2022
09.11

Le Triangle de la Burle (VTT/Bivouacs, 3jours)


Résumé

Avec Guillaume, au sommet du Mezenc, point d’orgue de ce parcours qui interroge…

Pour tout comprendre : Est appelé Triangle de la Burle, une zone comprise entre le Puy-en-Velay, le Mont Mézenc et le massif du Pilat. Région déjà décrite comme « Locus Horribilis » pendant l’Antiquité. Nombreux contes et légendes à son propos. 75 crashs d’avion depuis 1945, record national. Certains complètement inexpliqués. Parmi les plus emblématiques : le 13 mai 1948, crash de l’avion privé de Kathleen Kennedy Cavendish, sœur de John Fitzgerald Kennedy ; le 21 janvier 1971, crash de l’avion militaire transportant tous les cerveaux de la recherche atomique française ; 6 septembre 1980, « ghost crash » d’un appareil koweïtien. On ne retrouvera jamais les corps ni les débris de l’appareil… Fréquentes observations d’OVNI depuis l’an 1420. Matérialisation de boules roses et bleues. 

 

Bref, une région pas piqué des hannetons, et qui attire le cycliste barré comme les avions… Heureusement, pour le cycliste, ça fini mieux…en général

Il est 8heures lorsque je retrouve Guillaume, l’organisateur de cette petite vacherie sur le parking de Cluny, au Puy-en-Velay. Certains d’entre vous le connaissent peut-être, Guillaume. Il tenait l’Atelier du Vélo à Saint Etienne au temps du Tour des Brasseries de la Loire. Aujourd’hui, il tient un magasin à Valcivières, https://www.larouedynamo.com. Spécialisé dans le montage de roues, il maîtrise comme pas deux le montage des moyeux dynamo. Avec tous les Paris-Brest qui traînent par ici, c’est une information que je me devais de communiquer…

Donc Guillaume, il aime le VTT (engagé), l’Aventure (minimaliste) et accessoirement boire une bière ou deux quand les kilomètres s’accumulent trop. On devrait bien s’entendre ;-). On retrouve également Benoit, qui est venu faire nos brevets en début de saison, et qui lui aussi se souvient très bien du déluge que nous avons eu sur le 300. Benoit boxe dans une autre catégorie. Adepte des BikingMan (Portugal, Corse…), il fera le parcours (270km) sur 2 jours, avec seulement un petit sac-à-dos… Quant au grand machin pas très à l’aise sur un VTT, c’est toujours moi… 😉 Se joindrons à nous Florian et Elie, l’un revient d’un voyage au Palmir, l’autre est originaire du Triangle. Autrement dit, c’est pire.

C’est parti…

Saint Julien-Chapteuil… Premier arrêt de la troupe, en terrasse d’un PMU… Installé sur une petite table au fond de la terrasse, un mec ni jeune ni vieux nous fait des grands sourires. Il ressemble à une hybridation entre un écureuil et Laurent Romejko, et lit Le yoga au bout des doigts de Gertrud Hirschi. Détail important : il est le seul à ne pas boire de boisson alcoolisée. Nous nous dirigeons vers lui.

  • Bonjour. Peut-on s’assoir à ta table ?
  • Oui, amis. Vous êtes les bienvenus. Je m’appelle X***.
  • X****, es-tu un extraterrestre ?
  • Non, j’ai longtemps été dépressif. Maintenant, je suis médium, apprenti-druide et mage blanc. Vous n’êtes pas du coin, qu’est-ce vous amène ici ?
  • Nous allons demain sillonner le Triangle de la Burle.
  • Oh la la. Oui, je connais très bien. Il y a des phénomènes très forts là-bas. Des tourbillons d’énergie. Des vortex. Ils ont des couleurs et des fréquences différentes. C’est en revenant du pèlerinage de Compostelle que j’ai commencé à les voir.
  • Comment tu expliques cela ?
  • C’est de la géo-biologie. La Terre est un organisme vivant, la Burle est tout simplement l’un de ses centres d’énergie, l’un de ses chakras.
  • Et les OVNI ?
  • Le Triangle de la Burle se situe sur d’autres plans vibratoires. Pour moi, les OVNI ne sont que les apparitions d’entités venues d’autres dimensions.
  • Quels sont les endroits où tu nous conseilles d’aller ?
  • Les Dents du Diable, c’est très costaud niveau énergétique. La pierre magnétique de Chazornes, aussi. Et puis Mézilhac, là où les atomistes se sont crashés.
  • OK. Il y a beaucoup de mages blancs comme toi dans la région ?
  • Non, je suis le seul à ma connaissance. Sinon, il y a un mage noir qui tient ici une herboristerie. N’allez pas le voir…

Fort de ces renseignements, nous nous enfonçons à travers les Sucs, encore un peu plus inquiets. Heureusement, le pays est superbe, les chemins, bien que caillouteux, encore roulant. Dans le joli village de Saint Jeure, nous nous arrêtons. Sandwich, quiches, nous nous sommes installés sur une petite table couverte en face de l’église. Durant la durée de notre arrêt, 3 randonneurs ce qui ne trompent pas. Nous sommes bien sur les chemins de Saint Jacques…

La roche druidique de Crouzilhac est une pierre à cupules située sur la commune de Tence…Une légende raconte qu’un homme aurait été puni pour avoir déplacé une borne de la forêt de Crouzilhac, se retrouvant dès lors condamné à errer sans jamais pouvoir poser cette lourde pierre. Le seigneur du château de Mazel l’aurait délivré en l’autorisant à déposer celle-ci auprès du ruisseau des Mazeaux. Son fantôme hanterait encore les lieux…

Nous reprenons, la route, en direction de Saint Genest Malifaux que nous avons choisi comme point de chute. Le Triangle de la Burle a cela de particulier d’être loin des villages et agglomérations. Il faut bien se ravitailler, et ne pas rater son coup… Montfaucon, la via Fluvia qui nous conduit sans efforts vers Dunières. Un morceau récup’ volontairement placé en vue d’un final un peu plus dur, que Nicolas aurait pu tracer. Nous voyons Chaussitre et sa croix à nouveau debout. Nous y sommes, Saint Genest-Malifaux, et son camping.

Il est 18heures trente et nous avons le temps. Quelques courses au Proxi, café des Sports où le patron nous accueil en ami, pizzeria où notre allure vagabonde et notre politesse finissent par convaincre la patronne de nous laisser diner sur place… Le ventre plein, nous rejoignons le camping ou nous dormirons Roots comme on dit. A même le sol, armé d’un simple duvet et d’un sursac. Voyant notre matériel un brin sommaire, nos gentils voisins, des gens d’un certain age, viennent nous proposer de nous mettre à l’abri sous l’avancé de leur chalets… Poliment nous refusons. La rudesse de la nuit fait partie de l’Aventure… (putain que j’ai regretté, toute la nuit, dans mon duvet à 15° alors qu’on a pas eu plus de 5 avec la pleine lune et la rosée…!!! La prochaine fois, je mets l’ego au chaud, c’est sûr)…

Camping de Saint Genest-Malifaux. Entre les chalets, deux vagabonds…

6h30, l’aube est là et avec elle le froid de l’air qui s’ajoute à celui du sol. N’ayant presque pas dormi, je me sens comme un bâtonnet glacé que l’on peine à sortir du papier… Yeahhh !!!!

7h. Ce qui est vachement bien quand on dort sans tente c’est qu’elle est super vite pliée… Je boule en vitesse l’amertume dans son sac et saute dans la roue de Guillaume, qui, en gars expérimenté, est déjà près. Nous filons au café des sports, qui en plus des bières, fait aussi boulangerie. A la télé, le journal. En gros titre, le décès de la Reine. Je prendrai tout de même deux croissants…

La partie d’ici sera la plus difficile, et je ne dis pas ça parce que je suis chauvin. De Saint Genest à Planfoy, puis de Planfoy au Bessat. Nous abordons le Pilat comme si c’était un vieil ami un peu grincheux. Ca monte, ça monte, ça roule des caillasses et ça secoue bien plus que le bas des reins… Mais on s’accroche, jusqu’à la cime de la Perdrix. C’est génial. C’est beau. Le ciel est bas, gris, autrement dit, redoutable. Les pierres, sèches, grises et brutales… On est plus en France, on est quelque part ailleurs au bout du monde…

Le Crêt de la Perdrix. Lors d’une évacuation sanitaire entre Luxeuil et Istres le 1er novembre 1944, les cinq membres d’équipage d’un Douglas C-47 Skytrain américain et 15 soldats blessés Alliés et Allemands trouvèrent la mort lors d’un crash entre le crêt de la Perdrix et le crêt de la Botte. Deux stèles rappellent cet accident : l’une proche de La Jasserie et l’autre sur un sentier entre cette même Jasserie et le col de la Botte.

