2023
06.04

#BRM600-Nevers


Résumé

Voilà c’est fait ! Le 600 kilomètres nécessaire à l’inscription Paris-Brest est validé, 15 jours après un 400 kilomètres qui cette année ne m’a pas posé de problèmes particulier. Comme quoi, on s’améliore 🙂 J’ai donc choisis Nevers et ce pour plusieurs raisons.
(1) le parcours entre Nièvre et Volcans liait 2 régions où j’ai vécu il y a quelques années, un an et demi à Nevers en 2010 où j’ai découvert le vélo et pris ma première licence au sein du club d’entreprise LOOK-Cyclosport, puis 1an à Clermont-Ferrand où j’ai roulé (et couru) les volcans et le Sancy dans tous les sens ! Il y avait donc un certain plaisir à retrouver ces routes qui d’une certaine manière, m’ont accroché les cales aux pieds.

(2) le parcours était aussi la promesse d’une aventure d’exception, avec 600 kilomètres bien sûr mais surtout un dénivelé dépassant les 8000 mètres, ce qui dans un calendrier n’est pas si fréquent. Il était aussi magnifiquement varié, avec des passages exceptionnels qui pourraient bien constituer une virée cyclocamping pour les amateurs du club. Les Combrailles, les Volcans d’Auvergne, le Sancy, le Cézallier, le Forez, le Charolais, les canaux… Avis aux amateurs !

(3) Une certaines envie de profiter des bonnes jambes pour aller rouler ailleurs et aller découvrir d’autres routes, d’autres lieux. Les occasions de disposer ainsi de 600 kilomètres devant soi ne sont pas si fréquentes…

Un beau brevet placé sur l’itinéraire Paris-Brest donc. Avec malgré tout quelques doutes à l’inscription d’avoir choisi un brevet aussi difficile mais à l’arrivée la satisfaction n’en était que plus grande. Des belles routes bucoliques et rurales de la Nièvre et des Combrailles au spectacle toujours saisissant du Sancy. De cette douce sensation de voler en raz-motte au gré du bitume lorsque les jambes ne sont poussée qu’à rythme modéré, que les descentes sont glissées, que le regard s’émerveille et que compteur et cardio disparaissent pour laisser libre cours aux sensations. Qui sont bonnes. Bonnes bonnes bonnes. Et puis un peu trop libre, commettre finalement une faute d’inattention qui aurait pu coûter cher. Flemme de sortir la carte de route. Curieux de voir un si haut château. De Murol le tampon est loupé. Et je vais devoir poursuivre ainsi. Avec l’incertitude de savoir si oui ou non, mon brevet sera homologué… Vous y penserez le 17 juin. Quand vous vous vous laisserez grisés par le Morvan et ses toboggans….

Credits, C. Lenoir

Credits, C. Lenoir

Et puis les doutes terribles lorsque dans les environs de Super-Besse l’orage de grêle frappa. Transformant la chaleur suffocante de la journée en brumes glaciales où je guidonne sans plus pouvoir me contrôler. Dépité à l’idée de savoir mes vêtements chaud condamnés à rester au fond du sac, dans le seul but de les garder secs, en prévision d’une longue nuit sur le vélo… J’étais transis. Et puis il y eu la jonction avec François qui facilita les choses. François est un routard habitué des longs raids, que j’ai rencontré il y a 5 ans de cela sur une Chilkooterie mémorables qui nous avait conduit à traverser en vélo route et par les chemins, les Dentelles de Montmirail… Jadis skipper, il a aussi participé au Paris-Dakar. Autrement dit, pas un rigolo. Mais un coéquipier de luxe pour la suite qui nous attendait 🙂 !!!  Il était 19h30, l’heure tournait mais il fallait manger. Ce sera donc un Burger (poulet, on est pas fou) dans une échoppe de Condat, du genre l’ogre des cuisines. 130kg de bidoche et des mains qui ne vous réclame pas deux fois l’addition… Et si le service fut un peu long, nous n’étions pas contre. La remise en route, douce. Et puis le Cézallier, sous la lune. La vue brouillée mais les sens en éveils. L’odeur des herbes, le souffle du vent. Le changement d’adhérence dans un virage imperceptiblement sableux. Les crapaud  nombreux sur la route. C’était intense. Il y avait là quelques choses de magique. Issoire, minuit déjà. Je rangeais au coffre mes rêves de grandeur et de nuit « à la belle » pour accepter la proposition de François qui avait réservé une nuit à l’hôtel. Il était minuit trente. Black-out….

