021, 14h07… ✔️
–   Col de la Loge [FR-42-1253], le 04/07/2021, 10h15… ✔️
–   Col de la Traverse [FR-42-1058], le 04/07/2021, 11h21… ✔️
–   Col de Baracuchet [FR-42-1256], le 04/07/2021, 12h14… ✔️
– …

https://www.strava.com/clubs/colsforezienschallenge

Parcours

 

Descriptif :

GPX : #ObjectifPuyDeDôme…J1J2J3
Région : Auvergne
Dépt : Puy-de-Dôme
Départ : Ambert (63600)
Difficulté : Moyenne
Distance : 197km / 161km / 187km
D+ : 3151m / 3596m / 3638m
Durée : 9h45 / 8h48 / 9h19
Sport : Cyclisme Route

2021
06.26

#ColsForeziensChallenge – « La Trilogie du Forez »… ⛰️


Résumé

A la Squadra, au sommet des Supeyres… le regroupement s’opère….

Suite du « Cols Foreziens Challenge » à l’occasion de la « Trilogie du Forez », une trace probablement appelée à devenir l’une des classiques de la Squadra. 3 beaux cols, si l’on évince le Baracuchet quand même un peu trop facile de ce côté-ci.  Entre chaque col, de belles liaisons traçées par le maître des lieux. Et 16 Squadra, affûtés comme des oiseaux, qui chantèrent et virvoltèrent au dessus des cîmes… 😉

 

Liste des cols

A imprimer pour se faire un brevet… 😉

–   Col de la Charme [FR-42-1120], le 23/05/2021, 16h15… ✔️
–   Col de la Chamboite [FR-42-1486], le 19/06/2021, 14h58… ✔️
–   Col du Pas de la Croix [FR-42-1396], le 19/06/2021, 15h30… ✔️
–   Col du Béal [FR-63-1390], le 26/06/2021, 10h52… ✔️
–   Col du Chansert [FR-63-1236], le 26/06/2021, 12h00… ✔️
–   Col des Supeyres [FR-63-1365], le 26/06/2021, 14h07… ✔️
– …

 

https://www.strava.com/clubs/colsforezienschallenge

Parcours

Descriptif :

GPX : #LaTrilogieDuForez…
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Feurs (42110)
Difficulté : Moyenne
Distance : 160km / D+ : 2666m
Durée : 7 heures 42
Sport : Cyclisme Route

 

2021
06.20

#TDSDME… enfin ce que l’on a pu ;-) Merci William !


Résumé

Le Tour des Sentiers de mon Enfance… Ce ne sont pas ceux de mon enfance, mais ceux de William, membre émérite de la Confrérie du Solstice… Après un Tour des Brasseries uniquement routier, un Tour des Arbres où quelques secteurs Gravels avaient fait leur apparition, voici cette année un parcours purement VTT… Avec comme défi supplémentaire celui de devoir charger nos montures puisque, étant donné la distance, il nous sera obligatoire de bivouaquer… Une première pour moi en VTT… Je n’ai pas de sacoche de cintre, mais, un sac et aussi quelques sangles… Quelques essais plus loin, le package est prêt. Mi-airbag, mi-oreiller… 😉

Voici le grand jour. Nous nous sommes donnés rendez-vous à Montbrison… Laurent, Fred et Florent aussi ont répondu présent. William, Guillaume et quelques autres sont partis la veille de Bully… Et devraient probablement nous rattraper… Florent a affiché bien haut nos couleurs… Celles des randonneurs Foreziens bien sûr…

Si des orages sont annoncés pour le weekend, l’atmosphère est pour l’heure assez… suffocante… Alors nous ne refusons aucunes pauses, surtout si l’ombre y est agréable… Et notre petite cohorte avance… Mais tout de même pas aussi vite que prévu…. !

Ce matin partis du pied de la montagne, nous montons, montons, et ne faisons que grimper… La pente, très raide dans sa première partie, s’est heureusement faite plus douce à mesure que nous approchions des Hautes-Chaumes… Perte d’un bout du packetage dans cette courte descente, nous franchisson le Col de la Traverse que nous cocherons dans un mois à l’occasion du #CFC mais cela nous ne le savons pas encore… D’ue belle piste forestière sous nos roues nous nous régalions… Puis nous avons déboucher, sourire aux lèvres, sur la belle route menant à l’auberge des Garniers… Nous n’en demandions pas plus. Et pourtant. Nous savions. Que le meilleur serait à venir… !

L’Auberge des Garnier est une adresse connue dans la région… Nous l’avons atteint, mais celà n’était pour nous qu’une étape. Impatients que nous étions, que j’étais, de découvrir, ces GR des Hautes-Chaumes dont nous avons si souvent entendu parler… Et tandis que Florent se battait, contre un dérailleur bien récalcitrant, Laurent lui discutait, avec un randonneur pur et dur… Celui-ci parlait d’une Auberge, l’auberge de la Morte, où nous pourrions passer la nuit… Celà n’était pas notre route. Mais nous avons quand même noter l’adresse…

Les Hautes Chaumes… Ce vaste plateau s’étalait sous nos yeux. Suivant la saison, à mi chemin entre les Landes Irlandaise et les Steppes Mongoles. Un petit paradis sur terre… Qui mérite bien de rester méconnu. Mon petit secret… à vous… un peu dévoilé … 😉

Laurent, Fred ont tracé… Florent leur emboite le pas… Tandis que je peine de plus en plus à les suivre… Mon chargement pèse une tonne et me leste… Mes yeux eux sont ancrés… Dans ce rêve de plus en plus voilé…. Météo-France nous l’avait annoncé, des orages sont attendus en fin de journée… Et déjà je perçois, cette onde annonciatrice flotter dans l’air… Devant, cette antenne, ce repère qui sur le Forez tout entier, veille…

Nous y voilà. Au terme d’une matinée et d’un après-midi d’efforts, au sommet du parcours. Le relais militaire de Pierre-sur-Haute, le point culminant de notre parcours… Nous allons enfin cesser de grimper, pour nous diriger vers ce que certains appelent, « les bois noirs », une contrée sauvage, et assez méconnu du département. L’Aventure continue… !

