2026
09.26

#SaintJustSaintAmbert : Retour vers le Forez


Résumé

Quand arrive l’automne, une petite ritournelle se fredonne… #SaintJustSaintAmbert, cette petite chanson locale que l’on chantonne simplement, en sifflotant sur le tracé de merveilleuses partitions (2018/2019/2020/2021). Une idée, un montage, imparfait et maladroit, dont je pourrais avoir honte à l’ère de l’IA, mais que j’assume ici, tellement heureux de ma journée, et aujourd’hui plus que jamais !

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Que l’on soit en solo, en duo ou en trio, toujours nous partons vers l’Ouest, dans ce massif méconnu que l’on dénomme Forez. Un endroit sauvage et préservé qui, même lorsqu’on le connaît bien, révèle toujours quelques surprises…

Cette année, ces dernières s’articuleront autour d’une idée forte : celle d’une équipe, d’un Solstice, disséminée entre Saint-Just-Saint-Rambert, Sauvessanges et Valcivières. Trois copains à qui j’adresse cette trace comme un clin d’œil, et avec qui j’appelle de mes vœux de futures aventures 😉 !

L’occasion aussi d’arpenter ces petites voies qui se cachent et se respectent, dans leur difficulté comme dans la vision qu’elles conféreront à ce nouveau millésime. Qui, si j’ignore s’il vieillira bien, vous fera, j’en suis sûr, très très mal aux pattes…

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KM50 : Sauvessanges marque la première étape. C’est le village de Laurent, plume inspirée et président du CFC. C’est un peu plus loin (à Meyderolles) que je découvre l’une des premières (bonnes) surprises de la journée : la route de Firminge, via Montravel et sa petite chapelle, qui m’offre une plongée vertigineuse sur la vallée de la Dore et une succession de jolis lacets.

KM90 : Valcivières marque la deuxième étape. C’est le village de Guillaume, gérant de la roue dynamo bien sûr mais aussi vrai créateur d’électrons libres. Le Katmandou forézien présente son morceau de bravoure mais aussi quelques points de vue remarquables sur une vallée d’Ambert toujours très verte.

Cette route qui va de Bourchany au hameau de la Volpie débouche au pied du col du Chansert et s’apparente certainement à ce que les dahus du coin ont de meilleur…

KM120 : 3 000 mètres de dénivelé positif déjà dans les jambes lorsque je franchis le col du Béal (1 390 m) et retrouve l’autre versant du Forez… Les Hautes-Chaumes, leur spectacle toujours superbe à cette période de l’année. Les arbres se sont parés de leur feuillage d’automne, tandis que les airelliers rougeoient sur ce paysage de steppes.

KM200 : Saint-Just-Saint-Rambert, dans la lumière du soir, forme la troisième et dernière étape de ce parcours. Derrière ces maisons construites face à la Loire vit Florent, troisième mousquetaire des défis de l’été.

Mais demain, c’est l’automne qui frappera à nos portes. Une saison aperçue aujourd’hui à la faveur du relief, et qui marque non pas la fin, mais seulement le début d’un nouveau chapitre… « Là où on va, on n’a pas besoin de routes. »

Fiche

 

GPX : Retour vers le Forez 2026
Pays : France
Dépt : Rhône-Alpes
Départ : St Just St Rambert (42170)
Difficulté : Moyenne
Distance : 200km / D+ : 4081m
Durée : 9 heures 49
Sport : Cyclisme Route


 

2026
09.20

Weekend Sapaudia au Panoramic (2026)


Résumé

Tous les Sapaudiens et toutes les Sapaudiennes

Le Panoramic est un grand hôtel situé tout près du viaduc de Garabit, dans les gorges de la Truyère. Une décoration soignée, un cadre enchanteur et cette ambiance particulière que l’on ne retrouve que dans ces vieilles bâtisses qui ont une âme.

C’est en ce lieu que la Sapaudia Auvergne se retrouve cette année, pour un week-end convivial et chaleureux, autour des valeurs communes et fondatrices que sont le sport ou la solidarité. Pour s’en convaincre, ou simplement découvrir l’association, revoir cette petite bulle publiée au retour du Défi Sap’Auvergne 2025 et qui reste, à ce jour, l’une de mes meilleurs expériences vélocypédistes…

Pour s’y rendre, quoi de mieux que le vélo ?! Depuis Verne, village de Kevin (pas de Jules 😉 !) et de plusieurs autres membres de l’association, une transversale qui nous emmènera à Anglards-de-Saint-Flour par les belles routes que seul Nicolas sait dénicher. Et si nous n’avions pu rouler ensemble depuis longtemps, je peux vous assurer qu’il n’a pas perdu la main !

Verne est un village comme on en trouve beaucoup au cœur de la Haute-Loire, un village où les maisons arborent de belles pierres et où l’agriculture n’est jamais très loin. Quelques tours de manivelles, des prés, un nouvel hameau au détour duquel apparaît soudain ces paysage de sucs si typique de la Haute et, il faut encore le dire, absolument unique.

Samedi, il est 9h à peine, les températures sont fraîches mais déjà un gros soleil monte dans le ciel. Ce week-end, partagé entre un aller-retour vers le Cantal et une soirée avec l’association résonne déjà comme une promesse. Une promesse à laquelle j’ai la chance de pouvoir participer…

Barrage de Lavalette, que nous pourrons bientôt traverser à pied s’il ne se remet pas à pleuvoir bien vite… Nous sommes mi-septembre, et la sécheresse marque partout les territoires que nous traversons.

Col de Peyra-Taillade, par le bon versant, comme on nous le fera remarquer sur les réseaux… Le souvenir également du BRM des 3 Rivières (anciennement organisé par le GCP) et des belles envolées partagées avec Nicolas, mais aussi Christian et tous les autres…

Un château caché dans l’incroyable écrin de verdure que constitue la non moins formidable vallée de la Cronce… L’un des principaux affluents de l’Allier, et certainement l’une des plus belles découvertes d’un parcours empreint de malice et de délice…

Le viaduc de Garabit, érigé par Léon Boyer et Gustave Eiffel de 1880 à 1884, dans la lumière du matin au départ de la deuxième étape. Une dentelle d’acier élégante, jetée d’une berge à l’autre, comme métaphore parfaite de cette association qui s’unit en tandem pour dépasser le handicap. Pour offrir, aussi, des journées définitivement pas comme les autres… N’est-ce pas Julien !

La route des gorges de la Sénouire, madeleine de Proust de Nicolas, que nous avions d’ailleurs empruntée de nuit lors du grand Défi Sap’Auvergne 2025… Une route en pente douce qui se monte sans effort et où l’on se laisse aller. Où l’on comprend aussi qu’il ne sert à rien de s’arc-bouter. Qu’il suffit de viser juste et de côtoyer les bonnes personnes. Nicolas, Philippe, Éric, Kevin, Julien, Fred, Didier, Stéphane, Cécile… Autant de raisons de croire en un avenir radieux fait d’exploits et d’aventures 😉 !

