08.23
Résumé
Une nouvelle chance après une ronde écourtée, il y a déjà un peu plus d’un mois de cela. Cette fois, le rendez-vous est lancé par le club Cyclosportissimo et aura lieu en Ardèche, au départ de Privas, la plus petite préfecture de France avec à peine plus de 8 000 habitants.
Sur le papier, le challenge rassemble tout ce que j’aime : des paysages prometteurs, un parcours exigeant et sans temps mort, peu de participants, donc cette impression très nette d’y aller sans filet. Et puis aussi cette petite dimension communautaire qui me plaisait tant lors des Chilkoot et qui naît souvent autour d’une table, pas seulement sur le vélo…
Nous nous retrouverons ainsi la veille pour l’habituel briefing, mais également autour d’un petit repas, avant la projection de la première partie du film Cap Nord – Nice, réalisé il y a peu par l’organisateur du challenge. L’occasion de découvrir une grande aventure à l’international, mais également les excès de ce genre d’événements, et de mieux cerner tout ce qu’ils demandent en termes de volonté et d’engagement…
Mais le plus intéressant dans nos aventures au long cours est certainement de ne jamais vraiment savoir à quoi nous attendre. Ainsi, plutôt que de la vivre avec Thierry qui, forfait, m’avait pourtant convaincu de m’y inscrire, je rejoindrais, après une petite erreur d’aiguillage en tout début d’étape, Audrey, une Parisienne très motivée par ce challenge et tout ce que cela suppose : battre son record de distance (250km), battre son record de dénivelé (4 800m), rouler toute une nuit en s’arrêtant si possible, mais pas forcément…
Étant remonté à sa hauteur sur des routes magnifiques et très sauvages, c’est pourtant un petit souci de dérailleur qui scellera notre future alliance. Une pile, un peu d’entraide, et cette sensation agréable d’avoir trouvé, peut-être, une coéquipière avec qui partager cette jolie trace et les longues heures dont nous aurons besoin pour en venir à bout…
Si Audrey est peu à l’aise en descente, elle l’est sacrément en montée et je sens rapidement que je vais devoir m’accrocher… Heureusement, elle partage une certaine vision de l’Ultra, qu’elle ne connaît pourtant pas encore, et n’est donc pas contre une petite pause au sommet des Nonnières pour prendre de l’eau, puis au Super U de Lamastre pour nous ravitailler un peu.
Il est midi, l’heure parfaite pour déjeuner et préparer ce que Patrick nous a présenté comme l’un des secteurs clés du parcours : l’interminable montée vers Lalouvesc, puis l’enchaînement rugueux de Rochepaule et du col de Clavière, dans lequel le goudron collant me procure une petite frayeur. Dérailleur coincé, j’ai d’abord cru à la casse de l’un des câbles (décidément !) mais ce n’était heureusement qu’un petit gravillon coincé dans le mécanisme. Et même si Audrey m’attend à son tour, je m’en tire bien !
À 16 heures, nous nous arrêtons à la boulangerie de Saint-Agrève pour prendre de l’eau et surtout anticiper le ravitaillement avant de monter sur les plateaux. Le pavé aux myrtilles de « L’Art des choix » est toujours aussi bon et c’est avec le sourire que nous repartons dans la longue descente qui suit les magnifiques gorges de l’Eyrieux…
Champchiroux. Tous ceux qui connaissent l’Ardèche connaissent ce croisement et cette route qui, à gauche, se révélera bientôt comme l’une des plus belles du département. L’irrésistible montée vers Saint-Clément, où Audrey et moi déroulons dans ce décor de rêve. L’herbe jaunie, les rochers et cette quasi-absence humaine me rappellent immanquablement les images de nos meilleurs westerns…
Saint-Clément, enfin, et son musée du vent. Audrey m’entraîne vers le cimetière, où nous trouverons de l’eau. Nous avons couvert 155 km pour un peu plus de 3 700 m de dénivelé positif et ne pouvons que confirmer les recommandations de Patrick, qui nous incitait la veille à prendre un départ prudent.

