2023
07.09

Les 24heures de Bletterans

Une petite digression dans la préparation au Paris-Brest, rejoindre la Team Lear et Matthieu (Elles du Vélo)  à Bletterans (Jura) pour un défi de Barjot, demandant de parcourir autant de fois et aussi vite que possible un circuit de seulement 9 kilomètres et typé FFC. S’y arracher les cuisses, optimiser les trajectoires dans la partie urbaine du circuit, ses virages à angles droits, ses rigoles et ses pavés. Relancer encore, le goût du sang dans la bouche, sur le petit pont de pierre aux pavés piégeux ! Prendre son temps aux bivouacs, chambrer l’équipe ARINTHOD qui défendra jusqu’au bout sa quatrième place. Se battre jusqu’à l’ultime relais pour finalement devancer l’équipe Adventure Concept d’une poignée de secondes. Merci Matthieu de t’être à ce point dépouiller… 😉  (PS : Matthieu est le recordman au tour, avec 12min 33 soit plus de 45 km/h de moyenne !!! )

Matthieu les manches vertes, aux avant-postes !!!

Les peintres sont venus, ont vus, et sont partis vaincus… Ils s’en retournent donc dans leur vans, avec quand même 782 kilomètres dans les jantes, et un sacré moment cycliste à raconter. Alors oui. On était ce week-end plus du tout dans l’ambiance longue distance, dans le respect des participants et dans les belles virées pleines de dénivelés. Non. On était aux guidons de nos machines de courses, à les plier et à les tordre pour gagner la seconde qui fera peut être plus loin la différence. Prendre les roues, baisser la tête pour mieux perforer le vent, saluer les spectateurs venus assister au spectacle et nous applaudir !

Le circuit de 9km, typé FFC

Pour les 10ans de la section cyclo, le Guidon Bletteranois avait vu les choses en grand. Circuit éclairé toute la nuit, ravitaillement soigné, bivouac sécurisant, de nombreux sourires, du fair-play et de la bonne humeur. Au renard dans le poulailler, venu mettre le feu par son punk agricole dans cette chaude soirée d’été. A la nuit et sa voûte étoilée. A la fanfare Minga et sa reprise au trombone d’Eye of the Tiger !  Au vélo et aux milles formes qui l’anime ! La semaine prochaine, je retrouverais le rythme lent qui sied si bien aux montagnes. Mais en attendant, je me suis bien marré avec les copains, et c’est finalement bien là la seule chose qui compte vraiment !!!

Julien, très à son aise au ravito 😜

2023
06.24

SaintE / Grenoble


Résumé

A la base des choses il y avait seulement des idées jetées en vrac…
et qu’il convenait de ne surtout pas trop organiser.

« Uniques beautés du ciel dans un monde de fiel
Uniques sucrées du ciel sur la voie lactée de miel

Et puisqu’elles aiment les rêveries solitaires du ruisseau
Les constellations s’isolent, et reflètent les songes dans cours d’eau et marécages »

Dooz Kawa


Parcours et profil

Descriptif :

GPX : #SaintE/Grenoble
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 285 km / D+ :  3100m
Durée : 12 heures 00
Sport : Cyclisme Route

 

2023
06.21

Stairway to Heaven 🎶

En ce 21, je voulais seulement vous dire que nous y sommes. Nous autres, Squadra et ami·e·s avons acquis le droit tant convoité de participer à la plus belle épreuve de vélo qui soit. Le Paris-Brest-Paris, légende parmi les légendes et indescriptible Graal cycliste… Une Quête improbable, faite de Gens incroyables et d’impossibles Histoires…

Mais l’Aventure que je plébiscite ici se prépare. Mentalement d’abord, pour éliminer les doutes et autres certitudes devenues trop dangereuses. Admettre ses faiblesses autant que celles des autres. Leur reconnaître des forces aussi, et s’y fondre, pour en tirer un moteur puissant.

