2017
08.12

#TourDeFrance 1903, Etp2 « Lyon / Marseille » 2017


Résumé


GPX : #TDF1903-Etp2-Lyon/Marseille
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Départ : Lyon (69000)
Difficulté : Haute
Distance : 381km / D+ : 2600m
Durée : 13h38
Sport : Cyclisme Route

Les Défis vous font découvrir sur vous même des choses que vous ne soupçonniez pas.

Ce sont eux qui vous grandissent et vous poussent au délà des limites.

UNE ANNEE, UN DEFI ! Après la Loire à Vélo en 2015 ou le Tour du Mont Blanc en 2016, 2017 sera sous le signe de la rétrospective et de la longue distance… Un défi inspiré d’une initiative du Club Cyclosportissimo qui organise cette année une épreuve totalement hors norme, une épreuve qui conduira 21 Ultra sur la route des pionniers du Tour de France 1903 (affaire à suivre du 11/09/2017 au 16/09/2017) !!!

Un défi cyclosportif ultra-distance hors norme :
2500 kms | 6 jours
6 villes étapes : Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes
Le parcours du 1er Tour de France en mode ultra

N’ayant pour ma part pas le grain assez gros pour me lancer dans de telle inepsie, je finirai cependant par relever le défi lancé par un ami. Oui, nous referons l’étape du 5 juillet 1903, reliant Lyon à Marseille, et ce après un crochet par Saint Etienne et le col du Grand Bois. Une étape seulement, mais quelle étape ! Partis de nuit de la Cité des Gones (à 2h, de la place Bellecour comme à l’époque), le programme est simple. Nous suivrons la vallée du Rhône par l’ancienne route des vacances (N7) et roulerons jusqu’à atteindre la cité Phocéenne et les plages de la méditerranéenne. Là-bas, le train de 17h02 nous fournira la barrière horaire à ne pas dépasser ! Non nous ne sommes pas fou, nous savons que nous avons tous les deux l’essentiel pour réussir : les kilomètres, l’habitude de rouler long, et une terrible envie de réussir un peu de ce qui a fait la légende du Tour de France. Un peu, juste un petit peu….dans les traces des forçats de la route.

Et réussir nous allons….bien aidé par un Jacques qui, rencontré vers Valence nous aidera pratiquement jusqu’à Orange. Jacques, un dur au mal, un roule toujours qui vous pousse sans mots dire à vous dépasser. Jacques, Jonathan et moi, ou bien l’histoire d’un terre-neuve noir trop curieux, fuguant par la fenêtre et glissant sous nos montures. Boule de poils noir à longue tresse rose, courant et roulant, pattes en l’air, ventre à terre, bête soumise à la dure lois de l’inertie et de l’asphalte que nous avons tous au moins une fois durement apprise. 10 secondes de stupeur entremêlée de peur, 10 secondes ou le plaide à laisse rose, la pharmacie, et la fin d’une aventure auront traversées nos esprits brusquement vivifiés par l’Adrénalyne. 10 secondes d’impuissance totale, 10 petites secondes pourtant si marquantes. Une histoire si burlesque qu’elle en est tout juste croyable. Et pourtant Jonathan et Jacques savent que tout est vrai.  Que tout le monde va bien ; nous, le chien… et son maître. Que la grosse frayeur a été surmonté dignement, c’est à dire sans poser pied à terre…. Car en Ultra, on ne s’arrête pas, quoiqu’il arrive. Règle numéro 1.

Lyon/Marseille c’est aussi le plaisir incommensurable de partir à 2h du matin tandis que le commun des mortels rêve encore. Nous, nous rêvons éveillé, à travers l’agglomération lyonnaise, enveloppée par la chaude lumière des lampadaires et du jeu coloré des feux tricolores. Nous rêvons de montagnes russes, plongées dans l’obscurité, et dont nous ne distinguons que les fragments parcellaires découverts par nos lampions. La vallée du Gier et ses façades toujours aussi grises et tristes…. Puis Saint Etienne, son labyrinthe de sens unique et ses montées sèches….un dernier échauffement avant d’entamé la difficultée du jour. Le col de la République et ses 644m de dénivelé. Le col du Grand Bois et ses forêts humides et fraiches à cette heure matinale. Mais ne nous laissons pas distraire. Grimpons ! Le phare de Jonathan couche mon ombre devant moi. J’ai l’agréable sensation d’être immense sous cet angle là. Mais Jonathan l’est tout autant lorsque nous échangeons les rôles. Nous roulerons à deux aujourd’hui, l’objectif est commun et limiter la fatigue de l’autre sera tout aussi important que limiter la sienne…. Alors #RoulonsCollectif 🙂 .

Lyon / Marseille, c’est se replonger dans les souvenirs d’enfance, lorsque Papa refusait de prendre l’autoroute car Maman avait peur et que vous découvriez depuis les fenêtres arrières de la R19 la route du Soleil et les villages de Beauchastel et Rochemaure, les murailles de Mornas, les visages géants couvant la centrale nucléaire de Cruas, ou bien encore les vignobles dont le fruit vous était encore interdit…. 😉

Orange. Il est grand temps de se restaurer… Nous avons maintenant un peu plus de 260km au compteur ce qui pour les gens normalement constitué représente déjà une folie. Oui, mais nous, nous allons manger…et puis nous repartirons. Un sandwich au jambon cru, une quiche lorraine, et même une belle tarte au citron. Une pause déjeuner parfaitement minutée car s’il est tentant de laisser filer le temps, le train, lui aussi pourrait bien filer. Alors on optimise, on retire ses manchettes entre deux bouchées, on consulte le Road-Book entre deux gorgées de coca. 20min se sont écoulées. C’est déjà trop, nous devons repartir. Il reste à peine 120km dans la direction du Sud-Est. Une paille par rapport à ce que nous venons d’effectuer. L’une des clés de la longue distance est de savoir mantalement cloisonner ses efforts. A se représenter le parcours sous la forme de segments de longueur délimitée et parfaitement maîtrisée. On en fait un, puis un autre sans n’avoir plus aucune considération pour le précédent. Et ainsi de suite. Comme si le dernier segment était le premier….Autrement dit, penser 380km, c’est se condamner. On pense seulement 100km. Et puis lorsque ceux-ci sont terminés…on remet les compteurs à 0…. et on repart pour 100km….puis on recommence…c’est facile !