Dans une clairière un peu avant l’Auberge du Grand Bois où Vélocio avait ses habitudes, nous nous arrêtons. Sur de grands troncs empilés au sol, nous mangeons. En Aspi, et une Pizza. Cela même que nous avons acheté au boulanger du Bessat. En échange des petits sous comme il nous a dit. Les petits sous, à notre époque, ça se compte… et se décompte…

Pause déjeuner, au Soleil, à l’approche du col des grands bois…

De l’auberge, nous rejoindrons Saint Agrève, par Saint Bonnet-le-Froid et le lac magnifique de Devesset. Les cailloux se sont espacés, les forêts sont belles, s’en est presque trop facile… Saint Agrève, 19h30 et plus de 100kilomètres au compteur. Une sortie qui compte. L’Auberge des Cévennes, sa bannière rouge, sa fontaine et ses chaises larges comme deux fesses. On est bien assis avec la petite mousse réglementaire. Ce sera bientôt le début du service. Et l’on se plait à refaire le monde…

Au menu ce soir, un burger à la fourme du Mezenc. Guillaume, à deux doigts de s’etouffer avec le pic qui tient les deux pains de son burger. La Fourme, il n’y en a qu’une de vraie, et c’est celle de Valcivières… 😉 (je rappel ici sa règle énoncé à l’occasion du #CFC, considérer Valcivières et toute production y émanant comme étant le Katmandou forézien). Ce qui n’empêche pas que c’était vachement bien.

22h30. Cette nuit nous ferons l’impasse sur le camping et dormirons au sens du bivouac vrai. Un parc, de l’herbe, deux sacs au sol avec des mecs dedans. Cette nuit-là, je découvrais le secret des chats. Un œil fermé, un œil ouvert et l’oreille sensibles au moindre bruit. Guillaume, lui dors, profondément.

6h30, pas de réveil, mais un coq dont nous avons oublié de relever le prénom. Une heure au moins qu’il gueule, et voici qu’il me prend des envies de meurtres. Une fois tout plié et rigoureusement attaché, nous filons à la boulangerie qui fait aussi salon de thé. 2 café, un flan, 2 croissants. Sur la façade en face, la lumière chaude d’un soleil encore bas dans le ciel… C’est aujourd’hui que nous saurons si la Table d’Or existe ou bien si c’est une affabulation…

Saint Agrève, derrière les vitres du salon de thé, nous attendons l’arrivée des premiers rayons…

Un long secteur routier comme mise en jambe, 7° au compteur mais des paysages à couper le souffle. Bien vert et c’est tout bonnement étonnant… Fay-sur-Lignon, l’arrivée depuis les tréfonds…

La route toute en lacets nous mène au village de Chaudeyrolles, situé au pied du Mont Mézenc, qui culmine à plus de 1 750 mètres. Nous y croisons Roméas, notre premier être humain. Roméas a 65 ans et habite dans le bled depuis toujours. Lorsque nous le demandons où se trouvent les Dents du Diable, celui-ci croit dur comme fer que nous sommes des journalistes envoyés par TF1 pour l’émission Mystères. Puis, il nous répond avec un bon sens paysan : « Vous savez, ces histoires d’OVNI, tout ça, c’est dans la tête des gens. Bon, il y a trois Dents du Diable, et la plus accessible est la dent pointue. Pour s’y rendre en voiture, prenez sur votre gauche pendant trois kilomètres. » Selon l’historiographie locale, une main géante faite d’or et d’orichalque – un métal atlante – aurait été enterrée dans les environs par des druides en -450 avant Jésus-Christ. Ce trésor serait une sorte de condensateur à énergie négative et expliquerait pour beaucoup la malédiction des lieux. 

Au sommet de la Croix de Peccata, nous prenons à gauche, par le petit chemin qui mène au (deux) sommets du Mezenc. Nous en terminerons l’ascension à pied, après avoir pris soin de cacher les vélos entre de petits sapins. L’un des participants de la première édition vient de décédé, sur une épreuve de bikepacking. Guillaume a emmené avec lui une petite bougie qu’il allumera au sommet Ardéchois…

La Croix au sommet du Mont Mezenc…. Jeudi 31 décembre 1964, deux avions de chasse de l’armée de l’Air française se percutent en plein vol au-dessus du massif de Mézenc, dans les Cévennes….

Prenant notre temps, nous avons mangé les sandwichs et le brownie acheté la veille chez Marcon. Sous nos pieds, les Estables, et l’immensité des paysages… C’est absolument sublime !

Le panorama depuis les Estables !

Au Estables, reste une soixantaine de kilomètres que je savoure comme si ça devait être les derniers. Nous L’Aventure proposée était unique et magnifique. L’incertitude liée à la distance, aux nuits en bivouacs envolées, la malédiction du lieu déjouée. De quoi ouvrir de nouveaux champs des possibles… Nous retrouverons Benoit et sa petite famille au Puy-en-Velay où il nous invite à prendre un verre. 3jours de vélo, 270km, 6000m de D+ pour cette version allégée du Triangle. L’original comptant 300km pour 9000m de D+. Un jour, quand nous serons plus grands…

Rocher et Chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe…. Il y au moins deux millions d’années, le bassin du Puy était un immense lac. Les éruptions volcaniques sous-lacustres ont façonné ce paysage. La lave a rencontré de grandes quantités d’eau en arrivant à la surface. De nombreuses explosions, peu violentes, ont fragmenté la lave pulvérisée qui est retombée aussitôt dans l’eau. Les débris se sont agglomérés en couches multiples et se sont soudés puis transformés en un matériau brun clair. Ainsi est né le tuf volcanique. Des panneaux entiers de roche retombaient à chaque explosion dans la cheminée. Le Rocher est ainsi constitué de grandes dalles proches de la verticale qui témoignent du fragile entassement dans la cheminée profonde.

Nous choisissons de finir cette enquête en allant voir le mage noir dans sa boutique d’herboristerie estampillée « Guilde des Rebouteux 2017 ». Manque de bol, il n’est pas là. Nous tombons sur sa secrétaire particulière qui nous dit :

  • Oui, il est parti en consultation à La Grande-Motte. Vous vouliez le voir pourquoi?
  • Nous revenons du Triangle de la Burle. Nous voudrions savoir ce qu’il en pensait.
  • Oh ! Le Triangle de la Burle ? Il y a tellement de théories farfelues à son sujet. Je suis très ouverte à l’invisible, mais sur ce coup, je crois que tous ces crashs sont dus à des conditions météorologiques difficiles : la Burle, qui a donné le nom à la région, est un vent très violent. Avec en plus des températures basses, et des sommets cachés par les nuages, toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait des accidents. Vous désirez autre chose ?
  • Non, ce sera tout Madame.

