2026
08.09

Ho hé, mes frères, tendez l’oreille,
Un conte se glisse au bout du monde,
C’est l’Black Surly, sombre merveille,
Vélo d’acier, lourdeur immonde.

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

Forgeron crasse, marteau d’orage,
L’a façonné comme un vaisseau,
Chaque soudure fait dur rivage,
Chaque boulon un clou d’coqu’ d’eau.

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

Les cols sont caps aux vents contraires,
Les sables bancs traîtres toujours mouvants,
Et quand la route forme mer amère,
Ce cadre grince fort contre l’océan…

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

Mais prenez garde, âmes timides,
Le Black ne sert que les hardis,
Ne craignant pas la nuit rapide,
Qui vivent d’rêves, d’vents et d’pays.

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

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