Audrey dans la montée de Saint Clément. Son coup de pédale efficace, et particulièrement difficile à suivre !
Nous arrivons désormais sur ce que je considérais jusqu’ici comme la meilleure section du parcours, faute de connaître suffisamment le massif du Tanargue et la somptueuse région des Vans, dont nous parlerons plus loin. Col des Scies, du Viallard, des Boutières. Des paysages toujours superbes dans cette lumière qui commence à baisser. Je fais le rythme, davantage pour réguler l’allure à un niveau qui me convient que pour aider Audrey, qui affiche une grande facilité dès lors que la route se redresse.
Nous redescendons aux Estables, cette petite station de ski où la neige se fait rare, mais où la fontaine coule toujours avec abondance. Il fait presque froid à 1 400 mètres et nous enfilons quelques couches pour nous réchauffer. Car la suite est faite de hauts plateaux, avec ce Gerbier de Jonc d’où s’échappe une Loire naissante, puis ces étendues infinies qui nous mèneront au Béage, où j’ai quelques souvenirs avec mes amis des brevets.
La route va alors redescendre vers Issarlès et son lac, où nous allons nous arrêter une fois encore pour manger et nous équiper pour la nuit.
Il est 21 heures. Audrey et moi plongeons dans le monde de l’inconnu…

Le Mont Gerbier de Jonc, toujours sublime dans les derniers rayons du jour.
Tout s’est éteint. Ne reste plus que le retour d’un bitume variant sous les roues et le champ de vision rétréci ménagé par nos deux phares. Il y a surtout la respiration régulière d’Audrey, qui me calme et me rappelle la chance que j’ai d’avoir pu trouver une si joyeuse coéquipière. Car je n’aime pas trop rouler seul la nuit. Et la savoir avec moi me rassure…
Nous roulons désormais en silence, réservant notre énergie à cette longue ascension dans laquelle nous progressons. Derrière, une longue descente vers le joli village de Montpezat-sous-Bauzon et ses rues pavées, puis Jaujac, où nous trouverons la base de vie. Il est 23 h 30 lorsque nous y arriverons, contents d’y trouver l’accueil chaleureux des bénévoles entourant Patrick, mais un peu inquiets du temps que l’on nous permettra d’y rester. La base de vie ferme à 1 heure. Et si Audrey tente bien de négocier une petite rallonge, celle-ci ne sera que d’une petite demi-heure…
Une assiette de pâtes, puis une petite heure à rester allongés sur les durs tapis du dojo. Et, du plus profond de mon sommeil, espérer convaincre ma compagne de route de repartir malgré tout. Car l’Ultra, c’est cela : beaucoup de doutes, quelques moments difficiles, mais qui participent toujours à rendre chaque aventure unique, chaque succès un souvenir pour la vie.

