2021
02.13

#PrésentDuJour….


Résumé

C’est une belle surprise qui ce matin nous attendait au réveil. La neige a recouvert les paysages du Lyonnais. Froide, abondante, elle nous invite à y laisser notre propre trace… Comme l’ont tout juste fait quelques animaux avant nous… un sentiment royal… 😉      

  


Parcours

 

GPX : #PrésentDuJour…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Depart : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 65km / D+ : 1530m
Durée : 6 heures 10min
Sport : Cyclisme VTT


2021
01.30

#CrestDeLaPerdrix…🍧


Résumé

Dernière sortie en janvier, encore une fois cramponnée… L’objectif avoué est d’atteindre le Crêt de la Perdrix, depuis la vallée du Gier… Comme d’hab, sans trace, mais avec un sérieux point de repère. Une longue ascension, très caillouteuse où, il faut bien l’admettre, je dus souvent marcher… Mais qu’à cela ne tienne… Descendre et pousser… Plus haut, les pistes de ski de fond, après les pluies et le froid de ces derniers jours, se sont entièrement recouverte de glace… Un seul vététiste, tout juste quelques randonneurs… Et puis le crêt se révèle enfin, étrange amas de roches cachées sous une brume épaisse… Le vent est glacial. Je ne m’attarde pas… Une longue descente m’attend, sur la neige d’abord, puis le terrain devient plus cassant. Une journée peut-être pas très raisonnable… mais sur laquelle flottait. Comme un petit parfum de l’aventure perdue… 😉

  


Parcours

 

GPX : #CrêtDeLaPerdrix
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Depart : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 62km / D+ : 1850m
Durée : 5 heures 54min
Sport : Cyclisme Route


2021
01.16

#ReconnaissanceVTT-Squadra2021


Résumé

Reconnaissance d’un parcours VTT sur la pointe Sud des MDL. Pour la Squadra, en prévision du jour où, comme sur cette belle fresque, la vie aura repris…

« Chevrières, on commence à descendre en direction du Moulin-Brûlé, puis on traverse le Bois de Messieurs du nord au sud, s’en suit une longue montée jusqu’à Pierre-de-la-Bauche, par la Tuilière et ses bois de résineux, descente presque « DH » sur Sorbiers depuis le Mont-Morin. Mi Parcours. On remonte ensuite vers le Crêt Saint Georges, par une vallée où la rivière devra à 3 repises être traversée (pas de pont !), Valfleury puis passage sous les vergers du Jarez, du casse-pattes jusqu’au Crêt Malherbe (le passage compliqué, avec portage quasi obligatoire, sic), les flots du Couzon, traverser le bois de Malleval, puis retour à Chevrières par les Croisettes et mes premiers souvenirs VTT… Environ 80% de chemin, jamais de plat….. Bref, une belle trace où le ne s’ennuiera pas… 😉 »

 


Parcours

GPX : #VTTTour-RecoSquadra2021
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Depart : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 61km / D+ : 1814m
Durée : 6 heures 00min
Sport : Cyclisme Route


2021
01.10

#BouleANeige2021 -« Ne boudons pas notre plaisir… »

L’effet « boule à neige » perdure quelques weekend. Des paysages connus, que l’on retourne. Et qui deviennent merveilleux. Alors oui. On aurait bien eu tort de s’en priver…. 😉

2021
01.07

Le Tour de la Loire par le Randonneur Fou…

Pour ceux qui seraient passés à côté, une vidéo du sacré périple qu’a réalisé Monsieur VERMEULEN aux frontières du département… Impressionnant&Inspirant !


Informations et autres bonnes idées sur le site LeRandonneurFou. Bravo Monsieur.
« L’important n’est pas l’issue, mais le combat. » (Mano Solo)

2020
12.31

2020. Va… Personne ne te retient. 2021…Vient…Personne ne t’en voudra…

Mais à quoi donc pense l’Ours dont la banquise fond

Entre confinement, couvre-feux et autres réserves kilométriques, 2020 nous aura mis à rude épreuve. Mais offert tout de même. Quelques prises… Dont, exclusivement, nous nous souviendrons…;-)

Voici donc venu l’heure de se souhaiter la bonne année. Mais si la vaccination semble prometteuse, il est tout de même difficile de se réjouir tant l’horizon d’une vie normale semble lointain… Pourtant la vie anormale réserve aussi des possibilités. Dont nous avons su profiter. Et dont nous continuerons…

Je ne vous souhaite pour cette année que l’essentiel. Une excellente santé.
P
uisque avec elle. Tout est et redevient possible.