Carpentras marque un très net renforcement du vent. Heureusement, si celui-ci pour l’instant légèrement de coté, il deviendra plus favorable sur la fin du parcours….Une bonne nouvelle quand on connaît les paysages du Sud de la France, où les pins chétifs et espacés n’offrent que peu d’abris contre le vent. Nous n’aurions de toute façon pas imaginé un tel périple un jour de forts Mistral. Car ce que nous aimons à vélo, c’est de pouvoir s’amuser et profiter, pas la lutte contre l’infatiguable ennemie que représente le mouvement des masses  d’air. Le vent se joue bien trop souvent de nous, jouons-nous nous aussi de lui… 😉

Carpentras, nous prenons à droite, laissant le Ventoux derrière nous. Je ne peux m’empêcher de jeter un petit coup d’oeil par dessus mon épaule, une façon peut-être de lui rappeler qu’il représente mon défi estival…et que je n’en ai pas encore fini avec lui….

Cheval Blanc, Mallemort, Eguilles, les noms des villages de Provence sont pour le moins évocateurs. Nous franchissons les panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération les uns après les autres, les paysages défilent toujours sous nos yeux et nous incitent à avancer malgré la fatigue qui commence à se faire sentir…. à moins que celà ne soit lié à la topolographie de plus en plus vallonnée du lieu. Une petite hésitation quand à la direction à prendre dans le village d’Eguilles. Mais une hésitation bénéfique puisqu’elle nous permettra ne nous ravitailler en eau. Ce sera le dernier ravitaillement. Un panneau « Etang de Berre » est planté à droite de la route. Nous serons bientôt arrivé !

Septèmes-les-Vallons passé, nous arrivons dans le quartier Saint Antoine, où Hippolyte Aucouturier l’emportait,  il y a près de 114 ans ! Un page du Tour s’écrivait alors !  Nous pousserons quant à nous jusqu’à la gare Marseille/Saint-Charles avec près d’1heure d’avance sur les délais que nous nous étions fixé. Aucun soucis donc pour réserver les billets et attraper notre train. Et nous aurons tout le trajet du retour pour refaire le parcours …. A vous de jouer !

  


 Parcours


 Histoire du Tour de France 

JUILLET 1903

L’Auto lance le Tour de France (+)

Le Tour de France La plus grande épreuve cycliste du monde entier Une course d’un mois Paris- Lyon- Marseille – Toulouse – Bordeaux – Nantes – Paris 20 000 F de prix Départ le 1er juin Arrivée le 5 juillet au Parc des Princes.

Cadre en acier manchonné soudé protégé par de la peinture. Les accessoires eux sont nickelés (traitement de surface). Les roues sont à pneus, jantes en forme de Chapeau de gendarme, blocage par écrous. La roue arrière est munie d’un tendeur de chaîne, mais il n’y a ni changement de vitesse, ni roue-libre (pignon fixe de 20 dents), ni freins : le développement est unique, pédalier de 56 dents, soit a chaque tour de pédale: 6,16 m. Le cycliste ralentit par rétro-pédalage. Sous la selle en cuir, la chambre à air de rechange est enroulée autour de la tige. Les cale-pieds sont en tôle d’ acier sans courroies. Le guidon, équipé de poignées en bois, est directement fixé sur l’axe de direction, sans potence. Pompe le long du tube vertical, nécessaire de réparation accroché au cadre, sacoche cuir de ravitaillement contenant une bouteille. Poids total du vélo : 12,5 kg

Hippolyte Aucouturier. Éliminé lors de la première étape (Montgeron/Lyon), il gagne cette deuxième étape en 14h25min. Maurice Garin, le vainqueur de cette première édition, arrivera lui 26min plus tard.

Quatre jours plus tard le 5 juillet 1903, les coureurs partent de Lyon pour rejoindre Marseille. Cette 2ème étape est historique, puisque la route empruntée permet aux coureurs de franchir le premier col à plus de 1000m du Tour de France, le col de la République à la sortie de St-Etienne.


2017
08.05

#LesPlusDe2000, 4 jours entre Vanoise et Maurienne !

 Résumé 

02 août 2017, je me suis levé tôt ce matin pour me rendre à Bourg Saint Maurice. Avec comme idée à peine germée de grimper du col mythique, rien n’étant vraiment organisé. Quelques longues journées sous le signe de l’improvision, sans aucune pression ni aucunes contraintes. Une manière de renouer avec son rythme biologique et ses sensations…

Le choix de Bourg n’est pourtant pas annodin. La commune nichée au coeur de la vallée de la Tarentaise est en effet idéalement placée. Iseran, Petit Saint Bernard, Cormet de Roselend, les Arcs forment autant d’ascensions possibles. Possibles mais difficiles…

Val d’Isère en contrebas, et, derrière les montagnes, le lac de Tignes !

Garé sur le parking du centre commercial, les derniers messages postés à la civilisation, j’encliquete la fermeture rapide de mon casque et m’élance vers le toit des Alpes… L’Iseran, ses 2770m, ses 47,6km, ses vallées, son barrage, ses tunnels, ses épingles, ses ânes, ses stations et ses décors grandioses et variées. Je ne l’ai jamais fait. Pourtant,  j’avance en terrain connu. Tignes, Val d’Isère font partie de la culture inconsciente du cycliste. Magazines, émissions, Tour de France, certaines images sont étonnament restées ancrées dans ma mémoire. L’effort les réactivent. Avec l’étrange mais agréable sensation de réapprendre à voir.

L’Iseran, les ultimes kilomètres. La vue sur le Lac et les Montagnes ! A cet instant, je suis heureux !

