2022
12.31

Fin de l’An 2022 – Le Deux Millionièmes ⛰️🎉🌃 !

En 2022, l’aventure sera nocturne ou ne sera pas…. Ici, au cœur de la nuit, sur les cimes du Pilat. Avec le frangin et sa cuvée des Trolls… 😉

Et voilà, clap de fin sur une année 2022 qui n’aura pas fait émerger que de jolies choses… Certes. Coté vélo, ce fut un peu pareil. Une année en dents de scies, entre problème de genoux puis de cheville. Une saison sur la défensive, ce qui aura eu l’intérêt de renouveler sensiblement la pratique. Moins d’efforts longs, plus d’autonomie grâce au bivouac et à mes premières nuits passées à la belle étoile… Premier bivouac randonneur, avec le frangin. Plus long voyage cyclocampeur, jusqu’au sommet de l’Iseran. Premier « vrai » bikepacking à VTT. Première concentration sauvage aussi… Une approche encore plus libre du vélo et que je souhaite très vite pouvoir renouveler… De nouvelles possibilités, de nouvelles histoires cyclopédiques pour s’émerveiller…

Près de 187 500m en 2022 mais 2021 reste une année record avec 226 500m gravis ! Deux autres années à plus de 200 000, en 2017 puis 2020. Des années qui comptent, comme on dit ici…

2022, c’est aussi la réussite d’un objectif entrevu dès le début de la saison. Celui de franchir le deux millionièmes mètres de dénivelé positif depuis les débuts du MeDiaN@Tour. Une montagne faisant 2 000km de haut tout de même ! La tête, du guidon vers les étoiles !!! Définitivement.

Ce fut un siècle formidable, quelques malentendus seulement, des histoires, des histoires…

Enfin, un petit mot sur ce vélo qui m’a accompagné ces dix dernières années. Un Look 586, acheté d’occasion fin 2011 en prévision de la Marmotte-2012, et qui depuis a « presque » été de toutes les aventures : Tour du Mont Blanc, Cinglés et autres Fêlés, Paris-Roubaix, Nancy/SaintE, SaintE/Nice, SaintE/La Rochelle, #CFC, Paris-Brest-Paris. Ce modèle était à l’époque le même que celui de mon tuteur de projet de fin d’études, un rêve d’étudiant fauché 😅. Puis, au fil des  saisons, il est devenu mon passeur d’Histoire privilégié. Alors en 2023, année assumée de la sobriété (et de Paris-Brest…🥳), on prend soin des choses, et on les fait durer 😛 !

… Bonne année 2023 à toutes et tous,

que santé et force soient avec vous !!! …

2022
12.18

#Recolorer…

Une fin de saison, en roue libre, et les pieds au frais…

2022
11.20

#MieuxVautEnRire…😅

2022
11.13

Concentration MIUVACHAS 2022 (Chilkoot)


Résumé

Les plus grands « rallyes » ont toujours eu leurs parcours dits de « regroupement ». Quoi de plus normal donc pour le Rallye Vélocycliste CHILKOOT MIUVACHAS que d’avoir lui aussi -dès son édition des Pionniers- ses villes dites de « Départ » et ses parcours de regroupement / rassemblement associés.Pour sa première édition, le CHILKOOT MIUVACHAS compte donc 8 villes « officielles » de Départ :

LIMOGES (Gare SNCF) 100 KM
TOURS (Etape 84) – 260 KM
BOURGES (Gare SNCF) 180 KM
MONTLUÇON (Gare SNCF) 120 KM
CLERMONT-FERRAND (Gare SNCF) 100 KM
AMBERT (Mairie) 170 KM – Départ le 12/11 à 07H00
LANGOGNE (Gare SNCF) 240 KM – Départ le 11/11 à 10H30
SOUILLAC (La Bicicleta Ravito) 130 KM – Départ le 12/11 à 08H00

Bien sûr, vous pouvez aussi partir de chez vous ou d’une autre ville / gare et à minima, prévoyez les 100 derniers kilomètres à vélo, de l’éclairage, un casque, des vêtements chauds, une tente ou un bivvy, un sac de couchage (chaud), une bière de chez vous à offrir à un autre bikepacker et quelques billets ou une carte de crédit pour l’apéritif, le dîner et vos consommations à l’Auberge du Plateau. Pour le bivouac à l’Aire Naturelle de Camping de la Croix de la Mission, c’est la commune / Mairie de Saint-Setiers qui offre les emplacements. On la remercie !

1er RALLYE VÉLOCYCLISTE
CHILKOOT MIUVACHAS 2022
Samedi 12 novembre 2022
19290 SAINT-SETIERS
https://www.chilkoothouse.com/les-camps

 

Mairie d’Ambert, il est 7h…

12 novembre 2022, Laurent Guillaume et moi nous sommes donnés rendez-vous sous les arches distinctives de la mairie d’Ambert, pour un départ à 7heures du matin. A cette époque de l’année, ce sera suffisamment matinale pour des premiers tours de roues en nocturne. Suffisamment tôt également pour avoir un peu froid. Car si les températures de la journée ne devraient pas être mauvaises, pour ne pas dire exceptionnellement clémentes, nous trouvons à ce moment une vallée de la Dore glaciale. 2°C au compteur, et une brume chargée d’humidité qui nous glace les pieds et le sang…

Heureusement le parcours est fait de telle manière que nous allons vite pouvoir nous réchauffer, avec dès le premier kilomètre, la longue montée vers le col des Fourches. Un col qui n’est pas sans me rappeler le départ des copains 2021. Un col ni dur ni facile, un col pas détestable ni très agréable. Une grande route indécise entre larges lignes droites et lacets. Un énorme pick-up avec à l’intérieur un conducteur probablement sans la moindre once d’intérêt nous klaxonne et nous serre dans le fossé. Nous qui discutions déjà à bâtons rompus des possibilités du nouveau monde, nous voici rattrapé par la réalité. Le vieux monde, que l’on espère pourtant voir bien vite disparaître s’accroche. Mais s’enfonce…

Voici le col des Fourches, qui du haut de ses 972m nous a permis d’échapper à la froideur d’Ambert pour gagner quelques degrés et nos premiers rayons. A ma montre, bientôt 8h. Nous arriverons bientôt à Saint Amant-Roche-Savine, où Romain nous attend, le quatrième larron de l’expédition.

Cette fois, nous sommes au complet, avançant d’une allure décidée vers le sommet de la Corrèze…

Le Livradois est un secteur particulièrement boisé où il fait bon rouler en bonne compagnie. D’allure joyeuse, nous traversons plusieurs clairières parsemées de franges mystérieuses. Un village, un clocher modeste mais construit pour durer. Nous voici déjà à Echandelys, et je me délecte à l’avance de faire découvrir à mes amis la descente aux virages qui s’enroulent si doux jusqu’à Saint-Quentin-sur-Sauxillanges. L’un des moments forts de la Campagne de Gergovie, pour ceux qui ont tout suivi… Cette descente qui longe l’Astrou était aujourd’hui glaciale. Pas un régal donc. Alors je me suis laissé glissé devant, et, du charbon chargeant les saccoches, sur ma dame d’acier, j’ai charbonné auant que j’ai pu…

Saint Quentin marque une rupture dans le paysage. La forêt a cessé d’un coup pour laisser place à de verts paturages. Tandis qu’au loin la route offre ici et là de superbes panoramas sur les cimes minérales du Sancy. Oui ! De petites montagnes diront les mauvaises langues. Mais des montagnes que le contraste avec les paysages alentours rend toujours impressionnantes. C’est par là que nous passerons…

Mais d’abord, nous allons devoir traverser Issoire, où nous prendrons quand même le temps de nous ravitailler dans une boulangerie, d’abord, puis à la terrasse d’un petit café. Partis tôt exprès, pour ne pas avoir à courir constamment, les pauses font parties intégrantes de cette histoire. Alors nous ne nous en priverons pas.

Laissant derrière nous Issoire et la plaine de la Limagne, nous roulons en direction du Massif qui d’ici semble suffisemment fort pour nous barrer la route. Raison de plus pour ne pas vouloir y arriver trop vite. Après Champeix, j’ai choisi pour le bien de mes camardes de fuir la D996, décidément beaucoup trop circulée. Nous rejoindrons plutôt Murol par Grandeyrolles et les hauteurs de Saint Nectaire. Alors quand la route prend à droite, il s’agit d’un morceau de bravoure et il n’est plus question pour moi d’accrocher les roues de mes compagnons qui irrémédiablement s’échappent. Ils m’attenderont bien un peu plus loin !? Mais quand même, pas sûr que partager la trace était une bonne idée…

Dans cette montée où les pourcentages dépassent parfois 10%, j’ai un peu retrouvé  le sentiment du ride lent qui m’a accompagné ce mois d’août … Se laisser bercer par la topologie du terrain. Lui laissé nous imposer sa loi. Rendre les armes. Ne pas combattre. Ce serait tellement futile. Du petit rythme qui était le mien, j’ai pu pleinement admirer le rapace posé sur le piquet planté à coups de masse. A ses yeux, étais-je la souris qui va à dos d’éléphant ? Je ne le saurais. Il a déployé ces ailes, lentement, et puis il s’est envolé. Mes camarades, eux, étaient devant, en pleine scéance dépoilage. Au clou thermique, jambières, et ramage des jours d’automne. En cette année 2022 où l’été ne semble plus vouloir finir, nous roulerons tout de court vêtu. Et peut-être, à nos risques et périls…

De la route des crêtes sur laquelle nous nous étions élevés, nous conptemplions l’Espace Auvergne. Un miracle. Chaque montagne, chaque arbre, chaque détail du décor ayant trouver la place qui lui sied le mieux. J’avais choisi cet effort pour que nous puissions éviter la départemental trop fréquentée. Je n’avais pas imaginer le cadeau que cela nous ménagerait. Une piste grise, plongeant sur les hauts de Saint Nectaire et donnant un oeil libre sur Murol et ses hautes murailles. Certaines images sont difficiles à photographier mais restent pourtant gravées. Celle-ci en fait partie.

Tandis que nous contournons Murol, la question du manger commence à se poser. Nous devrons bientôt escalader le Sancy, et le site touristique du Chambon-sur-Lac serait peut-être bien l’une de nos dernières possibilités… Après, il n’y aura plus rien. Pas avant Mont-Dore du moins… Sous ce grand ciel bleu, nous l’avions presque oublié. Mais à la mi-novembre, les commerces ayant pignons sur rives ont tôt fait de cloturer leurs affaires et fermer le chauffage. Faites le fond des poches, il n’y a plus rien ici… !

Le reflet parfait des montagnes dans les eaux du lac Chambon…

Rien, non pas tout à fait, car Romain et Laurent ont semble-t’il flairé la bonne à faire et remontent une rue en travaux. De grand signes, je ne vois pas bien d’où je suis mais je crois qu’ils ont trouvé. Oui, la boulangerie Morillat qui à cette heure est déjà dévalisée. Nous y trouverons malgré tout notre bonheur. Nous achetons les dernières baguettes, du jambon de pays et un Saint Nectaire, ça va de soi. Un Coca et un pavé myrtilles pour le sucré. Ne reste qu’à s’installer, sur les pierres confortables d’une fontaine chauffée par le Soleil. Discuter, au bruit de l’eau, des projets passés et futurs, d’alpinisme et de la conquête des sommets. De légendes aussi. Du Forez et du Forez »e ». La pause improvisée s’allonge…

Casse-croûte improvisé à Chambon-sur-Lac…

Le Sancy, versant Croix-Morand…

La pause a été bien négociée. Et si nous aurions aimé la faire durer encore un peu, nous savions les autres Chilkoot déjà en route. A l’heure de la digestion, sous nos yeux le meilleur morceau de la journée, celui qui seul justifie le risque d’une aventure en saison si tardive. Nous allons grimper la Croix Morand et cela aurait pu être un petit regret tellement j’étais persuadé d’avoir tracé le parcours par la Croix Saint Robert. Mais non, je me suis trompé et nos GPS sont en ligne et formels. C’est bien la Croix Morand qu’il nous faud franchir. D’abord encaissée, la route se dégage progressivement pour offrir un spectacle de lumières incroyable, sur l’herbe rase des montagnes. Le groupe s’est distendu et chacun monte au rythme qui est le sien. Nous nous attendrons en haut. Chaque nouvel arrivant apportant au col un sourire qui s’ajoute à celui de son prédecesseur. A l’auberge du col, la terrasse est pleine à craquer. Et dans ma tête, se bousculent images et idées… Cette formule concentration qui nous laisse la main sur le chemin emprunté est un pur régal. Les autres sections elles ne sont certainement pas en reste… !