Le fameux pain-au-lait / jambon, carburant ultime de nos meilleurs Ultras
…
La porte s’entrouvre. Il est 1 h 10 du matin, et c’est seulement à cet instant-là que le terme Ultra prend tout son sens. Quand, au mépris des conventions et de ce qui semble raisonnable, on décide de poursuivre plus loin l’aventure malgré la fatigue et les craintes que l’on ressent à se jeter ainsi, fragile, au plus profond de la nuit…
Il y a cette excitation aussi. Ce sentiment agréable d’avoir donné, certes, mais d’en avoir encore beaucoup sous la pédale. Alors on se prend de nouveau à rêver d’être en mesure d’y arriver malgré les 260 kilomètres et les 5 400 mètres déjà avalés. Et même si je me garde bien d’intervenir, craintif d’influencer une décision qui n’appartient qu’à ma partenaire, j’observe Audrey avancer sur son chemin intérieur. Nourrie par la gentillesse des bénévoles, aux petits soins pour nous deux, et par cette excitation un brin revancharde d’aller titiller le destin.
Dehors, le froid tenaille et nous incite à enfiler tout ce que nous avions eu la précaution d’emporter sur nos montures. Ce qui n’est bien entendu jamais assez…
Le col de la Croix Millet, du haut de ses 776 petits mètres, va heureusement très vite nous réchauffer. Nous habituer aussi à la voûte étoilée et à cette atmosphère sans pareil que peu de cyclistes auront le loisir de connaître un jour. La nuit, les choses sont différentes, mais ce n’est pas grave puisque l’on se sent aussi très différent. Invisible, donc plus honnête avec soi-même et les personnes qui nous entourent. Car il ne s’agit plus là seulement d’impressionner. Il faut aussi survivre… et prendre soin de celles et ceux qui, en confiance, vous accompagnent.
Alors on prend les devants, quelques mètres seulement, pour, de son seul phare arrière, lui indiquer la route à suivre. On se rassure mutuellement aux bruits d’une envolée de lapins, en se disant que ce n’est rien. Que nous sommes sur leurs terres, mais qu’ils ne nous feront rien… On observe, oubliant la compétition, pour disparaître soudain dans l’entrebâillement d’un garage laissé entrouvert. Veillant, dans cet abri, sur une coéquipière éprise de fatigue, et qui ne trouvera son réconfort que dans la froide chaleur d’une couverture d’or et argentée. Il paraît qu’à Paris, on en faisait il y a peu des rideaux face à la canicule…
Nous voici seulement au pied du col de la Croix Meyrand, 22 kilomètres d’ascension consécutive durant lesquels Audrey, loin des convictions dont elle faisait preuve lorsque je l’ai rencontrée, laisse entrevoir ses premières failles… « Que faisons-nous ? Dans la nuit comme cela, avec le froid qui s’infiltre jusque sous nos vêtements ? N’aurait-on pas pu dormir davantage, suis-je vraiment faite pour ça ? » Ces mêmes questions que je me pose sans cesse, mais qui, je le sais maintenant, seront demain le sel de notre aventure. Je ne sais pas, Audrey. Seulement, nous progressons toujours tu vois, et ce moment, aussi inconfortable soit-il, sera peut-être un jour notre plus beau prétexte pour repartir… Profitons-en !
Après une entame relativement roulante, je cède finalement quelques longueurs devant son pédalage bien plus efficace que le mien. Une métronome, et la meilleure raison d’être de ce redoutable challenge… Ce serait quand même beau de terminer ensemble, ne puis-je m’empêcher de penser !
L’ayant enfin rattrapée, quelques hectomètres seulement avant le col de Loubaresse, j’acquiesce évidemment à sa proposition de nous arrêter quelques instants dans ce hameau pas comme les autres. Un bel endroit où nous trouvons refuge, entre une pile de bois soigneusement rangée et le mur solide d’une ancienne grange, semble-t-il… Audrey, sereine derrière sa capuche et ses lunettes qu’elle n’a pas pris la peine d’enlever, dort… Ce que je ne tarderai pas à mon tour à imiter…
Soudain, un jappement sec et ce chien que je vois courir vers nous… Un geste brusque, réveillé en sursaut, et cette frayeur qui me saisit tandis que le chien, surpris lui aussi, s’arrête net. Audrey a eu peur, mais pas autant que moi. Et que le chien, sûrement, qui s’éloigne en gémissant longuement…
La nuit, elle, s’en est allée et nous laisse avec cette lumière indéfinissable caractérisant le jour naissant. Il ne nous reste que trois petits kilomètres pour franchir ce col de la Croix Meyrand, depuis lequel nous découvrons la vallée par laquelle nous sommes montés. Et dans ce mélange de fatigue et de satisfaction, il sera bien difficile de ne pas nous en émerveiller…
Un soulagement de bien courte durée, tant la descente sur l’autre versant se fait glaciale. Une chose que Patrick, en parfait connaisseur des lieux, avait prédite…
Saint-Étienne-de-Lugdarès. Une petite bourgade dont je perçois de suite les possibilités avec cette boulangerie ouverte au bord de la route. Nous allons nous y arrêter, ce qu’Audrey ne manque pas de me faire remarquer (c’est vrai que je m’arrête, et mange, beaucoup !) mais allons y trouver le réconfort d’un petit kawa brûlant et surtout deux participants en pleine déconfiture.
– « Je me demande si ça vaut la peine de continuer… Je n’aurai pas le temps », dit l’un.
– « Je n’ai pas assez dormi, j’ai été dans le dur toute la nuit », dit l’autre…
– « Pourtant, ce qui vient n’a rien d’insurmontable« , leur dis-je. « Nous avons déjà fait 325 kilomètres et presque 7 500 mètres de dénivelé. Il n’en reste que 175 pour 2 000 mètres de dénivelé, ce n’est vraiment rien ! » Bon OK, je m’arrange un peu avec la vérité ! « Il est 8 heures, et nous avons encore jusqu’à 20 heures pour arriver. Il faudrait que nous soyons à 400 kilomètres vers midi, nous aurons alors une après-midi pour les cent derniers… «
Nous discuterons un peu, Audrey et moi, trop heureux de croiser enfin d’autres participants dans cette épreuve dont nous fermions jusqu’ici la marche. L’un est originaire du Gard, l’autre de la Somme. Audrey de Paris, moi de Saint-Étienne. À nous quatre, nous pourrions presque faire une diagonale !