« Je ressens quelque chose lorsque je regarde vers l’ouest
Et mon esprit cherche désespérément à s’évader.
Dans mes songes j’ai vu des volutes de fumée à travers les arbres,
Et les voix de ceux qui regardent sans rien faire…

Et on murmure que bientôt, si nous chantons tous le même air,
Le joueur de flûte nous guidera vers la raison.
Et un nouveau jour viendra pour ceux qui seront toujours là.
Et des éclats de rire résonneront dans les forêts…

Cela m’interroge… »

Alors les actes de ceux qui agissent et qui y croient encore me raccrochent aux branches. 200. 300. 400 et même 600 kilomètres. Des distances folles déroulées par des gens qui ne le sont pas tellement. Qui se cachent souvent, car la valeur des choses est seulement celle que l’on y porte.

Oui. Aujourd’hui je rêve de ces folles journées d’août, où l’obstination qui nous a conduit jusqu’ici s’évanouira peu à peu. Laissant libre cours à notre volonté débordante et à nos sens les plus fins. Brest-Paris, la magie opérant sous un déluge d’émotions.

Un escalier vers le Paradis…

D’une certaine façon.

2023
06.04

#BRM600-Nevers


Résumé

Voilà c’est fait ! Le 600 kilomètres nécessaire à l’inscription Paris-Brest est validé, 15 jours après un 400 kilomètres qui cette année ne m’a pas posé de problèmes particulier. Comme quoi, on s’améliore 🙂 J’ai donc choisis Nevers et ce pour plusieurs raisons.
(1) le parcours entre Nièvre et Volcans liait 2 régions où j’ai vécu il y a quelques années, un an et demi à Nevers en 2010 où j’ai découvert le vélo et pris ma première licence au sein du club d’entreprise LOOK-Cyclosport, puis 1an à Clermont-Ferrand où j’ai roulé (et couru) les volcans et le Sancy dans tous les sens ! Il y avait donc un certain plaisir à retrouver ces routes qui d’une certaine manière, m’ont accroché les cales aux pieds.

(2) le parcours était aussi la promesse d’une aventure d’exception, avec 600 kilomètres bien sûr mais surtout un dénivelé dépassant les 8000 mètres, ce qui dans un calendrier n’est pas si fréquent. Il était aussi magnifiquement varié, avec des passages exceptionnels qui pourraient bien constituer une virée cyclocamping pour les amateurs du club. Les Combrailles, les Volcans d’Auvergne, le Sancy, le Cézallier, le Forez, le Charolais, les canaux… Avis aux amateurs !

(3) Une certaines envie de profiter des bonnes jambes pour aller rouler ailleurs et aller découvrir d’autres routes, d’autres lieux. Les occasions de disposer ainsi de 600 kilomètres devant soi ne sont pas si fréquentes…

Un beau brevet placé sur l’itinéraire Paris-Brest donc. Avec malgré tout quelques doutes à l’inscription d’avoir choisi un brevet aussi difficile mais à l’arrivée la satisfaction n’en était que plus grande. Des belles routes bucoliques et rurales de la Nièvre et des Combrailles au spectacle toujours saisissant du Sancy. De cette douce sensation de voler en raz-motte au gré du bitume lorsque les jambes ne sont poussée qu’à rythme modéré, que les descentes sont glissées, que le regard s’émerveille et que compteur et cardio disparaissent pour laisser libre cours aux sensations. Qui sont bonnes. Bonnes bonnes bonnes. Et puis un peu trop libre, commettre finalement une faute d’inattention qui aurait pu coûter cher. Flemme de sortir la carte de route. Curieux de voir un si haut château. De Murol le tampon est loupé. Et je vais devoir poursuivre ainsi. Avec l’incertitude de savoir si oui ou non, mon brevet sera homologué… Vous y penserez le 17 juin. Quand vous vous vous laisserez grisés par le Morvan et ses toboggans….