Créée en 2019 à Dunières (Haute-Loire), La Sapaudia Auvergne est une association à but non lucratif dédiée à deux missions majeures :

  • La promotion du don de moelle osseuse ;
  • L’accompagnement et l’insertion par le sport des personnes en situation de handicap

L’association est née de la volonté de faire bouger les lignes et de rassembler des individus issus de tous horizons autour de valeurs communes : solidarité, entraide et respect des différences. Aujourd’hui, La Sapaudia Auvergne compte une cinquantaine d’adhérents et une quarantaine d’entreprises partenaires historiques qui soutiennent activement ses projets. En savoir plus.



Fiche

Descriptif :

GPX : Weekend Sapaudia 2026 (2j)
Pays : France
Région : Rhône-Alpes-Auvergne
Dépt : Haute-Loire
Ville de départ : Lapte (43200)
Difficulté : Moyenne
Distance : 153km+165km
Dénivelé
: 2400m+2644m
Durée : 7h11min + 8h02min
Sport : Cyclisme Route


2026
09.13

Les Terrasses du Lac – Mont Lozère


Résumé

Les Terrasses du Lac sont un superbe complexe hôtelier situé sur les rive du grand lac de Naussac. Très axé sur le tourisme vert et l’accueil sportif, nous y avons (Squadra Forezienne) passé un agréable séjour, dans un environnement calme et totalement dépaysant !

Un week-end enchanteur !

Effectivement tout le monde semble satisfait de son week-end et nous serions bien difficiles de ne pas l’être. Tout était au top depuis la météo (même si le dimanche matin nous avons constaté des petites gelées près du lac), en passant par l’hébergement et la restauration et les panoramas exceptionnels de cette belle Lozère.

Pour Gilou et moi, samedi a été une bonne mise en jambe, tranquille. La sortie avec Damien a été un peu plus longue et musclée avec des paysages que nous connaissions déjà mais toujours aussi magnifiques. quoique cette année, il manquait un peu de… vert.

Nous avons été directement dans le vif du sujet, au bout de 38km, peu avant le col du Goulet nous avions déjà grimpé 1000m de D+ et 40km plus loin, nos compteurs affichaient 2000m de D+.

Un parcours aux petits oignons, comme Damien sait bien le faire dans la recherche de petites routes inédites, tranquilles passant par des villages authentiques, tellement bien intégrés dans le paysage qu’on les aperçoit à peine

Au Cheylard-l’Evêque, où j’étais passée, il y a quelques années en marchant sur les traces de Stevenson (lire aussi), nous avons rencontré deux messieurs sacs à dos avec qui nous avons échangés quelques mots. La traversée du Lot, tout petit, Le Bleymard, et nous voilà dans la montée de 10 km du col de Finiels (1520m), pas difficile mais soutenue. Une rencontre avec un Paris-brestois 2023 nous a rappelé des souvenirs et au col, plusieurs cyclos dont 2 de la Loire Atlantique s’émerveillaient sur les paysages. Il y avait de quoi !

Je savais les routes qui mènent au Mont Finiels être un bonheur total. Une fois encore, et la météo digne d’un automne indien aidant, nous ne serons pas déçus…

Le Mont Finiels est pour moi un endroit absolument comparable au Ventoux ou à la Casse déserte. Ses grands espaces à perte de vue et ses rochers tombés d’où je ne sais où… Un endroit où l’on aime aller mais où on apprécie encore plus pouvoir s’arrêter. Gilles et Joëlle l’avaient tous deux bien compris. Et c’est donc à cette table incroyable que nous mangerons les piques-niques que nous avions pris soin d’emporter…

Nous avons mangé dans la descente sur le Pont-de-Montvert, salués par les motards qui montaient sans trop de bruit. Une grimpette aux pourcentages élevés nous a conduits au col du Pont-sans-Eau. Nous ne nous sommes pas arrêtés aux cascades de Runes, l’eau devait manquer. La route de Menhirs nous a mené jusqu’au col de Montmirat où nous avons amorcé notre retour. Il nous restait 68 km à faire et encore un peu de dénivelé. Pour éviter la Nationale, nous avons bifurqué sur Saint-Etienne-de-Valdonnez, quelques lacets à l’abri du soleil et nous voilà arrivés au Col de la Loubière. Il est évident que Damien ne sera pas à l’heure à son RDV. Un petit message à son pote et le voilà tranquille pour continuer en paix. Nous avons dû refaire le plein de nos bidons à Bagnols-les-Bains pour continuer les grimpettes bien senties. Peu après le Col de la Pierre Plantée, nous avons pris une petite route pour éviter une portion de la nationale mais nous ne sommes ainsi pas passés à l’Habitarelle, où la Squadra a fait halte plusieurs fois. A Boissanfeuille, la nationale 88 et encore quelques mètres de dénivelé puis c’est par une descente que nous sommes arrivés à Langogne.

Pas de monotonie sur le parcours, entre prairies (jaunies par la sécheresse), forêts vertes, airelliers rouges, roches blanches et noires, vaches Aubrac café au lait, le bleu du ciel, quelques épilobes rose et mauves sur les hauteurs… un ravissement de chaque instant !

Plusieurs fois, nous avons trouvé des routes au bitume très récent malgré la rareté des voitures. En général, les routes étaient très bonnes. Un régal, pour nous les cyclos !

Nous sommes rentrés une demi-heure après le départ de nos camarades, et il s’en est fallu de peu pour qu’on arrose notre sortie ensemble…

Une très belle sortie donc avec 160km et 3265m de dénivelé. Damien nous l’avait vendu pour un peu moins mais nous ne sommes pas rancuniers et prêts à recommencer !

Tout comme les Camisards en leur temps, nous vivons de nos révoltes. Révoltes contre le culte de la performance, contre l’accumulation, contre le pessimisme ambiant, contre le conformisme, contre la complexité et l’inutile besoin d’aller toujours plus loin. Le bonheur est simple, à nos portes.

Texte Joëlle B. (Squadra Forezienne)
Merci à elle !


Fiche

Descriptif :

GPX : Les Terrasses du Lac – Mont Finiels
Pays : France
Région : Rhône-Alpes-Auvergne
Dépt : Lozere
Ville de départ : Langogne (48300)
Difficulté : Haute
Distance : 160km / Dénivelé : 3265m
Durée : 8 heures 58
Sport : Cyclisme Route


2026
09.05

Tour Matagrin 2026, par la Squadra Forezienne

Avec Céline, JJ et Eric, pour 72 kilomètres et 1750 mètres de délire et de poussières. Une bonne reprise, comme dit JJ 😉

Après une longue saison sur route, ponctuée de quelques belles opérations malgré la chaleur persistante, me voici troquant le Cintré pour des p’neus plus générEUX…

36e édition de notre Tour préféré ! Et si, avec 298 participants, nous sommes loin des records, la Squadra peut se consoler d’attirer désormais bien au-delà de ses frontières ! En effet, un solide groupe est venu de leur Bretagne natale pour parcourir avec nous les jolis-jolis chemins qui toujours-toujours finissent au pied de la Tour…

N’ayant plus roulé avec la Team VTT depuis l’Envolée verte en mars dernier, j’ai été bien content de retrouver Céline, JJ mais aussi Éric pour cette belle partie de manivelles effectuée sous un soleil radiEUX. C’est qu’ils en ont, des choses à raconter, les gaziers : entre le Maroc, le(s) Raid(s) vers la mer ou pour ailleurs, le Cézallier, la TransVo bientôt et même, qui sait, demain, le Ladakh, n’est-ce pas JJ 😉 !!!

