
Défi réussi pour tous les deux et une belle médaille à ramener à la maison comme souvenir parfait d’une journée pas comme les autres…
Le voici, le deuxième monument d’un cycliste toujours très amateur, après Paris-Roubaix en 2017 ! Mais le plus monumental dans tout cela, est d’avoir pu le partager avec le frangin qui, s’alignant sur le parcours intermédiaire (160km, 2600m de D+), réussi là sa toute première cyclosportive ! Pas la plus simple, et en Belgique ! De quoi être littéralement trop fier de lui !

Liège-Bastogne-Liège est un mythe ! L’une des courses les plus emblématiques du calendrier cycliste, l’une des plus ancienne aussi puisque créée en 1882 par le Pesant Club Liégeois et le Liege Cyclist Union. Un aller/retour entre la cité Ardente et Bastogne, sur un parcours accidenté marqué par de nombreuses ascensions vraiment très raides ! Dont les célèbres rampes de la Redoute où de la Roche-au-Faucons dans lesquelles les coureurs les plus forts souvent s’envolent tandis que les autres abdiquent, rongés, usés par les efforts consentis tout au long des 250 kilomètres (voir plus) que compte la course ! Ainsi LBL a vu s’imposer les cadors de la discipline : de Bernard Hinault à Merckx, de Philippe Gilbert à Remco Evenepoel et bien sûr l’ogre de ces dernières saisons, j’ai nommé le toujours très cool Pogačar !!!
- 1980 : l’épopée glaciale de Bernard Hinault : L’édition de 1980 reste gravée dans les mémoires en raison des conditions météorologiques extrêmes. Sous une tempête de neige, Bernard Hinault attaque à 80 km de l’arrivée et s’impose en solitaire avec près de 10 minutes d’avance sur le deuxième. Sur les 174 coureurs au départ, seuls 21 terminent la course, illustrant la dureté exceptionnelle de cette édition.
- 1999 : l’éclat de Frank Vandenbroucke : En 1999, le jeune Belge Frank Vandenbroucke réalise une performance éclatante. Connu pour son talent et son panache, il attaque dans la côte de La Redoute, distançant ses rivaux pour remporter une victoire mémorable. Cette édition est souvent citée comme l’une des plus belles démonstrations de force dans l’histoire récente de la course.
- 2005 : le coup de maître de Vinokourov et Voigt : L’édition 2005 est marquée par une échappée audacieuse. À 80 km de l’arrivée, Alexandre Vinokourov et Jens Voigt s’échappent du peloton. Malgré la distance restante, ils collaborent efficacement et parviennent à maintenir leur avance jusqu’à l’arrivée. Vinokourov s’impose au sprint, démontrant que l’audace peut payer sur les routes ardennaises.
- 2011 : le quadruplé historique de Philippe Gilbert : Philippe Gilbert réalise en 2011 un exploit rare en remportant consécutivement la Flèche brabançonne, l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Lors de cette dernière, il s’impose au sprint devant les frères Schleck, complétant ainsi un triplé ardennais historique qui le consacre parmi les grands du cyclisme.
A cette liste déjà bien fournie, nous pourrons rajouter demain la démonstration de Tadej Pogačar et Paul Seixas dans un mano-à-mano intense dans la côte de la redoute ! Un final des plus exceptionnels vécu avec mon frère sur la ligne d’arrivée à Liège grâce aux écrans et aux commentaires de la voix du Tour, le grand Marc Chavet… Un grand moment de vélo où le jeune prodige a semblé un temps pouvoir bousculer un Tadej que l’on croyait pourtant imbattable ! Lot de consolation, Paul ramène le KOM de la Redoute en 3 minutes et 45 secondes, plus de 24 km/h ce qui est stratosphérique tant cette cote est difficile ! Il me faudra 11 minutes et 16 secondes pour boucler cette même cote au bout de ma vie, et 11 minutes et 52 secondes pour le frangin ! De la même façon que pour Paris-Roubaix, on comprend beaucoup mieux la portée de l’exploit après avoir expérimenté le circuit avec ses propres jambes !!!