Le fier Iseran est maintenant tombé. Vaincu par le plus petit mouvement qui soit, circulaire mais répétitif. Le plaisir est absolu. Je m’assois parmis les nombreux touristes s’extasiant devant le cirque majestueux formé par les hauts sommets de la Vanoise. Le temps est au beau, et même au très beau. La « tempête de ciel bleu » promise a bien lieu. Mordant avec envie dans mon casse-croûte, je pense à ceux resté déjeuner dans leur confortables habitations… Enmûrés comme ils sont, ont-ils seulement idée du sentiment de liberté unique que procure l’immensité atteinte à la seule force du mollet ?!

Le Petit Saint Bernard, deuxième col de la journée et pas l’un des moindre !

« Un c’est bien, mais deux c’est mieux ». Après l’Iseran, le Petit Saint Bernard par son versant Français. 31km, jamais très dur, toujours très beau. Je redécouvre ce versant que j’avais miraculeusement descendu les yeux dans le gaz lors du Tour du Mont Blanc 2016. Le village de La Rosière marque le début de la Montagne, la Haute. Nous approchons des 2000m, et, si la végétation se raréfie, les autos sont quand à elles nombreuses à empreinter cette route reliant la France à l’Italie. J’arrive cette fois au bout de mes réserves glycémiques … et des 2188m d’altitude du col. Devant moi, la statue de Bernard de Menthon, l’Hospice… Il reste 400m. Les 400 derniers mètres d’une journée marquée du mouvement que j’aime tant. Une descente pour réfléchir au programme du lendemain. Probablement l’Iseran, par son deuxième versant…

03 août 2017, une belle et grosse nuit de sommeil au Langley Hôtel de Tignes. Je m’étire longuement dans l’épaisse litterie de ma chambre. Des efforts de la veille il ne reste que peu de traces. Et les dernières seront lavées pas la douche fraîche et le copieux petit-déjeuner  que je prends le temps de savourer. L’enchaînement n’est qu’une habitude… L’Iseran en voiture. Pas aussi intense qu’en vélo mais les Marmottes sont malgré tout au rendez-vous. Je roule au pas. Sur la route, de courageuses Marmottes, sont dressés sur leurs pattes arrières et gardent la garde du boxeur peut être trop sûr de lui. L’automobiliste n’est bien sûr que toléré, pourtant il se s’aurait que sortir que vainqueur d’un contact trop appuyé avec la faune locale. Le déséquilibre, même à flanc de montagne…

Bonneval-sur-Arc, l’entrée du village, classé parmis les plus beaux de France !

Lanslebourg, ce joli village marque le début de cette deuxième étape. Un beau démarrage, avec le col de la Madeleine. De longs faux plats ensuite qui vous enmènent à Bonneval-sur-Arc, souvent cité parmis les plus beaux villages de France. Je m’arrête quelques instant pour faire le niveau de mes bidons à l’eau alpine et cristalline d’une fontaine. Les choses sérieuses commencent. Le versant Sud de l’Iseran, aussi haut mais sauvage, SAUVAGE ! De belles rampes, parfois longeant, parfois croisant, les torrents qui descendent vers la vallée. Des prairies, certes un peu fânée en cette période de l’années mais qui contraste parfaitement les larges bandes sombres de la roche affleurante.

L’Iseran, versant Bonneval-sur-Arc, SAUVAGE et MAGNIFIQUE !

Je grimpe étonnament bien, sous la pression d’un Lyonnais qui me laissera un petit  commentaire sympa sur strava. Les pourcentages inférieurs à 7% deviennent faciles tant certains morceau sont raides. Et que dire de ce petit replat situé à quelques encâblure du sommet, juste avant, et juste après le tunnel….Une belle idée des constructeurs de l’extrêmes qui ont bâti ces routes. Avaient-ils alors conscience du terrain du jeux qu’ils nous construisaient alors ? Les derniers kilomètres sont à nouveau plus raide, la route, très dégradée par endroit n’aidant pas non plus. Mais quel bonheur ! J’accroche mon deuxième Iseran, je suis en pleine forme, le Mont Cenis conseillé hier par Jonathan hier n’a plus qu’à bien se tenir !

L’Iseran, 2770m d’altitude, pour la deuxième fois en deux jours !

Le Mont Cenis est court de ce coté-ci, mais la montée à l’ombre des feuillages agréable. Une enfilades d’épingle gommant la pente comme il en existe tant…et puis les derniers kilomètres plus rectiligne et à découvert. Comme une impression que quelque chose va se passer…non pas le panneau aussi austère qu’une stèle avec cette calligraphie blanche et sans imagination trônant sur carré noir… La marche des Eléphant, celle de la cavalerie Napoléonienne puis du Peloton poursuivant l’échappée…..Enfin… la claque… celle reçue devant ce Lac couleur turquoise cerné d’inacessibles montagnes… Instant formidable ! 🙂

Le Lac du Mont Cenis. Jonathan l’avait annoncé. Ce col est tout simplement splendide… à condition de ne pas s’arrêter au pied du panneau !

Le corps est une machine vraiment bizarre. L’esprit aussi. Car tandis que je commencais à flancher sérieusement, un flash, bref et unique, vous remet sur les rails, les bons. Ceux menant à Susa, belle cité Italienne colorée et chaleureuse…. 44°C et un vent chaud qui aujourd’hui vous liquéfie. Aurais-je présumé de mes forces ? Vais-je réussir à m’extirper de cette fournaise ? Pourquoi douter ? Je suis lent d’accord, mais certains sont à pieds. Malheur, on ralentit, et on ralentit encore s’il le faut. Mais on ne s’arrête pas. Car s’arrêter, c’est renoncer. Je me concentre sur le grain régulier du bitume qui défile sous mes yeux. Je retrouve peu à peu de l’altitude et les passages ombragés de cette longue montée. C’est mieux.

Susa, Italie. La cité aujourd’hui sous un soleil de plomb !

Je longe désormais le canal parfaitement horizontal dans cette univers vertical. Au bout, les épingles bordées de rembardes crénelées tout just effleurées à la descente. J’aurais cette fois le temps de les admirer dans leur moindre détail. Barrage en contre-plongée, barrage en plongée. La fin de journée approche. Je suis allé au bout de l’effort acceptable…pour être en mesure d’enchainer sur une journée mémorable ! D’autant que j’ai encore un peu de route avant de pouvoir me reposer !