Déshabituée à un tel shoot de rationalité, ma cervelle fusionne et notre retour est une longue hallucination où se croisent les Petit-Gris, le mage blanc, la dent du Diable, Monsieur X et Laurent Wauquiez. Arrivé en bas de chez moi, j’ouvre ma boîte aux lettres. Pendant trois jours, elle s’est gavée de publicités, de factures et d’une mise en demeure. Jetant cette paperasse à la poubelle, je me dis qu’il est finalement bien dommage que le Triangle de la Burle ne m’ait pas téléporté dans une autre dimension. Une dimension loin, vraiment très loin de ce plan vibratoire que l’on nomme réalité…

 

* En italique, extrait de tirer de la véritable enquête… https://www.brain-magazine.fr/article/brainorama/47705-Dans-les-mysteres-du-Triangle-de-la-Burle

 

Les crashs

  • Le mercredi 3 novembre 1943, à Marcols-les-Eaux (Ardèche), un bombardier britannique Handley Page Halifax devant parachuter des armes aux résistants de la Drôme heurte le rocher de Bourboulas. Six des sept membres d’équipage décèdent dans l’accident. L’appareil a été pris dans un remous mystérieux et plus aucune commande ne répondait. Ce sont les propos du mitrailleur de queue, le seul rescapé du crash qui explique, effrayé, qu’il a ressenti une forte chaleur faisant place, soudain, à un froid glacial. Des témoins au sol voient le bombardier tomber en piqué avec tous ses feux de position allumés autour de lui (il était « entouré d’une multitude de petites lumières multicolores »). Pourtant, pour ce genre de mission derrière les lignes ennemies, les avions volaient de nuit tous feux éteints pour ne pas se faire repérer par les batteries de canons anti-aériens.
  • Le mercredi 1er novembre 1944, crash d’un Dakota C-47  dans le Massif du mont Pilat.
  • Le jeudi 13 mai 1948, à Saint-Bauzille (Ardèche), un peu avant 18 h 00, un petit avion de tourisme tombe foudroyé et s’écrase au lieu-dit Taillas, un endroit surnommé autrefois « terre des loups »… À l’intérieur… Katleen Kennedy Cavendish, la sœur du futur président des États-Unis, et son amant… De quoi alimenter le mythe d’une malédiction pesant sur la célèbre famille.
  • Le vendredi 12 Décembre 1952, un bimoteur s’écrase à quelques centaines de mètres du précédent crash de 1948…
  • Le jeudi 5 novembre 1963, deux Gloster Javelin FAW.9 britanniques se crashent. Les pilotes s’éjectent mais on ne les retrouvera jamais (information sensationnelle, mais à vérifier).
  • Le jeudi 5 novembre 1963, à Jaujac (Ardèche), un avion à réaction arrache plusieurs toits avant de répandre son carburant dans quelques habitations. Quatre riverains trouvent la mort dans ce drame. Les deux pilotes, qui s’étaient éjectés de leur appareil auparavant, sont indemnes.
  • Cette même année 1963 s’écrasent également un Gloster Meteor et un Lockheed F-104 Starfighter.
  • Jeudi 31 décembre 1964, deux avions de chasse de l’armée de l’Air française se percutent en plein vol au-dessus du massif de Mézenc, dans les Cévennes. Cet accident aérien pourrait passer totalement inaperçu 58 ans après sa survenue s’il ne faisait pas partie d’une longue liste de faits analogues se déroulant dans une zone géographique bien délimitée, appelée « le Triangle de la Burle » et si certains témoins ne faisaient pas mention de phénomènes que la science humaine ne sait pas encore expliquer de manière rationnelle…

  • En 1965, deux F-104 Starfighter se heurtent au-dessus du Mézenc en plein vol, explosent et s’écrasent au lieu-dit « les dents du diable ». Les témoins affirment que les appareils étaient poursuivis par six petites boules rosâtres qui s’arrêtèrent au-dessus du point d’impact jusqu’à l’arrivée des secours. Elles furent donc visibles par tout le monde pendant une période assez longue.
  • Toujours en 1965, un avion d’entraînement Fouga CM-170 Magister percute le sol près d’Orcival. Il était survolé par « deux soucoupes volantes» distinctement vues par les sept premières personnes arrivées sur les lieux de l’accident.
  • Le lundi 18 mars 1968, un avion d’entraînement Fouga CM-170 Magister et un Dassault Mirage III C entrent en collision, de nuit, près de Saint Félicien.
  • Le jeudi 31 octobre 1968, un autre Fouga CM-170 Magister se crashe à trois kilomètres de Cros-de-Géorand. Les conditions météos étaient mauvaises (pluie et brouillard).
  • Le lundi 23 Juin 1969, c’est un Jodel qui tombe d’un coup sans aucune explication.
  • Le lundi 12 août 1969, un nouvel avion s’écrase au col de Goudooze. Il était poursuivi par trois triangles lumineux. D’autres témoins mentionnent la présence d’un quatrième objet lumineux d’une autre forme. Plus tard dans la journée un Wassmer s’écrase à son tour. Il a tenté un atterrissage en catastrophe mais n’a pas eu le temps de réaliser la manœuvre. Et ce n’est pas terminé : un peu plus loin deux chasseurs en provenance de la base aérienne de Francazal se percutent en plein vol sans explication.
  • En septembre 1969, un avion à réaction s’écrase au sud du Béage, sur le Cros de Géorand (deux morts).
  • Après quelques semaines de répit un nouvel incident survient le vendredi 21 novembre 1969. Cette fois, heureusement, il n’y a pas de morts. Trois avions dont un Dassault Mystère IV connaissent diverses « pannes mystérieuses » alors que passent quatre « disques luisants et lumineux » au-dessus de Saint-Pierreville.
  • En avril 1970, un Dassault Mystère IV, poursuivi par des boules lumineuses très singulières, s’écrase près de La Terte.
  • Le jeudi 21 janvier 1971, le bimoteur Nord-Aviation N262 (n°44 F-RBOA de l’armée de l’Air) de la base aérienne de Villacoublay à destination de la base aérienne d’Orange. L’appareil transporte huit membres d’équipage, sept hauts responsables du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et six officiers d’état-­major devant inspecter l’usine nucléaire de Pierrelatte. Le pilote reçoit une clairance de l’ATC (Air Trafic Control) de Marseille pour descendre à 8 000 ft (pieds) jusqu’à Montélimar, puis à 5 000 ft jusqu’à Orange. N’ayant pas bien compris la consigne, l’équipage amorce immédiatement sa descente vers 5 000 ft et, dans des conditions météo exécrables, disparaît des écrans radar et s’écrase au lieu-dit des Hubertes, en bas du suc du Paradou, entre les cols de Mézilhac et des Quatre Vios.

  • Le mois suivant, en avril 1971, c’est tout simplement un Beechcraft Bonanza qui se volatilise dans le Triangle de la Burle. Il ne sera jamais retrouvé, ni aucun de ses passagers.
  • Le mardi 1er juin 1971, un Cessna revenant de Fréjus s’écrase à Saint-Front, près du lac Arcône. Les habitants précisent alors que le lieu est fréquemment survolé par « des machines volantes et soufflantes ».
  • Le jeudi 17 Février 1972, un avion de tourisme de type Robin DR 253 Regent se crashe. Les conditions météo étaient mauvaises avec un épais brouillard.
  • Le vendredi 1er août 1975, crash d’un avion à Marat (Puy de Dôme).
  • Le mardi 18 Avril 1978, un avion de tourisme s’écrase après avoir heurté l’angle d’un immeuble de la commune de Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche). Les conditions météos étaient une nouvelle fois très mauvaises.
  • Le samedi 6 septembre 1980, à Saint-Vincent-de-Barrès (Ardèche), un avion militaire koweïtien est frappé par la foudre et explose dans le ciel. Le pilote et les sept passagers périssent.
  • Le jeudi 18 septembre 1980, un avion est signalé en perdition au mont Devès. Il est vu entouré de feu et de fumée. Parmi les témoins, des gendarmes. Les secours sont envoyés mais l’épave ne sera jamais localisée. Le plus étrange est qu’aucune disparition d’avion n’est signalée. C’est l’un des premiers cas français de ce qui s’appelle un « crash de rien » (ghost crash en anglais) et il n’y aurait que 22 cas recensés dans le monde.
  • Le mercredi 24 septembre 1980, un avion dont le moteur fume abondamment accroche la cime des arbres et s’écrase près de Saint-Agrève (Ardèche).
  • Le jeudi 22 janvier 1981 correspond au signalement d’un nouveau cas de « crash de rien », toujours aux alentours du Mont Devès. C’est le deuxième dans le Triangle de la Burle.
  • En février 1981, un troisième « crash de rien » est déclaré. Les gendarmes recueillent de nombreux témoignages concordants d’un avion en difficulté à basse altitude (feu, fumée et moteur avec des ratées…), dont aucune trace ne sera jamais ne sera retrouvée.
  • Le mercredi 28 mars 1984, un avion à réaction survole Privas en dégageant une fumée noire. Il finit par s’écraser près de Saint-Agrève.
  • Le samedi 12 mai 1991, au mont Alambre, un Piper Apache (avion bimoteur de tourisme, appelé Aztec dans sa version plus récente) de l’Aéro-club d’Auvergne s’écrase dans la matinée s’écrase aux Estables suite à un changement de cap. Le pilote et deux passagers périssent dans le choc mais une adolescente de 16 ans, Dorine Bourneton, reste bloquée dans les décombres toute une journée avant d’être secourue. Paralysée des membres inférieurs après l’accident, elle se bat pour réaliser son rêve : devenir pilote.
  • Le mercredi 14 août 1991, un hélicoptère a en effet heurté une ligne à haute tension sur la commune de Chomérac.
  • En mars 1996, un Piper Aztec disparaît au-dessus du Triangle de la Burle.
  • Le mardi 24 décembre 1996, c’est un avion de tourisme qui atterrit violemment entre Sagnes et Goudoulet, sur une zone marécageuse.
  • Le mercredi 6 septembre 2000, un bombardier d’eau s’écrase dans le secteur du Burzet (Ardèche).
  • Le dimanche 13 octobre 2002, un ULM s’écrase sur la commune de Jaujac.
  • Le lundi 14 avril 2003, un avion de tourisme s’écrase à Saint-Marcel-d’Ardèche.
  • Le samedi 23 avril 2005, c’est un autre avion de tourisme qui chute entre Villeneuve-de-Berg, Saint Germain et Sauveplantade.
  • Le vendredi 28 décembre 2006, un avion en flammes se crashe sur la commune de Saint Sernin.
  • …