Autre différence avec les pros, nous ne partirons pas de Liège mais de Banneux, qui est à une petite demi-heure de voiture au sud de Liège. Un bel endroit pour démarrer, et un choix probablement motivé par la difficulté de faire passer près de 8000 coureurs dans le cœur d’une grande ville. De plus, le départ ne se fera pas groupé comme dans la majorité des cyclosportives auxquelles j’ai pu participer, mais par vague successives dans un créneau d’une heure pour le grand parcours. Une très bonne chose, qui outre le fait de fluidifier le trafic sur les ravitaillements permet aussi de diminuer les risques. Ceci étant d’autant plus vrai que l’ambiance était très sereine et les participant relativement prudents pour ce genre d’évènements. L’effet Belgique peut-être !
Coté météo, nous avons de la chance ! Car bien qu’il fasse encore frais au moment de partir, la journée s’annonce estivale ce qui me permet de ne pas m’encombrer et de ne partir qu’avec le kway. 10km sur de grandes routes en faux plat descendant plutôt rapides au début, jusqu’à Sougné qui nous apparaît bien mystérieuses sous les brumes formées par l’Amblève… Un cours d’eau que nous longeons à vive allure jusqu’à Chession où nous bifurquons pour suivre cette fois la rivière de l’Ourthe. Les paysages défilent, à 35/38km/h ce qui me fait mal aux jambes tant j’ai perdu l’habitude de ces départs rapides… Et dans la tête, cette phrase lu au détour d’un blog : « Si tu n’es pas facile jusqu’à Bastogne, c’est que tu roules trop vite…«
Je lève donc le pied dans la première montée du parcours, la cote de Tohogne, qui bien que peu pentue impose un brusque changement de rythme… Durbuy, la plus petite ville du monde mais pas la moins jolie avec son château et son centre ancien. Deux voitures vintages nous y doublent, et puis, dans l’odeur bleutée de leur gaz d’échappement, une épingle comme premier contact avec l’essence même de cette course ! Une belle rampe se dresse sans prévenir et vous scotch sur le petit plateau. Notre groupe explose, car la côte vient de remettre en quelques mètres seulement tout le monde à sa place ! Mur de Durbuy : 1.2km, 6.5% de moyenne, et des passages à 12.4% 😅

La ville de Durbuy, le long de l’Ourthe, est la première cote référencée du parcours…
Nous empruntons à présent de petites routes, étroites, sinueuses mais aussi tellement râpeuses ! Et c’est l’une des surprises de ce LBL, l’état des routes dont nous avions pu avoir hier un aperçu sur l’autoroute et qui se révèle par endroit vraiment limite. Et il vaut mieux bien tenir le guidon toujours si l’on ne veut pas finir au tapis ! Bien choisir l’endroit où poser ses roues aussi tant les crevaisons aujourd’hui seront nombreuses ! Je pense au frangin qui a du partir maintenant. J’espère qu’il aura la chance d’éviter les pépins…
Nous continuons à grimper, vers le point haut du parcours situé à 634m d’altitude et au 75ième kilomètre. En dehors de l’état de la chaussée, les paysages sont plutôt jolis, avec des prairies verdoyantes séparées par de longues portions boisées. Et très très peu de ville, et de voitures forcément. Si ce challenge se déroule sur route ouverte, nous sommes assez peu gêné et les groupes peuvent se former sans contraintes et s’étaler sur la chaussée. La fièvre des premiers kilomètres a fini par retomber, et chacun a bien compris qu’il faudra géré pour aller au bout… Les jambes vont mieux de mon coté, en tout cas beaucoup mieux qu’au début, et de groupe en groupe je cherche les bonnes roues pour m’abriter…
Vient une longue descente, relativement pentue et donc assez voir trop rapide sur ces revêtements vraiment très approximatifs… Nous retrouvons une rivière, c’est l’Ourthe orientale que nous allons remonter jusqu’au village d’Houffalize où est installé le second ravitaillement (j’ai fais l’impasse sur le premier, beaucoup trop près du départ). Mais avant, je vais devoir m’arracher, dans les fortes pentes qui grimpent à travers le village. Les jambes chauffent et le braquet s’avère limite…. Car j’ai bien cru voir un panneau 14% au pied de cette cote de Saint Roch : 1.1km à 11.6% de moyenne, et des passages à 18% 😱 ! Une côte souvent considérée comme la première du grand Liège-Bastogne-Liège ! Un monstre dur à avaler !