Credits, C. Lenoir

Le réveil est violent. Bip-Bip-Bip !!! C’est ma montre que j’ai oublié de désactiver hier qui sonne alors que nous avions mis, du moins pensions avoir mis nos deux portables. La chance incroyable d’éviter la grâce mat’. 3h30 départ souhaité mais malencontreusement retardé. Dans le fond de mon lit et mes rêves les plus décalés j’ai crevé… Quelle galère ! Non mais quelle chance ! Crever au chaud dans son lit d’hôtel ! Mais cela n’arrive qu’à moi ce genre de chose… Il est 4h, 4 pneus gonflés à toc et un riz/Collin d’Alaska épicé à souhait. Nous repartons. Un peu dans le dur c’est vrai. Le secteur Courpière/ Arfeuilles se montra digne de sa réputation. Alors nous gérons. Nous alimentant le mieux possible et alignant les cafés. Installé maintenant en terrasse, une piémontaise entre les pognes. Regardant les vélos passer. Au pieds des Esses qui dans 15 jours devront être courageusement affrontés.  Notre route cette fois filera sur Saint Martin. Mais nous ne sommes pas pour autant sorti des ronces… François à fait le calcul. Et le verdict est sans appel. Moins de quinze kilomètre/heure de moyenne. Retard sur le délais. Retard oui. Pas mort encore mort. Les cartes du jeux sont entre nos mains, et si les As sont joués, carré-de-jambes sont ok et estomac-de-trèfle parfaitement comblé. C’est maintenant que cela va se jouer. Une autre course va commencer…

D’abord rester concentré, et revenir dans l’allure malgré la pluie qui de nouveau s’est mise à tomber. Aligner les bosses, dérouler les lignes droites en relais chaque fois que cela est possible. Nous filons vers Digoin ouvrant tour-à-tour la route à l’autre, déposant les retardataires solitaires. Sur la belle terrasse de la cité nous retrouvons le sourire en constatant que le groupe de costaud est toujours là. Finalement, nous pouvons encore y croire. La carte de route indique 💯 km à parcourir. Une distance tellement ridicule…. Oui mais. Élisabeth au départ avait prévenu. Oui. Mais il faudra en garder car les dernières rampes bien que courtes seront terribles. Souvent 10% et plus, j’arrondi pour ne pas faire peur. Une succession de raidards sur près de 40kilomètres. Nous nous accrochons. Et c’est dur. Voici Bourbon-Lancy, et son imposante église. Les dents de scies on finies par s’émousser et nous nous sommes presque vu sauver. Oui mais. Oui. Mais le gros frisé ne l’entend pas de cette oreille et tonne par dessus nos têtes. Puis ce voile flou à l’horizon qui n’augure rien de bon. Craque, le vent, les gouttes, les rafales qui allonge sur le sol de trop fragiles petites fleurs. S’arrêter. Se regarder. Décider. Deux Deux ? Trois mouvement la grande voile est prestement repliée et les cirés enfilés. Un mur d’eau s’abat. Faisant voler en éclat nos rêves d’une fin tranquille… Et puis la chance qui nous sourit à nouveau. Le mur d’eau disparu ne laissant derrière lui qu’une chaleur moite et un soleil éclatant. Il nous restait 40 kilomètres. Tout plat. Au sec. Un beau Soleil. Et les jambons cuits. Que demander de mieux ???

Credits, C. Lenoir

Qu’Elizabeth accepte de valider ce brevet Loire&Volcans évidemment. Et Strava s’avère  finalement bien utile quand il s’agit de vérifier un passage 🙂. Voici Murol. Et je peux le prouver. Merci Élisabeth, merci François, Philippe, Christophe et tous les claqués du ciboulot qui se sont tous tellement amusés aujourd’hui. Je vous dit à bientôt. Sur Paris-Brest, ou un petit 60. J’aime beaucoup le vélo. Mais pour quelques jours, je vais le laisser aux autres…

Un immense bravo à Nico et Régis qui réalise le brevet de Bourg-en-Bresse à l’instant. Des cracks, comme le dit Joëlle 🤘😉 !!!