Au total, il y a eu près de 70 accidents d’avions dans ce périmètre, pourtant 1 000 fois plus petit que le triangle des Bermudes….

De quoi laisser tout de même perplexe…

 

Parcours

GPX : #LeTriangleDeLaBurle…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Haute-Loire
Depart : Le Puy-en-Velay (43000)
Difficulté : Moyenne
Distance : 270km / D+ : 6000m
Durée : 22 heures en trois jours
Sport : Cyclisme VTT


2022
09.05

« En Quête du Triangle de la Burle… »

 

La France n’a pas à rougir du Triangle des Bermudes, du Triangle du Nevada ou du Triangle de la Mer du Japon, puisqu’elle possède en son sein le Triangle de la Burle. Située entre la Haute-Loire et l’Ardèche, cette zone étrange comptabilise plus de 75 crashs d’avions depuis 1945 – dont certains inexpliqués – et des phénomènes ufologiques y sont fréquemment observés. Porte vers des dimensions parallèles ? Base extraterrestre ? Trou du cul planétaire ? Ce week-end, un groupe d’électrons libres se rendra sur place pour mener l’enquête…

Hors-série illustré (le Progrès). Dessin de Chloé Manceau.

Ce « Pot au Noir » ou Le « Bermudes des Cévennes » n’est pas avare en observations de phénomènes étranges, d’histoire de troupeaux de vaches anéantis… Entre Le Puy-en-Velay, le Mont Pilat et le Mont Mézenc, le rude pays de la Burle ne ménagera pas les valeureuses et valeureux qui tenteront l’aventure. Plus que les cailloux et le dénivelé, ils affronteront toute la puissance de la Table d’Or, que l’on dit enterrée au pied des Dents du Diables…

Une Aventure prometteuse proposée par la Roue Dynamo (du 09 au 11 septembre)

2022
08.20

#RetourAuxSources…


Résumé

20 août, voici maintenant un peu plus d’une semaine que la trace des &L&phants s’est évanouie… Et je ne retrouve que partiellement, le goût de…

Nicolas, qui décidément tient une forme remarquable, a sonné la révolte et rameuté les troupes. Comme nous l’avions fait en 2020 avec Christian…

Il nous propose de filer plein Sud, en direction du plus fidèle Lieutenant de l’Amiral… 270km, 4000m de D+, et il n’a pas eu l’air de beaucoup ciller… 😉

Ce jour, le Gerbier de Jonc rayonnera, telle un bouquet d’argent sur l’horizon…

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* Programme ou Menu, c’est comme on veut *

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www.oasisdesartistes.org, TELEPAT

Je ne suis pas matinal, et c’est un gros défaut, je le sais…
Cette tare m’a fait rater le départ d’une heure, et j’étais sacrément vénère…

‘Raye le mot « impossible » de ton lexique et ne lâche pas
Ton objectif, ne t’en détourne pas
Rien n’est joué, la roue tourne et c’est là
Que la donne peut changer…’

En Chasse-Patates…
J’ai bien fini pas les rattraper 👍 !

Sachez bien que je m’en serais voulut de ne pas réussir…
Le tracé proposé n’était qu’un collier de perles apairées…
La Loire, le Fleuve Mythique et Sauvage, ce bloc de lave…
Que l’érosion infine de sa gangue granitique a débarassée…
Mis à nu, fragile filet d’eau à la portée anthropologique…
Ces plateaux, à perte de vue étendus et jamais trop lisses.

« Concentré, explore les sentiers enchantés
En danger, ça ne fera qu’engendrer
Des passions à partager, des questions sans réponses
À se poser, la possibilité de penser à tête reposée
Tu n’es pas obligé de prendre ce qu’on t’a donné
De t’abonner à la routine qui t’est proposée… »

*****

* La randonnée des Sources de la Loire, une création du CCVillars *

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Parcours

 

GPX : #RetourAuxSources
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Depart : Unieux (42240)
Difficulté : Moyenne
Distance : 270km / D+ : 4038m
Durée : 11 heures 12min
Sport : Cyclisme Route


2022
08.18

Les Chasses-Patates…

Une équipe de Champions qui vous chante le contre la montre des tubes à rustines !

2022
08.11

#UnePinc&D&l&phant…🧒🐘🏞️


Résumé

Eléphantine, je l’ai construite de toutes pièces en 2015, avec l’idée en tête d’en faire un vélo pour voyager. Le premier périple effectué en sa compagnie fut la Loire à Vélo, un raid au fil de l’eau réalisé en autonomie complète grâce à son association avec une remorque Bob Yak. Il y eu ensuite quelques voyages, mais avec sacoches pour gagner encore en liberté cette fois-ci. Comme la Stevenson ou bien encore un tour inoubliable d’intensité réalisé selon la règle des 100kilomètres qui a suivi le premier confinement. Il y eu aussi quelques bêtises…. Et puis c’est tout, car j’avais entre-temps découvert le bikepacking et les joies de voyager léger. Pousser la machine dans ses derniers retranchements, avaler les kilomètres du matin au soir, faire défiler l’infini rouleau des paysages !!! Nancy/Villars, Saint Etienne/Nice, Saint Etienne/le Phare des Baleines… A chaque fois, voir mon petit point se déplacer à toute allure sur la carte suffisait à m’émerveiller. Je ne comptais ni les heures, ni mes efforts… Seul l’allure de ma progression avait grace à mes yeux, ainsi que  l’étirement joyeux d’une journée, du lever au coucher du Soleil.

