12.30
Un bon vélo est un vélo qui fait de belles photos…
Hier a eu lieu la Sambonitaine, traditionnelle et dernière sortie de l’année… Nous étions un peu triste… tout en sachant pourtant l’alternatif bien vivant. #SaintJustSaintAmbert, un shéma qui chaque année se répète (2018/2019/2020). Deux villes jumelles qui s’imbriquent parfaitement… Un classique. De milles variations possibles.
Si les deux premières éditions furent solo, un duo s’était, en 2020, spontanément formé. Nous serions trois cette fois-ci, et cela semblait assez logique. Régis, Nicolas. Deux habitués des longues distances avec lesquels je n’ai aucune inquiétude à m’engager. Christian qui nous accompagnera jusqu’à Saint Bonnet serait bien venu lui aussi. Mais son petit Suzuki avait classe et l’en empêchait. Et ce fut bien dommage.
Nicolas s’étant lancé un défi, genre dodécaudaxoquelquechose ou un truc du genre, aussi long et imprononçable qu’une constitution anarchiste… il m’avait convaincu d’être soft… De ne pas tracer à l’instinct comme je le fais toujours lors de mes sorties improvisées… D’anticiper, de réfléchir aux conséquences… conséquences dont Régis, décidément bien trop fort, se moquait bien… 😉
Nico, je l’apprécie. Alors j’ai suivi son conseil. J’ai tracé tracé tracé avec pour soucis unique la maîtrise du dénivelé… Un peu trop d’orange sur le profil ? Mécanique, je cherchais le détour qui permettait de lisser la charge… 9ième essai. Celui-ci sera le bon. J’étais content de moi. Un profil à l’allure douce comme le revers d’un polyesther… Et le plus important. Un parcours plutôt joli…
Au premier temps de la valse… il y eu d’abord le froid qui nous enveloppa. Tout les quatres. Haletant nos volutes de fumées en direction un premier plateau. Meyrieux, Périgneux. D’un versant couvert des premières gelés à un autre, plus lumineux… Nous avancions, vite… Pour malheureusement, à Saint Bonnet, perdre notre unité. Christian devant s’en retourner, et comme c’était prévu, pour un presque cent bornes… Nous détournant du Pichillon, nous entrâmes dans le premier temps de cette journée. De hauts plateaux oscillant à presque 1000 mètres, nous exposant à la fois au vent et au Soleil… Merle-Leignec la belle, située aux confins de la Loire, Apinac la rustre ou ce passage improbable sur les pavés et la porte fortifiée de Saint Pal-en-Chalençon… Nous roulions alors sur de belles et larges routes… Nous nous enivrions de vues sauvages et parfaitement dégagées… Ce temps là était bien celui des grands espaces…
Au deuxième temps de la valse… une portion, où je dois dire, nous nous sommes sentis un peu privilégiés. A moi le plaisir du partage avec mes compagnons de route. A eux le plaisir de découvrir, du moins je l’espère, cette contrée un peu reculée… Une contrée magique. Avec ce décor d’automne. De Craponne à Medeyrolles, de Medeyrolles à Saint Just… D’improbables routes sillonnant les forêts douces du Puy-de-Dôme… Sans voitures, sans lignes blanches… Notre trio s’est un peu inconsciemment étiré, comme si Régis Nicolas et moi souhaitions apprécier ces quelques kilomètres de bonheur, à notre rythme propre…. Ce bleu au dessus de nous, ces verts et orangés tout autour, une longue bande noire, lancinante, qui nous conduisait sans chahuts vers la mer de brume. Coucounante. Et inacoutumée… Ce ne fut qu’une fois la vallée de la Dore retrouvée, que nos langues se délièrent. Désormais descendu de notre petit nuage, nous avions des considérations plus terre-à-terre…
Au troisième temps de la valse… Il y eut Ambert et sa grande place, morne comme pas deux. Chacun ayant avec soi de quoi s’alimenter, la décision fut vite prise. Nous allions continuer. Encore un peu… Ne sachant nullement à cet instant, qu’une belle surprise, plus loin nous attendait… La Forie. Job, facile. Nous n’avons eu qu’à traverser la route…

« Je vais apporter quelques précisions à la photo (il faut surtout regarder la boîte que tient Damien)…. Eh oui, parfois une sortie à vélo peut réserver une belle surprise ! C’est ce qui nous est arrivé vendredi dernier lorsque nous sommes arrivés à JOB. Nous n’avions pas prévu de faire une pause à la boulangerie mais en regardant la devanture, nous avons été agréablement surpris : de vrais Paris-Brest, du fait maison, pas de la pâtisserie industrielle ! » – Nicolas

« Alors oui on s’est laissé tenter par cette gourmandise pleine de symboles, ils étaient succulents même si ce n’est pas si facile à manger debout et sans cuillère (attention aux moustaches).😋 Alors pour les gourmands, retenez bien l’adresse Boulangerie/Pâtisserie « Chez Julie » – JOB… à consommer avec modération car pour rentrer quelle que soit la route choisie ça monte… » – Nicolas
Merci Nico pour ton offrande, et ta contribution 🙂
Et tandis que nous en terminions de nos délices monstrueux, Regis nous régalait à sa manière, souvenirs nombreux de Paris-Bresteux… 2023 ? Bientôt. Et déjà nous repartons. Sur l’itinéraire qui, sous l’impulsion de Nicolas, s’efforcerait de contourner au mieux les difficultées que posent le Haut-Forez. Mais il se pourrait bien que cette abus de faiblesse soit en notre faveur. Sinon, connaitriez vous la routes des mines ? Elle, longtemps oubliée qui nous conduira à la Renaudie. Un petit paradis que j’esquive de manière systématique, obnubilé par mon interminable quête de cols, surtout ceux d’ici… Les paysages toujours fantastiques, le chien blanc qui nous suivra quelques instants, le Puy-de-Dôme au loin qui se détache… La coursière que nous n’étions finalement pas obligée d’emprunter, les seuls raidars de la journée. J’espère que Nicolas me pardonnera. Il sait maintenant que la longue distance c’est parfois quelques douceurs, mais que souvent celles-ci ont un prix… S’en remettre au destin, ne pas trop peaufiner, admettre, finalement… de se prendre au jeu.
Au quatrième temps de la valse… Nous n’étions toujours pas arrivés, mais avions quand même franchi la crête. Une longue descente devait nous ramener vers la plaine, comme nous aimons entre nous à l’appeller. Une belle descente où nous nous sommes laissés portés, cherchant des routes communales que seul le GPS pouvait connaître… Filant sans efforts aucuns au creux des gorges de la Goutte Bualière, admirant au passage un beau village perché sur les flanc rocheux de la montagne. L’Hôpital-sur-Rochefort, nous accédons à la petite route parallèle à la désagréable D1089. Nicolas choisissait ce lieu pour rendre un hommage appuyé à notre Bébel national. Bim Bam Badaboum… Voilà qui est vite arrivé, et nous comme lui n’avons pas compris… Lui, déjà debout. Un peu groggy. Nous, inquiet. Une chute finalement et heureusement sans gravité. Quelques contusions. Et un beau vélo, quelque peu amoché. Les cicatrices sont le patrimoine de chacun. Nous repartirons tout de même. Toute difficultés étant désormais derrière nous. La plaine du Forez en diagonale à traverser. Par de petites routes qui ne manquent pas non plus de charme. Nous venons de passer et malgré cet incident une belle journée… Je remercie Nicolas et Régis pour leur compagnie. De m’avoir laisser la main sur le parcours aussi. Il n’était comme convenu ni dur ni mou, bien au milieu. J’espère qu’il vous aura plu.
Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà…Une valse à trois temps
Qui s’offre encore le temps
De s’offrir des détours…Une valse à quatre temps
C’est beaucoup plus troublant
C’est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu’une valse à trois temps…Une valse ça s’entend
À chaque carrefour…Une valse à mille temps
Trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman…
Cette valse a mis le temps…
9h et demi, pour être précis.