Ce n’est donc pas ma petite crevaison qui gâchera mon plaisir. Ce fut surtout l’occasion de s’octroyer un peu de répit à l’ombre des grands sapins. Car oui, deux petites semaines seulement après l’AEC, vous m’avez fait souffrir, les z’amis 😇 !

Un grand merci donc à tous les participants, à Pascal ainsi qu’à tous les bénévoles,
pour cette organisation accessible et toujours impeccable.

Pour toute la Squadra, « Hip Hip Hip …… Hourra !!! »

 

PS : Et vivement l’an prochain, que l’on sache qui cette fois sera à l’affiche 😝 !

2026
08.23

Ardèche Endurance Challenge (AEC 2026)


Résumé

Une nouvelle chance après une ronde écourtée, il y a déjà un peu plus d’un mois de cela. Cette fois, le rendez-vous est lancé par le club Cyclosportissimo et aura lieu en Ardèche, au départ de Privas, la plus petite préfecture de France avec à peine plus de 8 000 habitants.

Sur le papier, le challenge rassemble tout ce que j’aime : des paysages prometteurs, un parcours exigeant et sans temps mort, peu de participants, donc cette impression très nette d’y aller sans filet. Et puis aussi cette petite dimension communautaire qui me plaisait tant lors des Chilkoot et qui naît souvent autour d’une table, pas seulement sur le vélo…

Nous nous retrouverons ainsi la veille pour l’habituel briefing, mais également autour d’un petit repas, avant la projection de la première partie du film Cap Nord – Nice, réalisé il y a peu par l’organisateur du challenge. L’occasion de découvrir une grande aventure à l’international, mais également les excès de ce genre d’événements, et de mieux cerner tout ce qu’ils demandent en termes de volonté et d’engagement…

Avec Audrey, meilleure coéquipière et qui vient de décrocher ici son premier « Ultra ».

Mais le plus intéressant dans nos aventures au long cours est certainement de ne jamais vraiment savoir à quoi nous attendre. Ainsi, plutôt que de la vivre avec Thierry qui, forfait, m’avait pourtant convaincu de m’y inscrire, je rejoindrais, après une petite erreur d’aiguillage en tout début d’étape, Audrey, une Parisienne très motivée par ce challenge et tout ce que cela suppose : battre son record de distance (250km), battre son record de dénivelé (4 800m), rouler toute une nuit en s’arrêtant si possible, mais pas forcément…

Étant remonté à sa hauteur sur des routes magnifiques et très sauvages, c’est pourtant un petit souci de dérailleur qui scellera notre future alliance. Une pile, un peu d’entraide, et cette sensation agréable d’avoir trouvé, peut-être, une coéquipière avec qui partager cette jolie trace et les longues heures dont nous aurons besoin pour en venir à bout…

Si Audrey est peu à l’aise en descente, elle l’est sacrément en montée et je sens rapidement que je vais devoir m’accrocher… Heureusement, elle partage une certaine vision de l’Ultra, qu’elle ne connaît pourtant pas encore, et n’est donc pas contre une petite pause au sommet des Nonnières pour prendre de l’eau, puis au Super U de Lamastre pour nous ravitailler un peu.

Il est midi, l’heure parfaite pour déjeuner et préparer ce que Patrick nous a présenté comme l’un des secteurs clés du parcours : l’interminable montée vers Lalouvesc, puis l’enchaînement rugueux de Rochepaule et du col de Clavière, dans lequel le goudron collant me procure une petite frayeur. Dérailleur coincé, j’ai d’abord cru à la casse de l’un des câbles (décidément !) mais ce n’était heureusement qu’un petit gravillon coincé dans le mécanisme. Et même si Audrey m’attend à son tour, je m’en tire bien !

À 16 heures, nous nous arrêtons à la boulangerie de Saint-Agrève pour prendre de l’eau et surtout anticiper le ravitaillement avant de monter sur les plateaux. Le pavé aux myrtilles de « L’Art des choix » est toujours aussi bon et c’est avec le sourire que nous repartons dans la longue descente qui suit les magnifiques gorges de l’Eyrieux…

Champchiroux. Tous ceux qui connaissent l’Ardèche connaissent ce croisement et cette route qui, à gauche, se révélera bientôt comme l’une des plus belles du département. L’irrésistible montée vers Saint-Clément, où Audrey et moi déroulons dans ce décor de rêve. L’herbe jaunie, les rochers et cette quasi-absence humaine me rappellent immanquablement les images de nos meilleurs westerns…

Saint-Clément, enfin, et son musée du vent. Audrey m’entraîne vers le cimetière, où nous trouverons de l’eau. Nous avons couvert 155 km pour un peu plus de 3 700 m de dénivelé positif et ne pouvons que confirmer les recommandations de Patrick, qui nous incitait la veille à prendre un départ prudent.

Audrey dans la montée de Saint Clément. Son coup de pédale efficace, et particulièrement difficile à suivre !

Nous arrivons désormais sur ce que je considérais jusqu’ici comme la meilleure section du parcours, faute de connaître suffisamment le massif du Tanargue et la somptueuse région des Vans, dont nous parlerons plus loin. Col des Scies, du Viallard, des Boutières. Des paysages toujours superbes dans cette lumière qui commence à baisser. Je fais le rythme, davantage pour réguler l’allure à un niveau qui me convient que pour aider Audrey, qui affiche une grande facilité dès lors que la route se redresse.

Nous redescendons aux Estables, cette petite station de ski où la neige se fait rare, mais où la fontaine coule toujours avec abondance. Il fait presque froid à 1 400 mètres et nous enfilons quelques couches pour nous réchauffer. Car la suite est faite de hauts plateaux, avec ce Gerbier de Jonc d’où s’échappe une Loire naissante, puis ces étendues infinies qui nous mèneront au Béage, où j’ai quelques souvenirs avec mes amis des brevets.

La route va alors redescendre vers Issarlès et son lac, où nous allons nous arrêter une fois encore pour manger et nous équiper pour la nuit.

Il est 21 heures. Audrey et moi plongeons dans le monde de l’inconnu…

Le Mont Gerbier de Jonc, toujours sublime dans les derniers rayons du jour.

Tout s’est éteint. Ne reste plus que le retour d’un bitume variant sous les roues et le champ de vision rétréci ménagé par nos deux phares. Il y a surtout la respiration régulière d’Audrey, qui me calme et me rappelle la chance que j’ai d’avoir pu trouver une si joyeuse coéquipière. Car je n’aime pas trop rouler seul la nuit. Et la savoir avec moi me rassure…

Nous roulons désormais en silence, réservant notre énergie à cette longue ascension dans laquelle nous progressons. Derrière, une longue descente vers le joli village de Montpezat-sous-Bauzon et ses rues pavées, puis Jaujac, où nous trouverons la base de vie. Il est 23 h 30 lorsque nous y arriverons, contents d’y trouver l’accueil chaleureux des bénévoles entourant Patrick, mais un peu inquiets du temps que l’on nous permettra d’y rester. La base de vie ferme à 1 heure. Et si Audrey tente bien de négocier une petite rallonge, celle-ci ne sera que d’une petite demi-heure…

Une assiette de pâtes, puis une petite heure à rester allongés sur les durs tapis du dojo. Et, du plus profond de mon sommeil, espérer convaincre ma compagne de route de repartir malgré tout. Car l’Ultra, c’est cela : beaucoup de doutes, quelques moments difficiles, mais qui participent toujours à rendre chaque aventure unique, chaque succès un souvenir pour la vie.