Comme un lichen aigri,  Sur le flanc d’un rocher,
Comme un loup sous la voie lactée Je sens monter en moi,
Un sentiment profond, D’abandon

Par mon âme et mon sangCol de la Croix MorandJe te garderai

Le sommet de la Croix dévoile ce que nous aurions pu prendre pour imensité…

A Mont-Dore et à toute vitesse nous sommes descendu. Sur une belle langue lisse et sans accrocs. Et puis nous avons cherché un peu d’eau. Romain, Laurent et Guillaume ne semblaient pas du tout éprouvés par ce que nous avions déjà parcouru. Je ne pouvais en dire autant. Contrairement à eux qui vaquait en bikepacking, j’avais fait le choix de la randonneuse. Et passablement alourdi j’avais maintenant un peu de mal à suivre le bon train imposé. Le confort d’une nuit est parfois l’inconfort du jour, pourrait-on dire. Alors quelques mètres derrière je tendais l’élastique, prenant garde surtout à ne pas perdre le plaisir de cette journée.

Le monde dans lequel nous évoluions encore une fois avait changé de visage. Plus de montagnes, nous avons un moment suivi la Dordogne dont la fraicheur nous remontait depuis les sapins. Et puis vint la Bourboule, qu’un pont nous permis d’enjamber. Rive droite, nous remontions vers des vallons agricoles. Des champs, des haies, des bêtes… Nous comptions les vaches plutôt que les kilomètres. Nous discutions, de tout et aussi de rien. De choses graves, du dernier Chiru que Laurent venait d’acheter. Des stages commandos et du chevalement témoin du passé industriel de Messeix. Le vélo satisfait que l’on ne s’intéressessa plus trop à lui avancait. Le niveau du bidon baissait et autours les feuilles jaunissaient. Un paysage de milles feux auquel nous ne nous attendions pas. La Corrèze, j’étais venu la découvrir au mois de mai 2018. Trois journées où il avait finalement fait beaucoup plus froid qu’en ce beau mois de novembre.

Nous venons de traverser Eygurande et roulons toujours en direction de l’astre couchant. Notre objectif ? La commune de Saint Setiers qui sera une hôte pour la nuit. Saint Setiers n’est pas le vrai point de rassemblement des motards des Millesvaches. Il s’agit plutôt du Mont Audouze comme l’indique Michel Perdrix dans son appel de 1969. Un point haut de 953m d’altitude véritable, et non pas 1300m comme on le lui attribua longtemps. Ensuite, Saint Setiers et le Mont Audouze  sont distants de 5 kilomètres environ, l’imprecision n’est donc pas très grande. Et parfaitement excusable. Saint Setiers a l’avantage d’avoir le camping qui nous accueillera pour la nuit et une petite auberge, celle du Plateau, où nous retrouverons avec plaisir des Chilkoot venu des 4 coins de France. Parce qu’il n’y a pas que le vélo, il y a aussi les restos avec les amis, restos bien meilleurs tout de même quand on peut y aller à vélo 😉

En ce mois de novembre, la Corrèze s’est parée de milles feux….

Il est un peu plus de 18h30 lorsque nous arrivons au camping où la plupart des participants sont déjà arrivés. Nous ne sommes cependant pas les derniers. Il reste une bonne dizaine de participants sur les routes. Nous en profitons pour revoir et discuter avec les gens, certains pas vu depuis longtemps. Ceci est une particularité des Chilkoot. La compagnie se connait. Et se reconnait. Depuis 5ans que je la cotoie, je peux affirmer qu’il y existe une certaine fidelité. Quelle mérite d’être connus. Et puis, il est toujours bien agréable de partager une bière amenée de chez soi avec un autre participant, et de faire sa connaissance. Sur la table, mon choix s’était porté sur une Ratz, venue sans que je le sache de la vallée du Lot, dans les bagages de Carole.  J’avais pour ma part choisi d’aporter une Métallo, référence à ma région mais aussi petite contribution solidaire puisque cette belle brune 100% malts bio est brassée par l’ESAT/SAESAT « LES ATELIERS GIER », à la Grand Croix (atelier d’insertion de personnes en situation de handicap). Une bonne bière, au demeurant !

Une petite sélection des mousses venues à vélo depuis tout le pays…

Tous les participants sont désormais arrivés, et nous allons pouvoir aller manger à l’Auberge du Plateau. Elle qui a la lourde tâche de rassasier des cyclos qui viennent de passer une journée entière à vélo. Pari amplement réussi, c’était simple, mais super bon ! Tout cela dans une ambiance d’initiation au Rock assez surprenante, avec camion du tatoueur installé sur le parking. Bref, un coup à rentrer avec un pédalier de plus tatouer sur l’épaule gauche…

L’auberge du plateau, 14 Rue de la Croix de la Mission, 19290 Saint-Setiers. Quatre virgule Cinq étoiles sur TripAdvisor, un patron en prof de Rock et qui restera pour sûr un super moment de convivialité !!!

23h30, voici venu l’heure de remonter au camping où nous allons pouvoir déployer l’attirail de bivouac trimballé sur nos deux roues. Une belle nuit de novembre au clair de lune nous attend. Une proposition un peu folle. Et ce vieux tube de 10 ans qui depuis des jours tourne en boucle…

Ooh aah ooh
When the mountaineers
Saw that everything fit, they were
Glad and so they took off…

Laurent, au petit matin, en plein préparatifs du trajet du retour…

Guillaume, attablé pour le petit-déjeuner… Aucunes saveurs sucrées, que du bon, que du cochon… !

Photo prise par Luc devant le camping, c’est dimanche, l’heure parfaitement matinale…

Dans notre nuit sous les étoiles nous avons été relativement épargné ! Le froid n’ayant pu trouvé les sommets, tout piégé qu’il était dans les tréfonds humides de la campagne correzienne… Les vaches, elles, avaient plutôt l’air de s’y plaire…

Le retour, tout comme l’aller fut un enchantement. Nous naviguions de route tranquille en forêt orangées, croisant villages de pierres vêtus, de jolis étangs où les poissons nageaient joyeux…

Le Col de la Moreno marque la pause de midi. Quelques instants avant, nous allions agiles entre les orteils du Géant qui sommeil… Nous ne pouvions alors risquer de nous y arrêter, de fouiller ces sacs au fond desquels parfois l’alu crépite… Nous avons silencieusement poussé jusqu’au col… Et au bord de cette route fréquentée. Pris nos aises. Pour casse-croûter…

La tombée de ce deuxième jour fut un spectacle auquel nous n’étions pas préparé… Le ciel rougeoyait….

Tandis que la terre elle, s’embrasait…

Piéger par l’oeil du Photomaton, Damien, Guillaume, Laurent, Romain. L’ULTEAM AMBERTOISE de ce beau Millesvaches autant attendu que réussi…

Que dire, à part que tout s’est magnifiquement passé. La météo sublime, des paysages grandioses dans leur couleurs d’automne, une nuit clair et des étoiles partout au dessus de la tête. Merci aux copains, merci à Luc, merci à l’auberge du plateau pour le bon repas ainsi qu’à tous les Chilkoot venus des 4 coins de France pour le partage d’une belle aventure… 🤗


Parcours

À l’approche de l’hiver 1969 (le samedi 6 décembre 1969), ils avaient été près d’une centaine de pionniers motocyclistes à répondre à l’appel du jeune parisien Michel Perdrix, organisateur du « 1er Rassemblement libre LES MILLEVACHES » au Mont Audouze (Corrèze). Revivez l’Aventure !

Descriptif :

GPX : #MIUVACHAS-22 Aller | Retour
Pays : France
Région : Rhône-Alpes-Auvergne…
Dépt : Puy-de-Dôme
Départ : Ambert (63600)
Difficulté : Moyenne
Distance : 185km+185km
D+
: 3000m+2700m
Durée : 2jours + Bivouac Clair de Lune
Sport : Cyclisme Route

 


 

2022
11.06

Nous sommes revenus…

Nous avons refusé, le troupeau des vertes cohortes. Nous avons mutiné, pris le contrôle de la flotte. Nous n’avons pas cédé, aux tentations du monde brutal. Nous marchons sur la capitale. HK

« Les Hobbits l’appelèrent la Comté, c’est-à-dire la région où s’exerçait l’autorité de leur Thain, un lieu d’affaires bien ordonnées ; et là, dans cette agréable partie du monde, ils s’affairèrent à vivre leurs vies bien ordonnées, et ils firent de moins en moins attention au monde extérieur où de sombres choses évoluaient, si bien qu’ils finirent par croire que la paix et l’abondance étaient la norme en Terre du Milieu, un droit pour tous les gens de bon sens. » Le Seigneur des Anneaux 

2022
10.23

#UnPoilSurLeCaillou, Ventoux… 🍂

Il est des mondes où le vent naît et meurt. Vient, disparaît. Selon les jours, selon les heures. Le vent, il est et sera toujours là. Alors je la ferme, et j’en bouffe… – la Horde…

Rien ne s’échappe en fait. Tu possèdes à chaque instant la totalité de ton passé, il s’accumule et se recompacte en permanence. Sinon tu serais déjà fou. Ta vision de la mémoire est contaminée par le sens commun, troubadour. La mémoire n’est pas une faculté qui pourrait ou non s’exercer. Nous retenons tous absolument tout. Ce qui fait la différence, c’est la capacité d’oubli…

Souvenir inaltérable d’un premier Ventoux…
Bedoin 7 – Sault 7 – Malaucene 6 – Rte forrestière 1
21 et non 22 comme ma mémoire me l’assurait… 😉

2022
10.22

Le Tour du Vaucluse Historique 2022, par Chilkoot…


Résumé

Rémi, Elie, Marguerite, Romain, Laurent,… Emmené par un train bleu, j’aime ces journées où l’on roule entourés de belles personnes qui se connaissent… Au Chilkoot ! A Luc, ses rencontres, ses amitiés…

 

A nos rituels préservés… Ces petites aventures à raconter… 😉

Le Tour du Vaucluse Historique 2017, avec Chilkoot et Vitus 992
Le Tour du Vaucluse Historique 2018, by Chilkoot….
Le Tour de Lozère Historique 2019, by Chilkoot
La Stevenson 2020, avec Laurent et les Chilkoot…
Le Tour du Vaucluse Historique 2021, by Chilkoot…
#TVH2022… une nouvelle Chilkooterie…

 

Pas de Ventoux ni de parcours démesuré pour l’édition 2022… Contrairement à l’an passé, Luc est resté sage et nous propose un parcours en « SuperHuit » à partir du magasin Supervélo et construit autour d’une singularité marquée par un prieuré dont le campanile se dresse sur les hauteurs du Luberon et de la roche d’Espeil …

Ancienne course d’un jour, organisée à Cavaillon de 1923 à 1960, le TOUR DU VAUCLUSE HISTORIQUE s’est (ré)imposé au fil des ans, depuis 2014, comme l’ultime rendez-vous de saison. Traditionnellement d’une distance supérieure à 200 kilomètres (265 KM en 2014 sur l’itinéraire originel de 1923 !), la 7ème édition proposera trois parcours au choix (182 ou 86 KM sur asphalte et nouveauté 2022, un itinéraire gravel de 95 KM) ou trois formats pour «supervélos» (Route, Vintage et Gravel) et «supercyclistes»…

Rémi, au café du matin…  Rémi et son beau maillot !

