2017
04.08

Paris-Roubaix Challenge 2017


Résumé

Descriptif :

GPXParis-Roubaix
Pays : France
Région : Hauts-de-France
Départ : Busigny (59137)
Difficulté : Haute
Distance : 172km / D+ : 500m
Durée : 7 heures 06
Sport : Cyclisme Route

Que ce soit pour les professionnels ou pour les cyclotouristes comme nous, Paris Roubaix reste une épreuve hors normes et insaisissable. Du premier kilomètre à l’entrée sur le vélodrome tout peut arriver, sur la route ou avec la météo. Nous en avons une fois de plus fait l’expérience car même avec le beau temps que nous avons eut, il a fallut ferraillé dur pour s’extraire de ces secteurs qui semblent vouloir sans cesse vous jouer un mauvais tour.

Assis dans le bus qui nous mène à Busigny, j’essaie de me détendre du mieux que je peux. J’en ai tellement entendu parlé, tellement rêvé. Cette journée sera mon baptême du feu sur les pavés. Et je les redoute au moins autant que je les espère ! Les discussions vont bon train …. Flamands, Anglais, Allemand, Hollandais….. L’Europe entière semble s’être donné rendez-vous. C’est beau, et dire qu’en cette période électorale, certains veulent faire machine arrière…avec comme risque de revivre, peut-être un jour , le véritable enfer du Nord….

Pas de départ groupé aujourd’hui, la difficulté du parcours rend inutile et dangereux tout chronométrage. Nous profitons d’un café chaud avant de nous élancer en grappes de quelques coureurs. La route s’ouvre devant nous, tandis que la brume légère du matin retarde le moment de vérité. Troivilles à Inchy. Un premier secteur long de 2,2km, de niveau 3 sur une échelle en comptant 5. Aujourd’hui, le pavé est sec. Le groupe se disperse, se disloque dans ces premiers mètres légèrement descendant. J’empoigne fermement le cintre, prenant soudainement conscience du challenge qui m’attend. Il reste 55km, 55km…!

Les bidons vibrent dans leur cage, les boyaux tapent contre les jointures, le dérailleur s’escrime à garder tendue une chaîne qui semble vouloir s’échapper. Ça cogne, ça craque….Biceps et mollets sont soumis à rude épreuve. Tout semble ici vouloir foutre le camp. Bidons et lunettes gisent déjà au sol. J’enroule le grand plateau. Rester en prise comme dans le Ventoux par grand vent. Maintenir la cadence et l’allure. Car « Plus tu pédalera fort, et moins ça te feras mal longtemps« .

En 2005 paraissait L’Aigle sans orteils dans la collection  » Aire Libre « . Justement récompensé par de nombreux prix, dont le Grand Prix RTL, ce fut le premier volet de la trilogie que Lax a consacrée au vélo, sa passion de toujours. Le vélo dans ses trois principales épopées : la course à étapes avec le Tour de France, la classique d’un jour avec Paris-Roubaix et la piste avec les Six-Jours.

Ordre dispersé à l’issue de ce premier secteur, le groupe se reforme et relance sur les portions asphaltées qui s’intercalent. Viesly, Quiévy , Saint Python…3700m de secteurs classés quatres étoiles, le plus long du parcours, avec son final en faux plat montant.

Nous enchaînons ensuite par une nouveauté mise en avant par l’organisation. Le secteur de Viesly à Briastre : 3km de pavés 3 étoiles en légère descente. Je me rend vite compte que si monter relève de la gageure, descendre l’est tout autant. Car comment freiner sereinement lorsque vos roues se posent dans un pierrier. Mains sur les cocottes, doigts replier, déplier, les paumes se talent, les bras fléchissent, la tête s’irrite. Ne reste plus qu’à faire corps avec sa machine,… pour rouler … ou tomber.