GPX : #EnForezMonCoeurBalance-2021
Pays : France
Dépt : Rhône-Alpes
Départ : St Just St Rambert (42170)
Difficulté : Moyenne
Distance : 211km / D+ : 2715m
Durée : 9 heures 31
Sport : Cyclisme Route

La Squadra était présente à la nouvelle rando des « Balcons du Gier » (7/11/2021) et la très traditionnelle « Sambonitaine » (11/11/2021)
Alors si en 2022 tu cherches un club qui envoie…

Heureux de retrouver une fois de plus la compagnie Chilkoot…. Cette année, le rendrez-vous est donné à Ménerbes, au Domaine de Marie… Un festival de couleurs, entre Luberon et Monts de Vaucluse, jusqu’au sommet du Géant…

Que ce soit un Tour de Lozère Historique ou une Stevenson, un Chilkoot reste un un Chilkoot et c’est avec un plaisir certain que je m’en vais rejoindre Romain et Laurent pour cette nouvelle édition du Tour du Vaucluse Historique qui aura lieu demain. Une édition qui devrait nous proposer un parcours fabuleux et appelé « sur les épaules du Géant ».. Tout un programme… 🙂 !
7h30. Nous rejoignons le domaine de Marie, à Ménerbes, un mas provencal dans la plus pure tradition et niché au coeur d’un vaste domaine vinicole. Nous ne sommes pas les premiers, Thierry, Eric, Dominique, François…. Le Chilkoot est une petite communauté et les habitués sont là… Je suis heureux de les retrouver, dans le cadre absolument superbe que constitue le domaine. Le déjeuner est servi, du café, et des jus d’oranges sanguines proposés par Kookabarra. Je signe la feuille d’émargement et ajuste le brassard que me tend Luc. Cette fois, je seraisle numéro 12….

…
8h30. Tout le monde se rassemble pour la photo traditionnelle d’avant départ. Nous sommes relativement nombreux, pas loin d’une soixantaine. Randonneuses, gravels, cadres acier, titanes. Quelques vélo vintage aussi… Les vélos de courses comme le mien sont devenus rares… Bonnets et gants le sont moins… La température n’excède pas 2°C, la gelée n’était pas loin. Mais nous restons confiant…
C’est parti. Moi qui pensais pouvoir faire un petit bout de route avec François ou Dom, c’est rapé. Les traces 155 et 185km se séparent dès la sortie du domaine. Tant pis. Nous prenons, avec Laurent et Romain, un départ prudent. Il faut dire que nous savons ce parcours long et difficile. Un peu plus de 4000 mètres de dénivelé sont annoncés… Fin octobre, ce n’est pas une paille.
Tout de suite après le départ, l’un des premiers village traversés est Bonnieux, perché sur le versant Nord du massif du Luberon… L’endroit est absolument magnifique, pourtant nous ne sommes qu’à moitié surpris. La qualité première de Luc est de reconnaître et de paufiner ses traces… En plus de l’aspect communautaire, celà nous plait. Jamais nous n’avons été déçu. Et pour cela nous revenons et reviendrons… 🙂 !

Bonnieux, un village de carte postale… Et ce n’est certainement que le début…
Un coup d’oeil à la carte de route m’apprend que nous nous dirigeons maintenant vers Buoux… Autour de nous, un spectacle végétale et minérale, dans cette contrée sauvage du Luberon… Les routes, étroites, sont si paisibles… Les roches scintillent à la lumière d’un soleil parfaitement inespéré… Plus de questions. Nous respirons.

Une belle descente, et puis nous arrivons à Apt. Le marché à ciel ouvert est installé,un petit commerce semble-t’il fleurissant. Marchant un peu maladroitement aux près de nos montures, nous cherchons l’hôte capable de nous délivrer le précieux sésame… Ici, un bureau de tabac comme il en existe (encore) (et heureusement) des milliers… C’est Laurent qui se chargera de pointer nos cartes… Et si la buraliste lui demande ce qu’elle gagne à l’affaire, ce sera, d’abord, un sourire. Ensuite, notre éternelle gratitude à tous…
Nous filons. Sur une D230 lisse comme le nappage d’un bon gâteau… Notre regard se porte souvent à gauche. A notre insu. La vision du Géant se précise. Nous rapetissons… Tout à l’heure, nous aurons, à notre manière, à le défier… Et cette simple idée me fait frissonner …
Sault. Au pied du vieux pont qui enjambe la Nesque nous stoppons… Sault. Encore une ville construite sur un promontoire… Toujours belle et fière. Dans son écrin orangé…
Il y a déjà du monde sur la placette, coincée entre la maison du nougat et la boutique des délices… L’une des particularités les plus significatives de notre petite communauté est que nous sommes gourmants… Viennoiseries, tartes aux citrons, croquants aux amandes… Tout y passe. Parfois courageux, nous n’avons ici aucune volonté… Alors Ventoux ou pas, celui-ci attendra…

