2018
04.02

Promis j’arrête…à Pâques ou à la Trinité….


 Malbrough

« Malbrough s’en va t’en guerre, Mironton, mironton, mirontaine,
Malbrough s’en va t’en guerre, Ne sait qu’en reviendra.
Ne sait qu’en reviendra, Ne sait qu’en reviendra

Il reviendra z’à Pâques,
Ou à la trinité

La trinité se passe,
Malbrough ne revient pas.

….

Malbrough reviendra de Sète
Fiers trois mats ayant escale faite
Malbrough ne revient pas

….

Malbrough reviendra du cirque de Navacelle
En version forcément XL
Malbrough ne revient pas

Malbrough reviendra du Mont Aigoual
Mais ayant pourtant brûlé tout son gazoil
Songe bien que Malbrough repartira…
« 


Escale à Sète

L’Hermione, La Frégate de l’Indépendance et de la Liberté

  • Construit en 1778 dans l’arsenal de Rochefort, l’Hermione, un navire de plus de 65 mètres de longueur hors tout, doté d’une voilure de 1500 m2 répartie sur trois mâts, faisait partie, avec la Courageuse, la Concorde et la Fée, d’une série de quatre bâtiments appartenant à la catégorie de frégates dites légères. Elle était équipée de 26 canons tirant des boulets de 12 livres.
  • En janvier 1779, de retour d’Amérique où il s’était porté volontaire au service de la cause américaine, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, gentilhomme français âgé de 21 ans, s’efforce d’obtenir pour elle le soutien officiel de la France. Il réussit à convaincre le roi Louis XVI.
  • Le 21 mars 1780, La Fayette embarque à bord de l’Hermione. Il part combattre aux côtés des insurgés américains qui luttent pour leur indépendance. Il débarque à Boston après 38 jours de traversée.
  • Dix-huit mois plus tard, les insurgés américains, auxquels s’est joint La Fayette remportent dans la baie de la Chesapeake sur mer, puis à Yorktown sur terre des victoires décisives avec l’appui des troupes françaises. Le 20 septembre 1793 l’Hermione sombre accidentellement sur les rochers au large de l’estuaire de la Loire.

Samedi, La frégate (reconstitution) fait cette année escale à Sète et il aurait été bien dommage de la rater alors même que sa tournée sur les cotes américaines s’est révélée triomphante !!! Cette veille de cyclo sera donc l’occasion parfaite de visiter la cité Sétoise et d’y faire quelques photos tout en s’imprégnant de ce doux parfum de piraterie, mélange étrange de verveine et de sardines grillées, de liberté, de courage et d’honneur surtout….

Sète, ville chérie de Brassens et Paul Valery.

…. Mais poussons un peu plus loin la visite, du Port au Mont Saint Clair, des banlieues tristes au centre ville riche en patrimoine, courrons joyeusement le long des canaux…..Vite !!!! La corne de brume résonne, la route ne va plus tarder à pointer le ciel …. et dans le ciel….les mouettes….

Auprès de mes amis d’enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la Corniche.
C’est une plage où, même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où, quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : « Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut ! Le vin et le pastis d’abord !

….

Malbrough reviendra de Sète
Fiers trois mats ayant escale faite
Malbrough ne revient pas

….


L’Héraultaise

Roger Pingeon. «L’échassier» s’est envolé. L’Heraultaise Roger Pingeon, cyclospostive hommage au vainqueur du Tour de France 1967 ….

Dimanche, levé à l’aube direction Gignac ou se déroulera l’Héraultaise, ma première cyclosportive de la saison…. Cette 20ième édition offre deux grosses surprises. D’abord, un parcours spécialement créé pour l’occasion, la Navacelles XL, 162 km (2604m D+), avec des paysages et des routes à couper le souffle, notamment celle du Cirque de Navacelles. La deuxième, le Soleil qui nous cueille de ses rayons dès la sortie des voitures. A coté de mois, est garé Romain, croisé il y a quelques moi sur le Tour du Vaucluse. Nous échangeons quelques mots. Il est en forme, et moi aussi. La journée, assurément, promet d’être belle !