Poser le vélo, puis se frayer un chemin entre les participants encore groggy par cet effort violent. Le ravitaillement est copieux, des chips, des fruits, des gaufres mais pour l’eau, c’est beaucoup plus compliqué, avec des files et sans mauvais jeu de mot un embouteillage géant… Heureusement, il m’en reste suffisamment dans les bidons pour faire l’impasse et éviter de perdre trop de temps ici…
Allez hop, je repars… et suis douché par la route qui doit nous mener jusqu’à Bastogne. Une purge de 10km de ligne droite sur une piste cyclables dégueulasse et pleine de débris en tout genre… Mais surtout, je vois les groupes me dépasser sans que je ne sois en mesure de prendre la moindre roue… En panne de jambes et une piquée au ventre qui m’inquiète un peu… Peu habitué à ces moyennes (nous avons rouler à 28km/h sur les 90 premiers kilomètres), je me suis probablement un peu enflammé, et redoute désormais la suite…
Bastogne, j’avais promis de faire une photo du char pour Gilles et Laurent mais malheureusement nous n’allons pas rentrer dans la ville, seulement l’esquiver par le nord. C’est bien dommage, mais Youtube permet heureusement d’apprendre deux trois truc sur ce témoin chenillé de l’histoire. Gilles, Laurent, si jamais vous passez par là…
Nous venons de bifurquer vers le nord, et les routes redeviennent enfin beaucoup plus intéressantes. Et tandis que les groupes toujours se forment et se déforment, j’ai opté pour un rythme plus conventionnel. Un rythme régulier et souple appris lors des brevets et la meilleure assurance certainement pour espérer voir la ligne 🙂 ! Car si je suis venu pour la course, je suis aussi là pour découvrir les paysages d’une Belgique que l’on qualifie à tord souvent de plat pays. Et je dois dire que cela me plaît : avec cette alternance de hauts plateaux ouverts, où les grandes prairies sont parsemées de fermes isolées et côtoient de un ciel aujourd’hui parfaitement dégagé.
Puis, peu à peu, la route change. Les vallons apparaissent. Les bois se rapprochent. Les sapins prennent le dessus et l’air devient plus frais, plus humide. La lumière filtre entre les arbres et la route commence à onduler sans relâche. Chaque descente annonçant la montée suivante. On entre dans une Ardenne plus sauvage, plus dense et silencieuse. On traverse des hameaux de pierre grise, des ruisseaux, des portions où seul le bruit des roues accompagne l’effort. Il y a quelque chose d’intemporel dans cette progression : une sensation d’isolement, de nature brute, presque de retour en arrière.
Puis arrive la descente vers La Roche-en-Ardenne. Soudain, la vallée de l’Ourthe s’ouvre et les collines deviennent plus abruptes. La route serpente entre les forêts, et au détour d’un virage apparaît la ville, nichée dans une boucle de la rivière. Dominant l’ensemble, les ruines du château médiéval donnent au paysage une allure spectaculaire, presque irréelle après ces heures à pédaler. La vallée est vivante, resserrée, profondément ardennaise.