Dehors, bavardage et camaraderie… Bonjour Dominique de Cogolin, Thierry de Paris, et Thierry des Cévennes le fixe est toujours chevillé au corps… Ca fait longtemps ! Comment allez-vous ? Et cette question qui rapidement nous brûle les lèvres… Y serez-vous ? Vous y préparerez vous ? Aurons nous l’occasion comme il y a trois ans de nous y croiser. De braver ensemble la légende qui n’a depuis cessé d’alimenter nos conversations ? Depuis 1891 Paris-Brest-Paris survit à tout. Et nous, une fois déjà nous lui avons survécu. Alors humble l’an prochain nous verrons… .

Le départ fut donné à 9h10 pétante. Soit avec 10minutes de retard quand la plupart des évènements frolent une ponctualité hystérique. Toujours à l’heure, toujours plus vite… Ces 10minutes ont été consacrées à la traditionnelle photo de groupe. 10 minutes ce n’est certes pas grand chose. Mais une belle photo. Avec de bons vélos. Et de super cyclistes…

Tellement. Véridiquement. Historique !

A l’entame du parcours, le rythme se fait soutenu… Comme si la nature des choses devait reprendre ses droits. Mettez nous un guidon entre les mains et soyez sûr que d’instinct nous foncerons… Voici notre nature… Heureusement cette première partie en montée va vite calmer les ardeurs… Nous traversons Gordes la reconnaissant comme étant une pierre angulaire de ces Tours. Ainsi Romain nous rapellera l’an dernier, lorsque nous avions découvert la petite citatelle à la nuit tombante… Quand à moi, je me souviens surtout du Gordes de l’édition 2018, où avec Nicolas, un Marseillais de bonne compagnie, nous étions entré dans une boutique pensant y trouver à manger… La boutique en question vendait des savons, et nous nous étions bien marrés, la commercante aussi d’ailleurs… 😉

L’itinéraire continuait sur d’étroites routes que je trouvais des plus charmantes… Le groupe Chilkoot rétrécissait à mesure et noyau émergeait doucement… Romain Rémi et Laurent ouvraient la marche, Marguerite et moi trainant un peu derrière…  Et soudain nous l’aperçûmes, Lui, le Ventoux matinal, paré de légères brumes.  Sa fine pointe élancée dans ce désert immaculé. Isolé, et remplissant tout l’Espace… De cette flamme scintillante, jailli un irrésistible appel. En 2022 … ? Se parfaire d’une 22ième ascension… ?

Lui, le Ventoux…

Absorbé par l’instant je me prend à rêver à des grottes aux murs couverts d’un Ocre tiré du plus profond de la forge terrestre… Pétris par les intempéries, les anciens gisements qui parsèment la région présentent aujourd’hui un paysage hybride sculpté par l’intention humaine et la volonté de la nature. Falaises, cheminées de fée, buttes de sable ocrées. Longtemps creusées à l’huile de coude, elles sont aujourd’hui à la merci des vents et de l’eau de pluie…

Les Ocres de Roussillon.

Savez-vous qu’il existe un village rouquin ?
Perché sur sa falaise aux ocres rutilantes,
C’est Roussillon le fauve que le soleil carmin
Rend encor bien plus roux dans l’aube évanescente.

Les strates étagées de sa longue falaise
Forment comme un gâteau aux couches colorées :
Du presque blanc, du jaune et même un rouge-fraise,
Du beige et de l’or-brun, de la nacre rosée …

On se croit transféré en plein Colorado
Où se tournèrent tant de westerns ensablés.
Mais l’on est en Provence où bat le coeur tout chaud
D’un pays occitan souvent démesuré ()

Ces pigments naturels ont été utilisés dès la préhistoire, on en retrouve sur les parois des grottes. Mais en 1780, Jean Etienne Astier, un habitant du village de Roussillon, découvre qu’après traitement l’ocre devient un colorant inaltérable et non toxique…

La scission avec le monde réel était désormais bien faite. Nous allions plein Sud, pourchassant Laurent qui croyait pourchasser Romain qui lui même s’était mis en tête de pourchasser Laurent… Il nous fallait remettre de l’ordre dans tout cela, et c’est Rémi qui s’en chargera. Prenant la tête, nous imposant un train d’enfer… Pas question de bouger une oreille, à plus de 40 kilomètres par heure derrière un homme capable d’avaler Paris-Brest en 50 heures solo (bon 52 avec les pénalités), nous filions tels de petits photons vers cette singularité annoncée…

“On n’est pas tombé d’accord encore si le génie est la perfection de ce qui va mourir, ou la singularité de ce qui va naître.” Paul-Jean Toulet

Plantée en contrebas de la route, il fallait bien ouvrir l’oeil pour l’apercevoir, cette singularité…

Franchissant du Pointu la frontière entre Vaucluse et Luberon, notre équipage naviguait alors en Paradis… Lourmarin, entouré d’oliviers et d’arbres fruitiers, Cucuron, ses lavandes en repos, Peypin-d’Aigues la pittoresque, Vitrolles-en-Luberon blotti au cœur d’un cirque montagneux… S’essayer aux parcours de Luc, s’est un peu comme découvrir les milles et une nuit  la première fois… Chacun de nous cinq ayant droit à trois voeux. Chacun de nos voeux profitant à tous… Nous voici maintenant à Céreste et son église Saint Michel à l’architecture si caractéristique de la région… Ne nous manquait finalement qu’un petit rayon de Soleil pour que tout soit parfait… Allez Viens !

Allez Viens !Y a qu’a faire semblant de rienJuste un peu fermer les yeuxRien qu’y croire un tout p’tit peu…

Le village de Saignon s’inscrit dans un site naturel très singulier, édifié sur un éperon rocheux à la lisière du plateau des Claparèdes et dominant la vallée du Calavon. En fait de Rocher, il semblerait qu’il y en ait au moins trois qui semblent n’en faire qu’un et sur lesquels s’appuient les maisons du village, l’ancien château et les aménagements rupestres…

La place du village de Saignon est une invitation… 2 Anglais attablés discutent tout près d’une fontaine de laquelle murmure un filet d’eau. Un bar charmant où pierres et lierres s’entrelacent… Nous nous installons. De nos discussions de cyclo il est question pêle-mêle des apéros et de nos soirées alcoolisées, des anglais qui portent la moustache et des tapisseries de Bayeux ou toile de la Conquête mais aussi de la disgrâce des visages au Moyen-Age… A nos siècles d’évolutions perdus, joyeuse était l’Antiquité…?!

Un joli parcours silloné par une belle équipe. Marguerite, Laurent, Rémi, Romain, la compagnie Chilkoot, une pédalée entre amis, aussi agréable qu’on peut se le souhaiter. La valeur d’un instant n’existe que dans le sourire que l’on y met. Marguerite, tu es radieuse 🙂

Le village de Saignon, autre perché du Luberon… Sous le Soleil resté trop longtemps caché. Le Luberon se dévoile et nous enivre… Il reste 40 petits kilomètres, j’en suis tout attristé…

Cette journée a mis un peu trop de temps à démarrer mais son final fut grandiose… Une succession de petites routes finement tracées, entre les gorges encaissées et minérales…

De cette journée des plus mémorable, j’évoquerais enfin le prix Belmondo qui, décerné à Laurent, récompense sa cascade la plus réussi… Un touche touche de la roue avant, vélo qui se lève sensiblement de la roue arrière pour dessiner une spline frêle et délicate. Tranformer l’essai d’une trajectoire tendue vers un magnifique roulé-boulé. Un Lolo sur le dos et vélo en Croix… Croyez le ou non, il fallait le faire. Lolo l’a fait, tel un chat nu, et d’acier.

 

Voilà, c’est finiOn a tant ressassé les mêmes théoriesOn a tellement tiré chacun de nôtre côtéQue voilà c’est finiTrouve un autre rocher petite huître perléeNe laisse pas trop couler de temps sous ton p’tit nezCar c’est fini, c’est fini.
Alors à vous mes amis, je vous dis merci.
Mais surtout à très vite …
Bien installé, sur le plancher des vaches !


Parcours

 

Descriptif :

GPX : #TourDuVaucluseByChilkoot2022
Pays : France
Région : Provence-Alpes…
Dépt : Vaucluse
Départ : Taillades (84300)
Difficulté : Moyenne
Distance : 175km / D+ : 2770m
Durée : environ 7 heures 19
Sport : Cyclisme Route

 


 

2022
10.08

Le Triangle de la Burle… Route… 🧙


Résumé

 

Inspiré du « Triangle de la Burle » VTT

 

« Le Triangle de la Burle »Route
(Par Nico)

Le triangle de la Burle, est un périmètre se situant approximativement entre le mont Mézenc, le Puy en Velay, et le massif du Pilat. C’est autour de ce périmètre que se seraient produits environ 70 accidents aériens, et peut-être 80.

Courant septembre, trois aventuriers ont parcouru ce triangle en VTT. Damien nous a fait le récit de cette belle aventure (en mode survie – à la dure !). À son retour, j’avais proposé à Damien une trace pour effectuer ce périple, mais en vélo route cette fois. Il ne restait plus qu’à trouver une date sur le calendrier. Samedi dernier nous avons tenté donc la version vélo route… elle a tenu toutes ses promesses !

Pour l’occasion, nous avions invité notre copain Régis de St-Just-St-Rambert (le spécialiste de la longue distance), le départ étant prévu à 8h00 chez moi, à Saint-Just-Malmont.

7h30 : La sonnette retentit dans la maison endormie « Salut Nico, ça va, c’est Régis… ». Régis est impatient et prêt à en découdre avec ce Triangle.

Damien arrive et nous partons vers 7h50. Nous sommes en avance sur le planning. L’air est humide mais la température est correcte (11°C), d’ailleurs celle-ci sera constante tout au long de la journée (entre 10 et 12°C comme le rosé !). Par précaution, on allume les éclairages. J’imagine la tête de mes voisins qui nous regarde plus ou moins discrètement derrière leur vitre, ils doivent se dire… mais ce n’est pas notre problème, le Triangle de la Burle nous attend.

Quelques tours de pédales et les premières (très fines) gouttes apparaissent, on n’y prête pas attention. Saint Victor Malescours / Saint Pal de Mons / Raucoules mais la pluie s’intensifie, la route est bien mouillée, impossible de rester dans les roues des copains.

On arrive au barrage de Lavalette, le réservoir d’eau de la ville de Saint-Étienne. Cet été, il a souffert de la sécheresse, et il a besoin de cette pluie… Après, la route s’élève pour rejoindre le village de St-Jeures, et on commence à être bien mouillé.

Depuis le barrage… Sous un ciel noir de nuages et de brumes…

9h38 : Un SMS d’Agnès « Il pleut, il mouille… Je suppose que cela ne va pas vous arrêter ? »

Faire demi-tour et rentrer, personnellement j’y pense depuis un petit moment, mais ça ne semble pas être le cas de mes camarades de route. Régis est tout content, il peut tester ses nouveaux éclairages en prévision de son futur Paris-Brest-Paris (son 7ème), et puis il a téléchargé la trace du parcours sur son nouveau joujou, le Garmin 520. Il joue avec, il connaît le nombre de montées qu’il nous reste à faire, etc. Par contre, l’altimètre semble ne pas fonctionner correctement… le mythe du Triangle ? 🤔

Quant à Damien, serein, un grand sourire « on va passer une belle journée, ça va être top » !

Nous arrivons au village de Saint-Jeures (environ 1040m d’altitude), au pied du pic du Lizieux. Au loin, tout droit, le ciel est noir, très noir, pas très engageant, mais la chance semble être avec nous, car nous devons tourner à droite, direction Araules pour rejoindre le col de Raffy. Dans cette direction le ciel se dégage on devine (enfin presque) un petit bout de ciel bleu… tout doucement la pluie s’arrête.