Crédits : Vélo101, http://www.velo101.com/cyclosport/article/20-ans-et-pres-de-1-200-participants-pour-lrheraultaise–19317

8h30, la minuterie d’avant course trotte dans la tête des 1200 participants, dernières informations, dernières consignes, le départ est enfin donné. Que la fête commence ! Départ parfaitement neutralisé dans les premiers kilomètres, un passage de pont quelque peu crispant mais qui agira comme un étireur de foule, la course est désormais lancée. Au programme ? Routes serpentant à travers les Gorges et Campagnes Héraultaise, jolies montées jamais trop pentues, paysages magnifiques et méga ambiance.

Mais n’y allons pas par quatres chemins, je me suis régalé, du début à la fin, dans les vallées rocheuses, entres les pierres grises et les landes austères des plateaux surplombant le cirque, dans la folle descente de Navacelle, debout sur les pédales pour m’extraire de ses bas-fonds, dans les bosses qui suivirent et contre ce vent qui semblait vouloir faire durer. Je fini 136ième sur 171, pas dernier donc mais qu’est-ce que cela aurait changé….Je retrouve Romain a l’arrivée. Il m’a mit pas loin d’1/2 heure en finissant seul….Alors attention, membre de Confluence, Le District Ouest arrive en force !!! Quand à nous, on se retrouve demain !

….

Malbrough reviendra du cirque de Navacelle
En version forcément XL
Malbrough ne revient pas


Le Mont Aigoual

Lundi, le jour de Paques et c’est donc férié. Nous ne sommes pas pressé et bien que le weekend ait été quelque peu éprouvant, le retour ce fera par les chemins de traverse. Car si l’autoroute est parfois pratique, elle ne procurera jamais autant de plaisir que ces routes tortueuses allant des Cévennes à la Haute Loire….. Ni régulateur ni péages à cet endroit…. Seulement des paysages typiques et mystérieux, des villages rustiques mais délicieux, Florac, yeux grand ouverts dès l’entrée des gorges du Tarn, plaisir de se délier un peu les jambes au pied de la Cathédrale de Mende avant de partager, assis à l’entrée d’un magasin, de larges et épaisses tranches d’Hénaff en tartines.

Et puis l’oeuf de la journée….emballé délicatement dans son écrin blanc et argent. Blanc comme la neige le recouvrant, argent, comme les volutes de brumes qui langoureusement nous enveloppent. Nous ne ferons pourtant pas demi-tour. Ce serait bien mal nous connaître… Les frangins, en rando ou à vélo, avalent gloutonneusement le Mont Aigoual. Comme ceux le précédant…..comme les suivant….

Malbrough reviendra du Mont Aigoual
Mais ayant pourtant brûlé tout son gazoil
Songe bien que Malbrough repartira… »

 

 

2018
03.24

#Vitus992, les 42ième journée Stéphanoise de la bicyclette


Résumé

Comme chaque année, le club de Saint Just Saint Rambert organise une petite rando au sud de la plaine du Forez….Mais cette année est quelque peu particulière puisque nous fêterons la 42ième édition de cette rando ligérienne. Et 42, lorsque l’on est ligérien, ce n’est pas n’importe quel chiffre…. Alors on brique ce cher Vitus, enfant du terroir lui aussi, et on part rouler….avec comme seule idée motrice….celle d’enfiler les plus belles perles du territoire. Alors zou, en route !

« Et toi ? Vitus ? »


Parcours et profil


Fiche

Descriptif :

GPX : #42°JournéeStéphanoiseDeLaBicyclette
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42490)
Difficulté : Haute
Distance : 187km / D+ :  2985m
Durée : 9 heures 00
Sport : Cyclisme Route

 

2018
03.17

#BRM200, Gillonnay, du Buffalo à la Bièvre….