« Prenez soin de vous.
Prenons soin de nous.
Et de ce qui nous entoure… »

2020
12.25

Finir l’année sans se prendre la tête…

Après une saison particulière et un confinement de novembre malgré tout efficace, on ne va surtout pas se prendre la tête… Saisir l’occasion d’une petite ballade, en route, en VTT ou même à pied. Sous le Soleil, le vent ou bien la neige… Saluer les chevaux, les vaches, les coqs… Ne surtout jamais s’en prendre aux Ours. S’amuser et suivre. L’envie du moment… 2020 c’est déjà terminée. Et nous sommes là. Solidement ancré… et regardant les vagues. Qui ne font que passer… #RestonsPositif

2020
11.27

#VousPasserez300FoisAuMêmeEndroit… (Confinement n°2)

 

Novembre 2020

Un deuxième confinement formé de boucles  While (#DistanceToHome < 1km ; )  {  }

Maigre mais liberté immense après un premier cloîtré ayant signé la mort du vélo virtuel

« Réduire, éliminer, renoncer, rapetisser. Partir sans bagages dans des cercles tellement petits que l’on pourrait  finir par s’y croiser soi-même… ». Mais un deuxième confinement qui aura aussi permis quelques découvertes … Pour se finir. A deux pas de chez soi…. 😉

Demain le Rayon fera 20 kilomètres. Et cela impressionne…

2020
10.18

#16ALierColTour, le Nouveau Monde…🎈


Résumé

6h, voici la levée du couvre-feux. Activé hier pour tenter de reprendre le contrôle sur une situation sanitaire qui ne cesse de se dégrader… Un couvre-feux critiqué et pourtant bien moins contraignant qu’un confinement puisque, grace à lui, nous disposons tout de même une quinzaine d’heures pour satisfaire notre insatiable besoin de libertée…et profiter d’une  santé qui, fragile, pourrait bien aussi nous abandonner… Triste.  Condition Humaine. Triste Epoque. Tellement trop. Anxiogène.

Le Cézallier, une Oasis sur la carte tout-à-fait minuscule. Un volcan. Pourtant si vaste…

Cette sortie sera donc une parenthèse. Loin des masques et occasion en or de découvrir une région, vierge, et préservées. Après le Pilat au début de l’année, Nous voici cette fois en route pour les plateaux volcaniques du Cézallier. Un monde dans le monde… Etroit pays auquel Romain est si attaché. Et qu’il tenait à nous faire partager. Pour notre plus grand bonheur. Une grande journée de vélo dont nous en souviendrons… Un temps frais mais parfait. Enchantement dans ce monde qui peu à peu part en vrille… Faire le mal est tellement facile.  #JeSuisSamuelPaty, énième victime. A ne jamais oublier…

Nous nous retrouvons donc à Clermont-Ferrand avec Romain. Devant l’hôtel où Marguerite et Rémi ont passé la nuit après la grosse étape aux airs de Confluence inversée qu’ils ont réalisé la veille en compagnie de Pierre-Charles. L’Unique. Coursier Lyonnais aux 60000km  annuels. Un mec incroyable… Marguerite et Rémi sont là, à l’heure et bien sûr de bonne humeur. Nous chargeons leurs vélos, un dans chaque voiture, direction Besse-et-Saint Anastaise. La ville est labellisée « Petites cités de caractère ». Et de ce que nous en avons vu en cherchant non sans mal une boulangerie, la distinction est méritée.

Le cirque d’Artoux, Romain nous avait prévenu. Cet endroit est l’un de ses préférés. Et en le traversant, nous ne pouvons que lui donner raison…

Vue depuis le Col de Vestizoux. Situé à 1357m, c’est aussi le col routier le plus haut du Cézallier. Pas très difficile, il est, après la douce quiétude du cirque d’Artoux, la claque panoramique qui nous fait des deux pieds entrer dans ce 16ALier Cols Tour …

Les maisons seront rares, en ces terres reculées du Cézallier… Mais il y en a. Et à vrai dire. Elles sont plutôt jolies…

« J’en avais marre de prendre le chemin que l’on a toujours pris… Alors j’ai pris. Le droit… de toute manière c’est c’lui que je préfère… »

Certain surnomme cet endroit : « La petite Mongolie ».  Il faut dire que ce plateau volcanique qui s’étend entre le Massif du Sancy au Nord et le Cantal au Sud est vaste et venté. Ici, la vue que nous avions aux environs de Boutaresse. Le ciel venait, en quelques minutes seulement, de se dégager… Et nous avions un moral… A traverser les montagnes… 😉

Col de Fortunier, 1280m. à droite et à gauche de la route, des parcs en bois, construit pour le bétail…. Et entre le jaune de la terre et le bleu du ciel, nous étions là. Rêvant de longues chevauchées. D’envolées. Et de Far-West….