Parcours et profil

Descriptif :

GPX : #BRM600, Nevers
Pays : France
Région : Bourgogne
Dépt : Nièvre
Départ : Nevers (58000)
Difficulté : Très Haute
Distance : 615 km / D+ :  8200m
Durée : 39 heures 00
Sport : Cyclisme Route

 

2023
05.28

#DindesDeL’Oeillon 2023… 🦃🦃🦃


Résumé

2016_Dindes_ban

Ca  y est, les Dindes reviennent 🦃🍽️🤗 … !!!

Et voilà, nous y voici à nouveau ! Après avoir pourtant eu la ferme intention de passer ce Tour au vue de ce qui m’attend semaine prochaine, les Dindes m’ont une fois de plus rattrapé… C’est donc avec un grand enthousiasme que je rejoins Saint Paul au petit matin pour ce qui devrait être un nouveau défi à relever. Car si des dindes je suis devenu un habitué, elle n’en reste pas pour autant un défi jamais facile à relever…

D’ailleurs, et pour la première fois en huit participation, je n’irai pas au bout (3 montées seulement)… Non pas que les jambes ne voulaient pas. Mais bien parce qu’intercalées entre le 400 de Feurs et le 600 de Nevers il a bien fallu faire des concessions. Courir moult lièvres à la fois est bien la meilleure façon de passer à coté de ses véritables objectifs. 2023 est une année Paris-Brest. C’est donc les Dindes qui en feront les frais… 😉

Il n’en reste pas moins une superbe journée, avec un peu de sueur et de belles rencontres sur les cimes du Mont Pilat. Et si les pinces à poinçonner ont tristement disparu, il en reste pas moins l’essentiel. La bonne humeur, l’ambiance et la qualité d’une organisation parfaitement rodée. Alors oui. Ces Dindes écourtées ne me permettent pas d’inscrire une nouvelle volée à mon défi perso d’en réussir dix après les cinq réalisées consécutivement entre 2013 et 2017 (Défi des Dindes au Carré) puis quelques années blanches liées à Paris-Brest puis à… vous savez quoi…

C’est top. Alors je reviendrais encore. Vérifier que l’Oeillon tient bien toujours sa place. De Roi du Petit Pilat.


Parcours

Ces nouvelles Dindes sont une réussite. La montée 4 en particulier qui amène un petit coté fraîcheur à l’épreuve en s’autorisant une petite incartade sur le réseau des routes oubliées… !

Descriptif :SAMSUNG DIGITAL CAMERA

GPX : #DindesDeL’Oeillon
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Saint Paul en Jarez (42740)
Difficulté : Haute
Distance : 145km / Dénivelé : 3700 m
Durée : 7 heures 18
Sport : Cyclisme Route

Les Dindes ?

Les Dindes, doux euphémisme de Dingues, sont des Cyclos qui, non content d’avoir réalisé l’ascension de l’Oeillon, désirent y retourner plusieurs fois dans la même journée.

La Dinde de l’Oeillon est donc par certain aspect, un cousin du Cinglé du Ventoux, ou encore du Fêlé du Grand Colombier.

Bien que rare (une trentaine par an seulement arrive à maturité), leur population tend à croître et le comportement de certains spécimens n’y est certainement pas étranger…

Mais tandis que certaines Dindes apprennent, les autres persévèrent !
D’autres encore, le deviennent…

Or = 5 Oeillon / Argent = 4 Oeillon / Bronze = 3 Oeillon / Chocolat = 2 Oeillon.

 

2023
05.20

#BRM400-Feurs


Résumé

32 cyclos au départ de ce magnifique 400 dont 12 Squadra dont 12 iront au bout. C’est à dire que l’on parle bien d’un 400, le décor est planté !

Depuis un premier brevet 300 km réalisé dans des conditions épiques (mais il y a eu pire !), il s’est écoulé un petit mois et l’impatience commençait à se faire sentir. Alors ce matin, tout le monde était bien à l’heure. Et comme dirait un ami roulant plus au Sud et dont l’absence se fera sentir. De bonne humeur 😉 !