Credits, C. Lenoir

Credits, C. Lenoir

Et puis les doutes terribles lorsque dans les environs de Super-Besse l’orage de grêle frappa. Transformant la chaleur suffocante de la journée en brumes glaciales où je guidonne sans plus pouvoir me contrôler. Dépité à l’idée de savoir mes vêtements chaud condamnés à rester au fond du sac, dans le seul but de les garder secs, en prévision d’une longue nuit sur le vélo… J’étais transis. Et puis il y eu la jonction avec François qui facilita les choses. François est un routard habitué des longs raids, que j’ai rencontré il y a 5 ans de cela sur une Chilkooterie mémorables qui nous avait conduit à traverser en vélo route et par les chemins, les Dentelles de Montmirail… Jadis skipper, il a aussi participé au Paris-Dakar. Autrement dit, pas un rigolo. Mais un coéquipier de luxe pour la suite qui nous attendait 🙂 !!!  Il était 19h30, l’heure tournait mais il fallait manger. Ce sera donc un Burger (poulet, on est pas fou) dans une échoppe de Condat, du genre l’ogre des cuisines. 130kg de bidoche et des mains qui ne vous réclame pas deux fois l’addition… Et si le service fut un peu long, nous n’étions pas contre. La remise en route, douce. Et puis le Cézallier, sous la lune. La vue brouillée mais les sens en éveils. L’odeur des herbes, le souffle du vent. Le changement d’adhérence dans un virage imperceptiblement sableux. Les crapaud  nombreux sur la route. C’était intense. Il y avait là quelques choses de magique. Issoire, minuit déjà. Je rangeais au coffre mes rêves de grandeur et de nuit « à la belle » pour accepter la proposition de François qui avait réservé une nuit à l’hôtel. Il était minuit trente. Black-out….

Credits, C. Lenoir

Le réveil est violent. Bip-Bip-Bip !!! C’est ma montre que j’ai oublié de désactiver hier qui sonne alors que nous avions mis, du moins pensions avoir mis nos deux portables. La chance incroyable d’éviter la grâce mat’. 3h30 départ souhaité mais malencontreusement retardé. Dans le fond de mon lit et mes rêves les plus décalés j’ai crevé… Quelle galère ! Non mais quelle chance ! Crever au chaud dans son lit d’hôtel ! Mais cela n’arrive qu’à moi ce genre de chose… Il est 4h, 4 pneus gonflés à toc et un riz/Collin d’Alaska épicé à souhait. Nous repartons. Un peu dans le dur c’est vrai. Le secteur Courpière/ Arfeuilles se montra digne de sa réputation. Alors nous gérons. Nous alimentant le mieux possible et alignant les cafés. Installé maintenant en terrasse, une piémontaise entre les pognes. Regardant les vélos passer. Au pieds des Esses qui dans 15 jours devront être courageusement affrontés.  Notre route cette fois filera sur Saint Martin. Mais nous ne sommes pas pour autant sorti des ronces… François à fait le calcul. Et le verdict est sans appel. Moins de quinze kilomètre/heure de moyenne. Retard sur le délais. Retard oui. Pas mort encore mort. Les cartes du jeux sont entre nos mains, et si les As sont joués, carré-de-jambes sont ok et estomac-de-trèfle parfaitement comblé. C’est maintenant que cela va se jouer. Une autre course va commencer…