Instantané. Instant volé. A celles et ceux qui trouvent notre sport difficile. Vous vous trompez…
Toujours au compteur que je n’ai pas. 60 kilomètres. Les choses sérieuses vont à présent commencer. L’ascension du Géant par son versant le plus paisible… Un versant que j’ai appris à connaître. Au fil des ascensions. Aujourd’hui la septième. Comme un bon film dont on ne se lasse pas. Un versant facile… Toute chose relative étant… Pourtant, ce versant, je le redécouvre. A la faveur de l’automne et de ses couleurs vives… Dans cette longue montée qui s’étend, j’écoute Romain me faire le récit de ce jour où, l’envie lui prit, d’Ambert relier cette cime qui nous domine… Une Aventure. Une belle. Une grande. De celle pourtant qui vous laisse quelques regrets… Après tout ses kilomètres, malgré tout ses efforts, le Ventoux ce jour là s’était dérobé… Fidèle à lui-même. Grognon. Tempétieux…. Face aux assaults du vents Romain avait du renoncer… Pourtant il ne lui en veut pas… Lui sait que nous ne pouvons décider de tout. Et que celà est une change. Car si cela est sur le coup agacant, cela nous apprend auusi à apprécier la valeure de nos réussites… Levant la tête, je le regarde… Avec cette unique question. « Que nous réserves-tu ? »
« Aujourd’hui enfin nous fîmes l’ascension (…), non sans de grandes difficultés, car cette montagne est une masse de terre rocheuse taillée à pic et presque inaccessible. Mais le poète a dit avec raison : Un labeur opiniâtre vient à bout de tout. La longueur du jour, la douceur de l’air, la vigueur de l’âme, la force et la dextérité du corps, et d’autres circonstances nous favorisaient. Notre seul obstacle était dans la nature des lieux. Nous trouvâmes dans les gorges de la montagne un pâtre d’un âge avancé qui s’efforça par beaucoup de paroles de nous détourner de cette ascension. Il nous dit que cinquante ans auparavant, animé de la même ardeur juvénile, il avait monté jusqu’au sommet, mais qu’il n’avait rapporté de là que repentir et fatigue, ayant eu le corps et les vêtements déchirés par les pierres et les ronces. Il ajoutait que jamais, ni avant ni depuis, on n’avait ouï dire que personne eût osé en faire autant. Pendant qu’il prononçait ces mots d’une voix forte, comme les jeunes gens sont sourds aux conseils qu’on leur donne, sa défense redoublait notre envie.«
« Ce que tu as éprouvé tant de fois dans l’ascension de cette montagne, sache que cela arrive à toi et à beaucoup de ceux qui marchent vers la vie bienheureuse ; mais on ne s’en aperçoit pas aussi aisément, parce que les mouvements du corps sont manifestes, tandis que ceux de l’âme sont invisibles et cachés. La vie que nous appelons bienheureuse est située dans un lieu élevé ; un chemin étroit, dit-on, y conduit. Plusieurs collines se dressent aussi dans l’intervalle, et il faut marcher de vertu en vertu par de glorieux degrés. Au sommet est la fin de tout et le terme de la route qui est le but de notre voyage. Nous voulons tous y parvenir ; mais, comme dit Ovide : C’est peu de vouloir ; pour posséder une chose, il faut la désirer vivement »
« Tout d’abord frappé du souffle inaccoutumé de l’air et de la vaste étendue du spectacle, je restai immobile de stupeur. Je regarde ; les nuages étaient sous mes pieds. L’Athos et l’Olympe me sont devenus moins incroyables depuis que j’ai vu sur une montagne de moindre réputation ce que j’avais lu et appris d’eux.«
L’ascension du mont Ventoux – Pétrarque – 1336

J’ai fais aujourd’hui l’ascension de la plus haute montagne de cette contrée que l’on nomme avec raison le Ventoux, guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu.
Voilà. Laurent vient de gravir son premier Ventoux. Et ce n’est tout de même pas rien…
Ce qui est ingrat avec le Ventoux, c’est qu’il est si gigantesque qu’il écrase souvent le reste… C’est une nouvelle fois un peu vrai alors même que la suite du parcurs était elle aussi sublime… Je ne vous parlerai donc pas de cette immense sentiment de libertée qui me saisit, lorsque, lancé à pleine vitesse, je dévalais les pentes du Mont Chauve par la piste Malaucène. De cette vue imprenable sur les Dentelles de Montmirails que nous eûmes aux environs de Suzette. Du trafalgar que j’ai subi en montant la Roque-Alric….

Dans mon désarroi, de la beauté des vignes dans la chaude lumière d’un soleil descendant sur l’horizon. De la poursuite menée derrière mes deux compères jusqu’à l’imprenable citadelle de le Barroux…

Du souvenir que je conserve du goût de cette pizza chèvre-miel qui d’une certaine façon, me sauva la vie. De l’acceuil déplaisant que je reçu en l’achetant… De cette boucherie sans âme où à Mazan nous recevrons le dernier tampons… Du renouveau ressenti à l’approche du col des Trois Termes… De la fraîcheur de ces Gorges desquelles le Soleil c’était à cette heure retirée… De la pente. De la beauté du spectacle… D’un Romain s’envolant, d’un Laurent légèrement en retrait… De cette descente. De cette nouvelle montée du sommet de laquelle nous assstâmes en direct au coucher du soleil. De notre arrivée à Gordes, de ses ruelles qui me parurent excessivement étroites et pentues…

Gordes
De la nuit enfin, qui nous enveloppa. De Saint Pantaléon et de son église où nous nous ravaitaillons… De ces portions à peine goudronnée et très raides où Luc nous fit passer… Du bruit du gravier sous nos roues… De la trop faible lumière du phare, de ces vignes qu’autour de nous nous devinions. Des jappements de ce chien. De ce jeu inutile mais tellement fondamental auquel à Ménerbes nous avons joué… De ces derniers kilomètres. De ces dernieres mètres. De cette voiturette suivie dans la longue allée bordée de thuyas… Du domaine. De cette cave, de ces cuves… de tous ces visages souriants et de tout ces souvenirs… Longue vie aux Chilkoot, à Luc, et à tout ces braves… Un parcours difficile mais magnifique de bout en bout… Un régal. Un Graal cyclopédique… A toutes ces futurs aventures aux longs cours qui ont encore beaucoup de chose à dire… 😉

Tour du Vaucluse Historique 2021. Avec Laurent et Romain. Suite et Fin.