Le fameux pain-au-lait / jambon, carburant ultime de nos meilleurs Ultras

…

La porte s’entrouvre. Il est 1 h 10 du matin, et c’est seulement à cet instant-là que le terme Ultra prend tout son sens. Quand, au mépris des conventions et de ce qui semble raisonnable, on décide de poursuivre plus loin l’aventure malgré la fatigue et les craintes que l’on ressent à se jeter ainsi, fragile, au plus profond de la nuit…

Il y a cette excitation aussi. Ce sentiment agréable d’avoir donné, certes, mais d’en avoir encore beaucoup sous la pédale. Alors on se prend de nouveau à rêver d’être en mesure d’y arriver malgré les 260 kilomètres et les 5 400 mètres déjà avalés. Et même si je me garde bien d’intervenir, craintif d’influencer une décision qui n’appartient qu’à ma partenaire, j’observe Audrey avancer sur son chemin intérieur. Nourrie par la gentillesse des bénévoles, aux petits soins pour nous deux, et par cette excitation un brin revancharde d’aller titiller le destin.

Dehors, le froid tenaille et nous incite à enfiler tout ce que nous avions eu la précaution d’emporter sur nos montures. Ce qui n’est bien entendu jamais assez…

Le col de la Croix Millet, du haut de ses 776 petits mètres, va heureusement très vite nous réchauffer. Nous habituer aussi à la voûte étoilée et à cette atmosphère sans pareil que peu de cyclistes auront le loisir de connaître un jour. La nuit, les choses sont différentes, mais ce n’est pas grave puisque l’on se sent aussi très différent. Invisible, donc plus honnête avec soi-même et les personnes qui nous entourent. Car il ne s’agit plus là seulement d’impressionner. Il faut aussi survivre… et prendre soin de celles et ceux qui, en confiance, vous accompagnent.

Alors on prend les devants, quelques mètres seulement, pour, de son seul phare arrière, lui indiquer la route à suivre. On se rassure mutuellement aux bruits d’une envolée de lapins, en se disant que ce n’est rien. Que nous sommes sur leurs terres, mais qu’ils ne nous feront rien… On observe, oubliant la compétition, pour disparaître soudain dans l’entrebâillement d’un garage laissé entrouvert. Veillant, dans cet abri, sur une coéquipière éprise de fatigue, et qui ne trouvera son réconfort que dans la froide chaleur d’une couverture d’or et argentée. Il paraît qu’à Paris, on en faisait il y a peu des rideaux face à la canicule…

Nous voici seulement au pied du col de la Croix Meyrand, 22 kilomètres d’ascension consécutive durant lesquels Audrey, loin des convictions dont elle faisait preuve lorsque je l’ai rencontrée, laisse entrevoir ses premières failles… « Que faisons-nous ? Dans la nuit comme cela, avec le froid qui s’infiltre jusque sous nos vêtements ? N’aurait-on pas pu dormir davantage, suis-je vraiment faite pour ça ? » Ces mêmes questions que je me pose sans cesse, mais qui, je le sais maintenant, seront demain le sel de notre aventure. Je ne sais pas, Audrey. Seulement, nous progressons toujours tu vois, et ce moment, aussi inconfortable soit-il, sera peut-être un jour notre plus beau prétexte pour repartir… Profitons-en !

Après une entame relativement roulante, je cède finalement quelques longueurs devant son pédalage bien plus efficace que le mien. Une métronome, et la meilleure raison d’être de ce redoutable challenge… Ce serait quand même beau de terminer ensemble, ne puis-je m’empêcher de penser !

L’ayant enfin rattrapée, quelques hectomètres seulement avant le col de Loubaresse, j’acquiesce évidemment à sa proposition de nous arrêter quelques instants dans ce hameau pas comme les autres. Un bel endroit où nous trouvons refuge, entre une pile de bois soigneusement rangée et le mur solide d’une ancienne grange, semble-t-il… Audrey, sereine derrière sa capuche et ses lunettes qu’elle n’a pas pris la peine d’enlever, dort… Ce que je ne tarderai pas à mon tour à imiter…

Soudain, un jappement sec et ce chien que je vois courir vers nous… Un geste brusque, réveillé en sursaut, et cette frayeur qui me saisit tandis que le chien, surpris lui aussi, s’arrête net. Audrey a eu peur, mais pas autant que moi. Et que le chien, sûrement, qui s’éloigne en gémissant longuement…

La nuit, elle, s’en est allée et nous laisse avec cette lumière indéfinissable caractérisant le jour naissant. Il ne nous reste que trois petits kilomètres pour franchir ce col de la Croix Meyrand, depuis lequel nous découvrons la vallée par laquelle nous sommes montés. Et dans ce mélange de fatigue et de satisfaction, il sera bien difficile de ne pas nous en émerveiller…

Un soulagement de bien courte durée, tant la descente sur l’autre versant se fait glaciale. Une chose que Patrick, en parfait connaisseur des lieux, avait prédite…

Saint-Étienne-de-Lugdarès. Une petite bourgade dont je perçois de suite les possibilités avec cette boulangerie ouverte au bord de la route. Nous allons nous y arrêter, ce qu’Audrey ne manque pas de me faire remarquer (c’est vrai que je m’arrête, et mange, beaucoup !) mais allons y trouver le réconfort d’un petit kawa brûlant et surtout deux participants en pleine déconfiture.

– « Je me demande si ça vaut la peine de continuer… Je n’aurai pas le temps », dit l’un.
– « Je n’ai pas assez dormi, j’ai été dans le dur toute la nuit », dit l’autre…
– « Pourtant, ce qui vient n’a rien d’insurmontable« , leur dis-je. « Nous avons déjà fait 325 kilomètres et presque 7 500 mètres de dénivelé. Il n’en reste que 175 pour 2 000 mètres de dénivelé, ce n’est vraiment rien ! » Bon OK, je m’arrange un peu avec la vérité ! « Il est 8 heures, et nous avons encore jusqu’à 20 heures pour arriver. Il faudrait que nous soyons à 400 kilomètres vers midi, nous aurons alors une après-midi pour les cent derniers… « 

Nous discuterons un peu, Audrey et moi, trop heureux de croiser enfin d’autres participants dans cette épreuve dont nous fermions jusqu’ici la marche. L’un est originaire du Gard, l’autre de la Somme. Audrey de Paris, moi de Saint-Étienne. À nous quatre, nous pourrions presque faire une diagonale !