D’abord rester concentré, et revenir dans l’allure malgré la pluie qui de nouveau s’est mise à tomber. Aligner les bosses, dérouler les lignes droites en relais chaque fois que cela est possible. Nous filons vers Digoin ouvrant tour-à-tour la route à l’autre, déposant les retardataires solitaires. Sur la belle terrasse de la cité nous retrouvons le sourire en constatant que le groupe de costaud est toujours là. Finalement, nous pouvons encore y croire. La carte de route indique 💯 km à parcourir. Une distance tellement ridicule…. Oui mais. Élisabeth au départ avait prévenu. Oui. Mais il faudra en garder car les dernières rampes bien que courtes seront terribles. Souvent 10% et plus, j’arrondi pour ne pas faire peur. Une succession de raidards sur près de 40kilomètres. Nous nous accrochons. Et c’est dur. Voici Bourbon-Lancy, et son imposante église. Les dents de scies on finies par s’émousser et nous nous sommes presque vu sauver. Oui mais. Oui. Mais le gros frisé ne l’entend pas de cette oreille et tonne par dessus nos têtes. Puis ce voile flou à l’horizon qui n’augure rien de bon. Craque, le vent, les gouttes, les rafales qui allonge sur le sol de trop fragiles petites fleurs. S’arrêter. Se regarder. Décider. Deux Deux ? Trois mouvement la grande voile est prestement repliée et les cirés enfilés. Un mur d’eau s’abat. Faisant voler en éclat nos rêves d’une fin tranquille… Et puis la chance qui nous sourit à nouveau. Le mur d’eau disparu ne laissant derrière lui qu’une chaleur moite et un soleil éclatant. Il nous restait 40 kilomètres. Tout plat. Au sec. Un beau Soleil. Et les jambons cuits. Que demander de mieux ???

Credits, C. Lenoir

Qu’Elizabeth accepte de valider ce brevet Loire&Volcans évidemment. Et Strava s’avère  finalement bien utile quand il s’agit de vérifier un passage 🙂. Voici Murol. Et je peux le prouver. Merci Élisabeth, merci François, Philippe, Christophe et tous les claqués du ciboulot qui se sont tous tellement amusés aujourd’hui. Je vous dit à bientôt. Sur Paris-Brest, ou un petit 60. J’aime beaucoup le vélo. Mais pour quelques jours, je vais le laisser aux autres…

Un immense bravo à Nico et Régis qui réalise le brevet de Bourg-en-Bresse à l’instant. Des cracks, comme le dit Joëlle 🤘😉 !!!


Parcours et profil

Descriptif :

GPX : #BRM600, Nevers
Pays : France
Région : Bourgogne
Dépt : Nièvre
Départ : Nevers (58000)
Difficulté : Très Haute
Distance : 615 km / D+ :  8200m
Durée : 39 heures 00
Sport : Cyclisme Route

 

2023
05.28

#DindesDeL’Oeillon 2023… 🦃🦃🦃


Résumé

2016_Dindes_ban

Ca  y est, les Dindes reviennent 🦃🍽️🤗 … !!!

Et voilà, nous y voici à nouveau ! Après avoir pourtant eu la ferme intention de passer ce Tour au vue de ce qui m’attend semaine prochaine, les Dindes m’ont une fois de plus rattrapé… C’est donc avec un grand enthousiasme que je rejoins Saint Paul au petit matin pour ce qui devrait être un nouveau défi à relever. Car si des dindes je suis devenu un habitué, elle n’en reste pas pour autant un défi jamais facile à relever…

D’ailleurs, et pour la première fois en huit participation, je n’irai pas au bout (3 montées seulement)… Non pas que les jambes ne voulaient pas. Mais bien parce qu’intercalées entre le 400 de Feurs et le 600 de Nevers il a bien fallu faire des concessions. Courir moult lièvres à la fois est bien la meilleure façon de passer à coté de ses véritables objectifs. 2023 est une année Paris-Brest. C’est donc les Dindes qui en feront les frais… 😉

Il n’en reste pas moins une superbe journée, avec un peu de sueur et de belles rencontres sur les cimes du Mont Pilat. Et si les pinces à poinçonner ont tristement disparu, il en reste pas moins l’essentiel. La bonne humeur, l’ambiance et la qualité d’une organisation parfaitement rodée. Alors oui. Ces Dindes écourtées ne me permettent pas d’inscrire une nouvelle volée à mon défi perso d’en réussir dix après les cinq réalisées consécutivement entre 2013 et 2017 (Défi des Dindes au Carré) puis quelques années blanches liées à Paris-Brest puis à… vous savez quoi…

C’est top. Alors je reviendrais encore. Vérifier que l’Oeillon tient bien toujours sa place. De Roi du Petit Pilat.