Résumé

Le voici enfin le premier brevet de l’année. Un beau 200 organisé par le cyclo club de Gillonnay qui nous mènera à travers la plaine de la Bièvre, les contreforts de l’Ardèche ainsi que quelques bistro pour réclamé les si precieux tampons humide officialisant mieux que tout chrono la sortie.

Mais intéressons nous d’abord à la préparation du champion qui, au vu des conditions climatiques annoncées, ne pourra certainement pas réussir un tel parcours le ventre vide…. Nous sommes donc vendredi soir, tout le monde est en week-end (même les Porto-Espagnol, sic) et est heureux de se retrouver au V&B spécialement décoré pour l’occasion aux couleurs de la Saint Patrick. Oui, nous sommes à la veille d’un jour Saint. Alors dégustons en son honneur une Lupulus bien fraîche pour commencer pour déguster entre amis une Lupulus bien fraîche… La bière aime le  vélo, et moi perso, j’aime bien le vélo…

« Lupulus just fabulus ! »

Mini brochettes de poulet, onion rings, taquitos, panés à base de fromage frais et piment doux et sauce barbecue.

L’ambiance est bonne enfant, mais il commence à faire faim. Mais comme j’ai un brevet demain, ce n’est pas de glucides dont j’ai besoin. Moi, ce qu’il me faut, se sont de bonnes protéines animales, avec si possible quelques frites bien cuites accompagnés de leur sauce roquefort… Le privilège des maigres !!! En route donc pour le Buffalo (ouais, je sais, c’est juste de l’autre côté de la voie….) pour un véritable souper de Cowboy. Propulser les portes battantes, foncer à travers la salle pour fièrement s’avachir sur un banc couvert de velours rouge. La journée a été rude, la bar’back va passer un mauvais quart d’heure….Salade offerte par la maison certe, un met sur lequel mon cheval n’aurait pas craché, mais nous nous sommes du genre buriné au fort Soleil de Vigo. Ce qui veut dire, Gringo, que c’est au Mix Tapas que l’on aspire….Et lache la bride sur la sauce piquante qui arrache car il va pleuvoir demain…mais surtout cailler à t’en engourdir les éperons. Pas facile d’avancer dans ces conditions…

Une gorgée d’eau, trouble comme celle du Rhône, avant de se tourner vers le plat de résistance… Un trappeur, voilà ce qui me faut avant d’aller pister le tampon à travers tout un état….Des frittes à foison surtout , quelques haricots pour prendre soin de la tente et la viande, encore de la viande. Trois belles pièces généreuses et saignantes à souhait. Les ribs caramélisé du coyotte, le pavé de steak d’Autruche et enfin LA pièce de choix, un bon gros morceau de bison, cueillit vivant par la balle sifflante du fusil ….C’est beau…

Assiette Trappeur : Assortiment de 3 pièces : pavé de steak d’autruche mariné, pavé de bison attendri et mariné et barbecue ribs caramélisés.

On est pas bien là, l’estomac plein comme mes esgourdes de la musique de ce saloon ? Manque surement un ou deux verres de Whisky à se jeter au creux du gosier mais cet ivrogne de sherrif nous a déjà chopé…J’vous ait à l’oeil qu’il a dit… Alors on va faire comme tout ces garçons de ferme qui au désert ont toujours mis deux aiss’…. »Et Kate, sers nous la Diligence de tu veux ». « Y’a pas à dire, elle a d’la geule…. » « Et toi là, bas les pattes….! « 

Diligence de dessert : Profiterole, petite crème brûlée, verrine fromage blanc avec brisures de crumble et sauce caramel, mini donut cacao noisette, part de cheesecake avec coulis de fruits rouges et 1/2 brownie avec crème anglaise.