L’homme et la machine sont soumis à rude épreuve. Sur les bords de la route, de nombreux concurrent exercent leurs compétences mécaniques. Dans Paris-Roubaix, savoir réparer est plus qu’ailleurs un gage de survie. Epargné jusque là, je fais confiance en ma bonne étoile. Secteur de Vertain,…puis Verchain Maugré,… 10 premiers secteurs qui ont déjà fait leur oeuvre. 29 en tout…

Nous approchons de Wallers, par le secteur d’Haveluy. Ici, le pavé est beau, saupoudré qu’il est d’une poussière qui tourbillonne à notre  passage. Nous sommes de plus en plus nombreux à quitter le sommet pour rejoindre les bas coté. Du sable, des graviers, des trous, des pierres. Si l’endroit n’est pas pavé, il n’en est pas pour autant exempt d’embûches. Une ombre flotte désormais sur le peloton. Celui du premier épouvantail du jour…. la trouée d’Arenberg … sa célèbre tranchée… 🙂

Car tout d’abord, il faut savoir que ce secteur pavé d’exception ne faisait pas initialement partit du tracé. C’est seulement en 1967 que la direction de Paris-Roubaix, s’inquiétant de voir progressivement disparaître les secteurs pavés qui font la spécificité de la course, cherche à en dénicher de nouveaux pour pimenter le jeu. Jean Stablinski et Edouard Delberghe, fier de leur vacherie, proposeront alors une tranchée forestière qui sera intégrée au parcours dès l’année suivante.

Ok, c’est bien beau tout ça mais en vraie, Arenberg, c’est quoi ?…. Et bien la trouée d’Arenberg c’est un scénario 5 étoiles de 2.4km dont la scène d’introduction serait, une fois le chemin de fer franchit, l’apprentissage de la nage par Pitivier dans la Septième Compagnie. Puis, pavés après pavés, cela prends une tournure plus sérieuse. Genre « Il faut sauver le Soldat Ryan » avec ses assauts meurtriers, ses violons et ses larmes de douleurs. Puis on redécouvre le bitume. C’est lisse, sa glisse, et on se souvient rapidement pourquoi nous l’aimons tant… Libération !

Pas de sixième sacre pour Tom Boonen, celui-ci restera à égalité avec les autres grands champions de la Légende. Oui, mais tes supporters, Tom, nous aurons aujourd’hui encouragés comme si nous étions PRO !!! 🙂 Rien que pour celà, merci.

…Paris-Roubaix c’est un jeu. Une alternance d’asphalte et de secteurs rustiques qui vous rappèle à l’âge d’Or du cyclisme. Une époque où les mots biomécanique, watts ou grammes étaient inconnus, une époque où l’on cherchait la liberté, l’aventure et où l’on adulait la persévérance un brin têtu plutôt qu’un professionnalisme toujours plus hermétique. On aimait les hommes, et les pavés, eux, aimaient les champions. De Roger De Vlaeminck à Eddy Merckx, de Bernard Hinault à Frédéric Guesdon. Mais aujourd’hui, la star c’était lui. Tom Boonen, coureur hors-norme, autant de part son palmarès que sa personalité. Une gueule qui aura quelque peu dépoussiéré un sport qui en manquait tant. Battu par plus fort, tu auras fait ta course. Et nous, dans le sillage de tes supporters amassés au bords des routes, la notre.

A mi-parcours, de très beaux passages de succèdent. Je relève la tête, secteur Marc Madiot à Beuvry la Forêt puis celui d’Orchies….Auchy-les Orchies. Les noms ne semblent pas avoir été choisis au hasard. Chemin des prières, chemin des abattoirs …. Si les jambes vont bien, il me devient de plus en plus difficile de tenir la trajectoire. Je me contente d’avancer laissant aux pavés le choix de la voie. Nous arrivons au long et réputé secteur de Mons-en-Pévèle. Les conditions météo, avec un vent léger de dos, sont favorables. Je n’ose pas imaginer si cela n’avait pas été le cas…ou pire, si il avait plu.

Nous sommes dans les 50 derniers kilomètres de la course. Le plus gros est maintenant derrière nous, à l’exception bien sûr du célèbre carrefour de l’arbre. La succession de secteurs court rend le finish beaucoup plus nerveux. Je commence à entrevoir le bout, et si j’ose dire, à trouver ma place sur ces pierres grossièrement taillées. Mérignies, Pont Thibault, Templeuve ! Les VTT et Fatbike se mêlent aux routiers démembrés. Surpris et fatigué, ce n’est qu’après l’arrivée que je me rendrai compte que la plupart de ces engins anachroniques s’étaient élancés sur le 145km ou sur le petit parcours. Mais il est toujours choquant pour le routier de se faire dépasser par des pneus plus gros que ses cuisses. Et après ? Si vous ne vous sentez pas capable de rouler sur les pavés avec un vélo de toute manière inadapté, optez pour le VTT ! Amusez-vous !