Là, nous sommes dans la forêt du Meygal, au cœur des sucs volcaniques de la Haute-Loire. Le Chalet du Meygal, point de départ des pistes de ski de fond, le col de Raffy (1250 m) est la première ascension de la journée. Au col de Raffy, on retrouve de nombreux balisage, notamment pour des circuits VTT… il faudrait revenir avec la Squadra VTT 😉.

On plonge avec prudence, car la route est humide, sur le village de Queyrières et son rocher (appelé aussi Neck par les habitants), composé d’orgues basaltiques, témoin du volcanisme environnant. Au loin, on distingue les sucs, au milieu des nuages, le bassin ponot en fond de plan ; on a l’impression d’être au bout du monde ! C’est magique !

On traverse Saint-Pierre-Eynac, la route est pratiquement sèche (nous aussi d’ailleurs 😉) ! Les maisons sont en pierre ; certaines ont des toits en lauze. On imagine la structure de la toiture pour supporter une telle charge… ce n’est sûrement pas de la fermette industrielle ! Le climat est rude, l’habitat est adapté afin de résister à la Burle !

À partir de là, je ne connais trop les routes que l’on va emprunter, on va donc suivre la trace d’une randonnée organisé par le club cyclo de Coubon « La ronde des pâquerettes ». Du coup on emprunte des petites routes très agréables, sans circulation, c’est parfait.

Blavosy / Coubon… l’ambiance est particulière, un peu mystique : au loin les sucs dépassent dans la brûme, le château de Bouzol sur son éperon rocheux, on se croirait dans un film fantastique. Des trolls vont-ils surgir ?

Nous devons monter au Monastier-sur-Gazeille – 10km d’une montée très régulière, 3%, pas de circulation, la route est très agréable. Mais au loin, dans cette direction, le ciel est noir. ☹ Damien commence à nous parler de la malédiction du Monastier-sur-Gazeille ! Et plus on s’approche du Monastier et plus la pluie revient (très fine au début) puis s’intensifie.

12h30 : On arrive au Monastier-sur-Gazeille (90km et 1750m de D+ au compteur), il faudrait que l’on fasse une première pause. Nous avons nos sandwichs mais il serait bien (notamment pour le moral) de trouver un petit dessert, une douceur sucrée. La première boulangerie que l’on croise est fermée ☹ mais là encore la chance est avec nous : on passe devant un salon de thé, non pas une chaîne industrielle du style Mc Do ou Marie Blachère, non, un artisan pâtissier / chocolatier (Raphael PUECH) qui est fier de son métier et qui travaille avec des produits locaux (enfin pas les fèves de cacao 🤔).

La devanture est très alléchante, et nos choix s’arrêtent sur le chausson Poire/Chocolat pour Damien et moi, et Myrtille pour Régis. L’artisan nous propose une boisson chaude, un thé vert / menthe, là encore pas un simple sachet, non, des feuilles de thé vert et de menthe que l’on laisse infuser… À l’heure où j’écris ces quelques lignes j’ai encore la saveur de ce chausson et de ce thé… ma madeleine de Proust !

Nous sommes bien installés sur les banquettes, on se délecte, on savoure… dehors il pleut toujours. J’essaie de me connecter à Météociel car aujourd’hui il n’y a pas d’édito sur le site de « La météo à temps perdu ». Damien, serein, « t’inquiète ça va le faire… ».

Il est temps de repartir, on remercie notre hôte. On s’éloigne du Monastier-sur -Gazeille et on passe devant le viaduc de la Recoumène. Pour l’anecdote, ce magnifique pont à destination ferroviaire n’a jamais été mis en service, et n’a jamais vu passer de train.

Petit à petit la pluie s’arrête… à Freycenet-la-Tour la route est sèche. Damien avait raison à propos de la malédiction du Monastier-sur-Gazeille.

Initialement, le parcours que j’avais tracé contournait le Mont Mézenc, mais Damien tenait absolument à passer devant les Dents du Diables (pas très engagent comme nom !). Il fallait donc passer par le col de la Croix de Peccata à 1559m dans le brouillard ! Dans ces cas-là, Damien a toujours de solides arguments :

« Tu verras en haut il y a le soleil… » ;
« Tu sais ce que dis Joëlle, on regrette toujours… »

Beaucoup de rumeurs courent, ainsi « la Table d’Or » des « Dents du Diable » marquerait l’entrée d’une porte dimensionnelle, un vortex terrifiant, perturbant les circuits électriques, déréglant les instruments et perturbant les hommes…

Régis aussi opte pour l’option Croix de Peccata, la majorité l’emporte. Durant l’ascension, on retrouve une route humide, le vent nous accompagne, enfin la Burle. Au sommet, le brouillard est épais, on ne traîne pas. On plonge sur Chaudeyrolles, en passant devant les fameuses Dents du Diable – impressionnants pitons volcaniques, là encore c’est magnifique, on plonge au bout du monde !

La seule chose que nous ayons à craindre, c’est…

La route redevient sèche, à Fay-sur-Lignon quasiment personne sur la place, la fontaine coule toujours mais le débit est très faible.

Direction St Agrève, mais il faut traverser ce plateau du Mézenc, et la Burle s’invite à nouveau dans notre voyage.

15h20 : on arrive sur la place de Saint Agrève, les terrasses sont vides (rien d’étonnant, non ?). On s’arrête quelques minutes pour manger un petit sandwich (2ème pause). On repart en direction de Devesset et Saint-Bonnet-le-Froid. La température avoisine les 10°C, la route est sèche… il est temps de rentrer.

On trouve un épais brouillard entre Saint-André-en-Vivarais et Saint-Bonnet-le-Froid. Nous sommes sur le plateau du Vivarais, à une altitude oscillant entre 1000 et 1200m. On descend avec prudence sur Riotord, petite incursion dans le Pilat, et on savoure les derniers kilomètres de cette belle journée. 👍

17h57 :Retour au point de départ, 204 km pour 3200m de D+, je ne sais pas si mes voisins nous observent toujours mais on a passé une super journée !

Pour terminer ce compte-rendu, je vais reprendre le SMS que Damien m’a envoyé dimanche matin :

« Ce matin, c’est fou comme il fait beau. La malédiction du Triangle n’est pas un mythe. Nous nous y sommes frottés et, malgré les difficultés, nous en avons réchappé. Il y a le vélo sport et le vélo aventure ! »

 

Encore merci Nicolas pour cette belle journée ainsi que pour ton beau récit. 

Parcours

 

GPX : #LeTriangleDeLaBurle(Route)…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Haute-Loire
Depart : Saint Just-Malmont (43240)
Difficulté : Haute
Distance : 204km / D+ : 3200m
Durée : 9 heures 10
Sport : Cyclisme Route


2022
10.01

#LaRondeMonistrolienneAugmentée… 😅


Résumé

 

Une fois n’est pas coutume, le CR de cette magnifique journée n’est pas signé par moi, mais par Nico et Manon. Photo de Pierre Daillère. Merci à eux 🙏 !

6h45 – Un SMS de Céline : « Il pleut à Veauche !  ».

Pour ma part, je n’avais pas ouvert les volets car, la veille, j’avais reçu un SMS de Damien : « Quelle que soit la météo on tente le coup, le matin devrait être bon selon Météo France mais il ne faudra pas traîner ; après on improvisera… ». Par conséquent, pluie ou pas, avec Damien, pas d’excuses valables… Mais samedi, les cieux étaient avec nous et la petite pluie s’arrêta vers 7h30.

Après deux années de pause, malgré les températures fraîches et le temps maussade de ce samedi matin, l’une des plus grandes manifestions cycliste de Hte-Loire était de retour : la Ronde Monistrolienne.  En ces temps de sobriété énergétique, comme pour la Golénoise, j’avais émis l’idée de se rendre à Monistrol en VTT. Un petit challenge pour pimenter cette fin saison : la sortie à trois chiffres !

7h45 – Damien est déjà arrivé, puis Céline et Jean-Jacques, 7h56 on démarre – 4 minutes d’avance sur le timing serré car les inscriptions pour le 60 km se terminent à 10h00. Une bonne descente et on récupère les chemins pour rejoindre Monistrol : St Didier en Velay, La Séauve sur Semène (on passe d’ailleurs devant le gîte où Anthony avait séjourné en 2020) / la montée à Salgotier et à 9h30 on arrive à Monistrol – les terres de Jordan Sarrou – sur le site du Mazel à la salle de la Capitelle.

Il y a du monde pour ce retour, les vélocistes locaux sont présents avec de beaux vélos, le photographe officiel, les chaudières fument, 80 bénévoles sont mobilisés pour l’occasion (le club comporte une quarantaine de licenciés)… l’ambiance des grands jours.

650 inscrits pour cette édition de la reprise… Dommage sans la pluie du matin, cela aurait certainement pu être encore beaucoup plus !

Aux inscriptions on retrouve Lionel, le secrétaire du CC Monistrol, avec qui on a déjà partagé quelques sorties longues à la journée, notamment son baptême de 200km le 8 mai 2021 : « La victoire des alliés » ! Avec un petit sourire taquin, il me dit : « Ah, vous êtes venu·e·s en vélo… ». Le café est le bienvenu, ainsi que les brioches et les dattes « bio » car mine de rien on a déjà 20 km dans les pattes. Nous ne pourrons pas saluer Patrice (le Président) car il doit rebaliser, des c… ont enlevé le balisage sur plusieurs portions du parcours.

10h00 – On attaque le parcours de la Ronde, les chemins sont sablonneux et ce nouveau parcours est bien tracé (merci Patrice !), plutôt roulant, ludique, des montées pas trop cassantes, des sous-bois, quelques singles…. le pied ! J’adore !

On se rapproche du village de Lichemialle et du premier ravitaillement où l’on retrouve Yannick, avec qui on avait fait le BRM du Puy (en Off) en juillet 2021. D’ailleurs on espère le retrouver sur les BRM de la Squadra en 2023, en tout cas l’invitation est lancée. Une petite averse s’invite aussi, on s’abrite sous un barnum, saucisson, fromage chocolat, banane. On est prêt à repartir et cette fois encore les cieux sont avec nous, on redémarre et la pluie s’arrête !

Le parcours emprunte des chemins que je connais bien ; ça monte, ça descend ça use mais on se fait plaisir. De plus ce parcours offre des beaux points de vue sur la région : les sucs Yssingelais, le Mézenc au loin, les gorges de la Loire…

Deuxième ravitaillement, une bonne ambiance règne sur ce ravito. Mimile, un des bénévoles, fait office d’animateur et nous raconte des anecdotes… Il propose à Céline des ananas secs ; d’habitude ils sont réservés aux dames, mais tout le monde aura droit aux ananas (venus en hélicoptère – d’après Mimile). Une petite photo et c’est reparti…

Lors d’une bifurcation, on aurait pu choisir le 48km, mais Céline est catégorique « Je suis venue pour faire le grand parcours ! ».  Les choses se corsent, le parcours est plus technique, on plonge sur les gorges du Lignon pour rejoindre le petit village de Pont-de-Lignon et son fameux viaduc (qui relie Monistrol à Saint Maurice de Lignon), la Loire est toute proche ainsi que le village de Confolent*.

Dernier ravitaillement. Avec le recul, on aurait dû y trainer un peu plus !

Trois – quatre kilomètres de montée et on arrive au troisième ravitaillement… dans la villa d’un des bénévoles (dans son garage). Nous sommes les derniers et ils sont en train de ranger, pas de soucis nous auront droit à notre collation (saucisson, bananes oranges, fruits sec, chocolat, boissons…). Cependant une petite remarque aurait dû nous mettre la puce à l’oreille « mangez bien, prenez des forces, vous en aurez besoin… ». Là encore l’accueil est chaleureux et convivial, les bénévoles nous racontent des anecdotes. Apparemment Céline est la seule féminine en vélo musculaire sur le grand parcours (et ils ne savent pas qu’elle est venue en VTT depuis Saint Just Malmont), du coup une petite photo pour le site du CC Monistrol, mais il faut repartir.