Finalement, tout le monde repartira et tout le monde finira. C’est aussi cela, la solidarité dans un Ultra : trouver les bons mots pour dédramatiser une situation et remettre tout le monde dans le sens de la marche…
Je ne saurais dire si c’est l’effet du café ou bien celui de ce petit épisode à la boulangerie, mais cette deuxième journée me semblait finalement bien commencer. Les paysages, toujours sublimes, y étaient probablement pour beaucoup, mais les jambes reprenaient vie, et celles de ma coéquipière visiblement aussi. Et si nous n’étions pas en mesure de suivre nos deux compagnons, nous allions continuer à progresser entre les cols toujours plaisants qui parsèment la montagne du Tanargue. En commençant par le col du Chap del Bosc et ses pentes couvertes de graviers, où nous allions user quelques cartouches…
La suite, avec les cols du Coulet et du Pas del Fuey, est descendante et formidablement décorée de tout ce que les temps géologiques ont à nous montrer. Des pierriers, des falaises, des rochers de toutes les tailles, de toutes les couleurs, crevant les espaces toujours plus verts des Cévennes…
Il est midi lorsque nous franchissons l’Auzon et décidons de nous arrêter à nouveau pour déjeuner. Une simple boulangerie fera l’affaire. Une pause que nous allongeons par une sieste de vingt minutes à l’ombre de grands pins, où je m’endors aussitôt.
Le bonheur !
…
Dernier après-midi de ce défi pas comme les autres, et nous commençons cette fois-ci à sérieusement redouter la barrière des 36 heures octroyées par Patrick pour terminer le défi. D’abord parce que, contrairement à ce que montre le profil, le dénivelé se révèle beaucoup moins plat que ce à quoi nous nous attendions. Ensuite parce que nous avons retrouvé la chaleur et qu’elle nous fait mal, tant nous étions convaincus de pouvoir y échapper.
Heureusement, la trace est toujours faite avec amour et nous emmène cette fois dans les plus beaux endroits de l’Ardèche méridionale. Comment ne pas s’amuser dans le petit col de la Pigère ? Ne pas être surpris par Banne, petit village de caractère dominant des plaines où nous trouvons vignes, arbres fruitiers, mais aussi ce léger vent du Nord dont Patrick nous avait parlé. À Berrias, nous nous aspergeons généreusement d’eau fraîche à une fontaine, malheureusement non potable.
Car la température grimpe encore et il nous faudra vite trouver de l’eau si nous voulons pouvoir continuer. C’est Audrey, dans ma roue, qui aura l’inspiration. Un robinet, pourtant très à l’écart de la route, dans le village de Maison-Neuve… L’occasion de s’asseoir un moment et de faire les comptes. 418 kilomètres, il en reste un peu plus de 80… L’occasion aussi au premier messages des organisateurs, qui suivent de près notre progression grâce au tracker et qui sont toujours là pour nous encourager.
Nous allons dorénavant longer le cours d’eau du Chassezac, une belle route pour être honnête, mais que nous trouvons bien fade après tous ces paysages de montagne traversés… Et puis cette topographie ne convient guère à ma partenaire, plus à l’aise dans les pourcentages que lorsqu’il s’agit de pousser du braquet. Alors, quand à Ruoms elle me dit qu’elle s’arrêterait bien se baigner un peu, je comprends ce que je percevais déjà depuis un moment. Que l’usure avait fait son œuvre, et qu’une nouvelle période de moins bien était en train de s’installer.
Et malgré les quelques couleurs retrouvées dans un secteur Ruoms-Lagorce relativement vallonné, nous allions bientôt à nouveau déguster dans ce long faux plat montant que dessine une Ibie complètement asséchée. Les délais rendant tout arrêt impossible, nous continuons, bien qu’Audrey accuse réellement le coup. Calée dans ma roue, tentant de suivre mon rythme que je crois adapté, mais qui, de toute évidence, la met en sur-régime.
– « Vas-y, pars, j’en ai marre, je n’y arriverai pas. Je vais m’arrêter un moment et voir si je peux couper«
Et moi, comme un con, qui ne trouve rien à dire. Car je m’en fous de finir dans les délais ou non, en fait. Ce qui m’importe depuis que l’on s’est croisés, c’est cette possibilité de boucler à deux. De l’aider à aller au bout, et de revivre peut-être grâce à elle, et par procuration, ces émotions que l’on ne connaît que lors de ses premières participations… Alors je reste à côté d’elle, plus devant, mais à côté, et en léger retrait. Je ne dis rien, mais je reste. Fidèle à la maxime du club qui veut que l’on parte et que l’on arrive ensemble.
Audrey ne dit plus rien non plus. Mais elle roule. Et beaucoup mieux qu’elle ne le croit pourtant à ce moment là.
Villeneuve-de-Berg. Nous allons nous y arrêter, à l’écart de la trace et pour quelques minutes. Commandant des boissons fraîches à la terrasse du café où nous nous sommes installés. Nous aurions même pu y manger une glace, si nous avions vu le message de Patrick et si Audrey avait voulu.
Car c’est bien elle qui me presse pour que nous y retournions. Alors je me dépêche, car je sais que c’est bon signe. La petite flamme qui l’anime vit bel et bien toujours, et nous allons désormais retrouver son terrain de jeu. Le col du Benas, ses 795 mètres d’altitude en près de 15 kilomètres, ce qui en fait un col plutôt roulant.
Un col que nous grimperons à un bon dix kilomètres à l’heure, en discutant de nouveau comme si rien ne pouvait vraiment nous toucher. De son métier, de ces belles routes qui n’existent que grâce aux voitures que nous aimerions parfois éliminer, de notre compagnon croisé à Saint-Étienne-de-Lugdarès que nous distinguons quelques centaines de mètres seulement devant nous, de ce vélo bien réglé, mais de cette selle qui mériterait tout de même d’être changée. Des Ultras, qui font parfois souffrir…