Descriptif :
GPX : #TourDuVaucluseByChilkoot2021
Pays : France
Région : Provence-Alpes…
Dépt : Vaucluse
Départ : Ménerbes (84560)
Difficulté : Haute
Distance : 185km / D+ : 4200m
Durée : environ 9 heures 05
Sport : Cyclisme Route

C’est vrai qu’il ne faisait pas bien chaud ce matin au départ de Chalain-d’Uzore… Mais nous avons quand même bien fait de partir car comme à leur habitude les amis de Chalain d’Uzore avaient bien fait les choses. Une trace VTT nous menant presque tout en haut du Forez, de super ravitos aux fourmes de Sauvain et de Montbrison, le ciel bleu qui nous avait tant manqué cet été… Un petit repas à l’arrivée. Le parcours n’était pourtant pas facile mais reste une paille pour cette division cramponnée de la Squadra… Céline, Sylvie, Jean-Jacques, Jeff, Marco… Rendez-vous est pris pour la Sambonitaine… A très bientôt 😉

Entre ciel et terre, l’horizon à perte de vue…Vous avez rêvé de vous perdre dans l’infiniment grand ? Direction les sommets des Monts du Forez. Là, entre 1400 et 1643 mètres d’altitude, vous en prendrez plein les yeux ! Le vaste plateau couvert de landes qui s’étend du Nord au sud, vous semblera irréel, comme suspendu dans les airs. De chaque côté, des panoramas à couper le souffle. A l’est, la plaine du Forez, les Monts du Lyonnais et parfois même, la chaîne des Alpes. A l’ouest, la vallée de la Dore, le Puy-de-Dôme et le Sancy.
A ce monde d’avant que l’on est fourmement content de retrouver…

Descriptif :
GPX : #LesCroixD’Automne-2021
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Chalain d’Uzore (42600)
Difficulté : Moyenne
Distance : 72km / D+ : 1700m
Durée : 5 heures 55
Sport : Cyclisme VTT

Tout part toujours dans les flots… Au fond des nuits sereines… Ne vois-tu rien venir?… Les naufragés et leurs peines qui jetaient l’encre ici… Et arrêtaient d’écrire… Always lost in the sea….
La voilà, cette troisième Rose des Vents effectuée sous l’impulsion de Nicolas avec Christian et Régis. Après une première Rose nous ayant mené dans l’Allier, une deuxième à la pointe Nord du département, nous voici parti en direction de Chauffailles, qui est située dans le département de la Saône-et-Loire…
Un parcours joli et plutôt roulant, qui nous entraîne vers la belle région du Brionnais… Des campagnes préservées et aujourd’hui couvertes de brumes enveloppantes, un ravitaillement bavard au creux de la vallée du Botoret, un apercu des montagnes Beaujolaises… Un petit incident qui, le hasard faisant bien les choses, nous permis de profiter de l’unique rayon de la journée. Descendre enfin sous le halo de la torche. Bref. Une belle journée, avec les copains.
Avec ses magnifiques traces du Club Cyclo de Villars, Nico est un druide qui nous régale à chaque sortie…
Il nous en reste quatre 😉 !!!

Col de la Buche, Nico est à la manoeuvre.

Si les routes étaient parfois humides, nous avons toujours pu éviter la pluie…

Descriptif :
GPX : #RoseDesVents (71)
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 270km / D+ : 3000m
Durée : 11 heures 22
Sport : Cyclisme Route

Un peu plus de 700 participants au rallye (de Grangent sans Grangent)cette année, dont 7 Squadra… Des parcours totalement nouveaux, sur de belles pistes roulantes mais toujours très plaisantes… L’occasion de retrouver la convivialité qui caractérise ces randos… D’envisager aussi de nouvelles aventures… Route & VTT. Il faut parfois savoir mixer 😉

Descriptif :
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Sorbiers (4290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 108km / Dénivelé : 1890m
Durée : 6 heures 59
Sport : VTT

Qu’on l’appelle The Laughing Cow aux Etats-Unis, La vaca que rie en Espagne ou Con bo cuoi au Vietnam, La Vache qui rit inspire ses consommateurs à choisir de rire à la vie. 100 ans après sa naissance, notre icone rieuse continue de défendre le super-pouvoir du rire aux quatre coins du monde.
26 septembre 2021. Après un report de quelques mois, l’heure est enfin venue de rejoindre Alexis et Matthieu pour cette cyclo, anniversaire des 100ans de la vache qui se marre… Une vache, rouge, iconique, que nous connaissons tous… L’occasion de remettre un dossard aussi (premier depuis 2018) et de découvrir cette partie du Jura que je ne connais que par son versant du Bugey…

8 heures. Le départ est donné pour un peloton qui joue parfaitement le jeu en portant les couleurs de la fraîche centenaire… Le départ est neutralisé. Jusqu’à la maison de la vache qui rit où une grande photo souvenir est prévue. Puis nous nous élançons… Sans ambition pour le classement générale mais avec celle de profiter au maximum de cette belle journée, des ravitaillements généreux et de la
beauté du parcours. Aujourd’hui, nous traverserons plusieurs villages atypiques, sous les encouragements des habitants. Le rythme qui soudainement s’accélère, l’euphorie sans doute d’une progression en peloton. Le ciel nous épargne de la pluie mais gache un peu les points de vue auxquels nous aurions dû avoir droit. J’imagine l’eau émeraude depuis ce pont jeté en travers du réputé lac de Vouglans. Aborde, bavard, la douce ascension du col de la Joux. Me délecte des paysages des plus sauvages qui entourent Saint Laurent-de-Grandvaux. Dans ce Pays des lacs et petite montagne, je me régale… Notant dans ma tête les conseils d’Alexis et Matthieu qui, fier de leur région, racontent les coins qu’il ne faudrait surtout pas rater… Nous voici désormais tout près du Hérisson, un site remarquable qui prend sa source au Saut Girard. 31 sauts. Pour 7 cascades. Le plus grand ensemble de France… Nous continuons encore. Cette fois en direction de lac de Chalain, qui se trouve ni plus ni moins être le plus grand lac naturel du Jura… En faire le tour à pied ? Ou à vélo ? Peu importe. L’adresse est cochée et fera vraissemblablement l’objet d’un futur périple. Quand ? Qui sait ? Il y a encore tellement à voir… Nous terminons cette cyclo. Dans les derniers, il est vrai, mais avec l’agréable idée d’en avoir pleinement profité. Du parcours. Des autres cyclos. Des ravitos…. Car si aux vaches qui rit nous avons fait honneur… nous avons aussi grandi… Développé nos papilles. Et finalement, préféré le Comté. 18mois, et fruité. S’il vous plaît… 😉