D’un pont nous avions franchi la Sianne. D’une jambe de sa profonde vallée nous nous étions extrait. D’un trait nous visitions Vèze…. A droite de la chaussée. Une fontaine où l’onde claire à quatres voix discute… Or nous étions quatres. La vie est bien faite…

Le col de la Croix Baptiste et ses 1229m n’est plus très loin…

Marcenat, le décor du bar est typique. Une cloche richement façonnée et les sabots de ceux qui savent garder les pieds sur terre… Nous y dégusterons un fondant au chocolat tellement fondant que nous ne pouvons refuser l’apper à l’aide de la serveuse… Un problème de porte dérobée. Et de casse-tête chinois… Que nous finirons, Romain et moi, par résoudre… TRavail d’équipe !

Après une rencontre des plus atypiques (et dont je me souviendrais), nous reprenons la route en direction de la limite Sud du Sancy. Ce dernier est d’ici majestueux, auréolé de franges neigeuses…

Le Soleil entame désormais sa lente descente au creux de l’horizon.. Nous régalant comme à son habitude du spectacle Ombres&Lumières dont lui seul a le secret.

L’Etang de la Veysseyre aux plus belles heures du jour. Pourquoi aimons-nous tellement rouler aussi longtemps ? J’en arrive à parfois penser que c’est une quête. Partir à l’aube et voir, doucement, le mouvement céleste s’articuler. Cette comptemplation nous placant progressivement, dans les meilleurs dispositions pour nous permettre de comprendre et de déceler, la beauté d’une journée et d’un monde qui délicatement s’endort… Comme la promesse…. De  lendemains radieux. Nous nous arrêterons pour savourer. L’instant magique.

Jeunes nous rêvions d’Alpes, de Pyrénées, et de toutes ces hautes montagnes qui avec défiance défient le ciel… Et puis nous avons grandi et avons appris à apprécier la discrétion propre aux montagnes du centre de la France… Leur force tellurique. Leurs ondes magnétiques. Leur caractère mystique.  Sur ma peau, un spectable et la brise légère du vent… J’observe Marguerite, Romain et Rémi. A nous quatres, comment pourrions nous arrêter ici le temps…

Nous terminerons cette journée habillés par la nuit et l’intonation chantante. Heureux d’avoir su arracher encore un petit morceau de cette liberté qui à nouveau s’effrite. Heureux d’avoir pu comptempler, au cours d’une dernière ascension nocturne, la voûte étoilée qui s’étale au dessus des sommets enneigés. Heureux d’être tout les quatres ensemble. De nous sentir sur nos vélos si vulnérables. Et pourtant si vivant… Et soudain, le rêve entier s’évanoui. A l’idée de rejoindre la Métropole Stéphanoise qui depuis peu vit sous le joug d’un couvre-feux… Effaré par toute cette immensité, j’en avais presque fin par oublier. Combien le monde des hommes, peut-être. Etriqué…

Reste un album. D’une journée inoubliable qui…

En même temps. Suit. Et remonte le temps…

 


Parcours

 

 

Epreuve de vélo au plein coeur de l’Auvergne dans le Cézallier , « La petite Mongolie » vaste plateau volcanique entre Le Massif du Sancy et celui du Cantal – Initiative d’Ima Su

GPX : #16ColALierColTour
Pays : France
Région : Auvergne
Dépt : Puy-de-Dôme
Depart : Besse-et-Saint-Anastaise (63610)
Difficulté : Moyenne
Distance : 184km / D+ : 3376m
Durée : 8 heures 58min
Sport : Cyclisme Route

 


2020
10.04

La Stevenson 2020, avec Laurent et les Chilkoot…


Résumé

Georges, Gerard, Francis, Thierry, moi, Eric et au permier plan, Laurent… Nous voici au départ de cette Stevenson made by the Chilkoot Compagnie… Et s’il pleut, nous le prenons avec le sourire, ceci ne rendant que plus fidèle, la reconstitution 😉

