2021
08.15

#LeCirqueDesBoutières… 🚵


Résumé

Joli circuit VTT, cette fois à l’intérieur de la carte postale… 😉

Il naît au pied du Mont Mézenc. Il est un joyau naturel des montagnes d’Ardèche. Un ancien volcan fait de trésors cachés et de vue époustoufflante… Il est.

Le Cirque des Boutières

Oui mais voilà. Pour aller au delà du panorama mythique qu’offre la Croix des Boutières il faudra s’enfoncer, un peu plus à l’intérieur. Pédaler…. Et aussi, très souvent, porter…

Car le parcours dont le départ se situe dans le village de Lachapelle-sous-Chanéac se révèlera assez aventurier… Allergique au portage, s’abstenir. Pierriers, clôtures, prés, ronciers, troupeaux… La trace coupe court entre les Sucs et les Rochers, offrant, entre deux crevaisons des surprises magnifiques… Le tracé d’aujourd’hui ne se mesurera pas en kilomètres, mais bien en heures… D’entrée, la difficile montée de Roche-Besse, par le sommet de Charbounouse met dans l’ambiance… Favorisé par l’été pluvieux, la végétation est dense et il faut vraiment regarder où l’on met les pieds… Descente trop raide, trop technique jusqu’au lieu-dit, « les Allayauds ». Je marche d’un bout à l’autre mais c’est grandiose… Au lieu dit, une boucle pour rien, si ce n’est le plaisir de contempler le Rocher de Soutron sous tout les angles. A Soutron, ma première crevaison, logique, vu les ronciers traversés… Je repars. Les vaches barrent les chemins mais s’il faut parfois les pousser, le danger n’est pas là… Ces chemins ne sont visiblement pas fait pour les vététistes, et je trouve à plusieurs reprises des fils de clôtures tendus en plein milieu. Il va falloir ouvrir l’oeil. Et faire très gaffe… Single en sous-bois, rivière pour remplir les bidons… Me voici à nouveau aux Allayauds… Derrière, ça monte sec, sur un chemin en lacets où pointe ma deuxième crevaison… Une belle épine d’aubépine tellement grosse que je n’ai pas à la chercher bien longtemps. Je l’enlève et tente la bombe anti-crevaison. Il paraît que ça bouche les trous… Mais là le trou était apparemment trop gros… Il va falloir changer la chambre, les doigts couvert de cette vieille mousse collante… Vers Echamps, un bout de route que je reconnais de l’Ardéchoise… Le Rocher de Pialoux est là, juste devant moi. Je continu, ramassant quelques mûres au passage. Voici le Tchier de Borée*… Le village de Borée, et derrière, la roche de Borée… Je divague entre les pierres scultées… L’endroit vaut à lui seul le déplacement. Le village est en fête, mais je trouve qu’on me regarde un peu bizarrement. La bière sans doute. Je cherche un peu… Et retrouve la piste, entre la Roche de Borée et le Suc de Touron… Heureux de voir qu’ici les chemins sont pratiquables, une belle rivière, l’Elysse, que je franchi au coin de la Scie, je frôle ensuite le Sucs de la Veine, puis contourne celui de Sara… L’endroit est encore plus magique que l’entame déjà exceptionnelle. Mais c’est dur. Des cailloux, des pierres et des rochers… à ma gauche j’aperçois le Mont Gerbier de Jonc tandis qu’à ma droite s’élève le rocher des Pradoux… Tiens, un chapeau tombé sur le chemin. Je le ramasse, en vue de mes prochaines rando… Mon père m’a apprit que l’annecdote ne s’achète pas chez Décathlon…  Je roule désormais sur le GR7/GR420, sur la portion Tour du Mont Mézenc et du Mont Gerbier-de-Jonc… Nous sommes en début d’après-midi, la canicule sévit et je bénis de transpiration chaque arbre que je croise… Même les tout rabougris. Le bidon encore et toujours à l’économie…L’eau est rare dans ce Massif… Voici la Croix des Boutières, d’où je peux comptempler le chemin parcouru… Trop de monde… Vite. Filer. Ecrire. En petit au dos de la carte postale…  Les chemins sont ceux fait à pied, la veille… Il me conduise au col de Médille. Là, il faut remonter sur la petite crête, puis tirer droit, vers Chaudeyrolles et le Mont Signon… Des framboises sauvages à profusion que je ramasse par poignées… Descendre, enfin. Pousser le portillon d’un jardin au lieu-dit « la Ribette », mais non sans avoir demander au préalable la permission au propriétaire. Ce dernier était en train de tondre. Il parle mais je n’entend pas. Il y a des tondeuses au paradis… ? Ensuite.  L’éprouvante montée vers Saint Clément… La dernière comme je l’apprend d’un groupe de promeneuses… Elles n’ont pas menti. Saint Clément, de l’eau. Puis une longue descente ininterrompue sur Lachapelle-sous-Chanéac où je retrouve les clapoutis reposant de la Saliouse… Un parcours guère reposant au final, mais que je suis d’autant plus content de boucler… Demain nous seront lundi… Et les vacances seront finies…

 

L’Ère du Tchier de Borée est une sorte de grande meule de l’univers qui regarde à la fois en arrière et en avant. Elle symbolise l’analogie universelle qui régit en sens inverse les états multiples de l’être. C’est un labyrinthe initiatique et divinatoire par lequel sont restituées les cultures traditionnelles dans leur lieu premier, la nature. Cette Gigantesque œuvre d’art forme un calendrier monumental. Elle est constituée de 70 pierres, dressées sur le tracé régulateur de L’Ère du Tchier de Borée, formant 12 triangles et 7 carrés déterminant les 8 rapports de la divine proportion.


Fiche

Descriptif :

GPX : #CirqueDesBoutières…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Ardèche
Départ : Lachapelle-sous-Chaneac (07310)
Difficulté : Moyenne
Distance : 82km / D+ :  2520m
Durée : 9 heures 40
Sport : VTT

 

2021
08.14

#TourDuMontMezenc… 🛸

Le Tour du Mezenc, 23 kilomètres environ…

Après-midi suffocant. Préparer la voiture et rouler, clim et autoradio à fond… Une destination improvisée, ni proche, ni lointaine… Le Mezenc, par les belles routes de la Haute. Atteindre les Estables, avec en tête une trace à peine esquissée. D’abord rejoindre la Croix Peccata, donnant l’air un peu barré, à marcher ainsi, casquetté sur le goudron brûlant. Longer la rive Ouest, esquiver familles et randonneurs… Contourner pour découvrir l’Ardèche,  ses Sucs, plantés dans un grand Cirque… Grimper, enjamber 3 à 3 les racines d’un sous-bois ombragé. Courir maintenant, sous le soleil brulant. D’une tête à l’autre de l’Hydre imposant. Photographier sous la croix des touristes à l’accent prononcé… Descendre, glisser… Rive Est, retrouver le quai, par le bitume défiguré… Médille, son ventographe. Prendre à gauche, vers la ferme des animaux. Faire son chemin, entre petites et grandes tourbières… Décourvir les fleurs carnivores et autres insectes imprudents. Franchir le pierrier, ramasser des myrtilles, trouver la fraîcheur…. Croix Peccata, mettre enfin le doigt sur ce sentier qui mène aux Estables. Observer la vieille église, sa toiture si particulière, boire aux fontaines d’eaux claires, lever les yeux pour voir passer, gamins volants et drôles d’oiseaux… Descendre le long de la Saliouse… Manger. Prendre son temps. Puis dresser la tente… 😉