Lors de la Première Guerre mondiale, Léon Bel, affineur du fromage Comté, est âgé de 36 ans lorsqu’il est affecté au « Train », plus précisément au régiment de « Ravitaillement en Viande Fraîche » (RVF). L’état-major décide de doter chaque unité d’un emblème spécifique qui sera apposé sur tous les véhicules, en particulier sur les camions. Pour obtenir le meilleur résultat possible, un concours est lancé, concours auquel participe Benjamin Rabier. Le dessin qui orne les camions de « Ravitaillement en Viande Fraîche » est celui d’une vache hilare. Le dessin fut surnommé la « Wachkyrie », allusion aux Valkyries, rendues célèbres par Richard Wagner et emblèmes des transports de troupes allemandes.

En 1921, Léon Bel, à la recherche d’un nom pour son fromage fondu, se souvient de ce nom d’emblème et dépose la marque La vache qui rit. Il décide de faire de cette tête de vache hilare l’emblème de son produit. Il dessine alors une vache en pied en s’inspirant du dessin de Rabier, mais la piètre qualité de l’illustration l’oblige à faire appel à Rabier qui reprend son dessin original et l’affuble de boucles d’oreilles, a priori sur les conseils de sa femme, afin de « féminiser » l’animal. Léon Bel en achète les droits pour 1 000 francs. L’imprimeur Vercasson est chargé de faire des retouches et donne à la vache sa couleur rouge.
A l’origine de la vache qui rit, une idée devenue d’actualité. Celle du recyclage…
Préparation : 20 min / Cuisson : 10 min / Pour 12 portions
Recette extraite du Petit Traité Rustica des fromages maison…

Descriptif :
GPX : #LaVacheQuiRitCyclo…
Région : Bourgogne-Franche-Comté
Dépt : Jura
Ville de départ : Lons-le-Saunier (39000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 150km / Dénivelé : 1900m
Durée : 6 heures 09
Sport : Cyclisme Route

« VTT » et « Découvertes« … Voici deux mots qui ont du sens pour le peloton forezien… Cette fois, la Squadra était invité par Nicolas pour une belle virée sur ses terres de Haute-Loire. Des chemins comme on les aime, de superbes panoramas ! Des montées et des descentes accessibles à tous. Un pique-nique bien mérité à Saint Régis-du-Coin, et surtout. Une super ambiance. Pour la partie découverte, Nicolas avait bien fait les choses et nous avons roulé sur des chemins que, pour la plupart, je découvrais… Un parcours dépaysant donc, structuré autour de deux points de vue tout bonnement remarquables…
Le sommet de Panère, tout près de la tourbière de Gimel tout d’abord. Modeste mais remarquable : Parce que d’une part il s’agit d’un site mégalithique dit du « Gnaorou », qui en patois local signifie, « dans les nuages ». Ce nom n’est pas usurpé ce 18 septembre puisque gna, en patois forezien, désigne aussi la brume… et brume il y eu 😉 . tandis que par temps limpide, le site offre une vue panoramique et fabuleuse sur les Alpes, de la Tournette jusqu’au Glandasse ! Celle-ci a été matérialisée sur une immense table d’orientation en lave de Volvic, réalisée en 2016 par la même équipe par juxtaposition de photos panoramiques prises d’ici, un vrai petit chef-d’œuvre !
Le Crêt de Chaussitre, que nous rejoindrons par la piste menant au grand pylône sommital (le vrai sommet, 1245m, est légèrement plus loin, en bordure de la forêt). De là, on reviendra un peu en arrière sur cette piste pour prendre à droite, en épingle (panneau « Croix de Chaussitre/Table d’orientation »). Nous suivons ce joli sentier qui descend jusqu’à une immense croix en bois et la table d’orientation de Chaussitre (1216m) : vaste panorama sur les villages environnants et la bourgade de St-Genest-Malifaux, et tout au fond sur le Pilat, les Monts du Forez, le Mézenc, le Meygal, le Gerbier de Jonc. Mais surtout. Notre non moins fameuse, Tour Matagrin… 🙂
A l’arrivée. Nous nous rassemblerons autour du convivial ravitaillement. Et tout le monde paru bien content. Merci Nicolas… 😉

Descriptif :
GPX : #LesVTTSquadra(Gimel&Chaussitre)
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Saint Just-Malmont (43290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 78km / Dénivelé : 1750m
Durée : 6 heures 37
Sport : VTT

Après 2 Fêlés réussi en 2014 puis 2018 et une tentative avortée en 2017, me voici prêt à tenter la marche au dessus : le farfelu mais très très confidentiel « Défi Bugiste« . Tout juste 110 détenteurs depuis la création du défi en 2004… Au programme, 4 ascensions du col du Grand Colombier (1498m), 2 ascensions du col de la Biche (1310m). 208km d’un circuit en double 8… un peu plus de 7000m de dénivelé positif…
Il faut bien l’avouer, sur le papier déjà, ce défi inquiète… 😉 !
1) Grand Colombier depuis Culoz : 18,3 km / D+ 1262 m / Pente moy 6,89% / Pente max 14%
2) Col de la Biche depuis Champagne-en-Valromey via Brénaz : 13 km / D+ 840 m / Pente moy 6% / Pente maxi 12%
3) Grand Colombier depuis Anglefort : 15,7 km / D+ 1221 m / Pente moy 7,77% / Pente maxi 14%
4) Grand Colombier depuis Artemare via Virieu-le-Petit : 15,9 km / D+ 1243 m / Pente moy 7,81% / Pente maxi 22%
5) Col de la Biche depuis Gigniez : 14 km / D+ 1009 m / Pente moy 7,5% / Pente maxi 12%
6) Grand Colombier depuis Champagne en Valromey via Lochieu : 19,2 km / D+ 1042 m / Pente moy 6,75% / Pente maxi 14%
Il est un peu plus de 7heure du matin et l’air est tout particulièrement frais… Je vais entamer cette journée par le versant le plus agréable du Géant, Culoz. D’autant plus agréable aujourd’hui que la route est réservée aux cyclistes, comme c’est le cas à chaque journées cyclos du Grand Colombier (une initiative du conseil général de l’Ain). Pas de voitures donc, mais de très nombreux cyclistes (650, un record) venus à la concentration du Club des Fêlés du Grand Colombier pour en défier les pentes ….