C’est une Audrey souriante qui arrive au terme de cet AEC 2026
Une dernière descente dans laquelle je suis Audrey dans ses trajectoires approximatives. Une petite faiblesse qu’elle me fait encore une fois remarquer, mais dont je me moque bien, tant je suis content et épaté par celle que j’ai accompagné et qui n’avait jamais roulé plus de 250 kilomètres et 5 000 mètres de dénivelé. Qui avait abandonné la Race Across France, comme j’avais abandonné la Ronde quelques semaines plus tôt.
L’Ultra, ce n’est certainement pas être le plus ou la plus fort(e). L’Ultra, c’est être résilient, c’est savoir toujours rebondir.
Je ne sais pas si Audrey est faite pour l’Ultra. Ce que je sais, pourtant, c’est qu’elle rebondira toujours.
C’est ce qu’exprime son visage, empreint de fierté mais aussi de soulagement, à l’arrivée.
Toutes mes Félicitations Audrey pour ton premier Ultra !
35 h 29. Et le prix de la SOLIDARITÉ…

Un moment de convivialité à l’arrivée avec Audrey, Paul, Hugo ainsi que les bénévoles ayant œuvré pour nous offrir ce formidable AEC-2026.
Un énorme merci à Patrick, Delphine, Marie-Laure, Laurence, Frédérique, Eric et Bertrand. Vous êtes vraiment trop forts. Je vous remercie encore !
…
Roadbook