2021
08.11

#EtAuMilieuCouleUneRivière… 🎣


Résumé

Venez pêcher la truite Fario sur le Guiers Mort. Un parcours de qualité au coeur de la Chartreuse. A la mouche, ou à vélo…

« À la longue, tous les souvenirs se fondent en un seul, comme cette rivière qui coule au coeur de ma vie. La rivière a creusé son lit à l’époque du grand déluge et court sur ces rochers depuis l’origine des temps. Certains d’entre eux portent la trace de gouttes de pluie immémoriales. Sous les rochers, gisent les paroles, et certaines de ses paroles sont les leurs. Je suis hanté par les eaux. »

 

La Chartreuse, qui se dresse entre Grenoble et Chambéry est un pays de frontière, dont le tracé grimpant sur les sommets, se coulant dans les vallées, a toujours séparé la Savoie et le Dauphiné, autrefois états (France et Savoie, indépendante jusqu’en 1860), aujourd’hui départements.

Mais l’affaire n’a jamais été simple : Le traité de Paris en 1355 amène une délimitation géographique : C’est le Guiers qui définit la frontière ; mais lequel ?

Eh bien celui qui se jette dans le Rhône à Saint-Genix en Guiers et qui remonte jusqu’au village d’Entre Deux Guiers. Jusque-là tout va bien. Mais en amont tout se complique. Nous avons deux candidats à l’appellation Guiers jusqu’à sa source : D’une part le Guiers (Vif) qui traverse Saint-Pierre (d’Entremont) et rejoint la vallée à travers les Gorges du Guiers (Vif) , d’autre part le Guiers (Mort) qui traverse Saint-Pierre (de Chartreuse) et rejoint la vallée à travers les Gorges du Guiers (Mort). Au nord la Savoie ( Le Duché de Savoie). Au sud le département de l’Isère (autrefois le Dauphiné et la France).

La question est maintenant tranchée, c’est le Guiers Vif qui sépare les départements. Mais on imagine à quel point cette incertitude sur la frontière a pu faire le bonheur des contrebandiers dont le premier d’entre eux Mandrin a laissé sa marque dans tout le pays.

 

De Saint Laurent-du-Pont, ce matin je suis parti. Remontant les belles Gorges du Guiers Mort. Je n’avais pas de parcours, mais je savais que ce ne serait pas compliqué d’imaginer ici un tracé qui me râvirait. La Chartreuse a cette particularité d’être magnifique, au moindre de ses recoins. Sans nul doute, l’un de mes massifs préféré…

A Saint Pierre-de-Chartreuse, je délaisse les gorges pour le col pas très difficile du Cucheron… Au sommet de celui-ci, c’est un petit attroupement qui contemple la vallée qui s’étend devant nous… Mais filons maintenant, fluide et souple, dans cette longue descente qui nous tend les bras…

A Saint Pierre d’Entremont, oublié de tous, il y a ce petit bout de route qui longe les Gorges du Guiers Vif… Un bonbon du genre « tête brûlée », qui vous arrache les tendons, pour votre plus grand plaisir… Mort et Vif.

Les « cairns » dressés dans cet écrin de verdure donne au lieu des allures de jardins Japonnais…

Peu après avoir franchi le col de la Cluse, on découvre un petit hameau, tout de bois construit. Un hameau mystérieusement appelé, le « Désert d’Entremont »…

Sur le versant Est du Massif, il y a cette petite route qui serpente sous la haute falaise… On y franchit le col de Marcieu, petit nouveau que je ramènerai ce soir dans ma musette… Cette route est un must du cyclo, notamment pour les vues imprenables qu’elle offre sur la chaîne de Beldonne, située juste en face… Alors si perdu dans vos pensées vous pensez avoir vu un gamin voler par dessus votre tête, ne vous pincez pas. Il s’agit certainement de la Tyrolienne  à virages installée au sommet du col. Ou peut-être plus simplement, d’un malheureux coup de chaud 😉

Nous voici à Saint Pancrasse, fini de s’amuser, passons aux choses sérieuse. Car pour retrouver la vallée d’Entremont, il va nous falloir grimper. Grimper raide, par le savoureux col du Coq. A sa droite, la dent de Crolles trône, au dessus la vallée du Grésivaudan.

Depuis 2011, l’accès en hiver au col via Saint-Pancrasse est interdit aux véhicules motorisés afin de pas perturber la nidification du Tétras lyre. Celui-ci est est également appelé coq des bouleaux ou petit coq de bruyère…

Le tétras-lyre mâle est un bel oiseau caractérisé par une robe noire, deux bosses rouges sur la tête et une barre blanche en plein milieu de ces plumes. La femelle est moins bariolée et présente une couleur rousse zébrée de noir.

La statue de Saint Bruno près du pont du Grand Logis, à l’entrée du désert au lieu dit « la porte de l’enclos », et à côté de la grotte. Membre fondateur et premier dirigeant du monastère de la Grande Chartreuse…

Fin du périple…

Souvenir #LaChartreuseOuL’AutrePaysDuVélo… (2020)
#ChasseurDeCols-Chartreuse…(2016)


Fiche

Descriptif :

GPX : #EtAuMilieuCouleUneRivière…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Saint Laurent-du-Pont (38380)
Difficulté : Moyenne
Distance : 110 km / D+ :  3340m
Durée : 6 heures 27
Sport : Cyclisme Route

 

2021
08.10

#AlterNativeMarmotte… 🏞️


Résumé

Rouler m’accomode
Grimper m’est commode
Sprinter m’incommode

La comptine du coureur (magazine 200) :
Il y a la mécanique du pédalier et puis il y a l’autre, l’infernale, à trois temps, qui tourne sans fin dans votre tête lorsque vous roulez seul. Il y a la ritournelle de la chaîne, et il y a les ressassements du grimpeur. Comme une chanson, une valse, une musique intérieure….

… 5h45, Bourg-d’Oisans dort…

(d’après Chistophe Rulh/Matthieu Lifschitz, magazine 200, n°29)

Col de la Croix de la Croix de Fer, sur les rives du Lac de Grand-Maison….

Certes l’haïku à écrire aujourd’hui est un brin longuet, 177 000mètres de ruban goudronné pour décorer 5 kilomètres de dénivelé, mais c’est bien un triplet puisqu’il passe trois points hauts : Croix-de-Fer, Galibier et Alpe d’Huez. A ce tiercé ma cote est de un contre un seul : moi. Comme souvent, une petite voix intérieure m’accompagnera, cette seconde voix chantonnera à la tierce comme nous roulerons, c’est elle qui me soufflera à l’oreille trois lignes une à une.