Extrait du site des Fêlés (11/09/2021) : « Notre concentration 2021, couplée avec la « journée cyclo » de septembre, semblait bien partie pour profiter d’un soleil généreux. C’était sans compter sur un nuage qui avait décidé de venir quelque peu gâcher la fête en venant s’accrocher au sommet du Grand Colombier, plongeant de temps en temps notre ravitaillement sommital dans un brouillard à couper au couteau. Cela n’a pas empêché les 650 cyclos venus nous rendre visite (nouveau record !) de profiter d’une belle journée sur les pentes du Grand Colombier. »

J’assiste au lever d’une journée chargée de promesses… Instant solitaire. Et assurément magique…

Depuis les Esses, les brumes matinales laissent entrevoir la cime des montagnes…
Culoz est le plus beau versant, avec Daniel, nous sommes d’accord. On y traverse d’abord quelques vignes, puis les Esses étroits s’enchaînent avec une vue absolument magnifique sur le lac du Bourget. Il y a ensuite un long replat pour se refaire la cerise avant la rampe à 14%. La dernière partie enfin, très sauvage même si depuis le passage du Tour les barrières cannadiennes ont été retirées et du fil électrique installés pour garder les vaches dans les prés. La Biche elle garde encore cet avantage. Et puis lorsque l’on est au sommet, on peut avoir le privilège, si la météo le permet, d’admirer le Mont Blanc avec juste ce qu’il faut de recul… Vraiment, le plus beau versant, et c’est pour cela qu’il faut commencer par celui-ci, pour être bien sûr de ne pas le rater… !

Les derniers kilomètres depuis Culoz sont plus facile… On y découvre une route étroite et très sauvage… A ma droite, les Alpes sont resplendissantes…

Culoz, un dernier virage à en caresser le ciel… Ce 11 septembre est journée Concentration. De nombreux cyclos feront le déplacement. Mais il est encore trop trôt… Je suis l’un des premiers à apprécier le ravitaillement promis par la Confrérie… Un café bien chaud, quelques pates de fruits… L’aventure est encore bien longue… Cette aide sera précieuse…
De la cîme de mon premier Colombier je suis redescendu prestement vers Champagne-en-Valromey. Puis, via Brénaz, j’ai grimpé, une première fois, le Col de la Biche… J’y ai croisé des cyclos éclairés qui savaient ce que signifie « pédaler dans le Bugey »… Petit plateau. Grand pignon… La Biche est aussi voir plus sauvage que son grand-frère… Toute aussi respectable. Alors quand au sommet, je désespère de trouver la pince pouvant valider ma carte de route… Je me rassure… Un peu plus tard, je remonterai…

Col de la Biche, le premier. J’avais pourtant cru avoir bien regardé partout. Et pourtant je ne l’ai pas trouvé. Cette pince validant mon passage… Alors j’ai pris une photo. Qui du coup me fera un petit souvenir…

Le Col de la Biche n’a pas (encore) subit les affres du Tour de France et de ses « touristes » fous… Les barrières canadiennes ont (pour l’instant) été préservées… Et les vaches vont et viennent. Libres. Pour notre plus grand plaisir…

La Biche est un col un peu bizarre. Après le sommet, un plateau oublié et, plus loin. Une autre montée ? Me glissant dans la roue de mon compagnon d’échappée, je souris à la veine qu’il faut parfois savoir provoquer…
Au terme d’une descente prudente et groupée, nous nous séparons… Je vais maintenant rejoindre Anglefort, pour la troisième ascension de ce défi pas comme les autres… Le ciel s’est un peu dégagé, mais les températures restent malgré tout assez faîches… Ce qui d’une certaine façon, n’est peut-être pas plus mal… Anglefort, je trouve un peu de réconfort à l’épicerie du village. D’un coup précis, le pain est coupé en deux. Le jambon, attrapé et tranché avec juste l’épaisseur que je souhaitais… Je complète d’une canette et d’un cake aux fruits confits… Mon péché comme d’autres aiment les galettes… Ma montre indique 11heurs 35, l’heure de ravitailler. Je repars. Allure poussive. Ce versant m’a toujours paru sous-estimé. C’est long, et sans temps morts. De plus, la végétation dense. Laissant la pente. Comme seule distraction. Et puis enfin, on rejoint la route de Culoz. La route toujours raide. Mais on y voit du monde. Certains surnagent. D’autres bataillent. Ceux qui par chance descendent, grimacent de plus belle… Leur bras recevant à eux seuls, la charge de leur corps… Le Grand Colombier est un mythe. Et il se mérite. Parmis les sifflements des roues, quelques encouragements. La fiereté fait le reste. Dressé sur les pédales. Equilibre précaire. Tout va bien. Michel me voici… Comprenez Michel Pélissier, l’émérite président de cette Confrérie. Un grand cycliste. Un amoureux du Bugey. Un Monsieur que j’ai eu grand plaisir à rencontrer…