Samedi 1er Octobre 2022 – 13ème ronde Monistrolienne.

Pour reprendre le parcours, on traverse le jardin à vélo et on plonge dans les gorges de la Loire. La Loire sauvage est magnifique, Jean-Jacques prend une photo mais voilà une surprise nous attend, une rapiole comme vous dites à la Squadra. J’ai l’impression d’être en apnée, le cardio s’affole… Je suis bien obligé de mettre pied à terre, alors que Damien et Céline s’envolent.

Le village de Basset, nous longeons la Loire, on doit être au point le plus bas du parcours (350 m) et, d’après la trace, il doit nous rester une belle montée de 6 km. La pente est régulière mais j’ai du mal à digérer cette fameuse rapiole. Du coup je me réhydrate régulièrement et je gère, je gère et la forme revient assez rapidement.

15h25 – Retour à la salle de la Capitelle, on n’a pas trainé pour faire les 62 km, mais la foule a disparu, les bénévoles s’affairent à ranger le matériel, les tables… « Il ne reste pas grand-chose, pas sûr que l’on puisse vous servir votre plateau repas ». On retrouve Lionel « Non, c’est bon je m’occupe d’eux », ouf sauvé !

Ce plateau repas (pomme de terre / saucisse / sarasson et compote) nous a bien retapé·e·s… bien plus efficace qu’un tube de Gel ! Nous voilà reparti·e·s pour la dernière étape, on emprunte un parcours différent que celui de l’aller, mais toujours dans les chemins. Il nous reste encore 25 km et 600 m de D+ mais 25 km de plaisir, on savoure.

18h05 – Retour au point de départ, nous avons tou·te·s un grand sourire et le sentiment d’avoir vécu une journée exceptionnelle !

Comme il est de coutume avant de se quitter, une boisson gazeuse avec deux chips… « Au fait, la semaine prochaine, il pourrait y avoir une fenêtre ensoleillée. On se rappelle ». Sûrement une autre belle histoire à écrire !

Merci à mes coéquipier·e·s,

Nicolas

Tellement content de retrouver cette belle épreuve, référence de la Haute. Merci à Patrice, à Lionel, à Yannick ainsi à tout le club qui se décarcasse pour proposer quelque chose d’aussi génial. Avec, la Squadra vaillante, que rien n’effraie, et qui vous salue. De la bonne humeur, du 100% VTT.

Parcours

 

GPX : #LaRondeMonistrolienneAugmentée…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Haute-Loire
Depart : Saint Just-Malmont (43240)
Difficulté : Haute
Distance : 110km / D+ : 2600m
Durée : 8 heures 30
Sport : Cyclisme VTT


2022
09.17

#MTB-SaintVictorDeMalescours…

Le Saint Victour Club est un club de vélo Route et VTT créé en 2010, il compte aujourd’hui une vingtaine d’adhérents. Le club est affilié a une fédération cyclisme. La philosophie du club est convivialité, bonne humeur avec une petite dose. De dépassement de soi 😉

Aujourd’hui, c’est le Saint Vict’our à Malescours…

Une équipe, généreuse et appliquée, un VTT bien ludique où je me suis régalé…

Merci à Nicolas pour l’invitation, merci à lui pour les prolongations…

Du haut de cette pierre des trois évêques qui régénère…

Mystères d’hiérophante et de druides…

Mon Olympe Gaulois…

Pilat

 

    La Pierre des Trois évêques, proche de la tourbière de Gimel, est bien connue, et a fait l’objet de nombreuses publications. Rappelons qu’elle doit son nom au fait qu’elle servit de limite entre les trois évêchés de Lyon, Vienne et le Puy. Auparavant, elle fut une borne qui délimitait trois provinces romaines de la Gaule : la Lyonnaise, l’Aquitaine et la Narbonnaise. Mais une évidence est frappante lorsqu’on se rend sur place : cette anodine pierre plate ne constitue nullement un point de repère, à l’inverse d’autres rochers des environs visibles de fort loin… Pourquoi les Romains, qui affectionnaient les symboles ostentatoires, furent-ils si modestes dans leur choix de cette borne comme limite commune à trois provinces ? Sans doute parce qu’elle jouait déjà, bien avant leur arrivée, un rôle capital dans les croyances gauloises.

    En 1555 le juriste lyonnais Jean du Choul voyagea dans le Pilat et en laissa une précieuse description rédigée en latin : De Monte Pylati. Dans ce livre il rappelait la notoriété dont le Pilat jouissait auprès des peuples de la Gaules, et le qualifiait d’Olympe gaulois. La Pierre des Trois Évêques fut probablement un lieu de rassemblement très discret, et aussi une sorte de « nombril du monde » tout comme l’était l’omphalos de Delphes pour les Grecs. L’annexer permettait de la « romaniser ». Mais on dit qu’à l’arrivée des Romains, les druides délaissèrent le Pilat pour leurs réunions secrètes et se replièrent vers la forêt des Carnutes, qui allait devenir Chartres… Auguste leur imposa de revenir, non pas dans les forêts du Pilat trop difficiles à surveiller, mais à Lyon dont il fit la capitale des Gaules.

   Le rôle de la Pierre des Trois Évêques était cependant loin d’être terminé ! Après avoir servi de frontière entre les Burgondes et les Wisigoths, puis les Francs, elle matérialisa la démarcation entre les parts attribuées aux descendants de Charlemagne, Charles le Chauve et Lothaire, lors du morcellement de l’empire carolingien par le traité de Verdun en 843. Elle marqua encore la limite des zones de juridiction des châteaux de Montchal, Argental et la Faye. Elle ne perdit son rôle majeur, en terme de pouvoir temporel tout au moins, qu’en 1296, lorsque le comte du Forez étendit son territoire par son mariage avec Alix de Vienne.

D’après Patrick Berlier, RegardsDuPilat

2022
09.11

Le Triangle de la Burle (VTT/Bivouacs, 3jours)


Résumé

Avec Guillaume, au sommet du Mezenc, point d’orgue de ce parcours qui interroge…

Pour tout comprendre : Est appelé Triangle de la Burle, une zone comprise entre le Puy-en-Velay, le Mont Mézenc et le massif du Pilat. Région déjà décrite comme « Locus Horribilis » pendant l’Antiquité. Nombreux contes et légendes à son propos. 75 crashs d’avion depuis 1945, record national. Certains complètement inexpliqués. Parmi les plus emblématiques : le 13 mai 1948, crash de l’avion privé de Kathleen Kennedy Cavendish, sœur de John Fitzgerald Kennedy ; le 21 janvier 1971, crash de l’avion militaire transportant tous les cerveaux de la recherche atomique française ; 6 septembre 1980, « ghost crash » d’un appareil koweïtien. On ne retrouvera jamais les corps ni les débris de l’appareil… Fréquentes observations d’OVNI depuis l’an 1420. Matérialisation de boules roses et bleues. 

 

Bref, une région pas piqué des hannetons, et qui attire le cycliste barré comme les avions… Heureusement, pour le cycliste, ça fini mieux…en général

Il est 8heures lorsque je retrouve Guillaume, l’organisateur de cette petite vacherie sur le parking de Cluny, au Puy-en-Velay. Certains d’entre vous le connaissent peut-être, Guillaume. Il tenait l’Atelier du Vélo à Saint Etienne au temps du Tour des Brasseries de la Loire. Aujourd’hui, il tient un magasin à Valcivières, https://www.larouedynamo.com. Spécialisé dans le montage de roues, il maîtrise comme pas deux le montage des moyeux dynamo. Avec tous les Paris-Brest qui traînent par ici, c’est une information que je me devais de communiquer…

Donc Guillaume, il aime le VTT (engagé), l’Aventure (minimaliste) et accessoirement boire une bière ou deux quand les kilomètres s’accumulent trop. On devrait bien s’entendre ;-). On retrouve également Benoit, qui est venu faire nos brevets en début de saison, et qui lui aussi se souvient très bien du déluge que nous avons eu sur le 300. Benoit boxe dans une autre catégorie. Adepte des BikingMan (Portugal, Corse…), il fera le parcours (270km) sur 2 jours, avec seulement un petit sac-à-dos… Quant au grand machin pas très à l’aise sur un VTT, c’est toujours moi… 😉 Se joindrons à nous Florian et Elie, l’un revient d’un voyage au Palmir, l’autre est originaire du Triangle. Autrement dit, c’est pire.

C’est parti…

Saint Julien-Chapteuil… Premier arrêt de la troupe, en terrasse d’un PMU… Installé sur une petite table au fond de la terrasse, un mec ni jeune ni vieux nous fait des grands sourires. Il ressemble à une hybridation entre un écureuil et Laurent Romejko, et lit Le yoga au bout des doigts de Gertrud Hirschi. Détail important : il est le seul à ne pas boire de boisson alcoolisée. Nous nous dirigeons vers lui.

  • Bonjour. Peut-on s’assoir à ta table ?
  • Oui, amis. Vous êtes les bienvenus. Je m’appelle X***.
  • X****, es-tu un extraterrestre ?
  • Non, j’ai longtemps été dépressif. Maintenant, je suis médium, apprenti-druide et mage blanc. Vous n’êtes pas du coin, qu’est-ce vous amène ici ?
  • Nous allons demain sillonner le Triangle de la Burle.
  • Oh la la. Oui, je connais très bien. Il y a des phénomènes très forts là-bas. Des tourbillons d’énergie. Des vortex. Ils ont des couleurs et des fréquences différentes. C’est en revenant du pèlerinage de Compostelle que j’ai commencé à les voir.
  • Comment tu expliques cela ?
  • C’est de la géo-biologie. La Terre est un organisme vivant, la Burle est tout simplement l’un de ses centres d’énergie, l’un de ses chakras.
  • Et les OVNI ?
  • Le Triangle de la Burle se situe sur d’autres plans vibratoires. Pour moi, les OVNI ne sont que les apparitions d’entités venues d’autres dimensions.
  • Quels sont les endroits où tu nous conseilles d’aller ?
  • Les Dents du Diable, c’est très costaud niveau énergétique. La pierre magnétique de Chazornes, aussi. Et puis Mézilhac, là où les atomistes se sont crashés.
  • OK. Il y a beaucoup de mages blancs comme toi dans la région ?
  • Non, je suis le seul à ma connaissance. Sinon, il y a un mage noir qui tient ici une herboristerie. N’allez pas le voir…

Fort de ces renseignements, nous nous enfonçons à travers les Sucs, encore un peu plus inquiets. Heureusement, le pays est superbe, les chemins, bien que caillouteux, encore roulant. Dans le joli village de Saint Jeure, nous nous arrêtons. Sandwich, quiches, nous nous sommes installés sur une petite table couverte en face de l’église. Durant la durée de notre arrêt, 3 randonneurs ce qui ne trompent pas. Nous sommes bien sur les chemins de Saint Jacques…

La roche druidique de Crouzilhac est une pierre à cupules située sur la commune de Tence…Une légende raconte qu’un homme aurait été puni pour avoir déplacé une borne de la forêt de Crouzilhac, se retrouvant dès lors condamné à errer sans jamais pouvoir poser cette lourde pierre. Le seigneur du château de Mazel l’aurait délivré en l’autorisant à déposer celle-ci auprès du ruisseau des Mazeaux. Son fantôme hanterait encore les lieux…

Nous reprenons, la route, en direction de Saint Genest Malifaux que nous avons choisi comme point de chute. Le Triangle de la Burle a cela de particulier d’être loin des villages et agglomérations. Il faut bien se ravitailler, et ne pas rater son coup… Montfaucon, la via Fluvia qui nous conduit sans efforts vers Dunières. Un morceau récup’ volontairement placé en vue d’un final un peu plus dur, que Nicolas aurait pu tracer. Nous voyons Chaussitre et sa croix à nouveau debout. Nous y sommes, Saint Genest-Malifaux, et son camping.