Finalement, tout le monde repartira et tout le monde finira. C’est aussi cela, la solidarité dans un Ultra : trouver les bons mots pour dédramatiser une situation et remettre tout le monde dans le sens de la marche…

Je ne saurais dire si c’est l’effet du café ou bien celui de ce petit épisode à la boulangerie, mais cette deuxième journée me semblait finalement bien commencer. Les paysages, toujours sublimes, y étaient probablement pour beaucoup, mais les jambes reprenaient vie, et celles de ma coéquipière visiblement aussi. Et si nous n’étions pas en mesure de suivre nos deux compagnons, nous allions continuer à progresser entre les cols toujours plaisants qui parsèment la montagne du Tanargue. En commençant par le col du Chap del Bosc et ses pentes couvertes de graviers, où nous allions user quelques cartouches…

La suite, avec les cols du Coulet et du Pas del Fuey, est descendante et formidablement décorée de tout ce que les temps géologiques ont à nous montrer. Des pierriers, des falaises, des rochers de toutes les tailles, de toutes les couleurs, crevant les espaces toujours plus verts des Cévennes…

Il est midi lorsque nous franchissons l’Auzon et décidons de nous arrêter à nouveau pour déjeuner. Une simple boulangerie fera l’affaire. Une pause que nous allongeons par une sieste de vingt minutes à l’ombre de grands pins, où je m’endors aussitôt.

 Le bonheur !

…

Dernier après-midi de ce défi pas comme les autres, et nous commençons cette fois-ci à sérieusement redouter la barrière des 36 heures octroyées par Patrick pour terminer le défi. D’abord parce que, contrairement à ce que montre le profil, le dénivelé se révèle beaucoup moins plat que ce à quoi nous nous attendions. Ensuite parce que nous avons retrouvé la chaleur et qu’elle nous fait mal, tant nous étions convaincus de pouvoir y échapper.

Heureusement, la trace est toujours faite avec amour et nous emmène cette fois dans les plus beaux endroits de l’Ardèche méridionale. Comment ne pas s’amuser dans le petit col de la Pigère ? Ne pas être surpris par Banne, petit village de caractère dominant des plaines où nous trouvons vignes, arbres fruitiers, mais aussi ce léger vent du Nord dont Patrick nous avait parlé. À Berrias, nous nous aspergeons généreusement d’eau fraîche à une fontaine, malheureusement non potable.

Car la température grimpe encore et il nous faudra vite trouver de l’eau si nous voulons pouvoir continuer. C’est Audrey, dans ma roue, qui aura l’inspiration. Un robinet, pourtant très à l’écart de la route, dans le village de Maison-Neuve… L’occasion de s’asseoir un moment et de faire les comptes. 418 kilomètres, il en reste un peu plus de 80… L’occasion aussi au premier messages des organisateurs, qui suivent de près notre progression grâce au tracker et qui sont toujours là pour nous encourager.

Nous allons dorénavant longer le cours d’eau du Chassezac, une belle route pour être honnête, mais que nous trouvons bien fade après tous ces paysages de montagne traversés… Et puis cette topographie ne convient guère à ma partenaire, plus à l’aise dans les pourcentages que lorsqu’il s’agit de pousser du braquet. Alors, quand à Ruoms elle me dit qu’elle s’arrêterait bien se baigner un peu, je comprends ce que je percevais déjà depuis un moment. Que l’usure avait fait son œuvre, et qu’une nouvelle période de moins bien était en train de s’installer.

Et malgré les quelques couleurs retrouvées dans un secteur Ruoms-Lagorce relativement vallonné, nous allions bientôt à nouveau déguster dans ce long faux plat montant que dessine une Ibie complètement asséchée. Les délais rendant tout arrêt impossible, nous continuons, bien qu’Audrey accuse réellement le coup. Calée dans ma roue, tentant de suivre mon rythme que je crois adapté, mais qui, de toute évidence, la met en sur-régime.

– « Vas-y, pars, j’en ai marre, je n’y arriverai pas. Je vais m’arrêter un moment et voir si je peux couper« 

Et moi, comme un con, qui ne trouve rien à dire. Car je m’en fous de finir dans les délais ou non, en fait. Ce qui m’importe depuis que l’on s’est croisés, c’est cette possibilité de boucler à deux. De l’aider à aller au bout, et de revivre peut-être grâce à elle, et par procuration, ces émotions que l’on ne connaît que lors de ses premières participations… Alors je reste à côté d’elle, plus devant, mais à côté, et en léger retrait. Je ne dis rien, mais je reste. Fidèle à la maxime du club qui veut que l’on parte et que l’on arrive ensemble.

Audrey ne dit plus rien non plus. Mais elle roule. Et beaucoup mieux qu’elle ne le croit pourtant à ce moment là.

Villeneuve-de-Berg. Nous allons nous y arrêter, à l’écart de la trace et pour quelques minutes. Commandant des boissons fraîches à la terrasse du café où nous nous sommes installés. Nous aurions même pu y manger une glace, si nous avions vu le message de Patrick et si Audrey avait voulu.

Car c’est bien elle qui me presse pour que nous y retournions. Alors je me dépêche, car je sais que c’est bon signe. La petite flamme qui l’anime vit bel et bien toujours, et nous allons désormais retrouver son terrain de jeu. Le col du Benas, ses 795 mètres d’altitude en près de 15 kilomètres, ce qui en fait un col plutôt roulant.

Un col que nous grimperons à un bon dix kilomètres à l’heure, en discutant de nouveau comme si rien ne pouvait vraiment nous toucher. De son métier, de ces belles routes qui n’existent que grâce aux voitures que nous aimerions parfois éliminer, de notre compagnon croisé à Saint-Étienne-de-Lugdarès que nous distinguons quelques centaines de mètres seulement devant nous, de ce vélo bien réglé, mais de cette selle qui mériterait tout de même d’être changée. Des Ultras, qui font parfois souffrir…

C’est une Audrey souriante qui arrive au terme de cet AEC 2026

Une dernière descente dans laquelle je suis Audrey dans ses trajectoires approximatives. Une petite faiblesse qu’elle me fait encore une fois remarquer, mais dont je me moque bien, tant je suis content et épaté par celle que j’ai accompagné et qui n’avait jamais roulé plus de 250 kilomètres et 5 000 mètres de dénivelé. Qui avait abandonné la Race Across France, comme j’avais abandonné la Ronde quelques semaines plus tôt.

L’Ultra, ce n’est certainement pas être le plus ou la plus fort(e). L’Ultra, c’est être résilient, c’est savoir toujours rebondir.

Je ne sais pas si Audrey est faite pour l’Ultra. Ce que je sais, pourtant, c’est qu’elle rebondira toujours.

C’est ce qu’exprime son visage, empreint de fierté mais aussi de soulagement, à l’arrivée.

Toutes mes Félicitations Audrey pour ton premier Ultra !

35 h 29. Et le prix de la SOLIDARITÉ…

Un moment de convivialité à l’arrivée avec Audrey, Paul, Hugo ainsi que les bénévoles ayant œuvré pour nous offrir ce formidable AEC-2026.

Un énorme merci à Patrick, Delphine, Marie-Laure, Laurence, Frédérique, Eric et Bertrand. Vous êtes vraiment trop forts. Je vous remercie encore !