Vallée de l’Eyrieux – Col des Buffes
KM : 24 / Altitude : 489 m
Le col des Buffes s’élève au-dessus de la vallée de l’Eyrieux, par une route étroite et sinueuse aux pentes modérées.Une montée sans brutalité et régulière. Un col idéal pour se mettre en condition et entrer progressivement dans le défi en ayant à l’esprit que l’endurance commence souvent par la retenue…

Ardèche verte – Col du Faux
KM : 99 / Altitude : 1021 m
Cap au nord ! Passé Lamastre, la route s’élève pour aller en direction de Lalouvesc, au cœur de l’Ardèche verte. Une longue montée de plus de 20 kilomètres vers le nord de l’Ardèche. Assurément un bel exercice de patience ! Les pourcentages les plus forts sont jusqu’au village de Nozières, 8 km à 6,5% de pente moyenne. La suite est plus douce mais quasi interminable pour atteindre le col du Faux.

Les sucs – Col de la Croix de Boutières
KM : 175 / Altitude : 1506 m
Le secteur des sucs marque une transition vers les hautes terres ardéchoises. Les reliefs volcaniques dessinent un paysage ouvert et caractéristique : Mont Mézenc, Suc de Sara, Gerbier de Jonc… Ici, les conditions peuvent rapidement changer et imposer de l’adaptation. Le col de la Croix de Boutières est le col routier le plus d’Ardèche, c’est assurément un passage où l’on mesure pleinement la dimension du parcours. Un col emblématique inscrit dans un vaste cirque offrant un panorama à couper le souffle. Une longue, très longue ascension à aborder avec humilité et lucidité.

Massif du Tanargue – Col de Meyran
KM : 316 / Altitude : 1370 m
Le massif du Tanargue est une terre sauvage et mystérieuse, dont le nom fait référence au dieu celte Tanaris. Surnommée « montagne du tonnerre, » ici la légende veut qu’aucun arbre n’ait échappé à la foudre ! Ce massif impose son caractère et l’ascension du col du Pendu depuis Valgorge va mettre à l’épreuve votre endurance avec ses 20 km d’escalade.

Ardèche méridionale – Un peu de répit !
KM : 420 / Altitude : 324 m
Les principales difficultés sont désormais passées et il est temps de souffler un peu dans un décor aux accents méridionaux caractéristiques : calcaire, vignes et oliviers.

Massif du Coiron – Col du Benas
KM : 490 / Altitude : 795 m
Le Massif du Coiron, vaste plateau basaltique, est une formation géologique unique née des anciennes activités volcaniques de la région. Ce massif impressionnant se distingue par ses paysages volcaniques et ses coulées de lave solidifiées, qui dessinent un relief accidenté et saisissant. C’est le dernier rempart à franchir avant de plonger sur l’arrivée. Avant cela, il faut se hisser jusqu’au col du Benas à 795 m d’altitude après 15 kms d’ascension depuis Saint Jean le Centenier.
Fiche
Descriptif :
GPX : Ardèche Endurance Challenge 2026
Pays : France
Région : Rhône-Alpes-Auvergne
Dépt : Ardèche
Ville de départ : Privas (07000)
Difficulté : Très Haute
Distance : 500km / Dénivelé : 9600m
Durée : 35 heures 39
Sport : Cyclisme Route




























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