L’élan énonce
La direction parle
Le sens dit

🏞️…Col de la Croix de Fer…

Ne me demandez pas d’être philosophe dans la descente vers la Maurienne. Si en montée je me permets humour, pensées, mise à distance de ma propre image de cycliste, amateur et ahanant, sachez que l’inversion de pente m’inverse aussi : je me mue en coureur pro. Plus de ballade, une trajectoire. Plus de nez au vent, des fils de rasoirs. Plus de réflexions sur la vie mais une lutte à mort. Plonger sur Saint-Jean sans plonger dans l’Arvan est un exercice de style. Dans les lunettes défilent ardoisières et à-pics où chamois fiers et aspics se tiennent à carreau…

Un abribus mauriennais accepte l’étendage de ma fatigue et l’abandon de mon vide intérieur. Surrénales à plat et glycémie dans les arpions j’éprouve le vertige en creux : les grandes pentes dangereuses parce qu’attirantes sont derrière moi mais siphonnent en mon sein une dépression telle un oeil de cyclone qui, partant de mes entrailles, aspire à elle énergie des cuisses et détente de mon visage. Rien ne m’inspire plus, j’expire. Je me noie sans me débattre, mon front est lisse et mes paupières lourdes. Une barre de céréales et puis deux, le fond de mon bidon, un micro-sommeil…. Tiens, je commence à revivre. Une renaissance au goût de l’Antésite que j’ai l’habitude d’ajouter à mon eau pour en contrer l’odeur de plastique. Tiens, mes sens se ravivent, je revis effectivement. D’ailleurs mon abribus sens fort la pisse, le fait est indiscutable et me fait sortir de ma bulle. Il me remet en selle. Me relance. Gauche, droite, gauche… Accouché du néant par la rotation démultipliée de mes jambes roulantes, revoici l’automatisation du pédalage…

La selle me pose
Le guidon m’accompagne
La chaîne m’emmène

🏞️…Col du Mollard…

 » Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre… « 

La carte inspire. La route aspire. Le tracé respire.

Pédaler est jouer
Mouliner est joyeux
Appuyer est soyeux

🏞️…Col du Galibier…

Le Lautaret est une poupée russe à l’ombre du grand Galibier, je le traverse sans un regard car qui s’intéresse à la matriochka du milieu, hein, franchement, qui ? Je prendrai juste le temps de ne pas compter les camping-cars, motos à trois roues et Harley bedonnantes mais pétaradantes. Je prendrai par contre celui de regarder très précisément les conditons de la glace dans les faces nord silencieuses du pic Gaspard, de la Meije et du Râteau…

La petite voix récite comme une comptine Croix-de-Fer, Galibier, Alpe d’Huez. Certes. Evidemment. Bien sûr. Mais alors que défilent les cascades de l’Oisans, les tunnels projecteurs, les restes d’avalanches, au-dessus bientôt du Lac Chambon, voilà ma voix seconde qui toussote, se racle la gorge, se lance pour prendre la parole, puis se ravise.

Je connais cet état : ma voix a une idée et  je dois pour l’écouter faire retomber mon rythme cardiaque, penser la carte comme un territoire, m’y inscrire au mieux. Le remblai caillouteux face à la cascade de la Pisse me voit posé, aluni en quelque sorte, prêt à la réflexion. J’ôte mon casque, c’est dire.

Faire une Marmotte classique, ce serait rejoindre maintenant Bourg-d’Oisans et enquiller les vingt et un lacets jusqu’à l’Alpe. Mais avec mon taux de lactates circulants et ma vision approximative des mathématiques, c’est imparable : plus on monte haut, plus longue sera la descente. Et moi, les descentes, je commence à y prendre goût… Un goût de prolonger la solitude, surtout… Un goût présomptueux, aussi. Les descentes ont le goût du sang qui a battu dans la gorge quand les montées ont l’odeur âcre de la sueur collée à leurs linges. Aussi ma décision est prise : je ne monterai pas l’Alpe d’Huez, je la descendrai ! Grimper maintenant et avant que le soir ne tombe, le col de Sarenne me permettra cette élégance. Ce sera mon petit plaisir, c’est du moins ce que je crois à ce stade…

De Sarenne, je me souviens de la fraîcheur de la forêt, le goudron humide et de son petrichor, l’humus des fossés qui déborde en mottes de mousse sur la chaussée. Je revois ce gros bloc rocheux et l’abri bâti en dessous, puis les alpages élevés d’où sourdent des eaux abondantes. Je revis une pause que je fis, un torrent arrivait comme fou à droite dans la pente, envahissait à grand bruit une canalisation trop étroite pour son printemps tumultueux, ressurgissait en trombe et force aérosol à la gauche coté vide. J’étais traversé par cette puissance au moment où mes propres watts se comptaient par petits paquets de dix seulement. J’avais voulu être seul, haut et tard, c’est dans cet état précis que je surmonterai la fin de ma journée de labeur-voyageur. Sur ce versant ombragé les cyclistes se sont mesurés durant la matinée et, pour les plus comtemplatifs, jusqu’en milieu d’après-midi. Mais à l’heure des comptes et des comptes rendus me voici tout à fait isolé et insulaire. Je comtemple les lacets sous mon dernier virage, ils sont vides de véhicules motorisés et de passants artificiels, rendus jusqu’à demain aux résidents naturels des lieux et à la vie sauvage. Vie domestique ou insoumise, faudra-t-il un jour choisir ? Dans nos montagnes, entre chien et loup, il faudrait donc trancher ? Moi, ce soir, entre chien et loup, sur cet ubac vivifiant, je construit une ascension qui me donne l’illusion d’un temps suspendu parce que non compté et non dompté…

La dernière ligne droite, une traversée à flanc, me propulse étonamment dans un ici-maintenant d’une profondeur calme et apaisée, en même temps que dans un mélange de souvenirs et de projets. En effet, la facette ouest de la Meije prend le chaud rosé des rayons finissants, elle est comme un appel pour mon âme. « souviens-toi des voies gravies ici, de ton désir de revenir, de ton besoin d’en avoir envie » me semble-t-elle chuchoter dans mon oreille. Ainsi donc, même coupé des hommes, je resterais accompagné par les monts et les vaux ? Me croyant autonome des choses de la société, je resterais à jamais dépendant de celles de la nature ? Ma liberté actuelle serait-elle donnée mar mes chaînes passées … ?

Accélérer me coûte
Freiner me pèse
Arrêter me libère

🏞️…Col de Sarenne…

Dernière poupée matriochka, l’Alpe d’Huez, traversée les mains au bas du guidon. S’ensuit un morceau d’anthologie de montagnes russes version grand huit, les vingt et un lacets relevés ont des allures de Luna Park désert… Chaque courbe enroulée me ramène sur la terre des hommes. Avec un grand mouvement de balancier intérieur à chaque relance : rentrer ou pas ? Vivre en société ou en tribu ? Et la petite voix de continuer au dedans… Les questions tournent autant que la route et plus que les pédales…

Le cycle se répète
Le tour s’enroule
Le cercle se clôt

🏞️…Fin…

Pour retrouver ce formidable magazine, c’est ici… 😉 !