Parcours

Ces nouvelles Dindes sont une réussite. La montée 4 en particulier qui amène un petit coté fraîcheur à l’épreuve en s’autorisant une petite incartade sur le réseau des routes oubliées… !

Descriptif :SAMSUNG DIGITAL CAMERA

GPX : #DindesDeL’Oeillon
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Saint Paul en Jarez (42740)
Difficulté : Haute
Distance : 145km / Dénivelé : 3700 m
Durée : 7 heures 18
Sport : Cyclisme Route

Les Dindes ?

Les Dindes, doux euphémisme de Dingues, sont des Cyclos qui, non content d’avoir réalisé l’ascension de l’Oeillon, désirent y retourner plusieurs fois dans la même journée.

La Dinde de l’Oeillon est donc par certain aspect, un cousin du Cinglé du Ventoux, ou encore du Fêlé du Grand Colombier.

Bien que rare (une trentaine par an seulement arrive à maturité), leur population tend à croître et le comportement de certains spécimens n’y est certainement pas étranger…

Mais tandis que certaines Dindes apprennent, les autres persévèrent !
D’autres encore, le deviennent…

Or = 5 Oeillon / Argent = 4 Oeillon / Bronze = 3 Oeillon / Chocolat = 2 Oeillon.

 

2023
05.20

#BRM400-Feurs


Résumé

32 cyclos au départ de ce magnifique 400 dont 12 Squadra dont 12 iront au bout. C’est à dire que l’on parle bien d’un 400, le décor est planté !

Depuis un premier brevet 300 km réalisé dans des conditions épiques (mais il y a eu pire !), il s’est écoulé un petit mois et l’impatience commençait à se faire sentir. Alors ce matin, tout le monde était bien à l’heure. Et comme dirait un ami roulant plus au Sud et dont l’absence se fera sentir. De bonne humeur 😉 !

Avec l’avancée dans le printemps, nous espérions tous un 400 km avec crème solaire, bras nus, mollets à l’air. Mais il faudra bien nous contenter d’un ciel un peu couvert et d’un petit vent du Nord qui dans notre progression ne facilitera pas les choses. Pas de pluie pratiquement, et un groupe de costauds, bien emmené par Philippe, Serge et un Sébastien qui, à l’instar d’un JJ l’an passé aura relevé le défi que constitue un premier 400 haut la main. Les autres, bien qu’habitués, n’en déméritaient pas pour autant…

« Car Rien N’est JAMAIS Écrit.

C’est à Chaque Fois le Même Baptême ! »

Et puis il y avait dans ce train bleu quelque chose qui cette année m’a beaucoup plût. Une édition comme si en gare les wagons étaient restés ouvert. Où d’humbles voyageurs parfois venant de loin (Paris, Marseille, Châteauroux, Vienne… ) avaient choisis de rester. Alors pour eux, oui, nous avons roulés. Pour qu’ils repartent de chez nous satisfait du Forez, du Brionnais, du presque Nivernais. Daniel, Gilles, Joëlle, les organisateurs devaient être bien content de voir l’attrait que peuvent constituer leurs beaux brevets par delà les frontières du département…

Alors quand à Arfeuilles et ses lacets tellement redoutés deux trois gouttes se sont formées, nous avons préférés les ignorer. Concentrés sur ce qui avait jusque là pour nous si bien marché, ce bon rythme, cette nature tellement verte et vivante, cette chance incroyable d’un scotch collé sur un pneu qui ne crève pas, sur ce sentiment d’un collectif en marche inexorable, et l’œil sceptique d’une dame qui dans la nuit de la rivière noire nous demanda où nous allions. A Feurs ! Lui avait lancé Joëlle sans hésitations. De sa voix toujours enjouée. Chassant au passage les doutes qui parfois dans la nuit s’installent… Montrant la voie.