« J’ai toujours dit qu’il n’y avait rien de meilleur pour un homme que d’être assis sur un cheval. »

« Allez Hop, en selle ! »

A la Conquête de l’Ouest, pour la Chasse au Bisons…..un carnage…. A la Conquête de l’Ouest, pour la Chasse aux Tampons….un régal…


Fiche

Départ Gillonnay, petite commune au coeur de la plaine de la Bièvre

Descriptif :

GPX : #BRM200-Gillonnay-2018
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Départ : Gillonnay (38260)
Difficulté : Moyenne
Distance : 205km / D+ :  2000m
Durée : 8 heures 40
Sport : Cyclisme Route

Départ 8heures pétante, avec Régis, Maurice, Patrick et tout les autres pour une belle sortie dans le froid et la pluie. Alors on parle, ça réchauffe…

Tournon-sur-Rhône

Entre Tournon et Colombier-le-Vieux, nous empruntons les mêmes gorges que le chemin de fer touristique de l’Ardèche…..Et ça me donne tellement des ailes que je tire tout droit à la bifurcation….Il n’y a donc pas que le train qui siffle aussi, le train aussi….

Portrait de Saint Regis de Lalouvesc, raconté par …Régis…. Récit passionné et passionnant d’un cycliste Pontrambertois.

Nous remontons vers Annonay. Le ciel est toujours bien menacant mais a l’air de tenir. Nous nous arrêtons attendre quelques retardaires. Les kilomètres commencent à peser….et ce n’est que le début…

La claque de la sortie…..Le barrage du Ternay près de Saint Julien-Molin-Molette. Depuis la route, une rangée de sapins borde le lac au dessus desquels nous distinguons encore les rares traces de neige de l’hiver encore proche….

Chavanay, nous apercevons les têtes de pont, seul vestige de l’ouvrage enjambant autrefois le fleuve.

Depuis la Chapelle Notre-de-Dame du Mont, Gillonnay. J’arrive un peu fatigué par cette longue journée de vélo mais content comme tout. Vivement le prochain 😉

Parcours et profil

 

2018
03.10

Le Pilat vaut bien mieux qu’un salon de l’agriculture…


Résumé

Un Extrait du spectacle des Restos du Coeur 2018 qui fait echo. Très bon spectacle d’ailleurs 🙂

 

  • Quand une sortie vélo est inspirée par une belle bande de Strasbourg.
  • C’est What ?
  • Ben oui, Enfoiré, Strasbourg, c’est l’école.
    Et les Cols, pour moi, c’est aussi l’Pilat….
    Alors Chantal, si tu connais pas, fais toi plais’, et clic la d’ssous….


Parcours et profil


Fiche

Descriptif :

GPX : #PilatAuMoisDeMars
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42490)
Difficulté : Moyenne
Distance : 110km / D+ :  1809m
Durée : 4 heures 54
Sport : Cyclisme Route

 

2018
03.04

A Méons pour quelques tours de pistes ….

Alors que les Mondiaux battent leur plein, la piste de Méons avait ce matin prit des airs d’Apeldoorn…. Les pistards du tout Sainté étaient là, pour se défier à la poursuite, au kilomètre ou à l’Américaine…. Mais bon dieu que c’est bavard un pistard 🙂 !

2018
03.03

De retour dans la Haute, de Firminy à Montfaucon ….


Résumé

Haute-Loire – Tableau de Grimmer – Eglise de Montfaucon

120km, une sortie bien trop courte pour motiver l’écriture d’un article mais néanmoins suffisamment longue pour en ramener quelques photos pleine de couleurs…

 

120km, une sortie bien suffisante pour s’amuser avec le vent et découvrir en même temps de nouvelles histoires …. 😉 !