Avec l’avancée dans le printemps, nous espérions tous un 400 km avec crème solaire, bras nus, mollets à l’air. Mais il faudra bien nous contenter d’un ciel un peu couvert et d’un petit vent du Nord qui dans notre progression ne facilitera pas les choses. Pas de pluie pratiquement, et un groupe de costauds, bien emmené par Philippe, Serge et un Sébastien qui, à l’instar d’un JJ l’an passé aura relevé le défi que constitue un premier 400 haut la main. Les autres, bien qu’habitués, n’en déméritaient pas pour autant…

« Car Rien N’est JAMAIS Écrit.

C’est à Chaque Fois le Même Baptême ! »

Et puis il y avait dans ce train bleu quelque chose qui cette année m’a beaucoup plût. Une édition comme si en gare les wagons étaient restés ouvert. Où d’humbles voyageurs parfois venant de loin (Paris, Marseille, Châteauroux, Vienne… ) avaient choisis de rester. Alors pour eux, oui, nous avons roulés. Pour qu’ils repartent de chez nous satisfait du Forez, du Brionnais, du presque Nivernais. Daniel, Gilles, Joëlle, les organisateurs devaient être bien content de voir l’attrait que peuvent constituer leurs beaux brevets par delà les frontières du département…

Alors quand à Arfeuilles et ses lacets tellement redoutés deux trois gouttes se sont formées, nous avons préférés les ignorer. Concentrés sur ce qui avait jusque là pour nous si bien marché, ce bon rythme, cette nature tellement verte et vivante, cette chance incroyable d’un scotch collé sur un pneu qui ne crève pas, sur ce sentiment d’un collectif en marche inexorable, et l’œil sceptique d’une dame qui dans la nuit de la rivière noire nous demanda où nous allions. A Feurs ! Lui avait lancé Joëlle sans hésitations. De sa voix toujours enjouée. Chassant au passage les doutes qui parfois dans la nuit s’installent… Montrant la voie.

La source miraculeuse à la Loge des Gardes, kilomètre 320

Nous nous étions arrêté au dernier pointage. Saint Just-en-Chevalet dormait, les bars et leurs hôtes qui ici si souvent nous ont accueilli. A la lumière légères des frontales, les sourires étaient devenus bien étranges. Mêlés de fatigue et de soulagement. Les brevets à Feurs ne sont jamais simple. Sauf la fin qui pousse parfois au crime. Et ce crime là, aujourd’hui nous l’avons commis. « On part ensemble, on rentre ensemble ! ». Dans l’euphorie et grisé par la vitesse. Nous l’avions oublié. Laissant Joëlle et Nicolas s’évanouir dans la nuit. Et si eux étaient évidemment un peu déçu, nous étions aussi un peu honteux.

Que cela, dans l’optique d’un 600, nous serve de leçon. Aujourd’hui, nous sommes passés tout près de l’excellence, la tête dans les nuages, et le monde à nos pieds. Se foutant de notre age, sauf au mois de juillet. Le cœur sous les étoiles, un râle au bout des lèvres. Oui. Nous aurions bien pu bouger davantage. Mais personne n’est parfait… Basta les aléas… Et qui vivra verra 🙂 !


Parcours et profil

Carte non remise à jour, mais la remontée par Savigny, Sarcey et Saint Romain de Popey est bien évidemment devenu le standard validé par tous…

Descriptif :

GPX : #BRM400, Feurs
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Feurs (42110)
Difficulté : Haute
Distance : 415 km / D+ :  4300m
Durée : 19 heures 10
Sport : Cyclisme Route

 

2023
05.06

#EntreLoireEtForez (XL)

Ce samedi un quatuor Squadra s’était formé à l’appel de Nicolas pour un VTT comme lui seul sait les tracer. Un parcours aux petits oignons, roulant et peu technique certes mais dans une version XXL. Pas loin de 100bornes au  programme (et c’est du boulot) que la pluie cependant nous obligera à amputer des 10 derniers kilomètres. Une belle journée malgré tout, passée dans la nature et en bonne compagnie, de belles pistes, de beaux chemin, un pique-nique agréable en forêt… Que demander de plus ? Rien. Si ce n’est peut être une semaine de vacances supplémentaire 🏖️  😉 !!! Merci Nico 🚵‍♂️ 👌 🚵‍♂️ !!!