Souvenir du 04 août 2017


Fiche

 

Descriptif :

GPX : #AlterNativeMarmotte
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Bourg-d’Oisans (38520)
Difficulté : Haute
Distance : 200km / D+ :  5739m
Durée : 11 heures 18
Sport : Cyclisme Route

 

2021
08.06

#ChevrièresEnVercors… 🐐


Résumé

Voici déjà une semaine que je suis en vacances et voila que cette frange tardive du « November Rain » se résoud enfin à laisser filtrer les rayons du Soleil…

Oublier les cachetons, ouvrir les volets, débrancher la sono, mais tout de même après avoir écouter religieusement la dernière note du solo de Slash, bref. « Un flingue et des roses…. »

Regarde comme le quartier regorge
D’enfants doués, carrières trouées
Parce qu’on mélange vice et vertu
D’où es-tu toi pour douter, noué,
L’estomac vide, les yeux vitreux
Tout est flouté
Malgré ça j’perd pas d’vue que
Les roses ici sont épineuses, laissant plus d’ecchymoses
Qu’un flingue enrayé…
(Le cactus de Sibérie)

Mais où donc aller ? Encore faut-il encore trouver l’inspi’… S’échapper en itinérance ? Déjouer les pronostiques, douter, et peut-être oser, rejouer la carte des courts métrages…

Après cette courte intro brumeuse, et si comme moi, trois fois, au moins, vous avez ri (d’accord, souri), alors, alors, bêêêh ! ,  ce parcours pourrait être fait pour vous… 😉

De Chevrières il s’élance…
Royaume des Chevrièrois,
Et pendant Isérois,
du Chevrières Ligérien…
Pays des Chevretins.

On se retrouve à Chevrières, commune soeur découverte il y a deux ans, lors de la dernière étape me ramenant de la route Napoléon… Après bien sûr la belle descente sur Ganagobie, le lien, pour revivre cette fabuleuse aventure… Alors bien sûr, on aurait aussi bien pu partir de Saint Marcellin, mais bon, les clins d’oeil sont important. Je salive déjà à l’idée d’appeler ce soir mes parents. Comme à chaque fois, ils me demanderont. Tu es où ? Et moi, je leur répondrai. Et bien, à Chevrières… Et vous 👅 ??!

L’église du village, historiquement rattachée à la province du Dauphiné…

J’ai choisi de monter sur les plateaux du Vercors par un col que je ne connaissais pas et qui pourtant est remarquable parmis les nombreux cols des Monts du Vercors. Le Mont-Noir est en effet traversé par l’une des routes carrossables les plus élevées du massif, et souvent considérée comme l’un des plus difficiles. C’est vrai ! A Cognin, direction le village de Malleval par les gorges du Nan. Le premier lacet, dans la forêt est raide (9%). La suite de l’ascension est beaucoup plus régulière, entre 7 et 8%, avec tout de même quelques passages plus corsés. Les gorges du Nan sont impressionnantes. Creusée à même ma roche, la route n’est pas large. Sur ma droite, un tout petit muret et, en dessous, 300 mètres de vide. Malleval marque la sortie de la forêt. Après, on suit Presles. Facile. Quelques kilomètres d’ascension et l’on arrive au Pas de Pré Coquet, premier col du jour, mais que je ne compte pas, puisque c’est un col dans un col. Après, il faut suivre la direction de Rencurel. La qualité de la route se dégrade petit à petit vers le sommet, mais reste toujours largement praticable. Bref. En fait, c’est une belle route forestière, très sauvage. Et c’est accompagné du chant des oiseaux que je franchi le sommet, situé à 1431mètres. Sur le panneau, une légende, celle des brûleurs de loups…


Brandissant dans la nuit leurs torches de mélèze,
Des glaces de l’Oisans jusqu’aux forêts d’Omblèze,
Du Champsaur au Queyras, de Lente à Riablous.
Nos aïeux poursuivaient le noir troupeau des loups.

Au fond de quelque gorge, ils acculaient la horde
Des hurleurs aux crocs blancs : puis, sans peur qu’elle morde,
Faisant rouler sur eux les sapins du rocher,
Ils allumaient dans l’ombre un étrange bûcher.

Et, pensifs sous le ciel rougi par l’incendie,
Les enfants écoutaient monter, l’âme agrandie,
Le crépitement clair des damnés au poil roux.
Les Dauphinois sont fils de ces Brûleurs de loups.

La descente sur le col de Romeyère n’est pas très longue mais il faut se méfier des pierres et des trous dans la chaussée. Au col, voici à nouveau un goudron parfaitement propre. Vous pouvez lever les yeux, et laisser glisser… 😉

Viennent ensuite les gorges de la Bourne, grandiose, vertigineuse… Une route taillée dans la falaise et ouverte à en 1872 au prix de 11 ans de travaux que l’on imagine aisément titanesques… Puis les Gorges du Méaudret, un peu moins impressionnante, mais pas moins agréables… Voici Autrans-en-emporte-le-vent…

…au pied du deuxième col de la journée, celui de la Croix-Perrin… En bas de la descente se trouve Lans-en-Vercors où je prendrai ma pause déjeuner, puis la belle route parrallèle à la D531 qui me conduira à Villars-de-Lans… Une petite cité qui ne m’a jamais beaucoup inspirée…

Lorsque l’on vient de Villars-de-Lans, le col d’Herbouilly est une pépite… Une pépite découverte en 2012 à l’occasion du Challenge Vercors. Une pépite qui depuis lors s’est redressée… du moins me semble-t’il…

Souvenir Challenge Vercors (2012)

Il fait désormais une chaleur à crever et c’est avec un grand réconfort que j’aperçois la fontaine aux Ours…

Sur le pilier de la fontaine aux Ours (1894), l’inscription suivante : « eaux de Font Claire amenée ici par la généreuse intervention de M. Evariste Magnan, principal souscripteur 1894 ».

Pour rejoindre Vassieux-en-Vercors, il faut grimper « presque » au sommet du col du Rousset. Après Gergovie en début d’année, je voulais passer à Vassieux-en-Vercors, haut lieux de la Résistance. Je m’arrête quelques minutes à la Nécropole de la Résistance, situé au départ du col de la Chau au sommet duquel se trouve un mémorial. Créé dès 1945 afin de réunir les corps des maquisards militaires et civils tombés au combat… Les croix blanches tournées faces aux montagnes…

Le col de la Chau, et la vue magnifique qu’il offre sur cette chaîne bien cachée au sein du Massif.