04 août 2017,

« …Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…Mais bien sûr. »

Deux jours au coeur des Monts de la Vanoise, déjà 300km de vélo, je suis bien physiquement, et la tête suit. Il est temps de passer aux choses sérieuses ! De partir à la conquête de la sortie de référence qui marquera 2017 par sa difficulté et son exclusivité. Inspiration ? Imagination…! Ecran vide à la télévision,… le blouson cuir d’une Marmotte évidemment bien Rock. Association ? Marmotte ROBUSTE, slogan ABSURDE. Le tracé sera évidemment étoilé, difficile et sinueux comme l’est la chasse à la Marmotte. Mais décalé aussi pour ne surtout pas oublier que pédaler rime d’abord avec s’amuser.


Le Yin, c’est le classique, la routine.
Glandon, Télégraphe, Galibier, Alpes d’Huez.
5000m de D+, 175km !

Le Yang, c’est la folie, l’état de grace.
Lautaret, Galibier, Croix de Fer, col de Sarenne.
6500m de D+, 190km !

Le Yang, c’est aussi la luminosité, la rapidité, le côté dur qui manifeste la force accumulée. Le Yang, c’est celui qui est en activité constante. Le Yin c’était hier, le Yang, c’est maintenant.


Grenoble, pas de grasse matinée mais un réveil prolongé en voiture. Je remonte la vallée de la Romanche en direction du célèbre Bourg d’Oisans. Quelques vélos silencieux, des habitants marchant, baguette sous le bras, difficile d’imaginer la folle effervescence d’un 7 juillet 2012. Le Défi que je m’étais lancé me semblait alors tellement hors norme que j’avais acheté un vélo spécialement pour l’occasion. Ce vélo, je l’ai toujours. Un peu moins beau d’accord, mais tellement plus aguerri ! Défier les Alpes avec lui est devenu une routine et s’est en pleine confiance que je m’élance aujourd’hui à l’assault de quatres cols qui ont fait la légende de ce sport…

Le Col du Lautaret, bien que peu difficile, ce col est long, très long ce qui finit par en faire un col usant. Mais aussi tellement grisant !

Le Lautaret d’abord, le plus facile 2000 de France comme je l’ai souvent vu écrit. Oui, la pente n’est, mis à part quelques passages à 8.5%, effectivement pas bien rude. Mais ce col avec 39km d’assension sur ce versant n’en reste pas moins long et usant. Car la route souent très large et passante vous incite inévitablement à tirer un peu plus gros que ce que vous ne devriez. Surtout lorsque vous envisagez ce col comme un tremplin vers le mythique Galibier ! Mais que les paysages sont beaux ! Freney d’Oisans doublé, la route remonte ensuite pour traverser 2 tunnels qui vous enmèneront sur le barrage du Chambon. Une route en corniche, un grand Soleil qui miroite à la surface de l’eau….absoluement superbe ! Ne restera alors plus que 22km, 22km de paysages fait de panorama oscillant entre alpage et massif de la Meije. Et toujours ce flot incessant de voiture tranchant avec cette étrange sensation d’être le seul cycliste à s’être lancé dans un pari un peu fou. Col du Lautaret, 2058m, les cyclistes quasiment absent jusque là sont apparus coomme par enchantement….Comme si beaucoup étaient venu braver uniquement les 9 derniers kilomètres du célèbre Galibier… 9 kilomètres, mdr 😉 !

Le Galibier depuis le Lautaret, un Grand Col par dessus un Grand Col !

Le Galibier depuis le Lautaret, c’est un peu comme presser le boutton qui vous conduit d’un jeu télévisé à un débat passionné sur les reclus tibétains . Aussi soudain que surprenant ! La route se fait ici plus étroites, le décor arride et les cyclistes nombreux !  Véritablement nombreux. Je double autant que je me fais doubler mais peu importe… Le moment est magique. Spectacle majestueux, en danseuse sur la bécanne, avec comme seul point de mire cette cime culminant à plus de 2645m d’altitude ! 4km du sommet, je rattrape un bon coureur, pyrénéen d’adoption ce qui se voit à son coup de pédale affûté. Nous discuterons un peu avant que les dernières pentes, plutôt fortes d’ailleurs, nous séparent. Car si la portion en aval du monument Henri Desgranges est sympa, le dernier kilomètre commencant juste après le tunnel est juste terrible ! 1 gros kilomètre à 10,5% de moyenne, des passages à 12 et quelques cyclistes à pieds ! Je zigzag légèrement pour doucir la pente, 300, 250, 200, 150m et la ligne, enfin, aussi blanche que le sommet est noir de monde. Tout les Alpes semblent s’être donné rendez vous ici. Cyclistes, Motards, Randonneur, tous sans exception attendent le passage de la photo obligatoire devant le panneau tout recouvert de blasons. Incroyable! … et Infernal … !

La stèle érigée à la mémoire d’Henri Desgranges, le créateur du Tour de France !

Mais trêve de rêverie, l’heure des grandes décisions est arrivé. Je me tiens au point de non retour du parcours…car choisir de basculer vers la vallée de la Maurienne impliquera nécessairement l’ascension du col de la Croix de Fer ou du pas moins redouté Glandon. Quand à faire demi-tour….il n’en est évidemment pas question. Je bascule dans la belle et rapide descente, plutôt sinueuse jusqu’à Plan Lachat puis, davantage rectilige. S’il fait chaud dans la descente, je frissonne légèrement ce qui est signe pour moi d’un début de fringale. Les efforts de ces derniers jours ont inévitablement puisés dans mes réserves glycémiques et c’est  prudemment que je décide de faire une petite pause un peu avant Valoire. Non sans m’être arrêté avant pour admirer les statues du festival de paille. Une jeune fille sur une balancoire, un paon, un homme ratissant plus large que lui. Bravo les artistes !