Et puis cette année cette idée d’éléphant traversant les Alpes m’a interrogé. Comment auraient été perçus ces animaux, si lourds, si puissants, si nous les avions affublés de si petites sacoches ? N’auraient-ils pas eu l’air un peu ridicules ??? Leur force n’est certainement pas leur vitesse ni leur fougue. La veritable force que nous respectons est l’inaltérable patience qui en résulte… Une force tranquille, trop souvent invisible dans la loi de la jungle…

Le constat posé j’ai écrit à l’amicale cyclo Pavillaise pour annoncer mon forfait à l’Hannibal Rider. Mais je partirai, tout de même. En solo et le plus fidèlement possible suivant le code des Eléphants. Eléphantine (autrefois appelée Bob Straggler ou Modestine) me semblait toute indiquée. Lourdement équipée, un cadre acier, des trains roulants de VTT, de grands volumes d’étoffes  rouges pour les bagages. Seize kilogrammes auquel il faudra rajouter le poids de l’eau. Auxquels s’ajouteront encore ceux des bagages… Vêtements chaud, duvet, tente, nécessaire de toilette, nourriture… 18kg en tout, sacoche et manche de brosse à dent comprit. C’est en pensant confort que je les ai remplies. Je savais pourtant que plus je serais lourd, plus mon périple serait lent. Mais c’est bien ce que je cherchais… 36kg et 64 qui font 100, une somme enfin digne pour une sortie pachydermique…

31 juillet 2022, nous y sommes. Le départ officiel d’Hannibal sera jour de mon départ. Comme en 2020, je jour du dépassement est dépassé. Je me refuserai donc à prendre la voiture pour aller pédaler mais me concocte, à la place, une étape spéciale qui de Chevrières me conduira à Tournus, via Charolles, pour y trouver la trace de l’Eléphant…

Il me faudra un peu de temps encore pour digérer tout ce que j’ai vu durant ce voyage, pour que j’emboite et réorganise mes souvenirs rendu quelque fois vaporeux par la chaleur suffocante qui pendant des jours à frapper mon crâne fort fort heureusement bien abrité. Mais je n’ai que très rarement fait de parcours aussi complet. Le travail du traceur a été phénoménal et j’ai circulé à petite allure d’une friandise à l’autre. Parfois excessivement sucrées mais toujours harmonieusement parfumées. Dans ce voyage solo pas une seule fois je ne me suis ennuyé. Et quand Saint Etienne fut approché, c’est un peu triste que j’ai pédalé. J’aurais bien voulu pouvoir encore et encore vagabondé ainsi, d’un camping à l’autre, d’une boulangerie à l’autre, de sommets en sommets, de petits miracles en tours de magie, de photos en photos… D’ailleurs des photos j’en ai pris des centaines que j’ai rassemblées en petit album accessible ici : https://photos.app.goo.gl/3yj29Z6XDQSr1iPJ9

 

…

 

Nous voici donc au terme de douze jours de voyage à travers les Alpes, de Saint Etienne à l’Iseran, par le Jura et le Vercors… Un total de 1300km pour 26000m de D+ basé sur une trace exceptionnelle, celle de l’Hannibal Rider, un brevet fédéral organisé par le club de Pavilly. Une compagne de route incroyable aussi, Eléphantine, un petit 36 d’après elle mais disons-le plutôt 38kg… Déhanchement d’allure un peu pataude mais comme je l’avais souhaité une démarche imperturbable… Une trace royale, fruit d’une succession de territoires et de paysages, sans aucuns temps morts, des moments de joies intenses et parfois des doutes terribles… Du temps pour ne rien faire, des soirées entières passées à contempler les étoiles, des nuits pleines sous la tente… Rien que du beau temps, des centaines de photos et d’émotions gravées, des ami·e·s par pur hasards rencontré·e·s, des murmures et des songes…

 

#Jour…1 : >> Charolles ;

– la plaine du Forez, mon père et mon frère qui m’accompagnèrent ;
– les gorges de la Loire, le château de la Roche ;
– le canal du centre liant Saône et Loire ;
– la première installation parmi les cris des gamins.

 

#Jour…2 : >> Saint Julien-sur-Suran ;

– le bocage charolais ;
– Tournus la belle ;
– une Saône-et-Loire bucolique ;
– mes premières cueillettes.

#Jour…3 : >> Champfromier ;

– le vert émeraude du barrage de Vouglans ;
– les cimes Jurassienne ;
– le village de la fille du coupeur de joins, les murs de tavaillons ;
– Laurent qui accepta de couper l’électricité du VTT pour faire avec moi un bout de chemin…

 

#Jour…4 : >> Annecy ;

– le Bugey par les cols de Richemont et du Grand Colombier ;
– la route des crêtes du Valromey, une belle découverte ;
– les Gorges du Fier prodigieuse ;
– les montagnes devant soi et une Annecy animée comme jamais ;
– ce petit jeune descendu à vélo de Normandie pour ses études à Thônes…Coloc d’une nuit.

#Jour…5 : >> Praz-sur-Arly ;

– le plateau des Glières et l’émotion ressenti la haut face aux actualités ;
– le col des Aravis et l’assistance (eau et ombre) apportée par un futur Paris-Brest… 😉👍 ;
– l’énervement face au connard qui mit trois plombes à dégager son bolide garé sur mon emplacement… ;
– la pluie qui fit tomber la température.

#Jour…6 : >> Bourg-Saint-Maurice ;

– la belle montée du col des Saisies rafraîchi par les pluies de la nuit ;
– la rencontre fortuite avec Henri et un mec de Montbrison à Arreche-Beaufort ;
– l’inoubliable montée du col des Prés et cette vue imprenable sur le barrage du Cormet ;
– le Cormet de Roselend, pour moi l’un des plus beaux cols alpins ;
– l’orage qui me coinça dans le bloc sanitaire jusqu’à 2h du matin…

#Jour…7 : >> Modane ;

– l’Iseran et Marguerite que je croisais par un joli hasard à quelques encablures du sommet ;
– le coup du moineau que l’on transforme en tarte aux noix. La fatigue et ses miracles ;
– la descente sauvage sur Bonneval-sur-Arc, le cri des marmottes ;
– les forts de l’Esseillon et la redoute Marie-Thérèse…

#Jour…8 : >> Bourg d’Oisans ;

– l’enchaînement Télégraphe/ Galibier avec des jambes de feu, Patrice que je croisais à la sortie de Valloire ;
– le col de Sarenne et la piste merveilleuse qui permet de rejoindre Auris par le col de Cluy ;
– les balcons d’Auris, route en corniche aux aplombs vertigineux ;
– l’accueil chaleureux réservé par le camping de la Cascade…

#Jour…9 : >> Lac du Sautet ;

– le somptueux Solude et sa dernière partie Gravel ; Un bras d’honneur pour l’usine de l’Alpe ;
– l’heure passé debout, dressé sur les pédales et pouls aux tempes à batailler face au Parquetout ;
– l’agréable ascension du col du Noyer et son arrivée magique sur le Champsaur ;
– la négociation avec le gérant du camping, mi- gitan mi cowboy, pour trouver une petite place entre deux tentes ;
– la lune sur les montagnes, son reflet dans le lac…

#Jour…10 : >> Die ;

– l’épuisement ressentie dès le matin, une journée difficile… ;
– le col de Menée et les souvenirs vivaces d’un Paques-en-Provence en compagnie de la Squadra (Feurs) ;
– la chaleur Drômoise, la clairette et les villages d’artistes ;
– le sommeil difficile du vraisemblablement à un excès de petits culs, piscine oblige…

#Jour…11 : >> Saint Vallier ;

– l’âcre fumée des incendies noyant Die et sa région. La montée du Rousset dans le smog, yeux en pleurs et gorge qui gratte ;
– les couleurs blé-ciel du drapeau Ukrainien flottant sur Vassieux-en-Vercors ;
– le cirque de Combe-Laval, le col de la Machine et ses routes suspendues ;
– le Rhône, coulant large et parfaitement bordé ;
– les deux mecs louches, musique de crétin et œil vitreux venus gâchés les dernières parts de pizza que je mangeais tranquille sur un banc. Une pizza excellente au demeurant…

#Jour…12 : >> Chevrières ;

– la vallée de la Cance et son sillon de verdure entre Rhône et Ardèche ;
– le col ombragé de la Charousse, l’odeur des bois fraichement coupés ;
– les vastes étendues des Hauts Plateaux, dieu qu’ils sont grillés cette année ;
– les gorges de la Loire, la tour de Chambles, et le frisson de retrouver son pays ;
– la fin d’un nouveau western, la fraîcheur du saloon, la magie des retrouvailles….

