10.01
Un bon vélo est un vélo qui fait de belles photos…

#VTTheRbedRomadaire
Deuxième participation au Gravel de la Tour Matagrin réalisée en hommage à Daniel qui a beaucoup œuvré pour cette organisation ainsi que pour bien d’autres, et en test de reprise VTT depuis ma blessure fin mai. Si la journée fut particulièrement agréable, avec un beau soleil et des chemins bien secs, il faut pourtant se rendre à l’évidence que le compte n’y est pas… 280 participants environ, ce n’est vraiment pas beaucoup compte tenu du travail effectué et des commentaires toujours positifs reçus à l’arrivée de la part des personnes présentes…
Le compte n’y ait pas non plus coté cheville, la position trop libre sur la pédale ne me convient pas du tout encore, et c’est avec une cheville de nouveau bien enflée que je termine le parcours pourtant facile… Avec quelques frayeurs en plus… Amis Squadra, il n’y aura malheureusement pas de saison VTT pour moi cette année, je le crains…
Reste un joli film, tourné par Michel :
A Daniel qui, quelques jours seulement après Eric, nous quitte après une longue maladie. Nous n’oublierons pas ton coup de pédale ultime dès lors que la route s’élève, la qualité de ta plume lorsque tu saisis au retour et avec brio l’essence d’une sortie de groupe, avec la prévenance de toujours glisser un mot gentil, pour l’une ou pour l’autre. Nous n’oublierons pas ces traces précises et magnifiques que tu as l’Art de compiler sans jamais te tromper. Nous n’oublierons pas cette Aventure que tu apprécies tant et dans laquelle tu nous as guidé. Paris-Brest-Paris, une vie de défi, ce film ici que certainement tu aurais eu plaisir à visionner, pour en restituer l’Esprit. Je te souhaite Daniel, une belle et longue vie, dans ces immenses paysages où les lignes d’arrivée sont bannies. Où les voies en balcons font la norme. Où les montagnes s’enroulent dans le ciel, sous l’onde bleue céleste qui unie l’Infini… Une pensée pour JJ, ta famille, la Squadra, ainsi qu’à toutes ces personnes qui aujourd’hui, ont cette peine d’avoir perdu un ami. Nous ne t’oublierons jamais.
Et te disons encore, merci pour tout Daniel.
Damien.
No direction but to never fight her flow
No direction, but to follow what you know
No direction, but a faith in her decision
And to trust the final destination
De la ligne d’arrivée du Tour de France où j’ai pris place, ce 18 juillet restera pour moi une journée exceptionnelle mêlant à l’exploit sportif de deux championnes, le suspense insoutenable d’un final haletant et des émotions intenses… Cette année, le Tour de France Femme s’est joué pour 4 petites secondes… 4 petites secondes qui au sommet de l’Alpes et après une semaine de course font toute la différence entre la joie expressive d’une Katarzyna Niewiadoma aux anges et la déception profonde d’une Demi Vollering à qui pourtant le Tour semblait promis.

Parti des Pays-Bas et arrivant à l’Alpe-d’Huez, le Tour de France Féminin aura cette année déjoué tous les pronostiques pour couronner non pas une hollandaise comme cela nous avait été promis mais bien une polonaise qui s’est battu corps et âmes jusqu’au bout, qui s’est battu sans jamais rien lâcher pour décrocher la tenue d’or qui lui va si bien… Un grand bravo à vous, madame Niewiadoma ❤️ !
Le Tour de France Femmes nous faisant l’honneur d’une arrivée dans la région, je profiterais de l’occasion pour m’y rendre à vélo de Saint Etienne. Trois étapes, une le samedi par la belle région du Vercors et jusqu’à Grenoble, une le dimanche depuis l’hôtel jusqu’au sommet de l’Alpe d’Huez où la reine ce soir sera sacrée, une dernière pour rentrer, au plus facile car fatigué par toutes ces émotions…











Descriptif :
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Ville de départ : Sorbiers (42290)
Difficulté : Haute
Distance : 533km / Dénivelé : 9100m
Durée : 3 jours, étape à Gières, Isère
Sport : Cyclisme Route
Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence. Alors les sources chantent bien plus clair, les étangs allument des petites flammes. Tous les esprits de la montagne vont et viennent librement ; et il y a dans l’air des frôlements, des bruits imperceptibles, comme si l’on entendait les branches grandir, l’herbe pousser. Le jour, c’est la vie des êtres ; mais la nuit, c’est la vie des choses. Quand on n’en a pas l’habitude, ça fait peur… (Les étoiles, Alphonse Daudet)





Cela m’a pris d’un coup… Une idée au moins aussi bête qu’elle est simple à mettre en œuvre… Cette nuit, c’est les Perséides qui est la nuit où il y a habituellement le plus d’étoiles filantes dans le ciel… Et chaque année je me dis qu’il faudrait que j’y assiste, et chaque année, il y a quelque chose de mieux à faire ou à regarder… Ce soir, la France jouera les Etats-Unis au basket en final des Jeux Olympiques… Et ce match, mais je ne le sais pas encore, sera un match d’anthologie…
J’ai choisi cependant de ne pas y souscrire, et d’aller m’isoler sur les hauteurs du Pilat pour la plus belle nuit qui soit… Parti du col du Planil, j’arpenterais d’abord le GR couvert de pavasse qui mène à la Jasserie… Il y a deux mois et demi je me suis fait une entorse grave à la cheville. Et il y a tout juste un mois et demi que je remarche à peu près… Autant dire que la démarche n’est pas très rassuré et que je prend mon temps, pesant à chaque instant l’endroit où je vais poser le pied…
Mais j’atteins tout de même et à la nuit tombé la petite cuvette en contrebas du Crêt de Bote où nous avions bivouaqué avec le frangin il y a un an de cela, pour la lune rose… La tente est vite montée, et c’est assis la tête en arrière que je pique-nique tandis que la lune disparaît derrière la Perdrix, ne laissant derrière elle qu’une nuit noire mais parsemées d’étoiles… Je ne sais plus combien j’en ai compté, je ne sais plus à quelle heure je suis allé me coucher, mais les Perséides à cette altitude sans lumière sont une expérience que je souhaite à tout un chacun… Les yeux perdus dans l’immensité de la nuit, sans repère temporel je me suis perdu. Quelque part entre les constellations d’animaux étranges et ces traits de lumières si éphémères mais si beau…
Et puis je me suis endormi, du sommeil dont les étoiles seules ont le secret.