Nous avons parcouru près de 140km, et la ville est ce refuge au milieu des bois où nous pourrons ravitailler. Encore une fois, tout est très bien organisé. Sous les barnums, s’étalent de quoi boire et se sustenter : il y a même des petits bols de pâtes qui, assis quelques minutes à l’ombre, se mangent très bien…

Le ravitaillement de la Roche-en-Ardenne, il est midi et quarante-cinq minutes. Cela fait un peu plus de cinq heures que nous roulons. Nous avons parcouru 140km, soit déjà un peu plus de la moitié du parcours. « N’oubliez pas d’en profiter surtout ! »
La reprise est beaucoup plus plaisante que lors du ravitaillement d’Houffalize, avec l’ascension du col de Haussire qui se fraye délicatement un passage à travers la végétation. Un col raide encore une fois, où je réfléchi à la question des braquets qu’il m’aurait fallu. Je peine en effet à enrouler le 34×32 qui normalement permet de monter aux arbres… A ma gauche, une fille avec une sacoche bikepacking grimpe elle tout en souplesse. Ces fines jambes actionnant un GRX vers lequel je devrais un jour certainement me tourner… Col de Haussire : 4.1km, 7.8% de moyenne avec des passages à 15.5% 😣
Le secteur suivant est heureusement globalement descendant ce qui va me permettre de récupérer. Mormont, je m’arrête quelques minutes au ravitaillement pour faire le plein d’eau et retirer le tour de coup qui décidément est devenu de trop. Qui a dit qu’il ne faisait pas chaud en Belgique au mois d’avril ?! Sur les visages, beaucoup de sourires, du soulagement mais aussi quelques rictus. Liège-Bastogne-Liège est difficile, et j’entends pourtant un participant dire que nous n’avons encore rien vu… !
Car à peine la descente terminée, nous prendrons à droite via un petit col culminant modestement à 370m mais dont les premières rampes sont terribles… Col du Rideux : 2.3km, 6.9% de moyenne avec des passages à 12.9%. Ne nous plaignons pas cependant, le versant opposé étant beaucoup plus pentu encore !
Roche-en-Frêne, la route tourne brusquement à l’épingle ce qui est souvent très mauvais signe ! Voici la côte de la Roche-en-Frêne, un nom qui va tout de même bien nous marquer (les mollets) ! Elle a tout pour elle : le cadre et la tranquillité, la longueur relative… et la pente, conséquente tout du long. Beaucoup de cyclistes font l’erreur de l’attaquer à fond et sont contraints de rétrograder ensuite. Mais comme je n’ai pas des jambes flamboyantes en ce moment, je dose. Et profite des jolies vues sur la vallée en contrebas. Côte de la Roche-en-Frêne : 2.1km, 9.2% de moyenne et des passages à 13.5%. C’est je crois le tarif dans cette région où l’on a choisi de ne pas tourner éternellement autour du pot…
Je consulte mon compteur. J’ai parcouru 180km en 7h35 ce qui fait du 23.7km/h pauses incluses. Une moyenne bien honorable après la flèche réalisée il y a trois semaines et cette crève que je traîne depuis et qui m’a laissé exsangue. Après toutes ces petites routes plus étroites et rugueuses les unes que les autres, nous empruntons dorénavant un rouleau de réglisse (la N30) absolument parfait pour se laisser glisser en peloton. C’est que l’on en aura pas fait tant que cela de la roue libre aujourd’hui ! Alors on profite !
Rebelote ! Comme une histoire qui se répète, la trace prend à droite et nous y découvrons la côte de Niaster, une ascension respectable mais tout de même beaucoup moins abrupte que ses voisines. C’est même une belle montée, avec son docile final perdu au milieu de la nature… Un moment de calme, avant la tempête que nous sentons venir… Côte de Niaster : 4.1km, 4.7% de moyenne et 10.3% au plus fort de la pente. Le 200ième kilomètres est presque pile à son sommet, il en reste donc 50, et il seront d’anthologie !