Cysoing, Bourghelles. Le ravitaillement a été réparateur. Il fait chaud pour un mois d’avril et l’hydratation n’a peut être pas été optimale. Pour moi, mais aussi pour les autres concurrents dont les visages commencent à trahir les premières marques de fatigue. Une ferme à l’entrée de Camphin-en-Pévelle. Un virage à gauche puis 1800 mètres de pavés agressifs toutefois adoucis par une fine pellicule de terre. Le secteur est magnifique, souvent décisif.  Les campeurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et sont descendus ici nombreux pour nous encourager.

Traversée de Camphin-en-Pévèle. Comment en tant que Stéphanois ne pas saluer le club et le formidable public du club Lillois. La ville abrite le siège du LOSC (domaine de Luchin). Et si Sainté a sa panther, Lille peut compter sur un dogue de bronze géant -2m44 de haut pour 500 kilos – Une belle emblème que le club lillois a posé le 16 juin 2011. dans la cour du Domaine de Luchin.

Deux kilomètres, deux kilomètre seulement avant le redouté carrefour de l’Arbre. Le troisième et dernier secteur chronométré de la journée. Sur le papier, le même degré de difficulté que la trouée d’Arenberg, mais la fatique en plus. Le début est infernal avec des pavés disjoints et mal plantés. J’essai de rester sur le pavé, craque, m’enfonce dans la rigole qui, bien que tentante, s’avère être un calvaire.  Des trous, des trous, et encore des trous pendant 2,1km. Je suis aussi cramé qu’après 3 ascensions du Ventoux. Mais j’ai le sourire. Les secteurs deux (Gruson) et un (Willems) ne seront qu’une formalité. J’irais au bout. Derniers pavés (de ville), dernière montée (mais pas d’attaque), une longue avenue roubaisienne (slalommée entre les voitures) et enfin, le Graal. Ce pour quoi tant de cyclistes amateurs et professionnels ont rêvé. L’arrivée, l’ARRIVEE sur le vélodrome. Pour un tour, un seul tour unique et incomplet. Un unique tour pourtant si beau.

Vélodrome André Pétrieux, pour une arrivée mythique

Je termine ma première participation en un peu plus de 7heures et 06 minutes. Avec une douloureuse conclusion. Je ne sais pas rouler… mais je l’ai fait. Et l’expérience n’en est que plus belle !!!

Paris-Roubaix, c’est quelque part entrer un peu dans la Légende…

 La légende 

 Les Secteurs Pavés 

170km dont 55km pavés, 29 secteurs dont trois chronométrés. Une édition 2017 sous le soleil et dans la poussière. Arenberg, le carrefour de l’arbre….la course est un défi physique autant que mental. Pour quelque part entrer aussi un peu dans la légende !


 Lille, Bruges et les autres 

Faire Paris-Roubaix, c’est aussi visiter Lille, Bruges ou encore les plages de Belgique (BSp@ce, le beau blog rando du fréro)


2017
04.02

#SemiInVigo, la Vig-Bay 2017


Résumé

Semi-marathon reliant Vigo à Baiona. Plus de 5000 personnes aujourd’hui sous le Soleil de Galice

Descriptif :

Dossard 1743 épinglé au maillot Vitus, me voici prêt à prendre le départ de mon premier semi-marathon !

GPX#VigBay2017
Pays : Espagne
Région : Galice
Départ : Vigo (36390)
Difficulté : Moyenne
Distance : 21.5km / D+ : 100m
Durée : 1 heures 45
Sport : Footing

02 avril 2017… une date à retenir puisqu’il s’agit ni plus ni moins qu’à ma première participation à une course chronométrée, un semi-marathon et qui plus est, en Espagne ! Le départ sera donné vers 10h30 ce qui laisse le temps …de dormir… et de se préparer. 9h30, je rejoins Ludo qui, pour l’occasion, a accepté de me servir de chauffeur. Le Soleil brille déjà haut dans le ciel. Il va faire beau, et peut-être même un peu chaud.