Mini Sandwich englouti, je repars en me jurant de ne plus jamais m’arrêter dans ces attrapes touristes. Mais le bon coté c’est que je n’aurais pas l’estomac en surcharge dans la courte montée du Télégraphe… Télégraphe que j’avale en étant parfaitement abrité dans les roues d’un groupe de danois…et de dannoises. Légère prise de risque dans la descente très rapide menant à Saint Michel-de-Maurienne. Je dois laisser le groupe qui s’arrête dans le bas côté pour attendre ses éléments les moins téméraires. Je sais qu’il me reste un bon morceau de vallée jusqu’à Saint Jean-Maurienne. Cette vallée est particulièrement moche, avec ses routes exposées et ses usines dégradées. Un passage obligé pourtant…

La vallée de la Marienne, passage obligé entre Saint Michel et Saint Jean de Maurienne !

Saint Jean-de-Maurienne, je perds quelques minutes à la recherche d’une fontaine. Le début d’après-midi est caniculaire et il serait inconscient de vouloir grimper la Croix-de-Fer (2067m) sans avoir d’abord refait le plein des bidons. Et c’est en connaissance de cause que je parle puisqu’il y a deux ans, je le franchissais dans des conditions similaires à l’occasion du BRA. La route empruntait alors le col du Mollard et c’est donc, par goût du changement, que le grimperai cette fois ci par l’itinéraire dit « classique ». De longues lignes droites assez raides dès le pied, puis une petite descente avant de remonter vers Sain Jean d’Arves, d’abord, puis Saint Sorlin d’Arves qui marque l’entrée dans la dernière partie, longue d’environ 6km, et tout bonnement exceptionnelle ! Une route étroite traversant les pâturages et offrant un fabuleux spectacle sur la vallée de l’Arvan, les Aiguilles d’Arves, le pic de l’Etendard couvert de ses neiges éternelles et de son glacier, le lac du Laitelet et tout les détails qui forment les paysages de montagnes. Un vrai régal pour les yeux !

La Croix-de-Fer, un col de légende et vous vous demandez pourquoi !

Arrivé au sommet, le ciel s’est obscurci et semble même tourner à l’orage. Je décide de ne pas trainer même si je ne résiste pas à la tentation d’un petit crochet par le col du Glandon. La descente dans la vallée de la Romanche est longue et je piaffe d’impatience, coincé comme je suis derrière des voitures qui ne dépassent pas les 50km/h et freinent à tout bout de champ. Aucune occasion de doubler, je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience…

La montée de l’Alpes, aussi mythique que difficile en cette fin de parcours !

Je retrouve Bourg d’Oisans où j’ai laissé ma voiture pour un ravitaillement solide. Le paquet de gateau est avalé en un rien de temps, le coca bouillant finissant quand à lui dans une bouche d’égouts. Il est 17h, le Soleil tape toujours…. et les 21 virages de l’Alpe s’annoncent corsés. 21 virages, 14km, 1100m de D+ et cette chaleur toujours suffocante et en particulier entre les virages 21 et 17 menant à la Garde. Je commence à avoir franchement mal aux pieds, gonfflés comme ils sont par la chaleur et la pression de l’effort mais je m’accroche….Une Marmotte se termine par définition au sommet, non pas celui de la station comme lors de la Cyclo, mais bien au Col de Sarenne et de ses 1999m de d’altitude.

Le Col de Sarenne en point de mire, dernière difficultée de la journée, mais quelle difficultée !

Et s’il manque un mètre pour en faire un col à plus de 2000m, j’estime qu’y passer assis devrait me donner assez de hauteur pour que ma tête atteigne l’altitude requise !!! 😉

Seul au monde, j’escalade les dernières rampes de Sarennes, sauvages et belles dans la lumière du jour qui commence désormais à décliner. La route n’est plus à présent qu’un mince filet de bitume gris et granuleux s’étirant à l’infini au milieu des ondulations verdoyante de la montagne. Mon regard se perd à l’endroit où la route se perd dans le ciel assombri. Je suis en passe de réussir mon Défi. Un défi plus fort que moi …. un défi plus fort que la Marmotte !

Le geste du planneur, inauguré lors de la Marmotte 2012 et signe d’un défi réussi !

05 août 2017, le quatrième jour d’un séjour pour le moins sportif. Un peu de vélo dans le méconnu Sabot, avant de déchausser pour mieux danser sur la ronde des Lacs…. Les vacances ne font que commencer !

….Fin

 L’Autre Marmotte (04/08) 

 

 

 

 

 


GPX : L’Autre Marmotte 2017
Pays : France
Dépt
: Rhône-Alpes
Départ : Bourg d’Oisans (38520)
Difficulté : Haute
Distance : 213km
D+ : 6250m
Durée : 10 heures 45
Sport : Cyclisme Route


 Iseran/Petit Saint Bernard (02/08)

#Iseran&PetitSaintBernard
Pays : France
Dépt
: Rhône-Alpes
Départ : Bourg Saint Maurice
Difficulté : Haute
Distance : 151.3km
D+ : 3476m
Durée : 6 heures 43
Sport : Cyclisme Route


 Iseran/Mont Cenis (03/08) 

#Iseran&MontCenis
Pays : France
Dépt : Rhône-Alpes
Départ : Lanslebourg (73480)
Difficulté : Haute
Distance : 150.6km
D+ : 3885m
Durée : 7 heures 37
Sport : Cyclisme Route


 Sabot… (05/08) 

GPX : #ColDuSabot 2017
Pays : France
Dépt : Rhône-Alpes
Départ : Allemond (38114)
Difficulté : Moyenne
Distance : 37.8km
D+ : 1465m
Durée : 2 heures 34
Sport : Cyclisme Route


Le Col du Sabot – 2100 m – est le point culminant des cols isérois et seul 2000. Ascension hors norme, elle vaut par sa difficulté avec 18,3 km depuis Allemond avec un D+ de 1370 m à 7,5% de moyenne et surtout par sa situation isolée avec une route en aller-retour qui lui donne un caractère sauvage.
L’ascension est scindée en 3 parties.