L’histoire du bikepacking a commencé à l’automne 1878, avec un écossais et sa « Modestine »…

Le Puy-en-Velay, nous sommes au départ de cette épreuve. Luc a à coeur de faire des Chilkoot plus que de simples épreuves de vélo. Je reviendrais donc de celui-ci avec un souvenir assez unique, une photo en Kilt, devant Notre-Dame-de-France, et un ciel qu’un Ecossais aurait pu nous envier…

« La cloche du Monastier sonnait juste neuf heures, lorsque j’eus terminé avec ces ennuis préliminaires et descendis la colline à travers les près communaux. Aussi longtemps que je demeurai en vue des fenêtres, un secret amour-propre et la peur de quelque défaite ridicule me retinrent de sourdes menées contre Modestine. » – Le Monastier, statue et fruit du travail de Lucie Delmas

De toutes parts, Goudet est encerclé par des montagnes ; des sentes rocailleuses, praticables au mieux par des ânes, rattachent la localité au reste de la France. Et hommes et femmes y boivent et sacrent dans leur coin de verdure où, du seuil de leurs demeures, lèvent les yeux, l’hiver, vers les pics ceints de neiges, dans un isolement qu’on jurerait pareil à celui des Cyclopes homériques. Mais, il n’en est rien. Le facteur atteint Goudet avec son sac postal. La jeunesse ambitieuse de Goudet est à moins d’une demi-journée de marche du chemin de fer du Puy.

La perspective était assez désolée mais stimulante pour un touriste. Car, je me trouvais
maintenant à la lisière du Velay et tout ce que j’apercevais était situé dans une autre
région – le Gévaudan sauvage, montagneux, inculte, de fraîche date déboisée par crainte
des loups.

Ce n’est pas toujours le croyant le plus débordant de foi qui fait l’apôtre le plus habile !

Je respirai longuement. Il était délicieux d’arriver, après si longtemps sur un théâtre de
quelque charme pour le coeur humain. J’avoue aimer une forme précise là où mes regards
se posent et si les paysages se vendaient comme les images de mon enfance, un penny en
noir, et quatre sous en couleur, je donnerais bien quatre sous chaque jour de ma vie.

Ces diverses musiques d’un charme singulier m’emplissaient le coeur d’une expectative
insolite. Il me semblait qu’une fois franchi le contrefort que j’escaladais, j’allais descendre
dans le paradis terrestre. Et je ne fus point déçu, puisque j’étais désormais entraîné à la
pluie, à l’ouragan, à la désolation de l’endroit. Ici s’achevait la première partie de mon
voyage. Et c’était comme une harmonieuse introduction à l’autre et bien plus belle encore.
La route faisait de si amples zigzags au flanc de la montagne. La montée était roide, il me
fallait maintenir le bât. Au sommet du Goulet il n’y avait plus de route tracée.

Presque du premier instant de mon ascension, un ample bruit atténué comme une houle
lointaine avait empli mes oreilles. Parfois, j’étais tenté de croire au voisinage d’une
cascade et parfois à l’impression toute subjective de la profonde quiétude du plateau.
Mais, comme je continuais d’avancer le bruit s’accrut et devint semblable au sifflement
d’une énorme fontaine à thé. Au même instant des souffles d’air glacial, partis
directement du sommet, commencèrent de m’atteindre. À la fin, je compris. Il ventait fort
sur l’autre versant de la Lozère et chaque pas que je faisais me rapprochait de l’ouragan.

J’avais voyagé jusqu’à ce moment dans une morne région et dans un sillage où il n’y avait
rien de plus remarquable que la Bête du Gévaudan, Bonaparte des loups, dévoratrice
d’enfants. Maintenant, j’allais aborder un chapitre romantique – ou plus justement une
note romantique en bas de page – de l’histoire universelle.