Il est 18heures trente et nous avons le temps. Quelques courses au Proxi, café des Sports où le patron nous accueil en ami, pizzeria où notre allure vagabonde et notre politesse finissent par convaincre la patronne de nous laisser diner sur place… Le ventre plein, nous rejoignons le camping ou nous dormirons Roots comme on dit. A même le sol, armé d’un simple duvet et d’un sursac. Voyant notre matériel un brin sommaire, nos gentils voisins, des gens d’un certain age, viennent nous proposer de nous mettre à l’abri sous l’avancé de leur chalets… Poliment nous refusons. La rudesse de la nuit fait partie de l’Aventure… (putain que j’ai regretté, toute la nuit, dans mon duvet à 15° alors qu’on a pas eu plus de 5 avec la pleine lune et la rosée…!!! La prochaine fois, je mets l’ego au chaud, c’est sûr)…

Camping de Saint Genest-Malifaux. Entre les chalets, deux vagabonds…

6h30, l’aube est là et avec elle le froid de l’air qui s’ajoute à celui du sol. N’ayant presque pas dormi, je me sens comme un bâtonnet glacé que l’on peine à sortir du papier… Yeahhh !!!!

7h. Ce qui est vachement bien quand on dort sans tente c’est qu’elle est super vite pliée… Je boule en vitesse l’amertume dans son sac et saute dans la roue de Guillaume, qui, en gars expérimenté, est déjà près. Nous filons au café des sports, qui en plus des bières, fait aussi boulangerie. A la télé, le journal. En gros titre, le décès de la Reine. Je prendrai tout de même deux croissants…

La partie d’ici sera la plus difficile, et je ne dis pas ça parce que je suis chauvin. De Saint Genest à Planfoy, puis de Planfoy au Bessat. Nous abordons le Pilat comme si c’était un vieil ami un peu grincheux. Ca monte, ça monte, ça roule des caillasses et ça secoue bien plus que le bas des reins… Mais on s’accroche, jusqu’à la cime de la Perdrix. C’est génial. C’est beau. Le ciel est bas, gris, autrement dit, redoutable. Les pierres, sèches, grises et brutales… On est plus en France, on est quelque part ailleurs au bout du monde…

Le Crêt de la Perdrix. Lors d’une évacuation sanitaire entre Luxeuil et Istres le 1er novembre 1944, les cinq membres d’équipage d’un Douglas C-47 Skytrain américain et 15 soldats blessés Alliés et Allemands trouvèrent la mort lors d’un crash entre le crêt de la Perdrix et le crêt de la Botte. Deux stèles rappellent cet accident : l’une proche de La Jasserie et l’autre sur un sentier entre cette même Jasserie et le col de la Botte.

Dans une clairière un peu avant l’Auberge du Grand Bois où Vélocio avait ses habitudes, nous nous arrêtons. Sur de grands troncs empilés au sol, nous mangeons. En Aspi, et une Pizza. Cela même que nous avons acheté au boulanger du Bessat. En échange des petits sous comme il nous a dit. Les petits sous, à notre époque, ça se compte… et se décompte…

Pause déjeuner, au Soleil, à l’approche du col des grands bois…

De l’auberge, nous rejoindrons Saint Agrève, par Saint Bonnet-le-Froid et le lac magnifique de Devesset. Les cailloux se sont espacés, les forêts sont belles, s’en est presque trop facile… Saint Agrève, 19h30 et plus de 100kilomètres au compteur. Une sortie qui compte. L’Auberge des Cévennes, sa bannière rouge, sa fontaine et ses chaises larges comme deux fesses. On est bien assis avec la petite mousse réglementaire. Ce sera bientôt le début du service. Et l’on se plait à refaire le monde…

Au menu ce soir, un burger à la fourme du Mezenc. Guillaume, à deux doigts de s’etouffer avec le pic qui tient les deux pains de son burger. La Fourme, il n’y en a qu’une de vraie, et c’est celle de Valcivières… 😉 (je rappel ici sa règle énoncé à l’occasion du #CFC, considérer Valcivières et toute production y émanant comme étant le Katmandou forézien). Ce qui n’empêche pas que c’était vachement bien.

22h30. Cette nuit nous ferons l’impasse sur le camping et dormirons au sens du bivouac vrai. Un parc, de l’herbe, deux sacs au sol avec des mecs dedans. Cette nuit-là, je découvrais le secret des chats. Un œil fermé, un œil ouvert et l’oreille sensibles au moindre bruit. Guillaume, lui dors, profondément.

6h30, pas de réveil, mais un coq dont nous avons oublié de relever le prénom. Une heure au moins qu’il gueule, et voici qu’il me prend des envies de meurtres. Une fois tout plié et rigoureusement attaché, nous filons à la boulangerie qui fait aussi salon de thé. 2 café, un flan, 2 croissants. Sur la façade en face, la lumière chaude d’un soleil encore bas dans le ciel… C’est aujourd’hui que nous saurons si la Table d’Or existe ou bien si c’est une affabulation…

Saint Agrève, derrière les vitres du salon de thé, nous attendons l’arrivée des premiers rayons…

Un long secteur routier comme mise en jambe, 7° au compteur mais des paysages à couper le souffle. Bien vert et c’est tout bonnement étonnant… Fay-sur-Lignon, l’arrivée depuis les tréfonds…

La route toute en lacets nous mène au village de Chaudeyrolles, situé au pied du Mont Mézenc, qui culmine à plus de 1 750 mètres. Nous y croisons Roméas, notre premier être humain. Roméas a 65 ans et habite dans le bled depuis toujours. Lorsque nous le demandons où se trouvent les Dents du Diable, celui-ci croit dur comme fer que nous sommes des journalistes envoyés par TF1 pour l’émission Mystères. Puis, il nous répond avec un bon sens paysan : « Vous savez, ces histoires d’OVNI, tout ça, c’est dans la tête des gens. Bon, il y a trois Dents du Diable, et la plus accessible est la dent pointue. Pour s’y rendre en voiture, prenez sur votre gauche pendant trois kilomètres. » Selon l’historiographie locale, une main géante faite d’or et d’orichalque – un métal atlante – aurait été enterrée dans les environs par des druides en -450 avant Jésus-Christ. Ce trésor serait une sorte de condensateur à énergie négative et expliquerait pour beaucoup la malédiction des lieux. 

Au sommet de la Croix de Peccata, nous prenons à gauche, par le petit chemin qui mène au (deux) sommets du Mezenc. Nous en terminerons l’ascension à pied, après avoir pris soin de cacher les vélos entre de petits sapins. L’un des participants de la première édition vient de décédé, sur une épreuve de bikepacking. Guillaume a emmené avec lui une petite bougie qu’il allumera au sommet Ardéchois…

La Croix au sommet du Mont Mezenc…. Jeudi 31 décembre 1964, deux avions de chasse de l’armée de l’Air française se percutent en plein vol au-dessus du massif de Mézenc, dans les Cévennes….

Prenant notre temps, nous avons mangé les sandwichs et le brownie acheté la veille chez Marcon. Sous nos pieds, les Estables, et l’immensité des paysages… C’est absolument sublime !

Le panorama depuis les Estables !

Au Estables, reste une soixantaine de kilomètres que je savoure comme si ça devait être les derniers. Nous L’Aventure proposée était unique et magnifique. L’incertitude liée à la distance, aux nuits en bivouacs envolées, la malédiction du lieu déjouée. De quoi ouvrir de nouveaux champs des possibles… Nous retrouverons Benoit et sa petite famille au Puy-en-Velay où il nous invite à prendre un verre. 3jours de vélo, 270km, 6000m de D+ pour cette version allégée du Triangle. L’original comptant 300km pour 9000m de D+. Un jour, quand nous serons plus grands…

Rocher et Chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe…. Il y au moins deux millions d’années, le bassin du Puy était un immense lac. Les éruptions volcaniques sous-lacustres ont façonné ce paysage. La lave a rencontré de grandes quantités d’eau en arrivant à la surface. De nombreuses explosions, peu violentes, ont fragmenté la lave pulvérisée qui est retombée aussitôt dans l’eau. Les débris se sont agglomérés en couches multiples et se sont soudés puis transformés en un matériau brun clair. Ainsi est né le tuf volcanique. Des panneaux entiers de roche retombaient à chaque explosion dans la cheminée. Le Rocher est ainsi constitué de grandes dalles proches de la verticale qui témoignent du fragile entassement dans la cheminée profonde.

Nous choisissons de finir cette enquête en allant voir le mage noir dans sa boutique d’herboristerie estampillée « Guilde des Rebouteux 2017 ». Manque de bol, il n’est pas là. Nous tombons sur sa secrétaire particulière qui nous dit :

  • Oui, il est parti en consultation à La Grande-Motte. Vous vouliez le voir pourquoi?
  • Nous revenons du Triangle de la Burle. Nous voudrions savoir ce qu’il en pensait.
  • Oh ! Le Triangle de la Burle ? Il y a tellement de théories farfelues à son sujet. Je suis très ouverte à l’invisible, mais sur ce coup, je crois que tous ces crashs sont dus à des conditions météorologiques difficiles : la Burle, qui a donné le nom à la région, est un vent très violent. Avec en plus des températures basses, et des sommets cachés par les nuages, toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait des accidents. Vous désirez autre chose ?
  • Non, ce sera tout Madame.

Déshabituée à un tel shoot de rationalité, ma cervelle fusionne et notre retour est une longue hallucination où se croisent les Petit-Gris, le mage blanc, la dent du Diable, Monsieur X et Laurent Wauquiez. Arrivé en bas de chez moi, j’ouvre ma boîte aux lettres. Pendant trois jours, elle s’est gavée de publicités, de factures et d’une mise en demeure. Jetant cette paperasse à la poubelle, je me dis qu’il est finalement bien dommage que le Triangle de la Burle ne m’ait pas téléporté dans une autre dimension. Une dimension loin, vraiment très loin de ce plan vibratoire que l’on nomme réalité…

 

* En italique, extrait de tirer de la véritable enquête… https://www.brain-magazine.fr/article/brainorama/47705-Dans-les-mysteres-du-Triangle-de-la-Burle

 

Les crashs

  • Le mercredi 3 novembre 1943, à Marcols-les-Eaux (Ardèche), un bombardier britannique Handley Page Halifax devant parachuter des armes aux résistants de la Drôme heurte le rocher de Bourboulas. Six des sept membres d’équipage décèdent dans l’accident. L’appareil a été pris dans un remous mystérieux et plus aucune commande ne répondait. Ce sont les propos du mitrailleur de queue, le seul rescapé du crash qui explique, effrayé, qu’il a ressenti une forte chaleur faisant place, soudain, à un froid glacial. Des témoins au sol voient le bombardier tomber en piqué avec tous ses feux de position allumés autour de lui (il était « entouré d’une multitude de petites lumières multicolores »). Pourtant, pour ce genre de mission derrière les lignes ennemies, les avions volaient de nuit tous feux éteints pour ne pas se faire repérer par les batteries de canons anti-aériens.
  • Le mercredi 1er novembre 1944, crash d’un Dakota C-47  dans le Massif du mont Pilat.
  • Le jeudi 13 mai 1948, à Saint-Bauzille (Ardèche), un peu avant 18 h 00, un petit avion de tourisme tombe foudroyé et s’écrase au lieu-dit Taillas, un endroit surnommé autrefois « terre des loups »… À l’intérieur… Katleen Kennedy Cavendish, la sœur du futur président des États-Unis, et son amant… De quoi alimenter le mythe d’une malédiction pesant sur la célèbre famille.
  • Le vendredi 12 Décembre 1952, un bimoteur s’écrase à quelques centaines de mètres du précédent crash de 1948…
  • Le jeudi 5 novembre 1963, deux Gloster Javelin FAW.9 britanniques se crashent. Les pilotes s’éjectent mais on ne les retrouvera jamais (information sensationnelle, mais à vérifier).
  • Le jeudi 5 novembre 1963, à Jaujac (Ardèche), un avion à réaction arrache plusieurs toits avant de répandre son carburant dans quelques habitations. Quatre riverains trouvent la mort dans ce drame. Les deux pilotes, qui s’étaient éjectés de leur appareil auparavant, sont indemnes.
  • Cette même année 1963 s’écrasent également un Gloster Meteor et un Lockheed F-104 Starfighter.
  • Jeudi 31 décembre 1964, deux avions de chasse de l’armée de l’Air française se percutent en plein vol au-dessus du massif de Mézenc, dans les Cévennes. Cet accident aérien pourrait passer totalement inaperçu 58 ans après sa survenue s’il ne faisait pas partie d’une longue liste de faits analogues se déroulant dans une zone géographique bien délimitée, appelée « le Triangle de la Burle » et si certains témoins ne faisaient pas mention de phénomènes que la science humaine ne sait pas encore expliquer de manière rationnelle…