Mes remerciements les plus sincères à Eléphantine pour ne pas m’avoir laissé en cours de route, ainsi qu’à toutes les personnes qui m’ont suivi et souvent aidé, bien plus qu’elles ne s’en doutent, grâce à leurs gentils messages de soutiens et d’encouragements… Un immense merci à Patrick Chrétien ainsi qu’à tous les membres de l’Amicale Cyclo Pavillaise. Durant ces 12jours, grâce à vous, j’ai rêvé. Avec d’un côté le petit regret de ne pas avoir pu participer à l’Aventure complète (Aventure que je n’aurais de toute manière pas pu mener au bout…). De l’autre le bonheur d’avoir pu, sur cette aventure écourtée, vivre un voyage en pleine autonomie, sans contraintes et avec tout le temps que j’ai eu envie de prendre pour en profiter. La trace passant à Saint Etienne, je ne m’interdis d’ailleurs pas de repartir un jour sur la deuxième boucle du huit, en direction de Pavilly et en bikepacking cette fois… 🐦︎🍻🙂

 

Le puissant Hannibal aurait dit un jour …
« Nous trouverons un chemin… ou nous en créerons un… ».

Mais lui avait une armée et de vrais éléphants…

Je préfère finalement penser que …
« Celui qui désire déplacer les montagnes…
commence déjà par enlever les petits cailloux de ses chaussures…
 »

Parce que 50 kilomètres chaque jour, c’est déjà voyager… 😉

 

Le temoignage d’Olivier Januario


Fiche

L’intégrale d’Hannibal

L’extrait d’Hannibal, au départ de Saint Etienne…

 

Descriptif :

GPX : #HannibalRider
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Chevrières (42140)
Difficulté : Moyenne
Distance : 2 500 km (fait 1300) / D+ :  39 000 (fait 26 000)
Durée : délais 130heures (fait 102 heures / 12 jours)
Sport : Cyclo-camping


Film

« Nous trouverons un chemin… ou nous en créerons un… »

Pensif. Songeur…. 🤔

 

2022
07.17

#LaBelleEtoile… 🌠

Le Tour vient juste de finir, une belle étape touristique entre Saint Etienne et Mende…
Dans la terrible montée Jalabert, c’est le courageux Matthiews qui nous a régalé…
Vingegaard ne lacherait rien, son dauphin Pogacar aurait encore à batailler…
S’en était trop. J’étais à mon Tour pris d’une furieuse envie de rouler.

Rouler oui…mais le doublé Solstice/Marmotte m’ont bien laissé sur le flanc…
Je devais donc trouver l’idée qui me permettrait de me reposer.
Regard circulaire, mon vélo, mes saccoches et ce matelas…
Rouler quelque part pour m’y dormir. Ainsi soit-il.

Ni une ni deux, le package était fait.
Et l’Aventure commençait.

Et l’Aventure fut bien belle.
On peut faire des choses compliquées.
Dans des endroits que l’on voit milles fois instagrammés.
Et puis l’on peut agir à l’instinct, prendre sa monture et vivre son Western.

En solo, apeuré parmis les loups du Forez.
Animé, enthousiamé, enchanté comme le Roi du Forez.
Vous, mes Hautes Chaumes, et vos herbes ondulants sous le vent.
Toi, le méconnu Forez. Que j’aime au moins autant que mon petit Pilat.

…

Une nuit magnifique, perdu dans l’immensité céleste…❤️

2022
07.13

13 juillet 2022, la Jumbo a osée renverser le Tour…

13 juillet 2022, Étape 11 – (Alberville / Col du Granon) : Sensationnelle étape entre Albertville et le Col du Granon. La Jumbo-Visma a harcelé et esseulé le maillot jaune Tadej Pogacar qui, dans la dernière ascension a explosé sous l’attaque de Jonas Vingegaard. Le coureur danois est monté seul, reprenant tout le monde au passage et prend la victoire d’étape ainsi que le maillot jaune. Romain Bardet signe une troisième place derrière Quitana, et devient le dauphin de Vingegaard.

 

Le Granon. Ce beau col. Pour moi à jamais si particulier… 😢

2022
07.09

#Bike’NTroc 2022


Résumé

BIKE & TROC FESTIVAL, le festival de la Loire 100% vélo !

Une belle journée VTT malgré un parcours en tout point identique à celui de l’an passé, et quelques couacs au niveau de l’organisation. Un peu dommage car cette épreuve aurait tout pour devenir une épreuve phare du calendrier Ligérien. Et parce que le terrain de jeux ne manque pas en ces hauts plateaux du Forez. Cela étant dit, nous étions deux en 2021, quatre cette année, et comptons bien être seize l’an prochain. Avis à tous les Squadra qui passeraient par là !!!

Les vastes étendues des Hautes-Chaumes sont un spectacle…

Mais c’est dans la fraicheur des sous-bois que nous avons préféré !!!

Le climat rude des Hautes-Chaumes (site classé Natura 2000 / env. 12.000 ha) ne permet pas d’y habiter à l’année. Les troupeaux de vaches y montent en estive durant 5 mois. Le lait produit était transformé sur place en fromage (fourme) pour être conservé puis descendu dans les villages à la fin de l’estive. Des bâtiments en dur (jasseries ou burons) sont construits à partir de la fin du XVIIIème siècle pour la vie pastorale durant l’estive. La mutation de l’agriculture dans les années 50 entraîne un abandon progressif des exploitations traditionnelles. Les jasseries ont ainsi presque toutes perdu leur vocation agricole durant les 30 dernières années. Elles servent aujourd’hui de refuges, de gîtes d’étape, d’auberges (Garnier, Coq Noir) mais sont majoritairement privées et fermées au public. (Hélios-Drone)

 


Fiche

Descriptif :

GPX : #BikeAndTrocFestival
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Loire
Départ : Chalmazel (42920)
Difficulté : Moyenne
Distance : 78 km / D+ :  1930m
Durée : 6 heures 53
Sport : Cyclisme VTT

 

2022
07.03

« La Marmotte 2022 »


Résumé

Cette année encore, mon frangin m’accompagne pour aider à la logistique. Il parait que l’on se ressemble. De vrais jumeaux…

Et voilà, c’est fait. J’ai échoué. Un bel échec après celui du Solstice, il y a tout juste 15jours. Deux échecs consécutifs sur deux épreuves aux parcours qui auraient du être mythiques. Deux échecs certainement un peu liés…

On ne peut pourtant pas dire que je ne m’y étais pas préparé. 2012, 2022. 10 ans d’entrainement, plus d’expériences…et de confiance. Quelques années en plus aussi. Qui ont certainement peu à peu eu raison de la niaque de mes débuts… Car si je pouvais rouler des heures le rouge au front et le coeur aux tempes, je ne le peux plus. J’ai peur. Peur d’y rester. De plus en plus. Et c’est terrible… 😉

Donc la Marmotte 2022, quésaco ? Une édition d’anniversaire un peu spéciale puisqu’il nous est proposé de rajouter au parcours classique la fin du col de Sarenne et une deuxième montée de l’Alpes. Une idée un peu folle mais qui méritait d’être tentée. Au moins, il n’y aura pas le regret de ne pas avoir essayé 🙂 !!! Un format ultra de 225km et 6 300m de D+, ouvert à 500 participants. Nous n’étions que 350…

Cols : Col du glandon 24.1km 4.78%, Col du Télégraphe 11.5km 7.3%, Col du Galibier 17.6km 7%, Alpe d’Huez 13km 8%

Pour cette édition longue, le départ se fait à une heure où le soleil n’est pas encore levé. Nous sommes en petit commité, ça parle milles langues autour de moi, et même si je ne suis pas très en forme je suis bien content d’être là. L’excitation des départs, la tension adroitement installé par le speaker. Très bientôt, une longue route se dressera devant nous. Faite de cols mythiques et de paysages exceptionnels. L’Oisans. La Maurienne. Le Galibier. Autant de légendes inscrites profondément dans notre inconscient.