2023
05.03

AVM-Lignon en OFF et pour le Fun


Résumé

Il arrive que le cyclotouriste soit en panne d’inspiration. Ou de façon plus honnête, à être à court de jambes. Après Nyons, il cherche alors des astuces qui :
1 – Lui évite de trop se compliquer la tâche niveau logistique ;
2 – Lui évite de passer des heures sur la carte ou openrunner pour ficeler un parcours digne de ce nom ;
3 – Lui assure une belle journée de vélo dans des paysages dont il ne se lasse pas ;
4 – Lui offre des variantes permettant de couper ou rallonger en cours de route.

Les nombreux parcours de l’Ardéchoise constituent en cela de belles opportunités. Jouissant d’une réputation qui ne se dément pas (déjà 9000 inscrits cette année), de parcours magnifiques et dépaysants à cheval sur l’Ardèche et la Haute-Loire, d’une lourde charge en souvenirs pour l’auteur de ces mots (2011, 2013, 2015). Alors après une longue impasse car il y avait toujours quelque chose de mieux à faire, j’ai choisi d’y retourner, en OFF, et en solo. Et je n’ai pas été déçu.

Devenu habitué des longues virées mais un peu émoussé par une bonne angine attrapée quatre jours plus tôt, j’avais choisi l’Ardéchoise Vélo Marathon dans sa mouture Lignon. Moins mythique mais également plus variée. Un peu ce que l’Arabica est au Robusta en quelque sorte. Une formule plus douce, moins corsée, et d’une plus grande finesse.

Quand au site, voici le descriptif qu’il en donne : C’est incontestablement l’une des cyclosportives les plus difficiles d’Europe. Cumulant les circuits de l’Ardéchoise et des Sucs, l’Ardéchoise Vélo Marathon est réservée aux cyclistes les plus aguerris, amoureux des défis et des escalades montagneuses. Un challenge unique en son genre qui vous fera découvrir les plus beaux paysages de l’Ardèche…

Maître corbeau tenait encore une fois dans son bec un fromage… 🙂

Départ de Saint Félicien, il est 7heures et la ville est, en cette journée de semaine des plus communes, parfaitement calme. A peine quelques ados attendant leur bus pour se rendre à l’école, très peu de voitures. Je m’élance dans la longue montée du col de Buisson. Facile, régulière. Les premiers rayons du Soleil viennent peu à peu me réchauffer. Une belle journée s’annonce, à n’en point douter. Le premier quart du parcours sont roulants sans être exceptionnels. Il reprennent exactement le parcours de l’Ardéchoise, Col du Buisson, Lamastre, Col des Nonières, le Cheylard où je m’arrête manger un morceau, Col du Mézilhac déjà franchi cette année à l’occasion de Pâques-en-Provence. Cette partie est une belle mise en jambe où il ne faut pas trop en faire. Le parcours démarrant vraiment au sommet du Mézilhac.

D’abord par une belle descente dans les gorges de la Volane, qui coule en contrebas de la route. Alors les yeux pleins de mirettes attention à ne pas sauter le petit parapet !!! Antraigues-sur-Volane, voici le deuxième quart et un petit miracle qui commence. Des routes étroites et plus escarpées d’une Ardèche à la fois plus verte et plus sauvage. L’un des secteurs que tous fans de l’Ardéchoise vénère. Et que je suis très content de retrouver. Sans objectif stress, juste suivre le petit ruban sans se faire mal. Profiter des paysages si voisin et pourtant si différent qui défilent. Tout est plus beau à vélo, à ce qu’il paraît. Mais voici Burzet qui marque un tournant assez spectaculaire. La route y a été récemment refaite et la couche de gravier rend la progression un brin pénible. Je m’arrête une deuxième fois pour tomber quelques couches. 28°C au compteur, il faut dire qu’il fait maintenant presque chaud !!! Et le col de la Barricaude pas une mine affaire avec ses 1235m qui vous conduit tranquillement sur les hauts-plateaux.