  • En 1965, deux F-104 Starfighter se heurtent au-dessus du Mézenc en plein vol, explosent et s’écrasent au lieu-dit « les dents du diable ». Les témoins affirment que les appareils étaient poursuivis par six petites boules rosâtres qui s’arrêtèrent au-dessus du point d’impact jusqu’à l’arrivée des secours. Elles furent donc visibles par tout le monde pendant une période assez longue.
  • Toujours en 1965, un avion d’entraînement Fouga CM-170 Magister percute le sol près d’Orcival. Il était survolé par « deux soucoupes volantes» distinctement vues par les sept premières personnes arrivées sur les lieux de l’accident.
  • Le lundi 18 mars 1968, un avion d’entraînement Fouga CM-170 Magister et un Dassault Mirage III C entrent en collision, de nuit, près de Saint Félicien.
  • Le jeudi 31 octobre 1968, un autre Fouga CM-170 Magister se crashe à trois kilomètres de Cros-de-Géorand. Les conditions météos étaient mauvaises (pluie et brouillard).
  • Le lundi 23 Juin 1969, c’est un Jodel qui tombe d’un coup sans aucune explication.
  • Le lundi 12 août 1969, un nouvel avion s’écrase au col de Goudooze. Il était poursuivi par trois triangles lumineux. D’autres témoins mentionnent la présence d’un quatrième objet lumineux d’une autre forme. Plus tard dans la journée un Wassmer s’écrase à son tour. Il a tenté un atterrissage en catastrophe mais n’a pas eu le temps de réaliser la manœuvre. Et ce n’est pas terminé : un peu plus loin deux chasseurs en provenance de la base aérienne de Francazal se percutent en plein vol sans explication.
  • En septembre 1969, un avion à réaction s’écrase au sud du Béage, sur le Cros de Géorand (deux morts).
  • Après quelques semaines de répit un nouvel incident survient le vendredi 21 novembre 1969. Cette fois, heureusement, il n’y a pas de morts. Trois avions dont un Dassault Mystère IV connaissent diverses « pannes mystérieuses » alors que passent quatre « disques luisants et lumineux » au-dessus de Saint-Pierreville.
  • En avril 1970, un Dassault Mystère IV, poursuivi par des boules lumineuses très singulières, s’écrase près de La Terte.
  • Le jeudi 21 janvier 1971, le bimoteur Nord-Aviation N262 (n°44 F-RBOA de l’armée de l’Air) de la base aérienne de Villacoublay à destination de la base aérienne d’Orange. L’appareil transporte huit membres d’équipage, sept hauts responsables du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et six officiers d’état-­major devant inspecter l’usine nucléaire de Pierrelatte. Le pilote reçoit une clairance de l’ATC (Air Trafic Control) de Marseille pour descendre à 8 000 ft (pieds) jusqu’à Montélimar, puis à 5 000 ft jusqu’à Orange. N’ayant pas bien compris la consigne, l’équipage amorce immédiatement sa descente vers 5 000 ft et, dans des conditions météo exécrables, disparaît des écrans radar et s’écrase au lieu-dit des Hubertes, en bas du suc du Paradou, entre les cols de Mézilhac et des Quatre Vios.

  • Le mois suivant, en avril 1971, c’est tout simplement un Beechcraft Bonanza qui se volatilise dans le Triangle de la Burle. Il ne sera jamais retrouvé, ni aucun de ses passagers.
  • Le mardi 1er juin 1971, un Cessna revenant de Fréjus s’écrase à Saint-Front, près du lac Arcône. Les habitants précisent alors que le lieu est fréquemment survolé par « des machines volantes et soufflantes ».
  • Le jeudi 17 Février 1972, un avion de tourisme de type Robin DR 253 Regent se crashe. Les conditions météo étaient mauvaises avec un épais brouillard.
  • Le vendredi 1er août 1975, crash d’un avion à Marat (Puy de Dôme).
  • Le mardi 18 Avril 1978, un avion de tourisme s’écrase après avoir heurté l’angle d’un immeuble de la commune de Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche). Les conditions météos étaient une nouvelle fois très mauvaises.
  • Le samedi 6 septembre 1980, à Saint-Vincent-de-Barrès (Ardèche), un avion militaire koweïtien est frappé par la foudre et explose dans le ciel. Le pilote et les sept passagers périssent.
  • Le jeudi 18 septembre 1980, un avion est signalé en perdition au mont Devès. Il est vu entouré de feu et de fumée. Parmi les témoins, des gendarmes. Les secours sont envoyés mais l’épave ne sera jamais localisée. Le plus étrange est qu’aucune disparition d’avion n’est signalée. C’est l’un des premiers cas français de ce qui s’appelle un « crash de rien » (ghost crash en anglais) et il n’y aurait que 22 cas recensés dans le monde.
  • Le mercredi 24 septembre 1980, un avion dont le moteur fume abondamment accroche la cime des arbres et s’écrase près de Saint-Agrève (Ardèche).
  • Le jeudi 22 janvier 1981 correspond au signalement d’un nouveau cas de « crash de rien », toujours aux alentours du Mont Devès. C’est le deuxième dans le Triangle de la Burle.
  • En février 1981, un troisième « crash de rien » est déclaré. Les gendarmes recueillent de nombreux témoignages concordants d’un avion en difficulté à basse altitude (feu, fumée et moteur avec des ratées…), dont aucune trace ne sera jamais ne sera retrouvée.
  • Le mercredi 28 mars 1984, un avion à réaction survole Privas en dégageant une fumée noire. Il finit par s’écraser près de Saint-Agrève.
  • Le samedi 12 mai 1991, au mont Alambre, un Piper Apache (avion bimoteur de tourisme, appelé Aztec dans sa version plus récente) de l’Aéro-club d’Auvergne s’écrase dans la matinée s’écrase aux Estables suite à un changement de cap. Le pilote et deux passagers périssent dans le choc mais une adolescente de 16 ans, Dorine Bourneton, reste bloquée dans les décombres toute une journée avant d’être secourue. Paralysée des membres inférieurs après l’accident, elle se bat pour réaliser son rêve : devenir pilote.
  • Le mercredi 14 août 1991, un hélicoptère a en effet heurté une ligne à haute tension sur la commune de Chomérac.
  • En mars 1996, un Piper Aztec disparaît au-dessus du Triangle de la Burle.
  • Le mardi 24 décembre 1996, c’est un avion de tourisme qui atterrit violemment entre Sagnes et Goudoulet, sur une zone marécageuse.
  • Le mercredi 6 septembre 2000, un bombardier d’eau s’écrase dans le secteur du Burzet (Ardèche).
  • Le dimanche 13 octobre 2002, un ULM s’écrase sur la commune de Jaujac.
  • Le lundi 14 avril 2003, un avion de tourisme s’écrase à Saint-Marcel-d’Ardèche.
  • Le samedi 23 avril 2005, c’est un autre avion de tourisme qui chute entre Villeneuve-de-Berg, Saint Germain et Sauveplantade.
  • Le vendredi 28 décembre 2006, un avion en flammes se crashe sur la commune de Saint Sernin.

Au total, il y a eu près de 70 accidents d’avions dans ce périmètre, pourtant 1 000 fois plus petit que le triangle des Bermudes….

De quoi laisser tout de même perplexe…

 

Parcours

GPX : #LeTriangleDeLaBurle…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Haute-Loire
Depart : Le Puy-en-Velay (43000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 270km / D+ : 6000m
Durée : 22 heures en trois jours
Sport : Cyclisme VTT


2022
09.05

« En Quête du Triangle de la Burle… »

 

La France n’a pas à rougir du Triangle des Bermudes, du Triangle du Nevada ou du Triangle de la Mer du Japon, puisqu’elle possède en son sein le Triangle de la Burle. Située entre la Haute-Loire et l’Ardèche, cette zone étrange comptabilise plus de 75 crashs d’avions depuis 1945 dont certains inexpliqués et des phénomènes ufologiques y sont fréquemment observés. Porte vers des dimensions parallèles ? Base extraterrestre ? Trou du cul planétaire ? Ce week-end, un groupe d’électrons libres se rendra sur place pour mener l’enquête…

Hors-série illustré (le Progrès). Dessin de Chloé Manceau.

Ce « Pot au Noir » ou Le « Bermudes des Cévennes » n’est pas avare en observations de phénomènes étranges, d’histoire de troupeaux de vaches anéantis… Entre Le Puy-en-Velay, le Mont Pilat et le Mont Mézenc, le rude pays de la Burle ne ménagera pas les valeureuses et valeureux qui tenteront l’aventure. Plus que les cailloux et le dénivelé, ils affronteront toute la puissance de la Table d’Or, que l’on dit enterrée au pied des Dents du Diables…

Une Aventure prometteuse proposée par la Roue Dynamo (du 09 au 11 septembre)

2022
08.20

#RetourAuxSources…


Résumé

20 août, voici maintenant un peu plus d’une semaine que la trace des &L&phants s’est évanouie… Et je ne retrouve que partiellement, le goût de…

Nicolas, qui décidément tient une forme remarquable, a sonné la révolte et rameuté les troupes. Comme nous l’avions fait en 2020 avec Christian…

Il nous propose de filer plein Sud, en direction du plus fidèle Lieutenant de l’Amiral… 270km, 4000m de D+, et il n’a pas eu l’air de beaucoup ciller… 😉

Ce jour, le Gerbier de Jonc rayonnera, telle un bouquet d’argent sur l’horizon…

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* Programme ou Menu, c’est comme on veut *

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www.oasisdesartistes.org, TELEPAT

Je ne suis pas matinal, et c’est un gros défaut, je le sais…
Cette tare m’a fait rater le départ d’une heure, et j’étais sacrément vénère…

‘Raye le mot « impossible » de ton lexique et ne lâche pas
Ton objectif, ne t’en détourne pas
Rien n’est joué, la roue tourne et c’est là
Que la donne peut changer…’

En Chasse-Patates…
J’ai bien fini pas les rattraper 👍 !

Sachez bien que je m’en serais voulut de ne pas réussir…
Le tracé proposé n’était qu’un collier de perles apairées…
La Loire, le Fleuve Mythique et Sauvage, ce bloc de lave…
Que l’érosion infine de sa gangue granitique a débarassée…
Mis à nu, fragile filet d’eau à la portée anthropologique…
Ces plateaux, à perte de vue étendus et jamais trop lisses.

« Concentré, explore les sentiers enchantés
En danger, ça ne fera qu’engendrer
Des passions à partager, des questions sans réponses
À se poser, la possibilité de penser à tête reposée
Tu n’es pas obligé de prendre ce qu’on t’a donné
De t’abonner à la routine qui t’est proposée… »

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* La randonnée des Sources de la Loire, une création du CCVillars *

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Parcours

 

GPX : #RetourAuxSources
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Depart : Unieux (42240)
Difficulté : Moyenne
Distance : 270km / D+ : 4038m
Durée : 11 heures 12min
Sport : Cyclisme Route


2022
08.18

Les Chasses-Patates…

Une équipe de Champions qui vous chante le contre la montre des tubes à rustines !