5h, c’est parti. A mon grand étonnement, ça part cool, dans les longues lignes droites menant à Allemond, puis les premières rampes du Glandon. Le jour se lève et entre les bruits des vitesses qui s’échangent, je profite à plein poumon de cette belle grimpée du Glandon. Sauvage. Déserte. Entourés par ces Géants bienveillants. A l’approche des cimes, la roche soudain se pare d’or. J’en ai le souffle coupé…

Col du Glandon, la première partie dans les profondeurs des montagnes…

Avant que le paysage ne change, au détour d’un barrage. Une vue grandiose sur le lac et les sommets escarpés. Ce n’est certes pas mon premier Glandon. Mais j’en suis encore une fois tout retourné…

Sommet du Glandon, en 2h et 06 minutes depuis Bourg d’Oisans. J’ai consulté mes archives. C’est 6 minutes de plus qu’en 2012 où nous étions partis comme des bourrins. Je ne peux qu’être satisfait de cette montée !

Vallée de la Maurienne. C’est une cyclo mais j’ai mal géré mon coup. Après une longue descente technique et sinueuse, j’ai fini par m’isoler. Et c’est tout seul vent de face que je ferai l’intégralité de la vallée. De nombreuses cartouches inutilement gaspillées… Mais voici déjà le Télégraphe, et sa belle route pas trop pentue… Une chance, car la chaleur se fait présente…

Sommet du Glandon, 4h40 depuis Bourg d’Oisans. C’est 14 minutes de moins qu’en 2012 soit 20 minutes de reprise depuis le Glandon. Il est vrai que j’ai beaucoup progressé au plat et en descente depuis mes jeunes années. Mais quand même. Je me surprend !

Fort de cette avance inattendue, je m’assois un moment au ravitaillement de Valloire. Il y a des chips, des Monster-Munch, des bananes, des oranges et des barres de la marque Jaune. Jambon et fromage sont les grands absent. C’est dommage. Mais c’est une course !!! Enfin une course. Je discute quelques instant avec une dame très gentille qui découvre la région pour la première fois. Elle peine apparemment à cacher son enthousiasme. Tout comme moi… 🙂

Mais nous voici déjà repartis. Sur les pentes ardues du Géant des Alpes. Un colosse. Est-ce Hydrus, est-ce Gaius ? Je me sens d’un coup comme Ico tout frêle dans cete joute inégale… Ployant dangereusement face à cette brutalité et les assauts répétés de l’Astre. Je m’accroche mais les crampes sont proches et le réservoir est vide. Vaincu. Mon final difficile au Solstice et la trop courte récupération ne m’ont pas permis de refaire les stocks. Je coince, mais ne me plains pas. Participer à cette Marmotte était si fortement compromis au mois d’avril lorsque cette mauvaise tendinite m’avait frappée. Cette tendinite, je la traine toujours. Comme une veille amie, elle me ralentie, et voyage avec moi. Quelques mètres encore, dernier effort. J’évite de regarder les cohortes de cyclistes me déposer. Me concentrant sur ce lieux et cet instant que je perçois déjà trop bref…

Le Galibier ne peut laisser longtemps indifférent. Il est beau et rude et comme les montagnes des contes pour enfant. On s’y s’en tour à tour petit. Et soudain si vivant…

Grimper un col. Aller au bout de soi. Consentir cet effort dans l’unique optique d’un complet relachement…

Je cache mon jeu. En vrai, j’ai des crampes dans les deux mollets…

Col du Galibier, 6h 47 d’efforts. C’est trois minutes de plus qu’en 2012. Le confortable matelas acquis dans la vallée et le Télégraphe vient de subir le même sort que ces glaciers qui devraient nous entourer… L’heure est à l’impuissante reculade…

Le Lautaret, cette longue descente vers la Romanche… La turquoise du lac Chambon. Les tunnels désormais très bien éclairés. Me voici déjà à Bourg d’Oisans. Ces premières rampes. Terribles. Ces premiers virages. Suffocant. Je coince et re-coince. Je suis devenu le cyclo le plus lent que cette Terre est portée. Le coup de chaud et le plomb accroché aux soquettes. Je baisse la tête mais rien rien n’y fait. Je suis une coquille vide. En 34×32. C’est quatres dents de plus qu’il y a 10ans et ce n’ai pourtant pas assez. L’Alpes. Cette montée mythique que je maudis. Pourquoi Hollandais n’en avez vous que pour elle. Quand l’on vient du Glandon. Quand on vient du Galibier. L’Alpes c’est grimper l’échelle alors que nous virvoltions au tronc des arbres. Mon cerveau en ébullition. Des chiffres. Encore et toujours ces chiffres. L’Alpe. C’est 21 virages,  13km, 8% de moyenne. 44 degré Celcius au plus chaud de la pente. C’est des spectateurs qui aujourd’hui pour nous suivre n’ont pas besoin de beaucoup courir. C’est un dernier combat. La voiture garé en bas. Mais une bribe de fierté pendue la haut. C’est interdit de s’arrêter. Alors on continu. Même si c’est mort…

Sommet de l’Alpe, après 10h23. C’est 1 heure et 10 minutes de plus qu’en 2012. 2heures et 10 minutes à lutter face à l’insolation et la panne d’énergie.

Pas de deuxième Alpe. Je termine la première irrémédiablement occis. Mon amour du vélo en ayant pris un sérieux coup… Il me faudra du temps je crois pour rebondir. D’autant que de cette Marmotte un peu trop pompeuse je n’ai pas tout aimé. Une impression désagréable de pompe à fric et aussi parfois de m’as-tu vu ? De la peine pour ces bénévoles jugée pas assez rapide. C’est à cause d’eux ta 4257ième place ? Pauvre buse. Si t’étais pas si fort et si je n’étais pas si maigre je te fouterai bien deux claques. Bref. Cessons cette mauvaise fois de mauvais perdant. J’ai échoué. Et je sais pour quoi. A vouloir se faire aussi gros que le boeuf on fini forcément par se bruler les ailes. L’essentiel est pourtant sauf. Un beau week-end. Partagé en compagnie du frangin. Un beau parcours. De milles émotions mêlées…

Randonnée, la Cascade de la Fare (la veille)

Randonnée, la Cascade de la Fare, en arrière plan, le Sabot (la veille)

Randonnée, l’Enversin d’Oz (le lendemain)

Sur le même thème
 » La Marmotte 2012 « 
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 » L’AlterNAtive Marmotte 2021 « 


Fiche

 

Descriptif :

Cyclosportive : La Marmotte 2022
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Ville de départ :  Bourg-d’Oisans (38520)
Difficulté : Haute
Distance : 175km / Dénivelé : 5000m
Durée : 10 heures 23 minutes
Sport : Cyclisme Route

 

2022
06.18

#SoPhareAway… Tri-Angle pour un SolStice


Résumé

Et voici le parcours du Ride au SolStice qui nous fera découvrir les recoins secrets d’une petite contrée nommée Forez… A quelques jours du solstice d’été, une trace à tire-d’ailes entre les trois grand Phares qui veillent… Crêt de l’Oeillon, Mont Boussuivre, Pierre-sur-Haute… Trois singularités à lier sous un triangle parfait… »

« La houle, je la scrute longuement, creux et crêtes, jusqu’à perdre repère et flotter, léger vertige. Les vagues virent au bleu pétrole à la vertu du crépuscule, le mistral hausse le ton, ça moutonne aux franges, à monter, à descendre – et à la lisière de l’écume, quelque chose, furtivement, scintille et passe… J’ai la respiration coupée. » (So phare away, Damasio)

La météo de ce 18 juin 2022, je ne prendrais pas les jambières… Etre au départ sera amplement suffisant…

Ce matin, j’ai retrouvé Laurent à Saint Just, à l’heure que nous avions convenu.

Il était cinq heures, et les températures déjà douces.

La nuit, elle, commençait à se dissiper.

Nous roulions.

En doublette, vers Saint&.

Un premier secteur urbain, mais déserté.

La Terrasse, Stade, Steel et la moins belle Terrenoire.

Ville Verte se dérobant soudain par la magie d’une route touristique.

Saint Ch’mond, Saint Ch’mond, oubliant les 2 minutes d’arrêt.

Nous entamions, pressés, la première ascension.