Dans la chapelle Notre Dame, on peut admirer une collection de 12 tableaux flamands du XVI siècle, signés Abel Grimer. Ces tableaux appartenaient au marquis Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond dans la Loire qui lors d’une charge d’ambassade à Bruxelles, acheta ou reçu pour service rendu cette collection. Ramenée dans sa propriété de Saint-Chamond, elle a peut-être décoré le château où l’a-t-il confié à la nouvelle église Notre Dame dont la construction s’achevait ou peut être dans les réserves ? En tout état de cause, ils ont été trouvés dans les dépendances de l’église par le successeur du père Flachat : Paul François Régis Jamon, natif de Montfaucon. C’est un jacobin fervent qui défend la révolution mais  » l’instruction pour l’extirpation du Fanatisme » publié par Fouchet et Collot d’Herbois en novembre 1793 fait abdiquer Jamon comme tous les autres prêtres constitutionnels. Ils devront abandonner leur église et rejoindre leurs terres natales. Au printemps 1794, il quitte Saint-Chamond emmenant avec lui les tableaux de Grimer certainement aidé par quelques personnes voulant sauver ces œuvres. Avant sa mort, Jamon fit don de ces tableaux à la chapelle Notre Dame de Montfaucon. Certains ont vu dans ce geste une expiration de sa conduite passée. Ces tableaux s’inspirent de deux thèmes : un thème religieux, faisant référence à la vie de Jésus et un thème profane se rapportant à la vie rurale dans les pays flamands au XVI siècle.


Parcours et profil

 


Fiche

Descriptif :

GPX : #DeRetourDansLaHaute
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Firminy (42700)
Difficulté : Moyenne
Distance : 120km / D+ :  2139m
Durée : 5 heures 12
Sport : Cyclisme Route

 

2018
02.24

#200, la campagne de Russie avait pourtant si bien commencée…


Résumé

 

Descriptif :

GPX : #LaCampagneDeRussie
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 201km / D+ :  1500m
Durée : 7 heures 41
Sport : Cyclisme Route

 

Annoncées depuis déjà plusieurs jours, les masses d’air glaciale venues de Sibérie commencent à déferler ce samedi sur la France. Nul doute que nous aurons froid, très froid même avec des -10 -15°C attendus dans la région. Mais avant d’hiberner, profitons des quelques rayons de cette journée très supportable pour rouler un peu, et mettre ainsi quelques kilomètres de coté en pensant aux beaux jours qui ne devraient plus tarder.

Alors OK, il fait tout de même froid. Mais un froid bien sec qu’un bonnet, de bons gants, un cache nez et plusieurs paires de chaussettes sauront parfaitement combattre. Et puis ne dit on pas souvent qu’il conserve, qu’il tue les microbes et les insectes, qu’il est, dans une une certaine mesure bien entendu, revigorant ?

Prenons donc la route, sans y penser ni s’essouffler, à la recherche seule du pédalage économe et efficace qui sera gage de réussite. Et puis comme on est pas des sauvages, on va aussi en profiter pour prendre quelques photos, celle des clients atypiques restés envers et contre tout attablés au comptoir du pont de Loire (Saint Just Saint Rambert), puis celle des toitures encore blanchies par le gel à l’entrée de Chazelles-sur-Lavieu. Une brève excursion dans le forez  qui me rappel combien la plaine du même nom est agréable en cette saison… Dents et freins serrés dans la longue descente, Montbrison est toute proche. La température ressentie y est tout de suite beaucoup plus acceptable, probablement un conséquence de l’abri naturel formé par les montagnes du soir. Nous ne sommes qu’au début de l’après-midi. Le ciel semble par moment vouloir se dégager. Cela vous fout aussi l’envie de continuer…. Et bien on continue… Plein nord cette fois-ci, prenant cette bise qui vous brûle et vous rougit la peau en pleine face. D’un coup d’index engourdi mais encore vaillant, je fais sauter la chaîne du petit au grand plateau. Juste histoire d’enrouler du braquet … et de rallumer (ou devrais-je dire réanimer….) la chaudière. Boën-sur-Lignon, ces sarments de vignes ne sont plus que des moignons balayés par les vents. Il est l’heure de remettre un peu de bois dans le poêle, essence rare abondamment garnie de poulet et de mayonnaise… Bref, la dalle !