La source miraculeuse à la Loge des Gardes, kilomètre 320

Nous nous étions arrêté au dernier pointage. Saint Just-en-Chevalet dormait, les bars et leurs hôtes qui ici si souvent nous ont accueilli. A la lumière légères des frontales, les sourires étaient devenus bien étranges. Mêlés de fatigue et de soulagement. Les brevets à Feurs ne sont jamais simple. Sauf la fin qui pousse parfois au crime. Et ce crime là, aujourd’hui nous l’avons commis. « On part ensemble, on rentre ensemble ! ». Dans l’euphorie et grisé par la vitesse. Nous l’avions oublié. Laissant Joëlle et Nicolas s’évanouir dans la nuit. Et si eux étaient évidemment un peu déçu, nous étions aussi un peu honteux.

Que cela, dans l’optique d’un 600, nous serve de leçon. Aujourd’hui, nous sommes passés tout près de l’excellence, la tête dans les nuages, et le monde à nos pieds. Se foutant de notre age, sauf au mois de juillet. Le cœur sous les étoiles, un râle au bout des lèvres. Oui. Nous aurions bien pu bouger davantage. Mais personne n’est parfait… Basta les aléas… Et qui vivra verra 🙂 !


Parcours et profil

Carte non remise à jour, mais la remontée par Savigny, Sarcey et Saint Romain de Popey est bien évidemment devenu le standard validé par tous…

Descriptif :

GPX : #BRM400, Feurs
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Feurs (42110)
Difficulté : Haute
Distance : 415 km / D+ :  4300m
Durée : 19 heures 10
Sport : Cyclisme Route

 

2023
05.06

#EntreLoireEtForez (XL)

Ce samedi un quatuor Squadra s’était formé à l’appel de Nicolas pour un VTT comme lui seul sait les tracer. Un parcours aux petits oignons, roulant et peu technique certes mais dans une version XXL. Pas loin de 100bornes au  programme (et c’est du boulot) que la pluie cependant nous obligera à amputer des 10 derniers kilomètres. Une belle journée malgré tout, passée dans la nature et en bonne compagnie, de belles pistes, de beaux chemin, un pique-nique agréable en forêt… Que demander de plus ? Rien. Si ce n’est peut être une semaine de vacances supplémentaire 🏖️  😉 !!! Merci Nico 🚵‍♂️ 👌 🚵‍♂️ !!!

2023
05.03

AVM-Lignon en OFF et pour le Fun


Résumé

Il arrive que le cyclotouriste soit en panne d’inspiration. Ou de façon plus honnête, à être à court de jambes. Après Nyons, il cherche alors des astuces qui :
1 – Lui évite de trop se compliquer la tâche niveau logistique ;
2 – Lui évite de passer des heures sur la carte ou openrunner pour ficeler un parcours digne de ce nom ;
3 – Lui assure une belle journée de vélo dans des paysages dont il ne se lasse pas ;
4 – Lui offre des variantes permettant de couper ou rallonger en cours de route.

Les nombreux parcours de l’Ardéchoise constituent en cela de belles opportunités. Jouissant d’une réputation qui ne se dément pas (déjà 9000 inscrits cette année), de parcours magnifiques et dépaysants à cheval sur l’Ardèche et la Haute-Loire, d’une lourde charge en souvenirs pour l’auteur de ces mots (2011, 2013, 2015). Alors après une longue impasse car il y avait toujours quelque chose de mieux à faire, j’ai choisi d’y retourner, en OFF, et en solo. Et je n’ai pas été déçu.

Devenu habitué des longues virées mais un peu émoussé par une bonne angine attrapée quatre jours plus tôt, j’avais choisi l’Ardéchoise Vélo Marathon dans sa mouture Lignon. Moins mythique mais également plus variée. Un peu ce que l’Arabica est au Robusta en quelque sorte. Une formule plus douce, moins corsée, et d’une plus grande finesse.