Impatient, je prends place parmis la foule colorés qui peuple la grande avenue de Samil. Beaucoup de bruit, le speaker nous fait tapper des mains sur une musique emplie de basses, les vibrations sonores se propagent à travers l’air et nos corps….L’exitation est maintenant devenue palpable…ça sautille, s’étire, s’élance…Tres, dos, uno, nous y voilà…5000 personnes sont présente avec comme unique but de ralier Baiona et son imprenable citadelle.

La route longeant la cote ne m’est désormais plus étrangère, et je reste concentré sur mes 3 semi « officieux » réalisés ici. Une bonne préparation rend l’échec impossible. J’ai 1h55 pour atteindre mon objectif, ce qui est parfaitement faisable. Le large peloton constitué à Samil s’éffile dès Oia passé. La faute à une route en léger faux plat et une chaleur innattendue et surprenante. J’assure ma foulée, le maillot cycliste largement ouvert.

Les kilomètres défilent plus vite que prévu…je m’arrête à chaque ravitaillement liquide pour me réhydrater et voit chaque Esponjas comme une récompense. Samil, Oia et sa playa del Bao, Panxon et la playa Americana, un chemin pavé tel un signe bordant la cote, Nigran et les accalamations du public. Les ailes de la VIG-BAY battent dans mon dos. Le sourire brille sur le visage des concurents, nous avons parcouru 18km en à peine plus d’une heure et demi.

Baiona est à porté de caravelle. Et nous promets un repos bien mérité. Les jambes commence à donner leur premier signe de fatigue. Il reste un kilomètre, 800mètres, 500mètres…. j’aperçois maintenant la ligne d’arrivée….La tête prends le relais. Finir doit se faire avec la manière…j’allonge le pas, focalisé sur le compteur qui égrenne secondes et minutes. Hier le défi m’était lancé de le faire en 1h47, je termine en 1h46, 1h45 de ligne à ligne (et accessoirement 2121 sur 4245). C’est mieux que ce que j’espérais, mais le mieux,…, c’est que le physique accepte le prochain défi….. Alors à Samedi !

1h45min et 29sec. Mon temps sur ce premier semi-marathon « officiel ». Un résultat conforme à mon objectif. Je suis content….ce qui pourrait bien dire qu’il y aura une suite…. 🙂

Bande Annonce :

La course : Vidéo

 


Parcours


 Diplome



2017
04.01

#TraversonsLaBaie, O-Grove 2017


Résumé

Descriptif :

GPX : O-Grove 2017
Pays : Espagne
Région : Galice
Dépt : Pontevedra
Départ : Moana (36950)
Difficulté : Moyenne
Distance : 172km / D+ : 1750m
Durée : 6 heures 33
Sport : Cyclisme Route
Aujourd’hui il fait beau. Et comme j’ai la voiture, je vais en profiter pour traverser la baie et retourner du coté d’O-Grove et de ses plages sauvages ! Le programme est tout bête puisque je suivrais la cote, de ville en ville, avant de m’en retourner par le même chemin pour voir de droite ce que j’ai vu de gauche. Simplicité.

Le port de Moana, point de départ de cette journée.

Cangas, sur l’autre rive de la baie !

Beue, il n’y a pas à dire, l’Espagne au printemps, c’est joli !

Marin, et sa zone militaire

Pontevedra et sa belle province

Les plages de Sanxenso….

A Lanzada, j’approche d’O Grove, des étoiles pleins les yeux 🙂

San Vicente d’O-Grove, en face des îles Atlantique

L’église de l’île de Toxa dont les murs sont intégralement recouvert de coquilles Saint Jacques

Rêvons le monde …


Parcours


Profil


2017
03.18

BRM 200km de Feurs, 2017


Résumé

Et oui, ça change de l’Espagne coté météo, mais je suis là ! Avec toute la Squadra !

Descriptif :

Site Openrunner : BRM 200km de Feurs
2015-BRM_Feurs-logoPays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Feurs (42110)
Difficulté : Haute
Distance : 198km / Dénivelé : 2200m
Durée : 7 heures 37
Sport : Cyclisme Route
N°Homologation : n°______

Et de trois ! Avec toujours autant de plaisir même si les jambes n’étaient peut-être pas aussi bonne que l’an passé, fatigue liée aux déplacements oblige. Mais bon, 200km c’est quoi au fond ? 2 x 100, 4 x 50, 8 x 25 … ? Finalement, c’est juste 200 fois 1 km …. 