Col de la Chau (1337m), Col du Chau Clapier (1431m), Col de Taillebourse (1165m), Col de la Portette (1175m), Pas de Logue (1312m)… Autant dire que le secteur est exigeant et qu’il faudra rassembler tout son courage pour le franchir… Serre de Palandré, Rocher de Pionnier, Rocher de Malatra, Montagne de Malatra, Rochers de la Truite, Crête de Comblezine… Mais quel spectacle… Ces falaises, à pertes de vue… Tout ce vert et l’absence quasi-complète de traces humaines… Peut-être l’un des endroits les plus paisibles de France…

Souvenir #ChasseurDeCols-Vercors (2016)

Me voici désormais au pied du Massif. Je suis descendu par Léoncel, et cette route si plaisante qui longe la rivière du même nom. La traversée de Saint Jean-en-Royans m’irrite. Mais celle de Pont-en-Royans m’agite. Je regarde ces maisons, suspendu au dessus de l’étroit cours d’eau. Il s’agit de la Bourne… la même qui plus haut s’enfonce dans la montagne… C’est beau. En repartant vers Saint André-en-Royans, je retrouve ces vastes noyeraies qui font la réputation du pays…

Saint André-en-Royans… viendra bientôt le terme de cette longue journée de vélo… Ralentir. Pour mieux en profiter…

Chevrières, le terme de ce magnifique parcours de 240kilomètres et qui tutoie les 5000 mètres de dénivelé positif. Je suis exténué, mais je pousse tout de même le vis jusqu’au sommet du village. Le Château du Gollard, et la petite chapelle. Le soleil va bientôt se coucher. Et du sommet de mon promontoire, je profite…

La légende de la Chèvre

« Il y avait à Caprilianum, un sonneur qui habitait dans une tour (vraissemblablement le château du Gollard) avec sa chèvre, une cloche en argent et une horloge. La chèvre donnait un lait exceptionnel et l’homme exécutait consciencieusement sa tache de sonneur.
Un jour, les soldats de Louis XI vinrent dans la région pour détruire les châteaux forts des seigneurs. Alertés par le sonneur, les paysans armés de faux et de fourches s’opposèrent aux soldats. Le chef des soldats, faisant semblant d’accepter la défaite, ordonna que le sonneur vint à Saint Marcellin, le lendemain, boire avec lui.

Au matin suivant, le sonneur s’apprêta, attacha sa chèvre et partit. Le soldat rusé le saoûla et les mercenaires du Roi purent tranquillementaller détruire le château. Or, alors qu’ils arrivaient au pied de la tour, la cloche se mit à sonner, résonnant à toutes volées. Les soldats s’enfuirent croyant la tour hantée et la cloche maléfique.
Le lendemain, le sonneur regagnat sa tour, découvrit sa chèvre morte, pendue à la corde de la cloche.

La veille, il avait distraitement attaché sa biquette à la corde de la cloche et lorsque la chèvre avait vu arriver les soldats, prise de peur, elle s’était mise à cabrioler en tous sens, ce qui fit fuire les soldats mais, hélas, devait la tuer. »

Fiche

Descriptif :

GPX : #ChevrièresEnVercors
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Chevrières (38160)
Difficulté : Haute
Distance : 240km / D+ :  5000m
Durée : 11 heures 30
Sport : Cyclisme Route

 

2021
07.31

#BRM200, le Puy-en-Velay : Circuit des trois rivières…


Résumé

Le circuit des trois rivières, au départ du Puy. Une belle journée à l’initiative de Nicolas, avec Christian, Regis, Lionel, Patrice et Yannick du CC-Monistrol…. Un départ brumeux, un coeur de parcours ensoleillé mais une fin effectuée sous un déluge… Mais toujours le grand plaisir que de suivre ces trois rivières, Sénouire, Allier, et Alagnon… 🙂


Parcours

En sens inverse, cette fois-ci….


Fiche

Descriptif :

GPX : #BRM200, le Puy-en-Velay
Pays : France
Région : Auvergne
Dépt : Haute-Loire
Départ : Le Puy-en-Velay (43000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 203 km / D+ :  2300m
Durée : 8 heures 24
Sport : Cyclisme Route

 

2021
07.25

#ColsForeziensChallenge – Le Défi du CFC !!!


Résumé

Dans le Forez, 22 cols à plus de 1000m et tous répertoriés au Cols, de quoi occuper les weekend laissés libres par les trop nombreuses annulations … Un challenge, à faire comme vous le voulez . – Les parcours sont libres. Le choix des dates et de la compagnie aussi ; – Sur Strava, en titre ou en description, le tag #CFC avec le nom des cols franchi. Pour soi, une photo en haut. Ne pas oublier de s’inscrire au club sinon on recommence ; – Rien à gagner, si ce n’est le souvenir de belles virées et la possibilité d’épater la galerie en citant des cols que personne ne connaît… ! Pour le Club/Challenge, c’est ici. Rejoins-nous vite !!!

Comme un signe, l’alerte orange « orages violents » a ce matin même été levée… Direction Montbrison donc, pour un challenge décidé cette semaine avec Laurent…  Un coup de tête, une folie improvisée ? Oui, et il n’y a certainement rien de meilleur…  !

Col de Baracuchet. Après cette belle première montée dans laquelle nous nous sommes refreinés, nous venons de coller le premier écusson dinstinctif du challenge. 22 triangles sur fond vert, et un slogan « A fond la fourme », comme pour se donner du courage… Et il en faudra… Pas moins de 21 cols se dressent encore devant nous… 😉

Le col des Limites est relativement facile à atteindre lorsque l’on vient de Baracuchet… Enfin, facile, c’est vite dit, car le panneau culmine et les derniers mètres nécessitent une escalade tout en souplesse pour coller le précieux. C’est Laurent qui s’y colle. Et je dois bien dire qu’il est adroit… Coucou voiture avec tes yeux tout ronds… On fait rien de mal, on cherche juste des noix de coco…

Troisième col, celui de l’Homme Mort, que l’on découvre à travers une brume épaisse, juste après le café du Roy… Une photo pour valider, avec notre propre attribut couronné…

Nous devons maintenant rejoindre la croix Joanziecq mais nous fuirons pour cela la facilité des grandes routes toutes traçées… Le secteur commence par la route oubliée de Fortunières, que nous avions empruntés il y a deux ans, de nuit, lors du Tour des Brasseries… De là, nous remonterons sur les hauteurs de Gumières, par la communale de Royet et la route des crêtes… Une route par endroit tout juste goudronnée, très raide, et où la mousse interdit toute tentative de danseuse. Il faut ici monter assis, et s’accrocher…. Bref, un must qu’il nous faut impérativement connaître … Nous retrouvons la « grande route », dès le ruisseau du Moulin Juquel traversé… Quelques hectomètres, et nous voici à la Croix de Joanziecq….