Le troisième quart, et l’un des plus beaux aussi. Sauf quand le vent souffle du Nord ou que le ciel se gatte 😉 !!!! Il y a comme un sentiment de liberté immense à parcourir ses larges routes et le regard finit par se perdre à l’horizon. Quelques repères visibles de loin, le Gerbier des Joncs et son dôme caractéristique, la masse écrasante du Mont Mézenc. Deuxième pause casse-croûte au pied du Gerbier avec comment dire comme un petit coup de mou. Les 300 de Nyons ont peut être un petit peu plus vidés les batteries que je ne le croyais, et il va falloir gérer. Et décider. Ardéchoise (courte), Vélo-Marathon (longue), Variante-Lignon (intermédiaire). Les trois traces sont enregistrées dans mon GPS. Je vais choisir l’intermédiaire. Comme pour l’AVM classique, il faudra d’abord rejoindre le col de la Croix des Boutières et son panorama toujours grandiose via les Estables, puis contourner cette masse mangeuse d’avion par la route touristique tant aimée. La bifurcation se fera après le col du Viallard, puisque nous laisseront Saint Clément et l’Ardèche au profit de Chaudeyrolles et de la Haute-Loire. On évite ainsi pas mal de dénivelé en restant sur les plateaux. On rend aussi le parcours plus varié en joignant les plateaux du Lignon qui constitueront le quatrième et dernier quart…

Fay-sur-Ligon, son éternelle fontaine, puis rouler tout braquet dehors vers Mars avant de se raviser. Bifurquer pour le Mazet-Saint-Voy. Rejoindre Tence par une petite route que Nico nous avait fait découvrir en 2020 lors d’une virée mémorable #AuTourDuMezenc.  Puis après Tence, une petite route encore mais pas du tout rigolote avec sa succession de montées bien raides… Rochepaule, je suis au bout de mes forces mais est-ce vraiment anormal ? Avec le temps qui passe, on prend confiance et l’on oublie peu à peu que rien n’a jamais été acquis. Des trois Ardéchoise déjà effectuées, je peux dire qu’elles m’ont toujours mises sur les rotules. Et cette quatrième édition ne dérogera pas à la règle. Grimper encore Lalouvesc. Avec les oreilles comme on dit dans le jargon. Et puis en finir, par une longue descente trop peu pentue pour être réellement agréable. Me voici au terme de ce goûteux quatre-quarts. De la farine, des œufs, du beurre, du sucre. Pas besoin de faire plus compliqué pour se régaler. La seule chose qui compte réellement finalement étant la cuisson. Et croyez-le ou non. Pour être cuit. Je le suis…

Une bonne route et beaucoup de plaisir à la Squadra qui a son tour, le 17juin prochain, s’élancera sur l’Ardéchoise 👍.


Fiche

Descriptif :

GPX : AVM-Lignon 2023
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Ardèche
Ville de départ : Saint Félicien (07410)
Difficulté : Haute
Distance : 260km / Dénivelé : 4500m
Durée : 12 heures
Sport : Cyclisme Route


2023
04.29

#BRM300-Nyons


Résumé

Régis avait bien raison. Les Pitchoun de Nyons méritent largement le détour, avec leur parcours sublime coincé entre les Baronnies provençales et le parc naturel régional du Mont-Ventoux. La pluie longtemps accrochée aux talons, nous foncions les yeux grands ouverts. La forme était là et pédaler n’avait jamais été aussi facile. Il suffisait de suivre la route et de s’emplir de l’odeur de la pluie et du colza. Pour les lavandes il était encore un peu tôt mais cela viendra…

Cairanne, kilomètre 28, 8 h

Malaucène, kilomètre 58, 9h45

Col de Fontaube, kilomètre 86, 11h

Montbrun, kilomètre 100, 11h40

Simiane, kilomètre 132, 14h

Oraison, kilomètre 177, 15h30

Aujourd’hui, dans la course aux braquets, j’ai choisi le seize neuvième 🙂

Séderon, kilomètre 244, 19h23

Nyons, kilomètre 300, 21h41

Parcours

 

GPX : #BRM300-Nyons (2023)…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Drôme
Depart : Nyons (26110)
Difficulté : Moyenne
Distance : 305km / D+ : 3600m
Durée : 12 heures 45
Sport : Cyclisme Route


2023
04.22

Mi-(Midi-Minuit) 2023 – P’neu mieux faire

Pas de chance pour ce nouveau Midi-Minuit. Une épreuve bien sympathique et très bien organisée qui aurait gagnée a être prolongée un peu plus. Mais bonhomme et pneu coupé au kilomètres 54, pas passé loin d’une grosse gamelle. La réparation de fortune avec un vieux bout d’emballage aura tenue 20 bornes, mais pas du tout serein donc pas besoin de tenter davantage le 😈. On f’ra mieux l’an prochain 😉 Bonne chance à toutes celles et ceux qui continuent 💪👍

Heyyyyyyy !