…


Roadbook

Vallée de l’Eyrieux – Col des Buffes 
KM : 24 / Altitude : 489 m
Le col des Buffes s’élève au-dessus de la vallée de l’Eyrieux, par une route étroite et sinueuse aux pentes modérées.Une montée sans brutalité et régulière. Un col idéal pour se mettre en condition et entrer progressivement dans le défi en ayant à l’esprit que l’endurance commence souvent par la retenue…

 

 

 

Ardèche verte – Col du Faux 
KM : 99 / Altitude : 1021 m
Cap au nord ! Passé Lamastre, la route s’élève pour aller en direction de Lalouvesc, au cœur de l’Ardèche verte. Une longue montée de plus de 20 kilomètres vers le nord de l’Ardèche. Assurément un bel exercice de patience ! Les pourcentages les plus forts sont jusqu’au village de Nozières, 8 km à 6,5% de pente moyenne. La suite est plus douce mais quasi interminable pour atteindre le col du Faux.

 

 

 

Les sucs – Col de la Croix de Boutières
KM : 175 / Altitude : 1506 m
Le secteur des sucs marque une transition vers les hautes terres ardéchoises. Les reliefs volcaniques dessinent un paysage ouvert et caractéristique : Mont Mézenc, Suc de Sara, Gerbier de Jonc… Ici, les conditions peuvent rapidement changer et imposer de l’adaptation. Le col de la Croix de Boutières est le col routier le plus d’Ardèche, c’est assurément un passage où l’on mesure pleinement la dimension du parcours. Un col emblématique inscrit dans un vaste cirque offrant un panorama à couper le souffle. Une longue, très longue ascension à aborder avec humilité et lucidité.

 

 

Massif du Tanargue – Col de Meyran 
KM : 316 / Altitude : 1370 m
Le massif du Tanargue est une terre sauvage et mystérieuse, dont le nom fait référence au dieu celte Tanaris. Surnommée « montagne du tonnerre, » ici la légende veut qu’aucun arbre n’ait échappé à la foudre ! Ce massif impose son caractère et l’ascension du col du Pendu depuis Valgorge va mettre à l’épreuve votre endurance avec ses 20 km d’escalade.

 

 

 

Ardèche méridionale – Un peu de répit !
KM : 420 / Altitude : 324 m
Les principales difficultés sont désormais passées et il est temps de souffler un peu dans un décor aux accents méridionaux caractéristiques : calcaire, vignes et oliviers.

 

 

 

Massif du Coiron – Col du Benas 
KM : 490 / Altitude : 795 m
Le Massif du Coiron, vaste plateau basaltique, est une formation géologique unique née des anciennes activités volcaniques de la région. Ce massif impressionnant se distingue par ses paysages volcaniques et ses coulées de lave solidifiées, qui dessinent un relief accidenté et saisissant. C’est le dernier rempart à franchir avant de plonger sur l’arrivée. Avant cela, il faut se hisser jusqu’au col du Benas à 795 m d’altitude après 15 kms d’ascension depuis Saint Jean le Centenier.

 

 

 


Fiche



Descriptif :

GPX : Ardèche Endurance Challenge 2026
Pays : France
Région : Rhône-Alpes-Auvergne
Dépt : Ardèche
Ville de départ : Privas (07000)
Difficulté : Très Haute
Distance : 500km / Dénivelé : 9600m
Durée : 35 heures 39
Sport : Cyclisme Route


2026
08.12

Eclipse du 12/08/26 : 3 jours pour un peu d’ombre


Résumé

L’éclipse du 12 août 2026 était un événement que nous ne pouvions évidemment pas manquer. La Lune allait presque entièrement masquer le disque solaire, de 90 % à Dunkerque à près de 99,7 % à Hendaye. Une éclipse pas tout à fait totale, certes, mais déjà tellement impressionnante que nous avions, mon frère et moi, bien l’intention d’en profiter.

Il nous fallait maintenant décider de l’endroit. Un point forcément au sud, puisque le taux d’obscuration allait grandissant dans cette direction, accessible à vélo et offrant surtout une vue parfaitement dégagée vers l’ouest. L’éclipse étant prévue en soirée, le Soleil serait déjà très bas sur l’horizon et disparaîtrait derrière le relief avant même que la Lune ait terminé sa course.

Heureusement, Internet nous offre aujourd’hui des outils particulièrement puissants, comme ce site (eclipsemap.xyz), qui permet de simuler la visibilité depuis un endroit donné et fournit toutes les indications utiles pour comparer les différents sites. Les taches sombres indiquent notamment les reliefs susceptibles de gêner l’observation, voire de l’écourter.

Après plusieurs recherches, nous avons finalement retenu le Truc de Fortunio, qui culmine à 1 552 mètres d’altitude et constitue le sommet de la Margeride.

Le lieu d’observation était désormais connu. Restait à trouver le moyen de l’atteindre, en faisant si possible du parcours une aventure à part entière.

Je vais alors tracer trois étapes. La première doit nous permettre de quitter les environs de Saint-Étienne où nous habitons pour rejoindre un point situé à mi-distance du Truc. Ce sera Saint-Paulien, et plus précisément le château de la Rochelambert. La deuxième, la plus difficile, nous conduira jusqu’au point d’observation à travers les hauts plateaux de la Margeride. La troisième nous ramènera au Puy-en-Velay par des routes plaisantes et une succession de lacs : Charpal, Naussac et le Bouchet.

341 kilomètres au total pour environ 5 500 mètres de dénivelé. Un joli chantier !

…

# 11 août #

Il est 7 h 30 lorsque nous quittons Saint-Priest-en-Jarez, vélos chargés et baluchons sur le dos. Car cette itinérance-là se fera en autonomie de couchage, ce qui ne fera que renforcer l’aventure, surtout pour mon frère, qui effectue là sa toute première vélo-tente…

Après la folle escapade de l’an passé, le Black Surly reprend lui du service et emportera le gros du barda : tente, duvets, matelas, mais aussi nourriture et quelques vêtements de rechange. Le vélo du frangin sera, lui, plus légèrement chargé, avec sa nouvelle sacoche de selle qu’il utilise là pour la toute première fois.Alors forcément, les débuts sont un peu hésitants. Il faut bien s’habituer à cette charge supplémentaire et à la façon dont elle modifie le comportement du vélo.

Heureusement, on s’y fait vite et le rythme est déjà bien trouvé dans la longue montée de Chambles. Au sommet, une ânesse nous salue d’un « Hi-Han » digne de la fin du monde. Son maître, avec qui nous discutons quelques instants, est par chance un peu plus affable…

La route va alors se redresser d’un coup, jusqu’à Saint-Maurice-en-Gourgois où nous nous arrêtons quelques instants pour déguster un fabuleux chausson aux pommes. Mon frère, lui, découvre peu à peu ce qui fait le charme du voyage à vélo : ses boulangeries, ses pâtisseries, et toutes ces petites récompenses que l’on s’accorde en contrepartie des efforts volontairement consentis.

Les routes sont très belles, faites de plateaux entre 800 et 900 mètres d’altitude, ce qui nous amène encore un peu de fraîcheur, surtout après le petit orage qu’il a fait vers 5 heures. Le paysage est aussi moins grillé qu’il peut l’être dans le Forez, et cela fait un bien fou de voir de l’herbe verte dans les prés.

À Voirac, nous avons parcouru un peu plus d’une soixantaine de kilomètres lorsque nous décidons de nous arrêter manger un morceau. Pour moi, une barre immonde achetée au Lidl du coin ; pour mon frère, un sandwich qui me paraît bien appétissant et qui me fait surtout envie. Il faut dire que la fin d’étape va se corser, avec notamment les bosses de Saint-Georges-Lagricol puis de Chomelix. L’une d’elles, d’ailleurs, est particulièrement raide et, par son revêtement plus qu’approximatif, pousse mon frère à poser pied à terre.