Jonathan dira peut-être la même chose du 300…oui mais 300….c’est pas pareil…. 🙂  

Bonjour à la Squadra, bonjour à Régis, bonjour à tous des hommes et ces femmes qui vivent le vélo plutôt que le chrono.


Diaporama


Parcours

2015-BRM_Feurs-parcours


Profil

2015-BRM_Feurs-profil


2017
03.11

Au Sud de Vigo, le Rio Minho


Résumé

Le río Miño, fleuve long de 318km qui constitue la frontière entre l’Espagne et Portugal.

Descriptif :

GPX : Au Sud de Vigo, Rio Minho
Pays : Espagne / Région : Galice
Départ : Vigo (36390) / Difficulté : Facile
Distance : 121km / D+ : 1540m / Durée : 4 heures 45
Sport : Cyclisme Route

Samedi 11 mars. Nouvelle sortie vélo dans le sud de Vigo. Le temps s’est fortement rafraîchit. La faute sûrement du vent qui ramène sur la côte la fraîcheur de l’eau. Il est 9h tout juste lorsque je quitte Vigo. Un peu plus de trois mois se sont désormais écoulés et c’est sans appréhension que j’emprunte une route qui m’est désormais bien connue. Fini la galère du Celta, je préfère l’itinéraire de Samil, plus joli et beaucoup plus sûr. Toralla, Negran, Sabaris, je longe ainsi la cote jusqu’à Baiona. Les marques sont prises, je serais bientôt chez moi.

L’ombre allongée d’un suiveur glisse soudain sous mes roues. Quelques kilomètres à contrer, seul, puis mon compagnon se décide enfin à prendre un premier relais. Si nous avançons bien, je rumine en silence mon niveau d’Espagnol qui m’empêche de partager quelques mots avec lui. Oia, un petit signe de la main pour se remercier mutuellement. J’entame l’ascension qui doit me conduire sur les plateaux dominant l’Atlantique. La routes s’élève en épingles successives et offre une vue imprenable. Les forts pourcentages  sont vite oubliés 🙂 !

Oia, Galicia

500m de D+ plus tard, me voici sur les petites routes sauvages décovertes en voiture lors de la dernière tempête. Aucune lignes blanche n’entravent ici mon désir de liberté. La route s’étale tel un ruban au travers de rondes collines parsemées d’arbres. L’étroit hameau de Mabia où aboient joyeusement de petits chiens espagnols, puis une belle descente bordée d’Eucalyptus débouchant à Lourenza. Un endroit qui ne m’est plus inconnu depuis  le 22 janvier dernier.

Loureza

Nous approchons du but de cette journée, le Rio Minho, fleuve constituant la frontière géographique entre l’Espagne et le Portugal. L’idée est toute simple. Remontons le fleuve de son embouchure à la ville frontière de Tui. San Miguel de Tabagon, Tollo, Goian, Os Munios, les sonorités hispaniques n’auront jamais aussi bien sonnées. Une crevaison m’arrête quelques minutes avant la ville construite autour de la Cathedrale de Santa Maria. Contretemps un rien sans importance. Car si la visite de la ville est rapide, j’y reviendrais pas plus tard…que tout à l’heure…avec Ludo, et l’équipe espagnole. Tout comme à Valença d’ailleurs, place forte et soeur jumelle de Tui sur la rive Portuguaise.

Cathedrale de Santa Maria, Tui (1120, construction achevée en 1180)

Valença, place forte construite sur la rive portuguaise. Le paradis des touristes….et des marchands de chassettes ! N’est-ce pas François le Français 😉

Mais comme on est pas d’ici, il va falloir rentrer. Un panneau de sortie d’agglomération plus tard, me voici à nouveau les doigts plongés dans les entrailles d’un pneu décidément trop faible pour lutter contre les cailloux locaux. Pas de bol…ouais, deux fois en 10km, c’est vraiment pas de bol…il ne manquerait plus qu’il pleuve maintenant….OK, c’est bon, c’est bon, merci, j’ai compris….

Et de deux ! TUI LE !

La pluie, la pluie, j’aime, j’aime la pluie. Je reprends la route en direction du Parque Natural do Monte Aloia, il reste une trentaine de kilomètre. La pluie d’abord fine s’est transformée en un vrai déluge Et pour la fin de l’histoire, il faudra revenir….  Vive la Galice, vive le vélo, et vive la douche chaude !!!