Avec cette météo capricieuse vous vous êtes dits  » c’est bon ils m’ont oublié!!! »…..non non ! nous sommes bien là …

Alors vous êtes en forme ? heureux (ses) de venir nous rejoindre ? on espère que oui parce que nous …nous avons hâte de partager ce moment avec vous … nous sommes prêts ! Nous serons 67 au départ ( 47 solos, 7 duos et 3 équipes relais).

Vous aurez 4 parcours au choix qui sont balisés en vert pour le 5km ( 98 D+), bleu pour le 9 km ( 309 D+) , jaune pour 16 km (343 D+) et rouge pour le 20 km (543 D+). Tous les départs sont en commun.

Vous devez être prudents aux croisements , les routes ne sont pas fermées à la circulation. Des quads assureront la sécurité et leurs numéros seront affichés sur place merci de les relever …

Et n’oublions pas le dicton : « qui roule sous la pluie ……..roule sous la pluie « 😂

2023
04.15

#BRM300-Feurs


Résumé

Ils étaient peu nombreux les valeureux à boucler ce 300 dans d’épiques conditions… Christian n’est pas sur la photo, mais n’a pas démérité !!!

 

Maudits, maudits, maudits sont ils les 300 de la Squadra ? Je me souviens encore de ce déluge en 2022 lorsque, trempés et frigorifiés, nous avions trouvés grand réconfort chez Nat’, et ses délicieux chocolats chauds. Je me souviens de la pluie entrecoupées d’éclaircies, lorsqu’avec la belle équipe en 2019, nous préparions Paris-Brest-Paris. Je me souviens aussi et comme si c’était hier de mon premier 300 en 2016, que j’avais réalisé seul alors que le département était placé en alerte orange tempête.

Quoi qu’il en soit, je n’en garde aucuns regrets mais plutôt une forme de reconnaissance envers cette nature qui a voulu je pense éprouver notre vraie motivation. Alors lorsqu’à la Clayette,  après une descente glaciale depuis les Echarmaux la question fut posée, j’ai rejoins le groupe de ceux qui voulaient en découdre. Les inarrêtables Régis, Christophe, Christian auxquels s’ajoutait deux nouveaux, Fred, de Saint Just et Jean-Paul bien sûr, dont c’était le baptême. Les autres firent preuve d’une qualité qui nous faisait clairement défaut. Nous.

Les déraisonnables

Ce fut de suite une lutte. Coups de pluie incessante et de vent du Nord. Et puis la pluie faiblit nous laissant seul avec nos deux derniers ennemis. Le vent. Et nous. Le vent que nous combattions à trois, protégeant du mieux que nous pouvions Christian et les nouveaux qui demain prendrons leur part… Cette manière de rouler si particulière et efficace. Ensemble. Un esprit de partage porté par les brevets. Un esprit de confiance. De persévérance.

Molinet, nous venions de déjeuner, nos corps engagés entiers entre les interstices des murs de l’église. Il nous fallait maintenant repartir, pour une deuxième moitié que nous espérions plus facile. Le vent paraissait moins violent, plus favorable. Christian montrait les premiers signes de fatigue lorsque la route s’élevait. Mais il était là, de bonne humeur comme il dit, et cela comptait. Alors quand vint Renaison et qu’il nous fit part de son intention d’esquiver la Croix Trévingt, barre bâbord et voile dehors, nous l’approuvâmes en sage. Car nous savions, alerté par Gilles, ses prévisions apoclimato-dramatiques et ses relais inquiets, que nous nous engagions dans une galère où chavirer était un risque. Nous y restions sourd. Inconsciemment obtus comme nous le sommes malheureusement parfois.