La Croix de Joanziecq culmine à 1140mètres et se trouve à proximité de Montarcher, le plus haut village du département…. C’est aussi un havre de paix, bien caché au creux des sapins…

La Chaulme, Saillant, où je m’égare brièvement. Sauvessanges, dont Laurent est résident, et dans laquelle nous débouchons après avoir franchi la vallée de l’Ance… Une première percée du Soleil dont nous nous régalons… Nous voici maintenant dans le cinquième col de la journée, celui de Pramort… La brume suinte une moiteur sans nom et nous devons nous arrêter pour éliminer quelques couches… Dans la montée, une curiosité, le chalet du vent qui, fort de ses 45° défie la gravité… Nous voici au sommet. Mais le col n’est pas indiqué. Laurent a tout prévu. Il extrait de son sac tablette et feutre pour inscrire l’épitaphe : « PRAMORT – 1060m ». Une photo avec Nono l’escargot, les enfants (et grands enfants) seront content…

L’Aventure est loin d’être épuisée et nous nous dirigeons maintenant vers le col des Dansadoux. Ce col se trouve un peu après Medeyrolles, où nous nous arrêtons prendre un peu d’eau… Le village est totalement désert. Pour ne pas dire définitivement mort… Le col des Dansadoux a contrairement au précédent sa pancarte, mais celle-ci est pour le moins artisanale… Nous repartons, direction Viverols où l’orage apparemment vient de passer… La chaussée est détrempée et nous nous trouvons rapidement mouillés de la tête aux pieds… Tiens, cela faisait presque longtemps…. :-/

Viverols, les fanions de la fête du village flottent dans le vent et renforce encore l’ambiance fin du monde qui sur nous s’est abbatu… L’alerte ora(n)ge a été levé mais je suis inquiet pour la suite… Sachant que la trilogie du Forez nous attend, des cols d’altitude et si l’orage venait a frappé, nous pourrions bien être contraint à rebrousser chemin…. Il est une heure moins le quart et nos estomacs ont faims.. Nous trouverons notre bonheur dans la boulangerie situé au coin de la place du village… Quiche, sandwich, tartelette aux abricots et haribos… les haribos, sel du cycliste à l’humeur pessimiste… 😉 Nous machouillons, adossé au porche de la haute église, laissant aux nuages le temps de s’en aller… Puis nous repartons, un coin de ciel bleu au dessus de nos têtes…

Col de Chemintrand, le septième de la longue liste, mais pas le plus mémorable… A la sortie de Viverols, une route large, droite, et sans grand intérêt. D’autant que le vent souffle fort désormais… Et naturellement contre nous. Laurent et moi relayons, pressés l’un comme l’autre d’en finir au plus vite….

L’ascension du Chougoirand s’entreprend depuis le village de Grandif… Un beau col, étroit, sinueux, qui nous réconcilie avec l’effort du grimpeur… Au sommet, une fine pluie est là pour nous acceuillir… La Chance, dirons-nous !!!

Depuis Chougoirand, les Pradeaux s’atteignent par un plateau où les vaches nous font face, le regard empreint d’une certaine forme d’incrédulité… Et puis l’antenne enfin crève la brume. Nous rassurant sur la distance réelle qui nous sépare du col… Cela en fera bientôt un de plus. Voilà, c’est collé !!! Nous plongeons maintenant dans la longue descente qui mène à Saint Anthème. Nous nous y ravitaillerons, conscient de rentrer ensuite dans le No Man Land Forezien. Rayons de la supérette Casino, j’hésite quand au contenu de ma musette. Une salade de pomme de terre strasbourgeoise (cela a son importance), trois triangles et un paquet de pains chocs s’empilent par dessus le sac à dos. Je me bats avec les cordelettes qui me scient les épaules… 2 traces rouges vifs que je garderais quelques jours durant, comme souvenir de ce beau défi…

Nous voici au coeur du problème. La Grande Trilogie du Forez, initiée quelques semaines plus tôt par la Squadra, dans l’autre sens… Supeyres, Chansert, Béal, trois cols qui pris indépendamment les uns des autres valent leur pesant de cacahuètes… Alors enchaînés ! Le mieux est de ne pas trop y penser… De se taire. Et de grimper… D’autant que les Supeyres par le versant Saint Anthème, c’est le pied. Moins difficile que par Valcivière, mais quand même. Avec le vent toujours de face… Laurent, pour la première fois s’envole… Je le laisse partir. Au croisement de la route de Baracuchet, les brèves éclaircies ont laissé place à une purée de pois… Les jasseries, disparaissent sous cette brume étouffante… Apercevrons-nous le sommet de ce col. Le dixième dans le brouillard… On se croirait presque en haute montagne… 🙂 !

Valcivières, nous faisons une photo pour Guillaume, l’autre instiguateur de ce challenge un peu hors-norme… Belle descente en flip-flap jusqu’à Job, situé au pied du Chansert. En temps normal, le Chansert est un beau col. Oui. Mais là il vient d’être goudronné avec une sorte de mélasse collante dans laquelle mes pneumatiques étroits s’enfoncent et s’enrobent.. Couvert de graviers je m’arrête, 1, 2, 3 fois. C’en ai trop… Les graviers se collent et se coincent entre le pneu et le Wishbone… Une vraie galère. Le Croix de Fer de Laurent, avec ses mensurations gravel et ses larges pneumatiques ne connait pas ces déboires… Il s’envole et me laisse planté dans cet enfer …. Heureusement pour moi, le bitume frais ne durera pas. A peine trois kilomètres sur l’intégralité du col… Trois kilomètres. C’est très long… Chansert, son panneau criblé de plomb et sa croix. Le onzième de la journée. Et nous ne sommes qu’à la moitié…. !

Saint Pierre-la-Bourlhonne… Au pied du Béal. Nous bavardons un moment avec un brave Monsieur à qui nous avons demandé où nous pourrions prendre de l’eau… « Au cimetière…et d’où venez vous…? »… « Nous venons de Saint Etienne, nous sommes parti ce matin de bonne heure, pour tenter de relier les 22 cols du Forez, oui, oui, nous dormirons dehors, non, non, nous avons les sacs de couchages dans nos bagages, et oui, nous avons eu la chance de ne pas avoir trop pris la pluie, et non, ce n’est pas du tout gagné…. »  Toujours sympatique d’échanger comme ceci après une longue journée passée sur nos montures il faut le dire pas très causantes… Direction le cimetière où nous refaisons les niveaux… Une sage précaution prise avant de nous lancer à l’assault du dernier mythe de la trilogie… Il est un peu plus de 18heures, et le soleil brille chaud maintenant… Une redite des Copains ! A mi-montée Laurent devra s’arrêter, victime d’un début de fringale… Mais ce n’est pas grave… Le Gingembre aide. Et le bestiau est costaud…. Dernier kilomètre. 8% de moyenne. Un effort encore, la délivrance est juste là. Et voilà. Le numéro 12 est à son tour décoré…

Pour rejoindre le col de la Chamboite, il faut emprunter la route militaire, interdite par trois panneau beaucoup plus grand que la taille réglementaire… Pourtant nous, nous n’avons vraiment rien vu, on vous le jure. On est passé et hop, à nous le bonheur, sur cette route absolument magnifique…

Le col de la Chamboite est à gauche, un peu à l’écart de la route… Il faut bien ouvrir l’oeil, car la borne n’est pas très grande… Alors même que ce col est pourtant le point culminant du parcours, du haut de ses 1487 mètres… La route militaire est cependant loin d’être finie… Nous ne ferons pas l’impasse, continuant, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux… 😉

Sisi, c’est là-bas, tout en haut que l’on vous retrouve….

La borne de la Jasserie de la Richarde, avec en arrière plan, le relais de Pierre-sur-Haute… Il est 19h30. A l’horizon, le Soleil descend sur les Volcans… Et la lumière qu’il projette est l’une des plus belles qui soit…

Nous redescendons sans grand empressement et après avoir pris bien soin de nous couvrir… Au col du Béal, la fontaine dont le bachat est taillé dans un tronc coule… Nous en remplissons nos bidons, à ras-bord… Quelques camping-car sont venus passés la nuit…. Eux aussi ont la belle vie. Nous repartons, direction le Pas-de-la-Croix, dont la borne se trouve à droite, en contrebas et en retrait de la route… Le paysage formé par les tourbières appel à la rêverie… Pourquoi ne pas dresser le bivouac ici, et ne jamais redescendre…. ?