Mais tout va bien pourtant pour lui, et il s’envole de plus en plus dans les bosses que je passe comme je peux, armé de mon gros bateau.

Nous sommes à la Croix-de-l’Arbre, que Nicolas m’avait fait découvrir il y a quelques années de cela, et allons plonger vers Saint-Geneys-Saint-Paulien, qui pourrait bien prétendre au titre de plus beau village de France avec ses ruelles décorées, son carrosse et ses nounours se balançant nonchalamment aux façades.

Saint-Paulien. Il est à peine quatorze heures lorsque nous entrons dans la commune où s’achève cette première étape. Tout s’est bien passé, hormis la chaleur devenue difficilement supportable : le département est en alerte canicule orange. Nous allons pouvoir consacrer le restant de l’après-midi à manger et à nous reposer. Car demain, c’est une longue journée qui nous attend.  😉

…

# 12 août #

La nuit a été compliquée. Mon frère n’a pas beaucoup dormi et je me demande bien s’il sera en mesure d’accomplir le parcours que nous nous sommes donné. Une longue trace sauvage qui, de Saint-Paulien, va nous déposer au sommet du Truc de Fortunio où, si tout va bien, nous profiterons pleinement de l’éclipse.

Les premiers kilomètres sont rendus difficiles par la circulation routière qui gravite dans l’aire d’attraction de la grande cité vellave. Les jambes de mon frère traînent à l’arrière et nous nous perdons quelques minutes aux alentours de Chaspuzac où j’ai repéré un Carrefour Market. Un sandwich triangle et un petit dessert aux amandes, arrosé d’un jus de fruits particulièrement savoureux, viendront compléter les quelques pains au chocolat mangés sous la tente et remettre, je l’espère, un peu d’envie dans les moteurs.

Nous quittons Chaspuzac. Et dès lors, la mauvaise route va prendre une meilleure tournure. Exit les voitures, bonjour les petites routes qui sillonnent, serpentent et vous surprennent. La longue montée vers Saint-Privat-d’Allier nous éveille. Nous découvrons cette petite bourgade située sur les chemins de Saint-Jacques, puis une petite route dont j’ignorais l’existence et qui va nous ramener dans les profondeurs des gorges, entre les nombreux promeneurs (et promeneuses !) de la marche à la coquille.

La plongée vers Monistrol-d’Allier est époustouflante, comme lors de chacun de mes passages : ses roches sombres posées en équilibre au-dessus du vide, son cours d’eau apportant la vie, cette impression étrange d’arriver quelque part…

Notre aventure a repris des couleurs… et quelques degrés aussi. La route, heureusement, fait bien les choses. Et nous allons pouvoir nous mettre à l’ombre dans ce qui constitue l’un des points forts du séjour : la D332, dans l’écrin de l’Ance qui s’écoule dans un bruit d’eau claire et triomphante. Le vélo, malgré le poids des sacoches, avance désormais seul, enivré par ce besoin d’en voir toujours plus. Une petite pause devant le barrage de Pouzas, puis nous repartons retrouver le soleil au niveau du barrage de la Valette (et non de Lavalette 😉 !).

Et puis la route, encore une fois, se cabre, avec près de 10 % à l’entrée de Chambon-le-Château. Dressée debout sur les pédales, la bête grince mais ne rompt pas, et nous entrons à notre tour dans une ville beaucoup plus grande que nous ne l’avions envisagé. Des fontaines, des places, des restaurants et, au détour d’une rue, une boulangerie sans fards mais qui nous promet des produits de première qualité. Une quiche et un pavé du randonneur pour moi, une pizza et une patte d’ours pour le frangin. Il est midi lorsque nous quittons les lieux, poursuivant notre course vers les terres oubliées de la Margeride, qu’il me tarde de lui faire découvrir…

Une découverte qui se concrétise peu à peu, dans la longue montée de la Croix-du-Bor (1 417 m). Les paysages jaunissent, les prés se jonchent de pierres, les vaches se maquillent le bord des yeux et broutent une terre presque dépourvue de toute trace humaine. Les cours d’eau s’entourent d’herbes hautes, les arbres nous saluent de leurs formes hésitantes. Les oiseaux piaillent et un air plus frais souffle sur les hauteurs.

Nous sommes bien. Avançant ici à notre petite allure. Sans aucun bruit.

Nous discutons de la suite. Et optons pour ce plan assez intéressant sur le papier. D’abord, nous irons à Monts-de-Randon où nous ravitaillerons à la faveur d’une petite épicerie, puis nous irons au camping monter la tente et y déposer tout l’attirail inutile pour une éclipse. Ceci étant fait, nous remonterons au Truc de Fortunio par le col du Cheval Mort. Une sacrée montée, mais abordée avec un vélo devenu d’un coup plus léger !

Ce plan était parfait et s’est donc déroulé sans accrocs. Nous voici donc au Truc, en train d’attacher les vélos à la clôture encerclant l’antenne. Peu de gens encore, mais de nombreuses voitures allaient commencer à arriver, ce qui était signe que nous ne nous étions pas trompés. Le Truc était, pour les gens du coin, l’endroit rêvé pour vivre une éclipse !

Et nous ne pouvions qu’approuver, depuis la table d’orientation où nous nous trouvions désormais et qui révélait sous nos yeux un panorama splendide à 360° : les monts du Cantal, l’Aubrac, les immenses forêts de la Margeride, le lac de Charpal et cette absence d’habitations à des kilomètres à la ronde. Ne subsistait qu’une seule petite incertitude : ces nuages qui parsemaient le ciel et qui, d’une certaine façon, nous avaient protégés jusqu’ici allaient-ils vouloir se dissiper pour laisser la danse des astres se dérouler ?

Autre difficulté et pas des moindres : trouver un spot où nous pourrions voir sans être gênés, où nous serions suffisamment confortablement installés pour en profiter. Ce spot, nous allions le trouver après être redescendus de quelques mètres le long du chemin.

Il est 19h 30. Chut… Et que le spectacle commence…

L’éclipse du 12 août 2026 vu du Truc de Fortunio (photo Benoit Dorel)

En position au Truc de Fortunio

…

# 13 août #

Des images plein la tête et une nuit bien meilleure que la veille au camping, Cédric et moi replions le campement pour ce qui sera l’épilogue de notre aventure. Aujourd’hui, nous redescendrons chercher notre train au Puy-en-Velay à 17 h 35, mais non sans en profiter encore un peu. Le parcours tracé ne se contentera donc pas d’être utilitaire. Il liera les lacs entre eux, comme autant de pauses fraîcheur dans cette journée qui sera la plus brûlante du séjour.

Notre première étape est le lac de Charpal (mais je préfère dire Lac Charpal, car cela fait résonner en moi l’appel des contrées lointaines…), un lac artificiel construit juste après la Première Guerre mondiale et qui, une fois la période des travaux passée, a créé une oasis de verdure absolument remarquable.