Ici, c’est l’Ain. En bas aussi. Et deux Colombier. C’est mieux…
C’est donc en ce début d’après-midi que je suis redescendu à Artemare, par Lochieu comme cela m’a été conseillé. Ce qui me marque d’abord, c’est la température qu’il règne ici. Il fait chaud, très chaud même. Ce défi Bugiste est vraiment difficile,et les changements de températures constants entre le pied et le sommet n’y sont pas étranger. Je tourne un peu, cherchant une boulangerie ou un bar pour pointer ma carte. Tous sont fermés. Il n’y a que ce restaurant mais la terrasse bondée promet de très longues minutes d’attentes. Finalement, je me résoud à pousser la porte du tabac situé au coin de la rue… Je rentre et commence à expliquer l’objet de ma demande. Le gérant est très sympatique mais un peu incrédule quand au défi entreprit. Il a bien vu quelques cyclistes faisant les quatres montées ces dernières années mais les six ne font pas légion. Nous discuterons comme ça quelques minutes. De la beauté de la région. De la difficultée du relief. Du plaisir d’aller librement. Au moment de m’en aller, il me fera même un petit cadeau qui jouera beaucoup par la suite. Un petit sachet d’Haribo, « pour participer« , me dit-il. A ce buraliste, je dis ici. Merci.
Voici venu le gros morceau de la journée. Artemare, par Virieu-le-Petit. Son mythique mur au delà des 20%. Une exponentielle quasi-parfaite 6, 8, 10, 12, 14, 20 puis 22% au plus fort de la pente ! Je ne dirais pas que ce versant est agréable. Mais son profil extrême participe à rendre ce défi vraiment hors-norme. Cette rampe, une nouvelle fois, je l’ai passé. En chaussettes, et je n’en ai pas honte. Une aventure comme celle-ci se gère, autant physiquement que moralement. Et j’ai senti ici, que marcher augmenterait mes chances de réussite. La Selle-de-Fromentel enfin. Je remonte sur le vélo. Eprouvé. Mais pas couché. Le final de ce coté est sublime. L’herbe rase des alpages. Et cette croix. Métallique, énorme, et d’une certaine manière. Bienveillante.

La Selle-de-Fromentel marque un tournant important de la journée. J’ose espéré que dorénavant, le plus dur est passé…

Au sommet de ce troisième Colombier était donné le départ d’un rallye historique. Où plutôt, d’une session de reconnaissance. Ce qui est une chance. De belles mécaniques dans un cadre magnifique, le bruit des bolides glissant heureusement prudemment. Une parenthèse.
Encore une fois je suis descendu, mais j’ai très vite senti que ça n’irai pas. Trajectoires hésitantes, frissons et les paillettes devant les yeux. Continuer ainsi ne serait pas prudent, et je décide de m’arrêter. Dans un champ, un peu avant l’entrée d’Anglefort. Je machouille le reste de mon sandwich, un peu hébété. Puis m’allonge pour m’endormir quelques minutes. Après avoir un peu hésité, je suis tout de même reparti mais l’abandon n’était vraiment pas loin… Je fais les comptes. Il m’en reste deux. Une Biche. Un Colombier…
Cette deuxième Biche est celle qui se monte depuis Gignez. Je suis parti du fond du trou, au sens propre comme au figuré… Le premier kilomètre donne déjà le tempo avec 9,8% de moyenne pour quitter le village, dûr dûr ! ça se calme ensuite pendant un kilomètre avant un nouveau kilomètre à 9,6%… Les deux kilomètres suivants à plus de 10%… je zigzague, je le peux, la route est désormais déserte. 11 kilomètres en tout pour rejoindre le plateau (13,8 kilomètres pour rejoindre le col à 1325m) ça fait très très mal… Je m’accroche, le mental est là. Enfin le lieu-dit « Sur Lyand », j’y suis presque, plus que deux kilomètres à plus de 8% et je me trouverais sur le plateau. Je me sens mieux. Et continue à m’alimenter régulièrement. Cette fois la fringale est passée. Et je retrouve le plaisir de pédaler. Dans cette arène isolée et préservée. Dans cette lumière. Dans ce silence.

Le plateau du col de la Biche, en fin journée. Désert. Et magnifique…

Col de la Biche, 18h55. Et cette fois j’ai pu pointer. La pince était effectivement cachée derrière le panneau. Lors de mon premier passage, c’était donc ma faute. J’avais mal regardé.
Champagne-en-Valromey. Me voici une nouvelle et dernière fois au pied de la montagne. Je lève un peu la tête. Il me faudra encore une fois aller là-haut. Et je me demande bien comment je vais pouvoir y arriver… Les six premiers kilomètres jusqu’à Lochieu, peuvent être qualifiés de faux plats montant… La suite, un peu moins mais après tout ce qui a été fait jusque là, je qualifierais presque le versant de facile… Enfin, disons, un peu moins difficile… Nous sommes déjà en septembre et les journées sont courtes. Je suis désormais à mi-pente et la lumière a fortement déclinée… Le Grand Colombier est maintenant couvert de sa cape d’invisibilité… Crac… J’entends un craquement derrière moi et j’accélère, un brin froussard… Seul dans la nuit, j’avance vers la fin de mon défi. Partagé entre soulagement et tristesse. Je suis cuit. Carbonisé. Mais je viens de vivre une journée assez unique. Dans cette dernière rampe, je repense à mon premier Felés. Cette même émotion. Cette même fiereté. Aujourd’hui je vais cocher la case au dessus. Près de 14heures, pauses comprises, à déméler cette longue corde, un noeud après l’autre. Pour mon plus grand plaisir… 😉

Col du Grand Colombier, 21heure 15. Cette dernière ascension, effectuée à la lueur des étoiles, je ne l’oublierai pas…

Une dernière descente, à allure des plus prudente. L’aventure a été belle mais ne sera terminée qu’une fois la ligne d’arrivée franchie… Veuillez en croire l’expérience d’un Fêlé complet… 😉
« En contemplant au loin la Croix du Colombier,
Assis sur le talus je me mis à penser :
Quel bonheur de pouvoir pédaler,
C’est un plaisir si simple, sans cesse renouvelé.
Venez donc sur les pentes du Géant du Bugey,
Mettez ces ascensions dans vos futurs projets.
Vous deviendrez un membre de la confrérie,
Un très bel objectif pour cycliste aguerri… »
(Henri Dupraz)

Clic sur l’image pour l’agrandir ;-). Un profil qui évite au maximum le orange. Que du rouge. 7000mètres de dénivelé sur 200km. Que du bon !!!
Descriptif :
Parcours : #LeDéfiBugiste
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Ain
Ville de départ : Culoz (01350)
Difficulté : Très Haute
Distance : 208km / Dénivelé : 7043m
Durée : 13 heures 03 minutes (14heures avec les pauses)
Sport : Cyclisme Route

Ce matin, avec le frangin nous sommes partis…. Avec la ferme intention d’atteindre cette flèche qui, sur les cîmes des Monts Pilat, veille… Mon frère n’y est jamais monté, en vélo je veux dire. Du coup, je sais d’ores et déjà que cette journée gardera, pour lui, une saveur particulière. Un premier cols dans le Pilat, ça marque forcément. Et ce, même si l’on a choisi de sauter cette case, pour directement s’attaquer aux Alpes… 😉