La descente sur le Brugeron n’a pas été la joie espérée. Couverte qu’elle était d’une épaisse couche de graviers… D’un bout à l’autre… Il a fallu doser, glisser sans jamais s’affoler, fixer le piège pour l’empêcher de se refermer… Promess d’une belle descente, devenue purge…. C’est comme ça. Tout s’est bien passé. Pas de chute, pas de crevaison, nous sommes en bas et nous nous autorisons quelques étirements. Un âne, lanières chasse-mouches vissées sur les oreilles, viens de passer l’encolure au dessus de la clôture. N’ayant rien à lui donner, nous nous contentons de lui caresser les naseaux… Nous reprenons notre route…quelques mètres seulement. Nosu voici à nouveau victime de l’une de ces merveilleuses surprises que les soirées à vélo parfois vous réserves. Un chevreuil devant nous vient de traverser la route. Une dizaine de mètre seulement nous sépare de lui. Nous voilà presque arrêtés, retenant notre souffle. Chevreuil ne semble pas effarouché pour un sou… Il est là, inspectant le bois, dans lequel en un bond il disparaitra… Laurent a le sourir aux lèvres… Tout comme moi. Tout comme moi… Reboosté par cette rencontre impromptue nous prenons à gauche dès l’entame du col de la Loge… Direction la Chambonie, et son clocher carré aux volets fermés… Devant nous se tient le Reculon… Là haut, nous déciderons… Si nous continuons. Ou si nous recu…. 😉

Nous sommes à la cime du Reculon. L’heure est celle du couché de Soleil…. Un beau ciel, rougeoyant de sérénité… Je ne me souviens pas si Laurent et moi en avons parlé… Devant un tel spectacle, continuer va de soi … Au compteur, déjà plus de 200 kilomètres. et 5000 mètres de dénivelé. Une Marmotte. Et nous sommes chaud 😉 !!!

Il est 21h40 et nous arrivons à Vollore-Montagne. La nuit est presque là…. Nous décidons de nous arrêter, manger et nous habiller pour la suite… Remontant en direction de l’église, nous avons la bonne surprise de trouver un abris tout confort, lumière, table, eau potable, toilette… Tout y est. Nous nous installons… déallant sur la table un menu des plus frugales… Depuis Saint Anthème où nous avons heureusement acheté deux trois trucs à grignoter, nous n’avons rien trouvé, que ce soit à Job, Saint Pierre ou le Brugeron… Je partage mes triangles avec Laurent tandis que lui coupe le saucisson en tranches fines. Une petite salade pour chacun… Nos ventres seront loin d’être rassasiés, mais il ne faut pas y penser… Nous repartirons bientôt, dans la nuit éclairée d’une lune presque pleine…

Quand avons nous roulé de nuit pour la dernière fois ? Il me semble que c’était l’an dernier, lors de mon périple vers l’île de Ré… Laurent lui ne sait plus vraiment… Pourtant lui comme moi retrouvons bien vite nos marques… Prudents dans les descentes, aveugles dans les montées. Profitant d’un silence absolu et des sapins se découpant sous le ciel étoilé… La lune, ronde, veille sur nous. Et nous lui faisons confiance… Ici et là, des branches voir des arbres entiers gisent à travers la route… L’orage ici a proablement été très fort… Nous avons eu beaucoup de chance de l’avoir évité… En ces contrées sauvages, notre collection de cols s’étoffe même si ceux-ci sont trop bas pour prétendre figurer à notre tableau de chasse… Col du Pertuis (948m), Col du Frissonet (701m), Col de la Plantade (871m), Col du Beau Louis (874m)…. 1000m de dénivelé à couvrir en plus jusqu’à Saint Priest-laPrugne, le point de chute que nous avons choisi… Laurent est à sec et nous nous arrêtons. Deux silhouettes parcourant ce cimetière de long en large… La lourde grille grince, comme menacante… Et puis les ombres dansantes, sous la lumière pale de nos frontales… Clac-clac… Ce n’est pourtant pas le bruit de mes cales… Taillons nous vite… Retrouver le mouvement doux de la vie…

La nuit sera humide et fraîche et nous nous mettons en quête d’un abri. Trouvé sur la place de Saint Priest-le-Prugne, à coté du bachat, un abris-bus, un peu à l’écart de la route… Trois murs en dur et une devanture vitrée… Parfait. Il est deux heures, et nous déployons notre couchage… Allongés cote à cote, sur le dos… nous sommes aux meilleures places, d’un spectacle étoilé…

« Damien, il est 6h15… ». C’est Laurent qui après une nuit passé à greloter doit commencer à s’impatienter… Nous avons la bonne surprise de voir le soleil, en face, réchauffer les vieilles pierres… Une belle image car pour le café il faudra attendre. Nous grignotons quelques pains-chocs, ni plus, ni moins… Puis nous repartons.

Le premier col du dimanche sera celui de la Charme, un col découvert par l’autre versant (Arconsat) quelques semaines plus tôt… Un col magnifique, très sauvage et beaucoup plus accessible depuis ce côté Saint Priest-la-Prugne… Je calcul, la journée s’annonce plutôt courte, avec tout juste 110 kilomètres à couvrir… Mais courte signifie parfois intense. Le secteur des Bois Noirs est par expérience ultra-cassant… Et celà se vérifiera, avec presque 1600m de D+ en moins de 50 kilomètres ! Nous commencons par une descente raide sur Arconsat, où nous coupons au plus court pour Chabreloche… La route est barrée au niveau de la Durolle. Pas le choix, nous devons enjamber voie ferrée et clôture, vélo sur l’épaule…  De l’autre coté le col de Sagnes attend. Au sommet nous avions prévu de prendre à gauche, mais nous découvrons une piste forestière que seul un gravel aurait su prendre… Par ma faute, il nous faudra faire le détour à Viscomtat. Ce n’est pas si grave… Les aléas font aussi partis de l’Aventure…

J’arrive près de la croix de Nore Dame de l’Hermitage. Un pied à terre pour appeler Laurent qui lui file tout droit vers la Loge… « Ouais Laurent, je suis vers la grande croix blanche, tu t’es trompé de route, il va falloir redescendre, je t’attends… ! » Il faut dire que je l’avais peaufiné cette approche de la Loge, d’abord descendre au point le plus bas par la délicieuse route de la Gouttemaine, et puis tout remonter, par Hauterive, ses forts pourcentages, et sa section gravel… Nous retrouverons la route principale et son goudron rapeux au lieu-dit le Pragniot… Les chasseurs sont là… Mais chasseraient-ils, les chasseurs de cols … ?