La descente entière fut pour moi comme un rêve, tant elle s’accomplit rapidement. J’avais
à peine quitté le sommet que déjà la vallée s’était refermée autour de ma sente et le soleil
tombait d’aplomb sur moi, qui marchais dans une atmosphère stagnante de bas-fonds.
Elle descendit et remonta en molles ondulations. Je dépassai une cabane, puis une autre
cabane, mais tout semblait à l’abandon. Je n’aperçus pas une créature humaine ni
n’entendis aucun bruit, sauf celui du ruisselet. Je me trouvais pourtant, depuis la veille,
dans une autre région. Le squelette pierreux du monde était ici vigoureusement en relief
exposé au soleil et aux intempéries. Les pentes étaient escarpées et variables. Des chênes
s’accrochaient aux montagnes, solides, feuillus et touchés par l’automne de couleurs vives
et lumineuses. Ici ou là, quelque ruisseau cascadait à droite ou à gauche jusqu’au bas d’un
ravin aux roches rondes, blanches comme neige et chaotiques. Au fond, la rivière (car
c’était vite devenue une rivière collectant les eaux de tous côtés, tandis qu’elle suivait son
cours) ici un moment écumant dans des rapides désespérés, là formant des étangs du vert
marin le plus délicieux taché de brun liquide. Aussi loin que j’étais allé, je n’avais jamais
vu une rivière d’une nuance à ce point délicate et changeante. Le cristal n’était pas plus
transparent ; les prairies n’étaient pas à demi aussi vertes et, à chaque étang rencontré, je
sentais une envie frémissante de me débarrasser de ces vêtements aux tissus chauds et
poussiéreux et de baigner mon corps nu dans l’air et l’eau de la montagne. Tout le temps
que je vivrai, je n’oublierai jamais que c’était un dimanche.

Sur un affluent du Tarn est situé Florac, siège d’une sous-préfecture, qui possède un vieux
château-fort et des boulevards de platanes, maints quartiers anciens et une source vive
qui jaillit de la falaise. Cette ville est renommée, en outre, par ses jolies femmes et comme
l’une des deux capitales, – l’autre étant Alais, – du pays des Camisards.

Nous quittâmes Florac. Un petit chemin en amont du Tarnon, un pont couvert en bois, nous firent pénétrer dans la vallée de la Mimente. D’âpres montagnes de roche rougeâtre dominaient le cours d’eau. D’immenses chênes et des châtaigniers croissaient sur les versants ou sur les terrasses pierreuses. Çà et là, un champ de millet ou quelques pommiers, puis la route longea de fort près deux hameaux obscurs, l’un d’eux nanti d’un ancien château-fort, haut perché, à réjouir le coeur du touriste. Sous les chênes et les châtaigniers, le sol n’était pas seulement déclive, mais encombré de cailloux épars. Là où il n’y avait point de couvert, les montagnes dévalaient jusqu’au cours d’eau dans un précipice rougeâtre tapissé de bruyères.

Saint-Germain-de-Calberte est une grande paroisse d’environ neuf lieues de
circonférence. À l’époque des guerres de religion et juste avant la dévastation, elle était
habitée par deux cent soixante-quinze familles dont neuf seulement étaient catholiques. Il
fallut au curé dix-sept journées du mois de septembre pour aller à cheval, de maison en
maison, faire un recensement. Mais la localité elle-même, quoique chef-lieu de canton, est
à peine plus importante qu’un hameau. Elle s’étage en terrasses sur une pente escarpée au
milieu de vigoureux châtaigniers. La chapelle protestante s’élève un peu plus bas, sur un
éperon. Il y a, au centre du village, une vieille et curieuse église catholique.

Ce ne fut qu’après être bien installé auprès du conducteur et roulant à travers un vallon
rocailleux aux oliviers rabougris que j’eus conscience qu’il me manquait quelque chose.
J’avais perdu Modestine. Jusqu’à cet instant, j’avais cru la détester ; mais à présent
qu’elle était partie « Ah ! Quel changement pour moi ! »

A lire….Et puis à faire… et à refaire…. 😉 !!!! Toutes les photos du Chilkoot en cliquant sur l’image….

 


Souvenir Stevenson 2017

C’était il y a trois ans… Avec papa pour les premiers kilomètres, je quittais ma commune natale pour suivre l’itinéraire de Stevenson dans son intégralité… Les découvertes furent nombreuses, les souvenirs, intenses… De ce voyage solitaire subsiste un petit Folio (cliquer sur l’image), et, pour le partage, une jolie gallerie d’images…

 


Parcours

 

GPX : #LaStevenson2020
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Haute-Loire
Depart : Le Puy-en-Velay (43000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 264km / D+ : 4368m
Durée : 11 heures 55min (sur 2 jours, avec Bivouac à Florac)
Sport : Cyclisme Route