Dans notre conquête, je me suis attaché les services d’un parcours remarquable. Le rendez vous est donné tôt, à Sorbiers. Mon frère est à l’heure, mais paraît un peu inquiet… Ss douterait-il de ce qui l’attend ? En guise d’échauffement, nous rejoindrons Saint Chamond par la colline du Fay dont le point de bascule nous permet de vérifier la mire… A Saint Chamond, continuité agréable, des rives du barrage de Soulage jusqu’à celui de la Rive… Là, au croisement, nous tournerons à gauche. Direction le Planil, un premier col, pas trop dur et pas trop long qui, je l’espère, nous mettra dans le rythme… Puis nous allons redescendre. Pas tout à fait jusqu’à Doizieux. J’ai prévu le plus beau versant de l’Oeillon pour découvrir le mythe. Les Scies, depuis le hameau des Freysses… Une route étroite et oubliée, et qui n’a, de par ses pentes, rien à envier à certains cols, comme le Sabot… J’exagère. Faut quand même pas pousser… Mon frère s’en sort admirablement bien. Un grimpeur né. Nous traversons les Scies, l’odeur du bois fraîchement coupée et cette fameuse épingle dont je ne me lasserais décidément jamais… La pente s’est adoucie, et nous avons malgré nous l’envie d’hausser le rythme…. Pas de panique. Je connais bien la fin de l’Oeillon, et il ne faudrait pas la sous-estimer. Le coup de pédale bien que prudent reste efficace… Et c’est presque sans mal que nous atteignons l’endroit du col, et le début des dernières rampes…

Là, la route se dégrade… Les pentes se renforcent. La route du Crêt n’est pas donnée mais offre un spectacle que nous aurions eu tort de refuser…. Si nous laissons la Bote sur la droite, j’indique à mon frère ce petit sentier qui contourne l’installation, de partout visible dans le Forez… Derrière, au pied de la croix, il y aura ce pierrier, qu’ici nous appelons Chirat, et qui nous obligera à continuer à pied…. Le casse-croûte dans le sac-à-dos, nous venons mine de rien de remplir un nouvel objectif sportif. Et de partager un bon moment aussi. Col de l’Oeillon. Voilà qui est fait !!! Et si nous rentrerons par la Croix de Chaubouret, voilà qui est une autre histoire… !

Descriptif :
Ville de départ : Saint Priest-en-Jarez (42270)
Difficulté : Moyenne
Distance : 100km / Dénivelé : 2100m
Durée : 5 heures 44
Sport : Cyclisme Route

La difficulté d’un voyage vers Mars a de quoi décourager les plus entreprenants…
- La première difficulté d’un voyage vers Mars, c’est d’abord celle de trouver le courage de se lancer…
- Quoi qu’il arrive la date a été fixée. Ce sera ce weekend … Aucun retour n’est prévu… 👩🚀
- Si un simple trajet Lyon/Sainté en mauvaise compagnie peut mettre les nerfs à vif, imaginez vous un peu la torture en cas de mission vers Mars …!
- Avec Nico en tant que commandant sympathique, l’équipe, à vrai dire très réduite, est très bien emmené… Longue vie et prospérité 🖖
- Quitter la Terre pour sa proche orbite est presque devenu un exercice de routine, mais aller sur Mars, c’est autre chose … !
- Les compagnies « Green » et « Red Origine » nous en donnent les moyens… Et le milliardaire Jeff Bezos ne l’a pas vu venir… 🖕

- Mars est une cible en mouvement, donc pour viser court, appliquons nous. Tirons à coté…
- Les simulations les plus précises réalisées par les astronomes du Centre sont on ne peut plus formelles… L’itinéraire optimum passera par les constellations successives du Pilat, de la Via-Rhôna, des vallées de la Cance et du Doux… 🤩
- Qui dit séjours dans l’espace dit radiations mortelles … Elles ont lieu à la surface de Mars, mais surtout lors de la phase de voyage, en raison des rayonnements cosmiques…
- Nous ne disposons pas, pour l’heure, de véritable tenue de protection contre ces radiations. Mise à part, nos lunettes et cette lichette de crème solaire….🥵
- Atterrir sur Mars n’a rien d’une sinécure. Depuis Saint Agrève, la force d’attraction nous attire mais l’atmosphère cent fois moins dense peine à nous ralentir…
- Pas de panique. Comme se plaisait à dire un ami… » Serre les freins, j’enlève la route… » 😛
- Comment subvenir à nos besoins énergétiques, sur Mars, et tout au long de cette longue mission … ?
- Heureusement, la fibre commercante est déjà fortement développée chez nos amis Martiens… Sur les étales de « La boutique de Mars« , nous trouverons toutes les denrées dont nous avons besoin… 🚀

Pourquoi est-ce que vous faites ça ? Pourquoi ! Notre univers n’est-il donc pas assez vaste… pour les Martiens et les Terriens ? AhAhAh ! Votre attitude est vraiment bizarre. Soyons fort en nous unissant. À quoi bon être ennemi ? À cause de nos différences ? Rien que pour ça ? Songez à tout ce qu’on pourrions faire ; songez à toute la force que cela représente. La Terre… et Mars, réunies. Il n’y a rien du tout qui serait en dehors de nos moyens. Alors pensez-y. Juste un petit instant. Pourquoi détruire quand il suffit de créer ? Nous avons le choix entre la réussite ou alors l’échec le plus total. Pourquoi ne pouvons-nous pas voir au-delà de nos différences ? Pourquoi ne tentons-nous pas de trouver une solution ? Très chers petits Martiens… Je crois que nous devrions tous tenter de nous entendre. (le président Américain)
Secrétaire : « Monsieur le Président ! Monsieur le président de la République française sur la 2. Il dit que c’est important. »
Président américain : « Allo, Maurice ? Ça va ? »
Président français : « Très bien. Et j’ai de bonnes nouvelles pour vous. L’ambassadeur martien est ici et nous venons de négocier un arrangement. »
Président américain : « Maurice, sortez immédiatement ! Sortez de toute urgence ! »

Descriptif :
GPX : #MarsSurGreenOrigine…
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Haute
Distance : 265km / Dénivelé : 4265 m
Durée : 11 heures 50
Sport : Cyclisme Route