Nous voici à mi-pente de ce long col, dont nous atteindrosn le sommet par le versant de la Chamba. Les derniers kilomètres sont encore une fois tout frais de graviers et de goudron fondu…Décidément, la DDE ne voulait-elle pas de ses vacances… Les machines et les hommes souffrent… Je double Laurent victime d’un début de fringale… Heureusement le sommet est là. Nous nous arrêterons, manger un sandwich, pour moi jambon-cornichon mais non beurré par manque de lucidité, au salon des ogresses…. Et tandis que nous avalons ce repas bien mérité, les lourds nuages s’amoncellent et les chiens ne cessent de japper….

Le col des Sapeaux est le 18ième sur notre liste et le challenge commence à sentir vraiment très bon… Au hameau Jeansagnière, nous prenons sur notre gauche. Le sommet du col est tout proche, à la sortie de l’unique épingle… Un joli panneau en bois et derrière, une vue imprenable sur la vallée et les pistes de Chalmazel…

Le Col des Quatres Jambes vaut son droit de figurer au classement du #ColsForeziensChallenge pour un seul tout petit mètre…. 1001. Un joli chiffre, équilibre de symétrie… Et aussi notre 19ième col !!!

Tout de suite après les Quatres Jambes, le Courbaret est à droite. Une petite route au goudon sombre comme une langue de réglisse… Un cul-de-sac aussi, finissant devant une petite maison en pierre… La voix des cols est décidément impénétrable, celui-ci faisant pourtant bien l’objet d’une classification aux cents cols… FR-42-1053 est sa référence…. Mais seuls ceux équipés d’un Gravel comprendront la raison de ce classement… Je signale une petite faute de mon ami Laurent, qui jusqu’ici était irréprochable. Il s’agit bien du col de Courbaret, et non de Coubaret… On mettra cela sur le compte de la fatigue, n’est-ce pas 😉 !

Après Courbaret, la Croix Ladret, 21ième et avant dernier col de notre périple… Nous remontons quelques maisons plus haut, remplir nos bidons sous l’oeil d’oies amusées… Le parfum de la réussite ne commencerait-il pas à nous envoûter… ?

Chalmazel, Sauvain, le voici, le dernier de cette longue série palpitante. Le Col de la Traverse, le 22ième et pourtant personne n’a cru bon de lui offrir un écriteau… « Col de la Traverse – 1058m », voici chose faite, nous inscrivons ce qui pour nous prend la saveur du devoir accompli… Il ne nous reste désormais plus qu’à redescendre dans la plaine. Oh non. Pas par le chemin le plus court. Après tout, nous méritons bien ce petit plaisir après tout les efforts consentis… Rallier Roche et la petite route qui longe le ruisseau de Probois… Trouver ensuite,   la « route nouvelle » qui s’adosse au cours du Vivézy… Entre vallée profonde et route à flanc de rocher, nous n’aurions pas pu souhaiter plus belle arrivée…

Montbrison, ses ruelles que nous traversons, depuis la porte aux Camélias…

Nous voici au terme des 385 kilomètres pour 8300 mètres de dénivelé, parcouru en 21heure de roulage et 32heures pauses comprises. Nous parvenons au terme de ce défi certainement un peu fou mais dont nous pouvons être fier… Relier en une fois les 22 cols à plus de 1000 mètres que comptent les Monts du Forez… Alors oui, certains diront que ce sont des montagnes à vaches. Et ils auront raison. Mais le parcours présente un dénivelé assez proche de celui du Tour du Mont Blanc pour une distance à peine plus grande… Ce n’est pas rien. Laurent me remet les stickers officiels de Finisher du Challenge, ainsi que l’une des deux plumes qu’il a ramassé au pied du Béal…Une belle plume, d’un rapace opérant sa mue… De loin, le plus beau des trophées…. Merci Laurent 😉 !

 

Avec le #ColsForeziensChallenge (#CFC), notre beau Massif du Forez a désormais un défi taillé à son image… Au même titre que peuvent l’avoir d’autres massifs autrement réputés… D’une certaine manière, c’est donc ici une injustice qui a été réparée… Alors, soyons nombreux à nous lancer…

Enfourchez vos montures… ! Et lancez vous…

Vous verrez, vous ne serez pas déçu … 😉 !!!

Liste des cols

A imprimer pour se faire un brevet… 😉

https://www.strava.com/clubs/colsforezienschallenge

Parcours

 

Descriptif :

GPX : #ColsForeziensChalenge(Defi)…
(Version courte, sans le col de la Charme :-/)
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Montbrison (42600)
Difficulté : Haute
Distance : 385km / D+ : 8300m
Durée : 20h57 / 32h au total
Sport : Cyclisme Route

 

2021
07.13

13 juillet 2021, Lachlan Morton, plus fort que le Tour….

Après 17 jours et 5 509 km, Lachlan Morton a rallié Paris mardi aux premières heures du jour. Le coureur pro d’EF Education-Nippo a bouclé le parcours du Tour de France en autonomie, sans l’assistance habituelle que forme la cohorte d’une course professionnelle.

Parti de Brest une heure après le peloton, samedi 26 juin, l’Australien avait en tête de rouler toutes les étapes du Tour de France, en y ajoutant les transferts entre les villes d’accueil. Il a ainsi croisé et recroisé puis précédé la caravane du Tour – il a assisté en spectateur au passage de ses collègues à Josselin, lors de la 3e étape.

Devant trouver par lui-même de quoi se sustenter, réparer (il a connu les avaries habituelles de tout cycliste au long cours) et dormir, le coureur était solitaire mais non sans soutien, suivi par une équipe de tournage documentant son périple et accompagné régulièrement par des cyclistes. Lachlan Morton emportait dans ses sacoches – à l’image des adeptes de bikepacking – de quoi rouler en autonomie.

Avant de rejoindre Chatou et le départ de la dernière étape hier – alors que le peloton est encore dans les Pyrénées – Lachlan Morton (29 ans) avait roulé la longue transition entre la Gironde et l’Ile-de-France, près de 500 km, sous la pluie. Au total, l’Australien a parcouru 327 km par jour en moyenne.

Une manière de rouler le Tour de France renouant avec le très ancien principe opérant lors des grands Tours cyclistes du début du XXe siècle – et perpétué à nouveau ces dernières années avec des épreuves à la mode comme la TransAm et le Tour Divide aux États-Unis, ou la Transcontinental Race en Europe, pour les plus connues.

2021
07.13

13 juillet 2021, Patrick Konrad, le plus fort…

13 juillet 2021, Étape 16 – (Pas de la Case / Saint Gaudens) : Patrick Konrad (Bora-Hansgrohe) était souvent placé mais rarement victorieux, jusqu’à ce mardi 13 juillet, où il s’est imposé lors de la 16e étape du Tour de France 2021. Présent dans une échappée de trois coureurs, Konrad, maillot de champion d’Autriche sur le dos, a placé une attaque décisive dans la montée du Portet-d’Aspet (5,4 km à 7,1%) pour distancer ses camarades de course.

2021
07.10

#BikeAndTroc Festival 2021, avec Céline…


Résumé


Fiche

Descriptif :

GPX : #BikeAndTrocFestival-2021
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Chalmazel (42920)
Difficulté : Moyenne
Distance : 78 km / D+ :  1930m
Durée : 6 heures 53
Sport : Cyclisme VTT