On imaginerait presque certaines contrées du Canada si on se laissait un peu aller, avec ces sapins sur l’autre rive et cette eau pure (c’est l’eau potable de Mende et de ses environs) où l’on s’arrêterait bien volontiers pêcher si nous ne devions pas encore mouliner un peu.

Nous nous remettons donc en selle, en direction du plateau du Palais du Roi et de ce passage exceptionnel qu’est la descente vers Châteauneuf-de-Randon… Assis sur la machine, seulement lâcher les freins et se laisser emporter vers cette vallée qui vous tend les bras…

Enrouler ensuite la braquasse sur la D988 jusqu’à Aurouzet où nous retrouverons de plus petits axes en direction de la Chaze et même Naussac. La rive sud du barrage de Naussac, l’un des autres inattendus du périple…

Nous voici à Naussac à l’heure de la pause déjeuner et la chaleur est désormais accablante. Nous allons donc nous arrêter un moment et redescendre sur Langogne, toute proche, pour trouver quelque chose à boire et à manger ! Une pause bien appréciable, sur les marches de la vieille place de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais.

La trace va ensuite longer le lac dont le niveau apparaît tristement bas alors même que nous ne sommes que début août. Et puis il y a cette odeur de brûlé laissée par les incendies qui, ici, ont fait rage il y a peu. Sans commune mesure avec ce qui se passe en Gironde, heureusement, mais désolant tout de même…

Nous quittons ces forêts calcinées pour la verdure des gorges du Chapeauroux. Une belle route, mais pas assez pentue pour vous éviter de pédaler. Elle vous emmène tranquillement vers un lieu que l’on appelle le Nouveau-Monde. Un lieu qui doit son existence et son nom aux ouvriers chargés de la construction de la voie de chemin de fer reliant Paris à Marseille, au XIXe siècle. Et où il fait aujourd’hui terriblement chaud !

Pour sortir de cette fournaise, j’indique à mon frère la route à suivre. Oui, celle-là même qui se détache en s’enroulant sur la colline. Nous débutons l’ascension, avec cette idée réconfortante de savoir que ce sera la dernière du périple. Saint-Haon, encore un effort pour arriver au Bouchet-Saint-Nicolas où je montre au frangin l’emplacement de ma première nuit sous la tente et où nous prenons de l’eau.

Le lac du Bouchet est tout près. Un beau lac de volcan, tout rond, où une foule impressionnante s’est donné rendez-vous. Depuis les berges, quelques gouttes et le grondement du tonnerre. Pourvu qu’il ne pleuve pas, que nous puissions terminer notre virée comme nous l’avons commencée…

Il ne pleuvra pas. Et nous terminerons cette escapade motivée par une éclipse comme il n’en arrive que rarement, à la gare du Puy-en-Velay. Un retour en train, facile, le long des gorges de Loire. Une parenthèse parfaite pour s’extraire doucement de la magie d’une aventure partagée à deux.

Trois jours de vélo. Pour quelques minutes d’une lumière un peu étrange…

 


Fiche

Descriptif :

GPX : Eclipse : 3jours pour un peu d’ombre
Pays : France
Région : Rhône-Alpes-Auvergne
Dépt : Loire
Ville de départ : Saint-Priest-en-Jarez (42270)
Difficulté : Haute
Distance : 341km / Dénivelé : 5500m
Durée : 20 heures 49min sur 3 jours
Sport : Cyclo-camping


2026
08.09

la ballade du Black Surly 🏴‍☠️

Ho hé, mes frères, tendez l’oreille,
Un conte se glisse au bout du monde,
C’est l’Black Surly, sombre merveille,
Vélo d’acier, lourdeur immonde.

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

Forgeron crasse, marteau d’orage,
L’a façonné comme un vaisseau,
Chaque soudure fait dur rivage,
Chaque boulon un clou d’coqu’ d’eau.

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

Les cols sont caps aux vents contraires,
Les sables bancs traîtres toujours mouvants,
Et quand la route forme mer amère,
Ce cadre grince fort contre l’océan…

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

Mais prenez garde, âmes timides,
Le Black ne sert que les hardis,
Ne craignant pas la nuit rapide,
Qui vivent d’rêves, d’vents et d’pays.

Hissez haut, vogue la roue,
Par-d’là les routes, et pavés fous,
Capitaine libre, cœur sans patrie,
Ainsi s’en va, le Black Surly !

2026
08.02

Transcontinental Race 2026

Ce message s’adresse avant tout à Marguerite et Rémi, première pair de cette nouvelle édition de la TCR en 14 jours, 3 heures et 48 minutes.

« Bonjour Marguerite… Je termine le récit de vos « vacances » à Rémi et à toi, et je ne sais pas trop quoi dire à part que vous êtes deux êtres exceptionnels ! Des derniers comptes rendus que j’avais lu de toi, je ne m’était pas souvenu une TCR si solidaire : les mêmes étapes, le même rythme, les mêmes petits plaisirs coupables lorsque vous vous arrêtez chez ces braves pour dévaliser leur « cochonnerie ». J’ai retrouvé tes récits comme à l’habitude, si concis, si précis que l’on en oublierai presque la longueur des étapes, les difficultés rencontrées mais dépassées comme cette cheville qui, si l’on se demande bien comment elle tient, tient. J’y ai d’ailleurs relevé moins de coups du sort, crevaisons, rayons qui cassent, attaque de chiens de tous crocs et de tous poils, mais je ne crois pas vraiment que cela soit vrai. Plutôt simplement que vous maîtrisez aujourd’hui votre sujet, avec cette attitude complice, souriante et toujours positive qui nous inviterait presqu’à croire que cela possible… C’est alors que l’on se souvient avoir eu la chances quelquefois d’effectuer un bout de route avec vous deux, d’avoir su tout de suite que ce n’était pas tout à fait des journées ordinaires. J’espère de tout cœur que vous continuerez à réaliser vos envies les plus folles. A nous faire rêver comme vous venez de le faire. Bravo Marguerite. Bravo Rémi. C’est un mot tout simple. Mais c’est probablement celui qui vous convient le mieux… 🌱 »

 

Pour apprendre à connaître cette course hors-norme, ci-dessous le reportage filmé par Max de GCN…

2026
07.19

Impression 3D PLA – Support Amazfit Active Max

Impression FDM d’un support pour ma nouvelle Amazfit Active Max. Car rien n’est plus agréable que de le faire soi-même !

Imprimé en PLA, le support est constitué de trois pièces, ce qui facilite l’impression sans support complexe tout en assurant un assemblage solide. Le câble de charge se fixe latéralement, le chargeur (référence W2556) est maintenu fermement en place, mais un bouton d’éjection intégré permet de le retirer en quelques secondes, sans avoir à forcer ni à démonter le support. La montre repose naturellement sur son support pendant la recharge, avec un angle qui met l’écran en valeur.

Un petit projet d’impression 3D qui montre qu’avec quelques grammes de PLA (50gr), il est possible de créer un objet pratique, personnalisé et bien plus agréable à utiliser que de laisser le chargeur traîner sur le bureau (et, je me connais, que je n’aurais pas mis longtemps à perdre… 😉 ! ).

2026
07.12

Le bassin d’Arcachon avec le frangin

Album photo accessible d’un clic sur l’image…

Les détails du séjour à venir (ou pas) 😉 !