Crépitement, étincelles au fin fond des boyaux, la braise est là et nécessite qu’on l’entretienne. Je reprend la route direction Arthun et Bussy-Albieux. La mosaïque ardoisée de l’Eglise Saint Martin m’attire l’œil. L’édifice se découpe sur un coin de ciel bleu….un bleu ciel tirant vers la menthe glaciale. Me voici désormais à la pointe Nord de la plaine du Forez. Je vais changer de point cardinal, tribord toute et cap au Sud. Le vent est un peu moins défavorable, le sac à dos joue pleinement son rôle de carapace. Nous ne sommes qu’en début de saison et la force fait encore défaut. Pourtant les jambes tournent rond, sans efforts…. Et c’est presque un peu inquiet que je me rend compte que j’apprécie de plus en plus la platitude ou plutôt plainitude à moins que ne soit plénitude de ces paysages. Moi qui ne jurais jusque là que par vallons et montagnes…. Le froid mordant me jouerait-il des tours ?  Après bientôt 6 heures de selle, cela n’est pas impossible. La sortie touche heureusement à sa fin. Il me faudra traverser les grands champs céréaliers parfaitement tristes en ce mois de février, m’approcher brièvement du fleuve sauvage et silencieux avant de me faufiler entre place forte médiévale et Casino royale à Montrond-les-Bains. Un dernier coup de collier devant l’hippodrome de Saint Galmier, et hop…..

…165km en version « Seul au Monde »… Pourtant, le compte n’y est pas tout à fait. Ce qu’il manque ? Oh trois fois rien….quelques tours de pistes et surtout….le spectacle d’un pâle coucher de Soleil  au dessus les toitures Stéphanoises…. Demain, l’hiver sera là. Et moi, je serais assis bien au chaud, sirotant un bol de soupe en rigolant de ceux qui oseront défier les éléments 😉 !

 


Parcours


Profil


 

2018
01.31

MeDiaN@Bike, l’appli à base d’Arduino et inspirée par Zwift …

Aller, cette fois, on arrête de baver sur le home trainer intelligent vendu par Zwift, on se remonte les manches, et on va le faire nous même, notre SmartTrainer.
Objectif ? Pouvoir connecter son vélo à l’écran de son ordi bien sûr, car aujourd’hui, c’est devenu sans intérêt de pédaler sans ordinateur… 😉

Et comme pour une recette, la première chose à faire c’est de rassembler les composants indispensable à la fabrication de cet home trainer maison.

Voici de quoi nous allons avoir besoin….

  • D’un vélo…. oui, 1 seul suffira, donc ça va pas être bien compliqué….;
  • D’un Home-Trainer basique….mon Tacx Booster à 9 niveaux de puissance fera parfaitement l’affaire…;
  • D’un ordinateur…si possible sous Tux;
  • D’une plaque à trou électronique pour développer rapidement le circuit élec…;
  • D’une pincée de composants électroniques : résistance, fils,…..
  • D’une boite en carton pour rassembler le câblage….
  • D’un relais magnétique et de l’aimant d’un compteur filaire pour la détection de la vitesse….;
  • D’un simple câble audio Jack pour la liaison vélo/ordinateur…;
  • D’une carte électronique pour traiter l’information et la transmettre sur l’ordinateur via un port USB….Après recherche, ce sera donc l’Arduino…. .

Et après ça ? Ben on se fout tout dans la tête, on secoue, on secoue et on secoue encore et puis quand on est bien secoué on passe derrière la caméra pour montrer comment on sait bien pédaler 🙂 Enjoy !

Ça pulse non ? Et comme je suis sympa, je vous donne quelques éléments qui vous aideront à développer votre propre système à la maison….

D’abord le câblage de l’Arduino et de la partie électrique :

Le câblage de la carte Arduino….