La première partie débute à Allemond juste sous le barrage du Lac de Verney avec 1 petit kilomètre à 4%. Puis vous tournerez tranquillement les jambes le long du lac de Verney avec 2,5 km entre 0 et 2,5% maxi.  Vous vous dites à cet instant : « c’est ça le terrifiant Col du Sabot ! ».

Mais la seconde partie va vous réserver un bon gros morceau à avaler jusqu’à Vaujany. Peu avant le bout du Lac de Verney, en laissant filer la route qui mène au Col de la Croix de Fer, vous prendrez la voie de droite qui s’incline sévèrement d’un seul coup. Serrez les dents : 4,7 km à près de 9% de moyenne jusqu’à Vaujany.  Vous vous dites encore : « j’ai du faire le plus dur ! ».

Malheureux, il reste encore 10 km et encore au moins 1000 de D+, faites le calcul… 10% de moyenne !!! Allez pour la forme, décrivons un peu cette dernière partie. Poursuivez au-delà de Vaujany vers le hameau de la Villette. Peu après, vous empocherez un col agréé par le Club des 100 cols : le Collet (de la Villette) à 1400 m. Puis ce sera une incroyable succession de lacets et quelques bouts droits meurtriers (quelques barrières canadiennes à franchir) jusqu’aux Chalets de Côte Belle (alt.1870 m) et enfin du Col du Sabot à 2100 m. Au bout de la route, un parking et une vue imprenable sur le Lac de Grand Maison, la montée de la Croix de Fer et le Col du Glandon surmonté du Mont Blanc juste en face.

( Source Alpes4Ever et toute la montée en image sur Old.Bosses-21.com).

 

 …et Lacs d’Huez… (05/08) 

Dépt : Rhône-Alpes
Départ : Alpes d’Huez (38750)
Difficulté : Facile
Distance : 16.7km
D+ : 550m
Durée : 3 heures 04
Sport : Marche

Un dernier effort pour fêter la fin du séjour…et le début des vacances. Une rando facile depuis la station de l’Alpes d’Huez sur la trace de la ronde des Lacs, Alpes d’Huez. Lac Besson, lac Noir, de la Carlette ou de la Faucille, d’Epilobes en Alpage, sommet rocheux et vallées profondes mais dégagées, la MONTAGNE avec plaisir ! 🙂

 

2017
07.30

La Chambérienne 2017


Résumé


Descriptif :

GPX : Chartreuse / Bauges
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Départ : Chambéry (73000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 86.7km+127.6km
D+
: 2220m+2607m
Durée : 3h37 / 4h59
Sport : Cyclisme Route

Dire que les vacances se sont fait attendre cette année est un euphémisme. Il était en effet plus que temps de changer d’air pour faire redescendre le baromètre du mauvais stress. Et quoi de mieux pour faire le break qu’une petite cyclo sur deux jours organisée dans les massifs montagneux de la Chartreuse et des Bauges ? Une belle proposition de la ville de Chambéry qui organise cette chambérienne pour la deuxième année consécutive. Deux beaux parcours même si celui du samedi se verra bien amputer par une décision de la préfecture de l’Isère. Un peu dommage pour ceux qui venaient de loin. Le Granier est effectivement sympa mais il y a tellement plus à voir dans cette belle région. Mais nul doute que l’organisation aura à cœur l’an prochain de réparer cette petite erreur.

De mon coté, que du bonheur pour cette première cyclo de l’année, la première dans la catégorie des vieux (cat B) et toujours aussi bien classé !!! 😉 A la prochaine … pour … je l’espère … prendre un peu plus de hauteur.

  


Etp1 : Chartreuse

Samedi, c’est donc la Chartreuse que nous allons visiter. 2 boucles identiques par Apremont, puis l’ascension du Granier avant de redescendre dans la vallée d’Entremont, toujours aussi belle. Nous ferons ensuite demi-tour à Saint Pierre d’Entremont pour escalader le versant tout juste descendu.

Le Granier, pratiquement escaladé trois fois aujourd’hui. Ils doivent vraiment beaucoup l’aimer à Chambéry ! 😉

Après Matthieu (Morvandelle), je croise Marie (Dindes de l’Oeillon) qui termine la descente. Des soucis mécaniques l’ont apparemment retardé dès les premiers kilomètres de la course. J’effectue quand à moi cette dernière montée en mode touriste, m’offrant même le luxe de taper la discute avec un baroudeur, large anneau à l’oreille gauche et coup de pédale assuré. Le ciel s’est lui bien obscurci et ce sera sous la pluie que nous effectuerons la dernière descente. Pas de prise prise de risque inutile, j’en termine en 3h37 avec 86km seulement au compteur, bien loin donc des 125 annoncés. Mais au vu de la météo, c’est un bonheur. Tomber à nouveau sur Marie et Matthieu après la course aussi. Dérailleurs électriques capricieux pour elle, très bon chrono pour lui, nous nous recroiserons probablement demain 🙂

La vallée d’Entremont, l’une de mes routes favorites. Si si !!!


Etp2: Bauges

Dimanche matin, il est 8h30 lorsque je me gare sur le petit parking jouxtant la salle et le soleil est radieux.  Nombreux sont ceux à croiser les doigts pour que cela dure, au moins jusqu’à ce que nous soyons arrivé. Après avoir prit la pluie sur les chemins de Stevenson, sur l’étape du Dauphiné Libéré, sur les Copains, et encore hier, je suis en revanche beaucoup moins confiant. Mais cela n’entame en rien ma motivation. La pluie fait partie des aléas inhérents au vélo, et savoir prendre du plaisir sous la pluie vous élargie quelque part l’horizon des possibles.