Quand au site, voici le descriptif qu’il en donne : C’est incontestablement l’une des cyclosportives les plus difficiles d’Europe. Cumulant les circuits de l’Ardéchoise et des Sucs, l’Ardéchoise Vélo Marathon est réservée aux cyclistes les plus aguerris, amoureux des défis et des escalades montagneuses. Un challenge unique en son genre qui vous fera découvrir les plus beaux paysages de l’Ardèche…

Maître corbeau tenait encore une fois dans son bec un fromage… 🙂

Départ de Saint Félicien, il est 7heures et la ville est, en cette journée de semaine des plus communes, parfaitement calme. A peine quelques ados attendant leur bus pour se rendre à l’école, très peu de voitures. Je m’élance dans la longue montée du col de Buisson. Facile, régulière. Les premiers rayons du Soleil viennent peu à peu me réchauffer. Une belle journée s’annonce, à n’en point douter. Le premier quart du parcours sont roulants sans être exceptionnels. Il reprennent exactement le parcours de l’Ardéchoise, Col du Buisson, Lamastre, Col des Nonières, le Cheylard où je m’arrête manger un morceau, Col du Mézilhac déjà franchi cette année à l’occasion de Pâques-en-Provence. Cette partie est une belle mise en jambe où il ne faut pas trop en faire. Le parcours démarrant vraiment au sommet du Mézilhac.

D’abord par une belle descente dans les gorges de la Volane, qui coule en contrebas de la route. Alors les yeux pleins de mirettes attention à ne pas sauter le petit parapet !!! Antraigues-sur-Volane, voici le deuxième quart et un petit miracle qui commence. Des routes étroites et plus escarpées d’une Ardèche à la fois plus verte et plus sauvage. L’un des secteurs que tous fans de l’Ardéchoise vénère. Et que je suis très content de retrouver. Sans objectif stress, juste suivre le petit ruban sans se faire mal. Profiter des paysages si voisin et pourtant si différent qui défilent. Tout est plus beau à vélo, à ce qu’il paraît. Mais voici Burzet qui marque un tournant assez spectaculaire. La route y a été récemment refaite et la couche de gravier rend la progression un brin pénible. Je m’arrête une deuxième fois pour tomber quelques couches. 28°C au compteur, il faut dire qu’il fait maintenant presque chaud !!! Et le col de la Barricaude pas une mine affaire avec ses 1235m qui vous conduit tranquillement sur les hauts-plateaux.

Le troisième quart, et l’un des plus beaux aussi. Sauf quand le vent souffle du Nord ou que le ciel se gatte 😉 !!!! Il y a comme un sentiment de liberté immense à parcourir ses larges routes et le regard finit par se perdre à l’horizon. Quelques repères visibles de loin, le Gerbier des Joncs et son dôme caractéristique, la masse écrasante du Mont Mézenc. Deuxième pause casse-croûte au pied du Gerbier avec comment dire comme un petit coup de mou. Les 300 de Nyons ont peut être un petit peu plus vidés les batteries que je ne le croyais, et il va falloir gérer. Et décider. Ardéchoise (courte), Vélo-Marathon (longue), Variante-Lignon (intermédiaire). Les trois traces sont enregistrées dans mon GPS. Je vais choisir l’intermédiaire. Comme pour l’AVM classique, il faudra d’abord rejoindre le col de la Croix des Boutières et son panorama toujours grandiose via les Estables, puis contourner cette masse mangeuse d’avion par la route touristique tant aimée. La bifurcation se fera après le col du Viallard, puisque nous laisseront Saint Clément et l’Ardèche au profit de Chaudeyrolles et de la Haute-Loire. On évite ainsi pas mal de dénivelé en restant sur les plateaux. On rend aussi le parcours plus varié en joignant les plateaux du Lignon qui constitueront le quatrième et dernier quart…