Bon, là, j’y passe assez souvent pour que vous ayez pu le reconnaitre… Le Béal, comptant pour le challenge du #CFC… En léger contrebas, un parking où un camping-car est garé… Voici la femme, la fille et les beaux-parents de William qui nous attendent pour nous ravitailler… A la télé, un match mais j’ai l’esprit un peu trop embrumé pour vous dire qui jouait… Le plus important était ces gens, ce bébé qui jouait. Ce petit ravitaillement improvisé et leur leur gentillesse nous a reboosté… Merci. Merci !

Noirétable, la fin de journée et la pluie ne nous a toujours pas rattrapée… Il est presque 19heures, nous décidons de nous arrêter pour acheter de quoi manger… La nuit approche, et cette occasion sera probablement  la dernière…

Un détail accroche mon attention… Une idée en moi vient de germer…

Ces deniers kilomètres ont été particulièrement stressant… Traverant les forêts épaisses des bois noirs, nous sentions l’orage sur nos talons… D’autre fois, celui-ci se dressait, devant nous, mais la trace proposée par William, au dernier moment l’esquivait… Pourtant, nous n’étions pas naïfs. Cette chance, tôt ou tard nous abandonnerait et nous abandonnerait à la folie des prévisions… Alors lorsque, Chabreloche arriva, il nous a bien fallu trancher… Florent était décidé à tenter le tout pour le tout… Continuer pour vivre cette nuit qui s’annonçait dantesque… Laurent, en père de famille, était plus mesuré. Quand à moi, je ne le sentais pas du tout… Baste la pluie, mais les prévisions allaient de foudre à grêle… Finalement, la décision fut prise. Trouver un abris pour pouvoir, si les conditions l’éxigeaient, s’y replier. Voir un peu comment les choses évolueraient, et qui sait, repartir. Pour l’abri, nous l’avons trouver. Un hangar à taxis, le sol y était un peu rugueux mais avec le matelas et le duvet cela devrait pouvoir passer… De notre sagesse nous avons été récompensé. L’orage éclata… Et avec lui les trombes d’eau… Nous étions mal assis, mais nous étions au sec… Mais pour combien de temps encore ? Les éclairs zébraient le ciel, le tonnerre assourdissant… Nous pensions à nos camarades… Où étaient-ils ? Avaient-ils trouvés de quoi s’abriter ? Finalement, nous les vîmes passer. Il faisait nuit, et il pleuvait toujours. Nos compagnons, enmenés par William se dirigeaient tout droit vers une grande maison. Un ami de William. Et nous les y rejoindrons…

Incomplètement reposés par cette nuit de bivouac dans un grenier, nous étions repartis avec l’agréable surprise que le ciel avait consenti. Balayée la furie de la veille, le ciel était totalement dégagé… Toute la troupe était là. En bonne santé. Heureuse de poursuivre ce chemin que William nous avait tracé… Un chemin ravagé, raide, et de pierres amoncelées… Et tandis que je poussait, je remerciais secrètement le ciel et la lucidité dont nous avions fait preuve… Certes, nous aurions pu continuer. Mais cela se serait très sûrement terminé en carnage…

Florent, dans ses oeuvres… Mon compagnon de clôture…. #TBL, #TourDesArbres, quand la meute a fini par s’échapper, à deux terminons… Un camarade de galère que j’aurais bien du plaisir à retrouver. Pour de futurs aventures… !

La troupe, au sommet du Puy de Montoncel …… Il est temps de donner quelques nouvelles, de rassurer ses proches…. L’instant est solennel…

La croix ici se fond parfaitement dans le paysage…Si nous avions continuer hier, c’est ici que nous aurions dormis. Le milieu du parcours. Bientôt nous quitterons les hauteurs pour dans la plaine redescendre…Nous savions devoir couper et nous étions un peu déçu. Le parcours jusqu’ici vendait du rêve, et nous aurions bien voulu voir la Tour… Mais trop de retard avait été pris… Et les nouvelles de météo-France n’étaient pas du tout bonnes…

Saint Priest-la-Prugne… Voilà. C’est sur cette belle image que nous dirons au-revoir au groupe. Parti vendredi, eux filent sur Bully. Florent et moi irons à Montbrison, où les voitures nous attendent… Un retour fait d’improvisations, de grandes ondées, et de forêts presque tropicales… Bref. Une galère ultime. Du genre de celle que nous cherchons… Quand à Laurent, il doit déjà être chez lui, à cette heure-ci… 😉

Pour davantage de Ride au Solstice, voir aussi…

« La Fabuleuse Histoire du Tour des Brasseries de la Loire… »

« #LeTourDesA.R.B.R.E.S.RemarquablesDeHaute-Loire…« 

 


Parcours

TDSME, tel que William l’avait prévu… 250km tout de même !

 

 

GPX : #TDSME-TourDesSentiersDeMonEnfance-Court (Complet)
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Depart : Savigneux (42600)
Difficulté : Haute
Distance : 180km / D+ : 3800m (Complet : 245km)
Durée : 14 heures 36 sur 2 jours,
Sport : VTT