Le speaker le confirme. Le parcours d’aujourd’hui se déroulera bien dans son intégralité !!! Youpiiii !!!! Nous emprunterons donc la montée de la Thuile, le Col des Prés, le col de Leschaux (ou Marie me rattrapera, mais que les soucis rattraperont une fois encore. Chat Noir ?), et le meilleur ayant été gardé pour la fin, le Mont Revard. Une superbe journée et des sensations un brin meilleur qu’hier, même si le départ rapide malgré la neutralisation m’aura brûlé les cuisses dès les premières hectomètres de la montée de la Thuile. Mais où sont les jambes de l’an passé ??? Une petite 103° place à l’arrivée sur 154. C’est pas très beau ok mais il y a tout de même un point positif. Physiquement je suis bien et moralement, plus aucun stress. Deux jours seulement pour faire table rase, je vais désormais pouvoir me concentrer sur une seule chose. Passer de bonnes vacances !!!! 🙂


2017
07.22

Les balcons Foreziens 2017


Résumé


Descriptif :

GPX : #LesBalconsDuForez
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Départ : Boen-sur-Lignon (42130)
Difficulté : Moyenne
Distance : 129.1km / D+ : 2279m
Durée : 5 heures 17
Sport : Cyclisme Route

Organisée depuis 27 ans, l’Etoile du Beal s’offre cette année un break pour mieux se renouveler. Le club cyclo de Boen nous propose un parcours escaladant les petits voisins du Béal. Un joli tracé de 130km à travers les Monts du Forez. Les cols de la pelletière, du Béal, du pas de la Croix, de la Loge, la Croix Ladret et celui des Quatres jambes, les Brosses sont au programme.

Une organisation toujours bien généreuse avec trois ravitaillements fait de produits locaux et une assiette de pâtes mangée sous le Soleil à l’arrivée. J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette rando réalisée en binôme, et ce malgré la pluie qui n’a pu s’empêcher de s’inviter dans la dernière descente.

Alors oui, je regrette un peu l’Etoile qui était étincelante, mais cette nouvelle proposition des jaunes et bleus a au moins le mérite d’apporter un peu de renouvellement. La qualité de l’organisation est toujours là.Continuez ! Et à l’année prochaine, sur un balcon ou sous les étoiles 🙂 !

  


Parcours


Profil



2017
07.15

…Moi vouloir être Chat….2017


Résumé

Descriptif :

GPX : #MoiVouloirEtreChat
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Départ : Bourget-du-Lac (42700)
Difficulté : Moyenne
Distance : 89.6km / D+ : 3212m
Durée : 4 heures 58
Sport : Cyclisme Route

C’est un col de légende le Mont du Chat … Si je m’en vais aujourd’hui jouer deux fois avec le petit chat(633m)…. le relais du Mont du Chat jouera ensuite avec moi, par deux fois encore. Une petite boucle improvisée sur les hauteurs du Lac du Bourget, pas moins de 3200m de D+ ramassés sur 90 bornes. Un must du cyclogrimprisme ! Les rampes irrégulières du versant Ouest découvertes cette année au Tour, la régularité du versant Est (10km à 9.9% de moyenne), c’est dur, vous êtes en prise mais si vous prenez la peine de lever la tête, ce col est juste magnifique. Alors oui, c’est moins prestigieux que l’Alpes d’Huez ou le Galibier, mais il aurait été dommage de passé à coté de ce petit bijoux. J’en termine quant à moi, gagnant ainsi le droit de me reposer un moment sur les rives paisibles du lac. A vous de jouer 🙂 !

  


Parcours


Profil



BSp@ce



2017
07.13

13 juillet 2017, Victoire de Romain Bardet à Peyragudes

13 juillet 2017, Étape 12 – (Pau / Peyragudes) : Pour mes 30 ans, Romain Bardet s’offre une belle victoire d’étape à Peyragudes, devant un Froome marquant enfin le pas.

Serait-ce le début d’un nouveau cycle ?

 

2017
07.13

13 juillet 1967, Tom Simpson mort au Ventoux …

13 juillet 1967 : C’est un triste anniversaire. Il y a pile 50 ans, Tom Simpson s’effondrait sur les pentes du Mont Ventoux pour ne plus jamais se relever.

Lorsqu’il s’élance de Marseille avec le reste du peloton au matin du 13 juillet 1967, Simpson pointe au septième rang du classement général. Sur les pentes du Mont Chauve, le Britannique zigzague puis s’effondre. Selon la légende, Simpson aurait prononcé dans un dernier souffle: «Put me back on my bike».

Dans les poches du coureur britannique, on retrouvera des fioles de produit dopant. Du tonédron, qui retarde la sensation de fatigue. Allié à la chaleur accablante qui régnait ce jour-là et à l’alcool – un spectateur, toujours selon la légende, lui aurait transmis une gourde de cognac en la faisant passer pour de l’eau – et à la déshydratation: le cocktail lui sera fatal.

2017
07.02

Les Copains d’Ambert 2017, Entre Dore et Ance !


Résumé

Descriptif :

GPX : Etape 1 / Etape 2 / Etape 3
Pays : France
Région : Auvergne
Départ : Ambert (63600)
Difficulté : Moyenne
Distance : 195.6km / 154.1km / 185.5km = 535km
D+
: 3036m / 2103m / 3836m = 8975m
Durée : 8h31 / 6h44 / 8h10 = 23h25
Sport : Cyclisme Route
Les Copains, c’est la plus importante manifestation cycliste en Auvergne.

Les Copains, c’est d’abord une cyclosportive de moyenne montagne connue et reconnue par des amoureux de la petite reine qui viennent de toute la France et même d’Europe.

– Depuis deux ans, les Copains c’est aussi des rando itinérante sur 2 ou 3 jours. Et quel succès ! Les parcours magnifiques et la qualité de l’organisation ont cette année encore attiré près de 360 cyclos venu découvrir Ambert et sa belle région. C’est 3 fois plus que l’an dernier !

Les Copains, c’est surtout Bernard, Marc, Thierry, ….. et tous ces autres cyclistes croisés, anonymes mais souriant. 

– Pour leur 30ième anniversaire, nuls doutes que les Copains présidés par Christian Moliane ont été gâtés 🙂 ! Bon anniversaire à vous les Copains ! Vous êtes grand désormais !