Fay-sur-Ligon, son éternelle fontaine, puis rouler tout braquet dehors vers Mars avant de se raviser. Bifurquer pour le Mazet-Saint-Voy. Rejoindre Tence par une petite route que Nico nous avait fait découvrir en 2020 lors d’une virée mémorable #AuTourDuMezenc.  Puis après Tence, une petite route encore mais pas du tout rigolote avec sa succession de montées bien raides… Rochepaule, je suis au bout de mes forces mais est-ce vraiment anormal ? Avec le temps qui passe, on prend confiance et l’on oublie peu à peu que rien n’a jamais été acquis. Des trois Ardéchoise déjà effectuées, je peux dire qu’elles m’ont toujours mises sur les rotules. Et cette quatrième édition ne dérogera pas à la règle. Grimper encore Lalouvesc. Avec les oreilles comme on dit dans le jargon. Et puis en finir, par une longue descente trop peu pentue pour être réellement agréable. Me voici au terme de ce goûteux quatre-quarts. De la farine, des œufs, du beurre, du sucre. Pas besoin de faire plus compliqué pour se régaler. La seule chose qui compte réellement finalement étant la cuisson. Et croyez-le ou non. Pour être cuit. Je le suis…

Une bonne route et beaucoup de plaisir à la Squadra qui a son tour, le 17juin prochain, s’élancera sur l’Ardéchoise 👍.


Fiche

Descriptif :

GPX : AVM-Lignon 2023
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Ardèche
Ville de départ : Saint Félicien (07410)
Difficulté : Haute
Distance : 260km / Dénivelé : 4500m
Durée : 12 heures
Sport : Cyclisme Route


2023
04.29

#BRM300-Nyons


Résumé

Régis avait bien raison. Les Pitchoun de Nyons méritent largement le détour, avec leur parcours sublime coincé entre les Baronnies provençales et le parc naturel régional du Mont-Ventoux. La pluie longtemps accrochée aux talons, nous foncions les yeux grands ouverts. La forme était là et pédaler n’avait jamais été aussi facile. Il suffisait de suivre la route et de s’emplir de l’odeur de la pluie et du colza. Pour les lavandes il était encore un peu tôt mais cela viendra…

Cairanne, kilomètre 28, 8 h

Malaucène, kilomètre 58, 9h45

Col de Fontaube, kilomètre 86, 11h

Montbrun, kilomètre 100, 11h40

Simiane, kilomètre 132, 14h

Oraison, kilomètre 177, 15h30

Aujourd’hui, dans la course aux braquets, j’ai choisi le seize neuvième 🙂

Séderon, kilomètre 244, 19h23

Nyons, kilomètre 300, 21h41

Parcours

 

GPX : #BRM300-Nyons (2023)…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Drôme
Depart : Nyons (26110)
Difficulté : Moyenne
Distance : 305km / D+ : 3600m
Durée : 12 heures 45
Sport : Cyclisme Route


2023
04.22

Mi-(Midi-Minuit) 2023 – P’neu mieux faire

Pas de chance pour ce nouveau Midi-Minuit. Une épreuve bien sympathique et très bien organisée qui aurait gagnée a être prolongée un peu plus. Mais bonhomme et pneu coupé au kilomètres 54, pas passé loin d’une grosse gamelle. La réparation de fortune avec un vieux bout d’emballage aura tenue 20 bornes, mais pas du tout serein donc pas besoin de tenter davantage le 😈. On f’ra mieux l’an prochain 😉 Bonne chance à toutes celles et ceux qui continuent 💪👍

Heyyyyyyy !

Avec cette météo capricieuse vous vous êtes dits  » c’est bon ils m’ont oublié!!! »…..non non ! nous sommes bien là …

Alors vous êtes en forme ? heureux (ses) de venir nous rejoindre ? on espère que oui parce que nous …nous avons hâte de partager ce moment avec vous … nous sommes prêts ! Nous serons 67 au départ ( 47 solos, 7 duos et 3 équipes relais).

Vous aurez 4 parcours au choix qui sont balisés en vert pour le 5km ( 98 D+), bleu pour le 9 km ( 309 D+) , jaune pour 16 km (343 D+) et rouge pour le 20 km (543 D+). Tous les départs sont en commun.

Vous devez être prudents aux croisements , les routes ne sont pas fermées à la circulation. Des quads assureront la sécurité et leurs numéros seront affichés sur place merci de les relever …

Et n’oublions pas le dicton : « qui roule sous la pluie ……..roule sous la pluie « 😂