A mouche que veux-tu. D’un Planil minéral.

Au sommet du col du Planil, se faire cadran solaire dans la lumière déjà brûlante…

Croix de Bois, Croix de Fer, si les mouches s’amourachent, les collants cyclos tuent-mouches…

Nous n’atteindrons jamais Doizieux.

J’avais choisi l’option découverte par le hameau des Freysses.

Une belle route, étroite, rugueuse et pentue comme on en trouvera beaucoup.

Laurent n’a jamais roulé le Pilat. J’espère que celà lui plaira.

Menuiserie où flotte l’odeur du bois. Voici les Scies.

Remonter 2 dents, forcer les guibolles.

L’Oeillon est un pur et dure.

Affliction heureuse 😈

 

Aigrette n°1, Crêt de l’Oeillon, 1364m
Depuis Doizieux, par les Freysses : +13,7km / D+ 780m

Crêt de l’Oeillon, que Laurent voulut voir de plus près. Dommage qu’avec cette canicule le ciel soit aussi voilé. Le spectaculaire panorama auquel nous aurions du assister restera caché. En reste une pause bien méritée. Et cette discussion enflammée, sur cette société qui finira par nous tuer. » Demain, il fera chaud. Restez chez vous ! Buvez ! Bougez ! Ralentissez ! Fuyez le gras et le sucré … « 

Un peu beaucoup cinglés, nous sommes partis quand même. A nos risques et périls. Juste pour hisser bien haut Jolly Roger. Sur ce mat qui surplombe mon Pilat, comme un majeur debout et bien droit.  « Sur la côte des naufrageurs, j’ai rêvé, enfant, ma vie d’homme comme un grand défricheur. Je cherchais les épaves au trésor. J’étais pirate autour d’un feu de bois flotté. Je regardais le ciel à l’envers dans les miroirs de lune. Au matin, je tenais le monde dans une poignée de sable que le vent éparpillait. Mes secrets dormaient au pied des citadelles et dans le creux des dunes. «  Bernard Giraudeau

La table d’orientation de l’Oeillon. De là, nous pouvions appréhender l’Aventure dans laquelle nous nous étions engagés. Relier l’Oeillon, le Mont Boussuivre et Pierre-sur-Haute. A tire d’ailes, avec parfois quelques surprises, parfois bonnes, souvent mauvaises… 😉

Une aigrette sur le crâne, dans la descente nous avons plongés.

Surpris de l’affluence qui innondait l’Oeillon.

Aujourd’hui. C’est Air de Fêtes.

Et j’avais prévenu…

Le Jarez. Jarez de faire. Et poigne d’acier.

En Cellieu, mes encouragements à vous les fous.

Arrf… Sauce barbecue ? Ou bien moutarde. Rupture !

Chagnon, Saint Romain, au loin, un calvaire, et des vergers.

Nous sommes aux fondations. Terrible mur Gauthier.

A la peine. Arc-Bouté ! Fil vert Bouton vert.

Ce pont. Nous le ferons sauter.

Sous un grand arbre ombrageux, un Fred tout frais nous attendait… Derrière ce mur que Fred avait pourtant reconnu. Et qu’il considérait. Comme une gourmandise dont il ne faudrait pas abuser… Malin le Fred ! Et toujours fidèle aux belles mécaniques.  Kona émaillé rouge …

Le village de Lamure est vidé de ses habitants. Qui derrière façades surchauffées et volets clos, chante l’harmonica…

Sainte Foy-l’Argentière n’était pas sur la trace. Mais le Vival d’Aveize étant fermé, nous avons du nous adapter. Il est 14heures, et le Soleil de plus en plus implacable. Une boulangerie. Une boulangère aux joues brillantes. Nous aurions bien eu besoin d’un peu d’essence pour le moteur. Mais les quiches et tartelettes étaient devenues bien plus abordables…

Le circuit pavés de Souzy.  Pétard ! Entre les vibreurs, quelques jurons… Exit les pavés. Place à cette langue nutella dont la palme enduit nos basques… Fred, Laurent seront d’accord. Mes alertes répétées sur ce secteur n’étaient point sottises. 150 kilomètres de sueur et d’efforts. Mais nous en voilà sortis. Des Auberges. Nous partagerons ce verre, à l’ombre des parasols… Parviendrons nous à convaincre Fred, de continuer un peu … ?

Et Fred continuera un peu…

Jusqu’à la Tour, où une première aigrette l’attendrait.

 Caressées tout en haut de la piste, au coeur d’une jolie clairière.

Les aigrettes sont l’atour des Grands-Ducs.

Plumes sans fonctions sensorielles.

Elles impressionnenent.

Les Fiers-à-💪

 

Aigrette n°2, Mont Boussuivre, 1004m (Piste)
Depuis la Croix Casard : +1,7km / D+ 135m

Allongés dans l’herbe verte de la clairière, écrin magnifique à la Tour Matagrin… Et bien qu’en retard sur nos prévisions, nous n’étions pas très pressés de repartir… Savourant l’instant. Notre parcours faisait écho à l’origine du site. Points de triangulation de la France au moment les cartes furent établies. Une borne en pierre de l’époque napoléonienne insérée dans la maçonnerie de la tour pour en témoigner.

Et Fred continuera un peu…

Depuis la Tour vers Néronde, puis Balbigny.

 En formation nous roulions. Face au Grand Sèche-Cheveux,

Qui donne la couleur des blés. Encore une journée passée à rien penser…

Courir, pédaler, glisser, voler… Et un jour oublier …

Tout. Tout. Mais pas cette journée.

Passée avec la Compagnie.

SolStice Heureux.

Boen-sur-Lignon. Laurent est cuit. Et moi aussi.

Coup-de-Chaleur ? Désydratation ?

La plèbe avait raison.

Défiance, et vain vin les raisins secs.

Gisant sur le bitume nous égouttions. Dernier repas.

William lui était en route. Vers Pierre-sur-Haute.

Amis, famille, enfants compris.

Equinoxe Joyeux.

 

Croix Ladret.

J’ai l’estomac noué.

Au sens propre et figuré.

Alors je m’accroche. Dans la roue de

Laurent qui, indulgent, m’attend.

Maillot noir et vert. Voilà Flo.

Venu à notre rencontre.

Equateur radieux.

 

Chalmazel, les feux scintillent.

Laissant les passants incrédules devant la chevauchée.

Ne pas renoncer. Braver le Béal dans cette la tempête.

Serrer bien fort le cintre. Cintrer la tête.

Laisser en bas le raisonnable.

Franchir la cîme.

Bénir Flo 🙏

 

Aigrette n°3, Pierre-sur-Haute, 1634m
Depuis le carrefour des Pinasses : + 10,3km / D+ 560m

Au sommet du Col du Béal, Flo avait garé son camping-car. Le ravitaillement sur la table était posé. William et sa famille à quelques mètres dans la tempête bivouaquait….

 

Finalement.

Rattrapé par notre amitié.

S’adoucir. S’assagir. Serait-ce renoncer ?

Accepter l’aide généreuse. D’un…

SolStice ambitieux…

 

Pierre-sur-Haute, 1h du matin, troisième et dernier sommet de cette sortie pas comme les autres… Les raffales ne nous permettront pas d’aller plus loin… Avec un petit goût amer d’inachevé, nous rentrerons en camping-car… Un grand merci à toi, Flo, de nous avoir épargné un final qui certainement aurait été dangereux et éprouvant… A celles et ceux qui aimeraient montrer qu’il est possible d’aller au bout, le parcours est là 😉 …

 

GPX (https://www.openrunner.com/r/14733201) …

 

 

2019…2020…2021…

Tour VTT du Triangle de la Burle ... (Guillaume, vidéo Jeanne Lepoix)
Nouvelle édition en 2022. Pour les inscriptions, c'est ici.

La Fabuleuse Histoire du Tour des Brasseries de la Loire… (Guillaume)…
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#LeTourDesA.R.B.R.E.S.RemarquablesDeHaute-Loire… (Laurent)
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#TDSDME… Le Tour des Sentiers de mon enfance...(William)
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