Derrière son comptoir, Nat’ et son mari nous attendait. Toujours dégoulinant et tremblotant, bien moins nombreux que l’an dernier. Visiblement certains avaient appris… Les autres auraient encore bien besoin d’elle. Et de ses remontants fumant. Au terme d’un dernier effort, la plaine, et les applaudissements lorsque la porte fut poussée. Nous en finissions. Sans regrets, comme je vous l’ai dis.

Nous les déraisonnables, de ces brevets, infatués étions…

 

Mercredi une équipe formée des raisonnables reprendra la route. Bien décidé à le cocher cette fois. Souhaitons leur bonne chance 😉 !


Fiche

Descriptif :

GPX : #BRM300-Feurs
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Feurs (42110)
Difficulté : Moyenne
Distance : 307km / D+ : 3045m
Durée : 14 heures 25
Sport : Cyclisme Route
Homologation : n°_

2023
04.10

Pâques-en-Provence 2023

Les hauts-plateaux de la Haute, Saint Bonnet-le-Froid, Devesset, le Cheylard puis le Col de Mézilhac, le château renaissance de Grignan, Vaison-la-Romaine, Valréas, la douce via-Rhôna, les gorges encaissées de la Daronne. Voici le programme, d’une concentration presque centenaire …

L’album d’un weekend pas comme les autres…

 

Comme chaque année, les cyclotouristes viendront de toute la France rendre hommage à Vélocio sur les terres qu’il affectionnait tant. Cette année Pâques-en-Provence sera au départ de Sault dans le Vaucluse.

Nous ferons l’aller à vélo, comme le veut la tradition, mais aussi le retour.Le dimanche devrait être l’occasion de grimper une 22ième fois le Ventoux, par Sault, et ça c’est cool 🙂

Nous avons fait avec Nicolas l’aller à vélo, comme le veut la tradition, mais aussi le retour. Deux parcours absolument mémorables, du caractère brumeux des hauts-plateaux à la douce pente du Mézilhac, la chaleur de la Drôme et des vignes du Vaucluse. Le retour en douceur, par la Via-Rhôna et l’inégalable Ardèche. Rouler droit, face à soi et sans se retourner. Laisser les choses arriver, savoir les apprécier…

Le dimanche fut l’occasion d’un joli tour autour du Ventoux, mais le compteur restera donc bloqué à 21. Cette fois-ci 😉

Et voilà Pâques c’est déjà fini et c’était vraiment un super super weekend, les participants, les parcours, la météo, l’hébergement, la montagne de tartiflette et les petits bonus. Je laisse ici un petit album qui inviterait presque à repartir dès demain si on avait pas tout de même un peu mal aux cannes… Et parce que le boss à nous voir passer à vitesse lente semble aussi commencer à en avoir assez… 😗 🎶

C’est déjà une nouvelle sortie au long cours qui se prépare. Et comme beaucoup, je suis inscrit et j’ai bien hâte. A samedi. Vive les semaines courtes… Et les sorties longues…

Paul de Vivie (1853-1930) installé à Saint-Étienne, c’est de là qu’au début du siècle, il aimait rejoindre, d’une seule traite sa Provence natale.
À partir de 1924, il donne rendez-vous aux lecteurs de la revue Le Cycliste aux Baux-de-Provence. Ainsi est née la concentration de Pâques.

Chaque année, jusqu’en 1930, sous l’égide de la Fédération, il invite les cyclotouristes au meeting pascal. Vélocio meurt en mars 1930, André de Boubers, président de la FFSC (devenue la FFCT), propose alors que ce meeting soit organisé chaque année en souvenir de Vélocio.

Depuis les instances de la Fédération ont perpétué ce meeting, de manière continue et assidue, en respectant le caractère simple de cette manifestation.

 

2023
04.04

Faire des vélos – Journée débat, Cité du design

À l’heure où le vélo s’affirme comme un moyen de transport au quotidien et où la filière de fabrication de cycles s’organise en France, la Cité du design organisait ce mardi un temps fort consacré aux enjeux de ce renouveau. Trois conversations thématiques réunissant designers, artisans et industriels du cycle, associations d’usagers et représentants des territoires. L’occasion de voir les acteurs de ce domaine fort fort intéressant ;-), de découvrir les produits qui pourraient bien bousculer le marché, de voir que beau c’est mieux et que mieux fait c’est beau… Toute la conf’ à revoir ici… !