Car la répétition des efforts est la marque de fabrique de cette course qui ressemble davantage à une guerre d’usure qu’à une épreuve de vélo… Alors lorsque nous arrivons à Remouchamps, pas question pour moi de m’arrêter au ravitaillement installé à deux pas seulement de la Redoute. Ce mythe escarpé où de nombreuses victoires se sont écrites (des drames aussi), et qui nous offrira une nouvelle fois un spectacle insensé demain. La Redoute, c’est le genre de truc où il est impossible de faire semblant. Il faut s’y donner à fond, et lutter contre l’irrépressible envie d’y poser pied à terre… Mais si ça grimpe sévèrement, les encouragements du public déjà en place et les camping-cars en nombre vous font aussi prendre conscience de ce que vous êtes en train de faire… Partout, les noms des champions qui demain auront tout juste le temps de lire ces encouragements… On sent vraiment qu’on est dans un jour spécial ! Et que la Belgique sera bien toute là pour applaudir les coureurs ! Et si la rampe au milieu est terrible, c’est bien le final qui me fusille. Et je m’arrache pour franchir le sommet tout en gardant la face debout sur mon vélo ! Côte de la Redoute : 1.7km, 9.5% et des passages à 20% 😵
Mais plus que difficulté de la côte, c’est la perversité des organisateurs que je relève lorsque je me rend compte qu’après avoir tourné à droite au sommet, nous redescendons pour retomber à quelques mètres de là où nous sommes partis… Quelques mètres sur une route presque toute plate. Avouez que cela aurait été moins drôle !!!
A peine le souffle retrouvé, il nous faut monter la côte de Cornemont qui bien heureusement est courte et plutôt facile. N’empêche, son enchaînement à vive allure sera certainement fatale à celui ou celle qui sortirait de la Redoute un peu trop entamé…
La côte des Forges s’est passée convenablement. Il faut dire que n’importe quelle côte qui serait située en la Redoute et la Roche aux Faucons doit paraître facile, tant ces deux ascensions sont difficiles. Il n’en reste pas moins un effort de sept minutes trente secondes avec un maximum à 11% qui s’ajoute encore à la succession de rapioles déjà avalées jusque là !
La Roche-aux-Faucons arrive après 226 kilomètres et bientôt 4000 mètres de dénivelé positif. La fin y est terrible : on commence par une partie bien pentue, on tourne à gauche sur une pente plus douce, avant de tourner à droite sur une partie interminablement pentue. Plus on avance dans la pente, plus on pense se rapprocher du sommet, plus la route se cabre. On est content de retrouver une courte descente, et moins content d’enchaîner directement avec une montée de 2 kilomètres à « seulement » 5 ou 6%, une montée bien évidemment non répertoriée car beaucoup trop facile ! C’est ici que demain le miracle attendu s’éteignit. Pogačar parvenant après une entame pied au plancher à décoller un Paul Seixas qui nous aura malgré tout bien fait rêvé ! Côte de la Roche aux Faucons : 1.3km, à 11.2% de moyenne et des passages à 14.9% 🤢
Comme nous ne sommes pas des pros et que notre départ se trouve à Banneux, nous aurons droit à un petit bonus, la côte de Cortil… Une petite côte bien gentillette à l’égard de la globalité mais que je grimpe à ce stade avec les oreilles et l’énergie du désespoir 😂.
Je termine les 250 kilomètres de ce Liège-Bastogne-Liège Challenge Monumental en 11h04min dont 10h41min de roulage soit 22,6km/h de moyenne (23.5km/h sans les pauses) ce qui n’est pas si dégueux vu la préparation tronquée et la difficulté éprouvée du parcours. Car les montées sont trop courtes pour pouvoir se mettre à un train, les descentes sont trop courtes pour récupérer et les vallées nécessitent en permanence de pédaler. La distance importante, et les côtes redoutables concentrées dans le dernier secteur en font je crois une épreuve bien plus difficile que nombre de cyclosportives se déroulant en montagne.
Dans tous les cas, c’était une très belle expérience, le genre de chose qu’il faut avoir essayé au moins une fois lorsque l’on est cycliste. Pour le coté touristique du périple d’abord mais aussi pour se rendre compte à quel point nos champions sont hors normes. Oui, ils peuvent nous faire rêver. Car ils repoussent les limites à un niveau que l’on a bien du mal à imaginer…

Mon frère à l’arrivée du 160km, en 8h10 pour 7h24 de roulage. Bravo Cédric ! Tu as réalisé une belle course, et j’ai été tellement content de pouvoir la partager avec toi ! Tu resteras pour moi le Champion du samedi 😉