2022
08.11

#UnePinc&D&l&phant…🧒🐘🏞️


Résumé

Eléphantine, je l’ai construite de toutes pièces en 2015, avec l’idée en tête d’en faire un vélo pour voyager. Le premier périple effectué en sa compagnie fut la Loire à Vélo, un raid au fil de l’eau réalisé en autonomie complète grâce à son association avec une remorque Bob Yak. Il y eu ensuite quelques voyages, mais avec sacoches pour gagner encore en liberté cette fois-ci. Comme la Stevenson ou bien encore un tour inoubliable d’intensité réalisé selon la règle des 100kilomètres qui a suivi le premier confinement. Il y eu aussi quelques bêtises…. Et puis c’est tout, car j’avais entre-temps découvert le bikepacking et les joies de voyager léger. Pousser la machine dans ses derniers retranchements, avaler les kilomètres du matin au soir, faire défiler l’infini rouleau des paysages !!! Nancy/Villars, Saint Etienne/Nice, Saint Etienne/le Phare des Baleines… A chaque fois, voir mon petit point se déplacer à toute allure sur la carte suffisait à m’émerveiller. Je ne comptais ni les heures, ni mes efforts… Seul l’allure de ma progression avait grace à mes yeux, ainsi que  l’étirement joyeux d’une journée, du lever au coucher du Soleil.

Et puis cette année cette idée d’éléphant traversant les Alpes m’a interrogé. Comment auraient été perçus ces animaux, si lourds, si puissants, si nous les avions affublés de si petites sacoches ? N’auraient-ils pas eu l’air un peu ridicules ??? Leur force n’est certainement pas leur vitesse ni leur fougue. La veritable force que nous respectons est l’inaltérable patience qui en résulte… Une force tranquille, trop souvent invisible dans la loi de la jungle…

Le constat posé j’ai écrit à l’amicale cyclo Pavillaise pour annoncer mon forfait à l’Hannibal Rider. Mais je partirai, tout de même. En solo et le plus fidèlement possible suivant le code des Eléphants. Eléphantine (autrefois appelée Bob Straggler ou Modestine) me semblait toute indiquée. Lourdement équipée, un cadre acier, des trains roulants de VTT, de grands volumes d’étoffes  rouges pour les bagages. Seize kilogrammes auquel il faudra rajouter le poids de l’eau. Auxquels s’ajouteront encore ceux des bagages… Vêtements chaud, duvet, tente, nécessaire de toilette, nourriture… 18kg en tout, sacoche et manche de brosse à dent comprit. C’est en pensant confort que je les ai remplies. Je savais pourtant que plus je serais lourd, plus mon périple serait lent. Mais c’est bien ce que je cherchais… 36kg et 64 qui font 100, une somme enfin digne pour une sortie pachydermique…

31 juillet 2022, nous y sommes. Le départ officiel d’Hannibal sera jour de mon départ. Comme en 2020, je jour du dépassement est dépassé. Je me refuserai donc à prendre la voiture pour aller pédaler mais me concocte, à la place, une étape spéciale qui de Chevrières me conduira à Tournus, via Charolles, pour y trouver la trace de l’Eléphant…

Il me faudra un peu de temps encore pour digérer tout ce que j’ai vu durant ce voyage, pour que j’emboite et réorganise mes souvenirs rendu quelque fois vaporeux par la chaleur suffocante qui pendant des jours à frapper mon crâne fort fort heureusement bien abrité. Mais je n’ai que très rarement fait de parcours aussi complet. Le travail du traceur a été phénoménal et j’ai circulé à petite allure d’une friandise à l’autre. Parfois excessivement sucrées mais toujours harmonieusement parfumées. Dans ce voyage solo pas une seule fois je ne me suis ennuyé. Et quand Saint Etienne fut approché, c’est un peu triste que j’ai pédalé. J’aurais bien voulu pouvoir encore et encore vagabondé ainsi, d’un camping à l’autre, d’une boulangerie à l’autre, de sommets en sommets, de petits miracles en tours de magie, de photos en photos… D’ailleurs des photos j’en ai pris des centaines que j’ai rassemblées en petit album accessible ici : https://photos.app.goo.gl/3yj29Z6XDQSr1iPJ9

 

 

Nous voici donc au terme de douze jours de voyage à travers les Alpes, de Saint Etienne à l’Iseran, par le Jura et le Vercors… Un total de 1300km pour 26000m de D+ basé sur une trace exceptionnelle, celle de l’Hannibal Rider, un brevet fédéral organisé par le club de Pavilly. Une compagne de route incroyable aussi, Eléphantine, un petit 36 d’après elle mais disons-le plutôt 38kg… Déhanchement d’allure un peu pataude mais comme je l’avais souhaité une démarche imperturbable… Une trace royale, fruit d’une succession de territoires et de paysages, sans aucuns temps morts, des moments de joies intenses et parfois des doutes terribles… Du temps pour ne rien faire, des soirées entières passées à contempler les étoiles, des nuits pleines sous la tente… Rien que du beau temps, des centaines de photos et d’émotions gravées, des ami·e·s par pur hasards rencontré·e·s, des murmures et des songes…

 

#Jour…1 : >> Charolles ;

– la plaine du Forez, mon père et mon frère qui m’accompagnèrent ;
– les gorges de la Loire, le château de la Roche ;
– le canal du centre liant Saône et Loire ;
– la première installation parmi les cris des gamins.

 

#Jour…2 : >> Saint Julien-sur-Suran ;

– le bocage charolais ;
– Tournus la belle ;
– une Saône-et-Loire bucolique ;
– mes premières cueillettes.

#Jour…3 : >> Champfromier ;

– le vert émeraude du barrage de Vouglans ;
– les cimes Jurassienne ;
– le village de la fille du coupeur de joins, les murs de tavaillons ;
– Laurent qui accepta de couper l’électricité du VTT pour faire avec moi un bout de chemin…

 

#Jour…4 : >> Annecy ;

– le Bugey par les cols de Richemont et du Grand Colombier ;
– la route des crêtes du Valromey, une belle découverte ;
– les Gorges du Fier prodigieuse ;
– les montagnes devant soi et une Annecy animée comme jamais ;
– ce petit jeune descendu à vélo de Normandie pour ses études à Thônes…Coloc d’une nuit.

#Jour…5 : >> Praz-sur-Arly ;

– le plateau des Glières et l’émotion ressenti la haut face aux actualités ;
– le col des Aravis et l’assistance (eau et ombre) apportée par un futur Paris-Brest… 😉👍 ;
– l’énervement face au connard qui mit trois plombes à dégager son bolide garé sur mon emplacement… ;
– la pluie qui fit tomber la température.

#Jour…6 : >> Bourg-Saint-Maurice ;

– la belle montée du col des Saisies rafraîchi par les pluies de la nuit ;
– la rencontre fortuite avec Henri et un mec de Montbrison à Arreche-Beaufort ;
– l’inoubliable montée du col des Prés et cette vue imprenable sur le barrage du Cormet ;
– le Cormet de Roselend, pour moi l’un des plus beaux cols alpins ;
– l’orage qui me coinça dans le bloc sanitaire jusqu’à 2h du matin…

#Jour…7 : >> Modane ;

– l’Iseran et Marguerite que je croisais par un joli hasard à quelques encablures du sommet ;
– le coup du moineau que l’on transforme en tarte aux noix. La fatigue et ses miracles ;
– la descente sauvage sur Bonneval-sur-Arc, le cri des marmottes ;
– les forts de l’Esseillon et la redoute Marie-Thérèse…

#Jour…8 : >> Bourg d’Oisans ;

– l’enchaînement Télégraphe/ Galibier avec des jambes de feu, Patrice que je croisais à la sortie de Valloire ;
– le col de Sarenne et la piste merveilleuse qui permet de rejoindre Auris par le col de Cluy ;
– les balcons d’Auris, route en corniche aux aplombs vertigineux ;
– l’accueil chaleureux réservé par le camping de la Cascade…

#Jour…9 : >> Lac du Sautet ;

– le somptueux Solude et sa dernière partie Gravel ; Un bras d’honneur pour l’usine de l’Alpe ;
– l’heure passé debout, dressé sur les pédales et pouls aux tempes à batailler face au Parquetout ;
– l’agréable ascension du col du Noyer et son arrivée magique sur le Champsaur ;
– la négociation avec le gérant du camping, mi- gitan mi cowboy, pour trouver une petite place entre deux tentes ;
– la lune sur les montagnes, son reflet dans le lac…

#Jour…10 : >> Die ;

– l’épuisement ressentie dès le matin, une journée difficile… ;
– le col de Menée et les souvenirs vivaces d’un Paques-en-Provence en compagnie de la Squadra (Feurs) ;
– la chaleur Drômoise, la clairette et les villages d’artistes ;
– le sommeil difficile du vraisemblablement à un excès de petits culs, piscine oblige…

#Jour…11 : >> Saint Vallier ;

– l’âcre fumée des incendies noyant Die et sa région. La montée du Rousset dans le smog, yeux en pleurs et gorge qui gratte ;
– les couleurs blé-ciel du drapeau Ukrainien flottant sur Vassieux-en-Vercors ;
– le cirque de Combe-Laval, le col de la Machine et ses routes suspendues ;
– le Rhône, coulant large et parfaitement bordé ;
– les deux mecs louches, musique de crétin et œil vitreux venus gâchés les dernières parts de pizza que je mangeais tranquille sur un banc. Une pizza excellente au demeurant…

#Jour…12 : >> Chevrières ;

– la vallée de la Cance et son sillon de verdure entre Rhône et Ardèche ;
– le col ombragé de la Charousse, l’odeur des bois fraichement coupés ;
– les vastes étendues des Hauts Plateaux, dieu qu’ils sont grillés cette année ;
– les gorges de la Loire, la tour de Chambles, et le frisson de retrouver son pays ;
– la fin d’un nouveau western, la fraîcheur du saloon, la magie des retrouvailles….

Mes remerciements les plus sincères à Eléphantine pour ne pas m’avoir laissé en cours de route, ainsi qu’à toutes les personnes qui m’ont suivi et souvent aidé, bien plus qu’elles ne s’en doutent, grâce à leurs gentils messages de soutiens et d’encouragements… Un immense merci à Patrick Chrétien ainsi qu’à tous les membres de l’Amicale Cyclo Pavillaise. Durant ces 12jours, grâce à vous, j’ai rêvé. Avec d’un côté le petit regret de ne pas avoir pu participer à l’Aventure complète (Aventure que je n’aurais de toute manière pas pu mener au bout…). De l’autre le bonheur d’avoir pu, sur cette aventure écourtée, vivre un voyage en pleine autonomie, sans contraintes et avec tout le temps que j’ai eu envie de prendre pour en profiter. La trace passant à Saint Etienne, je ne m’interdis d’ailleurs pas de repartir un jour sur la deuxième boucle du huit, en direction de Pavilly et en bikepacking cette fois… 🐦︎🍻🙂

 

Le puissant Hannibal aurait dit un jour …
« Nous trouverons un chemin… ou nous en créerons un… ».

Mais lui avait une armée et de vrais éléphants…

Je préfère finalement penser que …
« Celui qui désire déplacer les montagnes…
commence déjà par enlever les petits cailloux de ses chaussures…
 »

Parce que 50 kilomètres chaque jour, c’est déjà voyager… 😉

 

Le temoignage d’Olivier Januario


Fiche

L’intégrale d’Hannibal

L’extrait d’Hannibal, au départ de Saint Etienne…

 

Descriptif :

GPX : #HannibalRider
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Chevrières (42140)
Difficulté : Moyenne
Distance : 2 500 km (fait 1300) / D+ :  39 000 (fait 26 000)
Durée : délais 130heures (fait 102 heures / 12 jours)
Sport : Cyclo-camping


Film

« Nous trouverons un chemin… ou nous en créerons un… »

Pensif. Songeur…. 🤔