Parcours


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2017
03.05

A O Grove, les plages sauvages de la Galice

Quand la valeureuse team GA passe un week-end dans la péninsule ibérique… c’est branché sur Palmashow pour se marrer jusqu’à O Grove et ses environs. De vastes cotes sauvages déchirées par les flots, des bateaux colorés jetés sans ménagement au sol par la marée, le cris des mouettes…à moins que ce soit celui d’un goéland… 🙂 ! Une presqu’île à apprécier par beau temps !

2017
03.05

#SemiInVigo3, Chapelle d’A Guia


Résumé

Descriptif :

La Chapelle d’A Guia, en l’honneur de « Nosa Señora das Neves »

GPX#SemiInVigo3
Pays : Espagne
Région : Galice
Départ : Vigo (36390)
Difficulté : Moyenne
Distance : 21.1km / D+ : 300m
Durée : 1 heures 53
Sport : Footing

Et Hop 🙂 De trois ! Qui aurait dit il y a tout juste 4 mois que Vigo me redonnerait l’envie de courir ! Un paire de basket, un short et un smartphone pour retrouver cette trace hasardeuse sillonant la cité galicienne. L’estomac encore lourd des excès de la veille, j’ai aujourd’hui choisie la route du Nord. L’église d’A Guia se dresse par dessus la ville en point de repère. Allée pavée du centre ville, quais boisées du port de plaisance, bitume sombre du port de marchandises, ascension spiralée du promontoire rapellant celle du Puy-de-Dome….!

Arrivé au sommet, la vue sur Vigo et sa baie est spectaculaire, avec toujours les îles de Cies en arrière plan. En contrebas, la petite plage de A Lagoa s’étale….magique comme beaucoup d’endroits dans cette région ! Magnifique, mystique. Une légende raconte que les femmes gravissaient autrefois cette montagne pour allumer le feux de joies qui ramèneraient leur maris à bon port. Il ne me reste plus qu’à traverser, direction ? America…plaza !

  


Parcours


2017
02.25

Martin la Plaine, Martin en Haut, Martin Lestra 2017


Résumé

Descriptif :

GPX : Martin-Pêcheur 2017
Pays : France / Région : Rhône-Alpes /  Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42290) / Difficulté : Moyenne
Distance : 131km / D+ : 2070m / Durée : 5 heures 26
Sport : Cyclisme Route

Quand martin, martin, martin
Se lève de bon matin,
Le martin, martin-pêcheur
Se réveille de bonne heure.

Il va pêcher le macaron,
Dans l’épreuve, auprès des monts,
Se régale des chemins,
Boit de l’eau mais pas de vin.

Puis martin, martin, martin
Va dormir jusqu’au matin.
Je souhaite de grand cœur
Devenir martin-pêcheur.

                                           (Robert Desnos, adaptation)

 

Armorial

42 259 – SAINT MARTIN LA PLAINE
(Loire)

(1990) Parti: au 1er d’azur à saint Martin d’argent, sur un cheval gai, cabré de sable, partageant de son épée d’argent son manteau de gueules, au 2e coupé au I de gueules à un marteau et une paire de tenailles de forgeron passés en sautoir et à l’ enclume brochant en pointe, le tout de sable, au II d’or à la grappe de raisin de gueules, tigée, feuillée et vrillée de sinople.

69 227 – SAINT MARTIN EN HAUT
(Rhône)

(1870) D’argent au loup passant de sable, au chef de gueules chargé de trois annelets d’or.

42 261 – SAINT MARTIN LESTRA
(Loire)

(2014) Pseudo-blason


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2017
02.24

Pilat, Pilat, Pilat 2017


Résumé

Et si nous prenions le parti d’en rire ?