Ensuite, le programme Arduino qui, à partir du signal électrique émis à chaque passage de l’aimant devant le capteur ILS (récupéré d’un vieux compteur filaire), calcul la distance, la vitesse et d’autres infos qu’il envoie à l’ordinateur via le port USB.

Voir MeDiaNTachy.ino

Enfin, l’application graphique développée en Processing pour rendre l’expérience vraiment UserFriendly ….

Voir MeDiaNBike

Ne vous reste maintenant plus qu’à faire comme moi…Mais en mieux ….. Et après… repartager vos sources … 🙂 ! Et bientôt, Zwift ! 😉

2018
01.13

Premier jardinage 2018, direction le Forez !!!


Résumé

Descriptif :

GPX : #1erJardinageForez2018
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Moyenne
Distance : 174km / D+ :  2220m
Durée : environ 7 heures 04
Sport : Cyclisme Route

13 janvier, la voilà déjà la première sortie longue de cette nouvelle saison 2018 … Et si de larges volutes de buée accompagne ma respiration lors des premiers tours de roues, c’est avec bonheur que je constate que le Soleil sera aujourd’hui de la partie. Un beau ciel bleu au dessus du Pilat, les rayons orangés frappant les façades de la cité Stéphanoise. Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi de la traverser. De Saint Priest à Geoffroy-Guichard,  à Carnot contourner le Crêt de Montaud en direction de Côte-Chaude puis rejoindre Saint Genest-Lerpt par l’épingle  fermée du Cluzel. Désormais à tribord, je m’éloigne du vert pour trouver le rouge particulier des Appelous. Quelques coups de pédales plus loin, le brun-vert du fleuve sombre tranche avec les rives claires dévoilés par le faible niveau des eaux. L’hiver a été et reste sec. La terre a besoin d’eau…mais pas tout de suite… !

Saint Paul, le quartier de la Semène puis Aurec, je franchis furtivement le fleuve, parcourant des yeux Aurec-Plage qui se trouve reliée au centre-ville par une une délicate passerelle posée sur de vielles piles datant de 1892. La préservation du patrimoine alliée à l’utile. Enfonçons-nous maintenant aux cœur des territoires ruraux si agréables à rider. Sur la route menant à Bas-en-Basset, 1,5km environ après Aurec, vous trouverez une petite route sur votre droite. N’ayez pas peur. Empruntez-la. Celle-ci vous conduira sans effort vers Malvalette, Rozier-Cotes-d’Aurec, plus généralement vers les plateaux du Forez. De là, vous découvrirez de belles routes sillonnant au milieu de prés à l’herbe brune, de forêts sauvages et de villages de caractère. Apinac…un deux un deux, me voici à Usson-en-Forez  où je m’octrois une petite pause aux abord de l’étang « Le Champdieu….. « .

…Après un bref salut de la main à deux vététistes qui traversent juste devant moi, me voici de nouveau en route. Le temps est maintenant splendide, la première impression du matin était donc la bonne. La température devient agréable même s’il ne faut pas se méprendre. 7-8°C au compteur, nous sommes quand même en janvier… Franchissement des voies de la vielles gare ferrée d’Usson… nous voilà partis en direction du Puy-de-Dôme, de Viverols et de son vieux Château. Quelle bonne idée j’ai eu. L’an dernier, toutes mes dernières incursion en territoire Forezien ont été accompagné de nuages pas toujours sympathique. Et là, j’ai presque chaud…. Saint Romain, j’atteindrais bientôt Saint Clément et bien vite Saint Antheme, drôle de prénom pour un Saint. De là les choses se corse. Il va falloir se hisser en haut du col des Limites, duquel l’ascension de la Croix de l’Homme Mort n’est qu’une formalité. Nous ne sommes qu’en début de saison, les jambes m’ont suivis lors des fêtes et refusent aujourd’hui d’avaler les pourcentages. Fonction Randonneur enclenchée, je me hisse tranquillement en haut du col. Je sais qu’une longue descente sur Montbrison m’attendra alors….Et avec elle, une pause pâtisserie bien méritée. Nous sommes en début d’après-midi. Assis dans un petit parc, ce sera pour moi galette frangipane et pain aux raisins. En vous remerciant…