Ambert–> Echandelys

Première étape des Copains sur plusieurs jours. Une belle journée de vélo marquée par la pluie en fin de journée mais aussi par de superbe moment. Une montée tellement raide que ma tête en a oublié le nom, les gorges de la Loire, la montée de Potence pour un ravito bien mérité, des erreurs de navigation et des discussions passionnées sur la meilleur route à prendre, la douche fumante, un repas ouvert par un sublime de crème de betterave, la nuit fraîche et humide en colonie de vacances , bref, 195 bornes de vélo véritable 😉 .


–> Courpière

Bip-Bip-Bip. Les réveils sonnent les uns après les autres dans les chambres colorées de la colonie dans laquelle nous avons trouvé refuge. Les couloirs s’animent tandis, qu’en bas, la queue se fait déjà longue devant le buffet du petit déjeuner. Il est vrai que les odeurs amères d’un café noir mêlée à celles plus suaves de la brioche sont particulièrement réconfortantes lorsque nous attend une nouvelle journée pluvieuse de vélo. Je retrouve Bernard et Marc déjà attablé dans la salle de restaurant. Tout le monde a bien dormi malgré l’humidité relative régnant au sein des chambres. Personne n’est malade et, le bon coté, c’est que cela rendra le choc moins dur lorsque nous franchirons le seuil de la porte. Il ne fait en effet que 6 petits degrés à l’extérieur. Pas lourd pour un 1 juillet ! Le parcours est heureusement un petit peu plus court. 150 bornes à peine et beaucoup moins accidentés qu’hier. L’organisation s’est en revanche une nouvelle fois creusée la tête pour nous proposer des petites routes pour la plupart inconnue même si retrouverait au alentours de Jumeaux des parcours empruntés lors de mon raid Auvergne-Bourgogne (2013) ou bien encore le brevet de Clermont-Ferrand (2016). Quelques gouttes seront aussi au programme mais bien moins qu’annoncée par la météo. Au final, je maintiendrai une belle allure jusqu’à Courpière ou Bernard et Marc sont déjà assis devant le prologue du Tour de France 2017. Je prends le temps de me doucher avant de les rejoindre dans les fauteuils du salon. Il pleut aussi à Düsseldorf, Valverde chute lourdement tandis que Bardet réalise un chrono somme toute honorable. Barguil lui l’annonce. Il essaiera de perdre de temps en début de tour pour bénéficier ensuite de bons de sortie….Les avis dans la salle sont partagés, les commentaires fusent mais toujours avec retenus. Il est grand temps désormais de passer à table. Ce soir, ce sera crudités en entré, lasagne/salade avant de passer au fromage. Un sacré plateau de fromage !


–> Ambert

Et de trois. La dernière étape de cette magnifique rando au cœur du Livadrois/Forez. Les amateurs de longue distance le savent. C’est habituellement toujours plus dur le troisième jour. Mais là, en plus de l’enchaînement des journées, les Copains nous ont concoctés un parcours où se succèdent les cols : Frissonet, Pertuis,Pas de Mousset, Col des Brosses, de la Croix des Quatres Jambes, de la Croix Ladret, de la Loge, le Béal, le Chansert, les Supeyres et pour terminer, Chougoirand ! Une journée qui aurait pu s’avérer bien longue sans la bonne compagnie de Thierry et Raphaël avec qui j’effectuai l’intégralité du parcours. Un café serré dans les environs de Vollore, ville ou montagne je ne sais plus, une quiche épaisse à Noirétable, un nouveau café au Brugeron, un sandwich et une tarte à la myrtille « fait maison » à  la maison du col (Béal). Ne reste plus qu’à faire la course dans le Chansert, à tirer la langue dans les Supeyres, à essayer de récupérer dans Chougoirand… Partis d’Ambert vendredi, nous y revenons. Il est dimanche, et trop tard pour profiter du concours des machines. Dommage ! Il faudra revenir, car cette rando n’a effectivement rien à envier à l’Ardéchoise même si plus confidentielle. Alors profitez-en ! 🙂


2017
06.25

La Torre de Hércules, la Corogne. Muy Bien !


Résumé

Visite de la Corogne et du phare d’Hercules avec Sylvain. Ville côtière et magnifique. La côte est très sauvage. Dolmens, jardins arabe, rochers formés par les eaux, voiliers, oiseaux et toujours cette atmosphère hyper vivante ! Rollers, piétons, vélos, et autres engins futurgiroscopiques sont nombreux sous le phare d’Hercules. Datant de l’empire romain, il s’agit du plus vieux phare au monde encore en activité. Nous le visiterons. Calme humide des fondations, salles cubiques et escaliers spiralés, nous débouchons sur une terrasse haute et balayée par le vent violent. Une vue en panoramique sur la ville et son environnement.


La Tour d’Hercules

La Tour d’Hercule sert de phare et de repère terrestre à l’entrée du port de La Corogne, au nord-ouest de l’Espagne, depuis la fin du 1er siècle après J.C., date à laquelle les Romains construisirent le Farum Brigantium. La Tour,construite sur un rocher représentant déjà une altitude de 57 m, atteint les 55m, dont 34 correspondent à la structure du phare romain et 21 à la restauration dirigée par l’architecte Eustaquio Giannini au XVIIIe siècle et qui ajouta à la structure romaine deux formes octogonales. A la base, se trouve un petit bâtiment romain rectangulaire. Le site comporte aussi un parc de sculptures, ainsi que les pétroglyphes du Monte dos Bicos datant de l’âge du Fer et un cimetière musulman. Les fondations romaines du phare ont été dégagées lors de fouilles menées dans les années 1990. De nombreuses légendes accompagnent l’histoire de la Tour du Moyen Age au XIXème siècle. C’est le seul cas de phare de l’Antiquité gréco-romaine véritablement conservé et toujours en activité.


Carte


2017
06.11

Arouca, Passadiços do Paiva ! Muy Bien !


Résumé

Visite d’Arouca avec Ludo. A une heure et demi de Porto, cet itinéraire touristique propose de remonter les gorges encaissées du rio Paiva par un long ponton en bois. Une marche magnifique mais physique puisque pas loin de 3000 marches vous attendent ! 🙂 Quelques coups de Soleil et pleins de bons souvenirs au terme de cette journée ! I’love Portugal !


Localisation