Descriptif :

GPXPilat Pilat Pilaaatt!!!
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 142km / D+ : 2190m
Durée : 5 heures 38
Sport : Cyclisme Route

Ce que j’aime dans le vélo, c’est que ça vous libère l’esprit. D’abord on sort, et c’est un peu difficile parcequ’il fait froid. Et bien vite on s’adapte, il fait froid et c’est génial. On change de vitesses pour trouver le bon rythme…. les kilomètres ont jusque là bien vite défilés, …nous voilà à l’entame du premier col. Les fesses décollent de la selle, les épaules donnent le rythme, il faut se convaincre que c’est facile….parce que c’est facile….et parce qu’il y a toujours une récompense au bout. Un Planil, oui, puis une belle enfilade de virages sur un goudron bien lisse. Le champs de vision se ressère, le frisson de la vitesse vous parcours l’échine. A peine est-on arrivé en bas, qu’il faut remonter. Si le geste est resté le même, l’approche est devenue différente. Le Pavezin est roulant, le pédalage rond, quasi-circulaire, il n’y a plus aucun chocs, aucune pression. L’oeil tombe au sol, suit le tracé des lignes rectilignes, parfois courbes, jamais continues. En fond sonore Kraftwerk, bande son du Man Machine. Le doigt sur la coquotte déclenche un un léger craquement … la tracks change. Aerodynamic, A-ERO-DYNAMIC…. La fatigue doucement arrive…puis la faim. Un chemin de croix qui n’est finalement que celui de Chaubouret. Vous décrochez tandis que le corps par habitude assure le job. Par où rentrer ? Que faire demain ? Le film vu hier était super mais que signifiait-il ? La liste de course ? Vous pensez désormais à tout sauf au vélo. Vous survolez le monde, tel un enfant. « Qui rit, Quiri, Kiri ! » Les scandales politiques vous emmerdent. Vous avez prit le parti d’en rire. Et c’est finalement ça le principal 🙂

 


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2017
02.19

Mirador/Cascado do Ezaro et Playa do Rostro

« Ca y’est c’est le Week End!!! » Une expression qui n’aura jamais eut autant de sens que cette année où les semaines sont, comment dire, éprouvante !!! « Réveil 10heures, j’me réveil comme une fleur« . J’ai une petite heure pour me poser avant de tracer  la route avec Ludo et Sylvano ! Direction « l’autre Finistère«  !

Il est un estuaire
A nos fleuves de soupirs
Où l’eau mêle nos mystères
Et nos belles différences
J’y apprendrai à me taire
Et tes larmes retenir
Dans cet autre Finistère
Aux longues plages de silence

Les routes de Galice sont belles, très belles. Nous sommes mi-février, le Soleil est de la partie, de quoi donner envie de sortir le vélo pour découvrir davantage la région ! Nous arrivons au premier spot de la journée, Le Mirador d’Ezaro. Un peu d’escalade pour découvrir le superbe panorama sur l’Océan et la vallée. Une journée qui commence bien ! En voiture, nous descendons vers la cascada du même nom. Debout sur les freins dans des pentes à 30%, en face, debout sur les pédales, les courageux s’escriment ! …Quelque bateaux, une ou deux maisons, une centrale hydoélectrique reliée au sommet par un tube d’acier qui seul gronde dans le calme de la vallée. Nous arpentons un ponton de bois qui se faufile entre la montagne et l’eau bleutée. Derniers mètres, dernières marches… la cascade se dresse devant nous…nous n’irons pas plus loin…. « C’est beau », et rien de plus à ajouter.

Mais les émotions ça creuse. Nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour nous en jeter une, et manger un bout. Nous trouvons finalement notre bonheur à Corcubion, un petit restaurant un peu terne aux premiers abords mais qui mériterait 5 étoiles pour l’accueil et la qualité de ses plats. Petit amuse gueule saucisse/pommes de terre, spécialité Galicienne à basse de pois chiches et de viande longuement mijotées, Chuleta con patatas (cote de bœuf avec…), tarte de Siantago, gateaux aux fruits et au caramel offerts par la maison, café…48€ pour trois, cela valait bien un petit pourboire !

La digestion commence…, et quoi de plus adaptée qu’une petite ballade sur la plage ! Nous irons à la Playa do Rostro, longue bande sauvage qui s’étale sur près de 2km au Nord de Fisterra. Les couleurs sont magnifiques, nous jouons avec le sable, poussant du pied chaque pierre qui pourrait ressembler à de l’antimoine, un cours d’eau qu’il faut traversé, certains opte pour la rapidité, d’autres tente de construire un pont de fortune, j’enlève chaussure et chaussette baignant les pieds dans l’eau fraîches. Les couleurs sont magnifiques….oui je vous l’ai déjà dit….mais elles le sont. Le Soleil franchit la ligne Terre/Mer, il va falloir songer à rentrer. Une nouvelle case de mon petit cerveau est en attendant remplie. 🙂