…… Et maintenant ? Que vais-je faire ? Ben de la plaine pardi ! Comme tout bon cycliste de la région qui se respecte… En début de saison, on roule au plat, pour ne pas se fatiguer… Dans un premier temps, direction Chalain d’Uzore, mieux connu sous le nom des Croix d’Automne, puis à droite, croisant d’abord une longue ligne droite jouxtant les étangs où poussent les roseaux, puis un groupe de cyclistes presque retraités, coupant ensuite à travers champs avant de retrouver enfin la toiture pointue du cousin Chalain-le-Comtal. Capture argentique d’une belle ferme entourée de race équine, je franchi une nouvelle fois la Loire grâce au pont de la cité thermale. Montrond-les-Bains….

….Mais vous auriez tord si vous me croire arrivé. Nous sommes en début de saison, le compteur aligne pas loin de 150km, et les jambes le double…. Mais la tête heureusement est là….

We’re up all night till the sun
We’re up all night to get some
We’re up all night for good fun
We’re up all night to get lucky
….

Dimanche 14 janvier, les jambes sont décidément bien raides au saut du lit. Mais pas suffisamment pour m’interdire une petite sortie VTT pur plaisir dans l’après-midi… L’épilogue d’un beau premier week-end vélo 🙂 Nice !!!


Parcours


Profil


 

2018
01.01

Billet d’humeur 2018…

Humeur 2018. Le vélo est toujours là. Pliant, en fibre de carbone, tout terrain, avec changement de vitesse au guidon, c’est encore un vélo. Un cadre, deux roues, un pédalier, une chaîne et un guidon. Une des mécaniques qui a le moins évolué sur le fond depuis son invention, avec la brouette peut-être. Les damiers de Peugeot ont disparu, et c’est sans doute dommage ; mais les sensations n’ont pas changé. La liberté du coup de pédale n’a pas d’équivalent. Ni la marche ni, à plus forte raison, l’automobile, ne procurent ce sentiment de faire corps avec la terre et d’en être en même temps détaché. Bien sûr, de temps en temps, les roues collent au revêtement de la route, quand celle-ci s’élève un peu trop ou que la cinquième heure passée sur une selle vous semble interminable. Celui qui enfourche sa bicyclette n’en est pas moins toujours submergé par la même émotion ; celle qui vous saisit quand, d’un coup, le monde est à votre portée. Plus d’espace, plus de temps, les copains à quelques tours de roue. Oh, bien sûr, il reste à négocier l’heure de retour et l’itinéraire emprunté. Peu importe ! Le vélo, ça ne vous lâche plus. Et pas seulement les bobos qui ont assuré le succès de Vélib’ comme solution possible aux encombrements parisiens. Aux premiers rayons de soleil, aujourd’hui plus qu’hier, les routes se couvrent de cyclistes de tous âges, casqués et vêtus de maillots criards. D’aucun auraient pu penser, non sans raison, qu’un moyen de locomotion aussi inconfortable était condamné à disparaître avec le progrès des techniques. Que le Ventoux du pauvre Simpson allait être rendu aux chèvres. Rien de tout cela. Le Géant de Provence est devenu l’un des monts les plus fréquentés. Un must, pour parler la langue du temps. Cela pourrait agacer. Cela agace parfois. Si ce n’est que chacun a ses secrets pour retrouver seul, ou avec des amis choisis, le bonheur à Bicyclette. Oublié alors le prétentieux qui exhibe son matériel, ou le plus prétentieux encore qui assène ses moyennes. Ne comptent que le vent, la lumière et le ciel…